Hollande : "Agir en Irak, c'est aussi prévenir le
terrorisme en France"
En visite à Bagdad, le
président français a justifié la présence militaire française : y
agir contre le groupe EI permettrait de prévenir le terrorisme en France.
Tout ce qui contribue
à la reconstruction en Irak,
c'est autant de conditions supplémentaires pour éviter qu'il puisse y avoir de
la part de Daech (acronyme arabe de l'EI, ndlr) des actions sur notre propre
territoire", a dit le chef de l'État français lors d'un discours devant
des militaires français qui forment les forces spéciales irakiennes luttant
contre l'EI lundi à Bagdad.
"Agir contre le
terrorisme ici en Irak, c'est aussi prévenir des actes terroristes sur notre
propre sol et donc éviter qu'il puisse y avoir pour nos compatriotes des
conséquences fâcheuses de la dégradation qui pourrait être celle-ci en
Irak", a expliqué François
Hollande au cours de la première étape de sa visite d'une journée dans ce
pays. À l'heure actuelle, la coalition soutient, notamment par des raids
aériens, les forces irakiennes dans leur offensive pour reprendre la grande
ville de Mossoul (nord) aux djihadistes qui l'occupent depuis deux ans.
"L'enjeu, c'est la reconquête de Mossoul. Pour y parvenir, dans les
prochaines semaines, vous devez former, appuyer, accompagner les forces
irakiennes et leur donner les meilleurs conseils", a encore dit le
président aux soldats français.
Un
quinquennat de "chef de guerre"
François Hollande est
arrivé lundi matin en Irak, en pleine offensive contre le groupe État islamique
(EI), qui multiplie les attentats de masse dans le monde. Le chef de l'État a
atterri un peu avant 4 h 30 GMT à Bagdad. François Hollande demeure à ce jour
le seul dirigeant majeur de la coalition internationale anti-EI, dirigée par
les États-Unis, à s'être
rendu en Irak depuis le lancement de cette coalition il y a deux ans et demi.
Lors de sa précédente
visite, en septembre 2014, le chef de l'État avait annoncé un soutien militaire
accru de la France – deuxième
contributeur de la coalition – aux forces irakiennes après une série de gains
territoriaux majeurs de l'EI. Accompagné du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, il
rencontrera d'abord les soldats français formant les forces spéciales d'élite
du contre-terrorisme (CTS). Dans l'après-midi, il se rendra à Erbil au Kurdistan
irakien (Nord), où sont stationnées les forces spéciales françaises qui
conseillent les peshmergas kurdes engagés dans la bataille pour la reprise de
Mossoul à l'EI.
Le président, qui a
engagé les armées françaises tambour battant dans la lutte antiterroriste
depuis 2012, poursuit avec cette visite un quinquennat inédit de "chef de
guerre" au plus près des opérations.
Sécurité
maximale
Lors de ses
entretiens à Bagdad, "il va réaffirmer l'engagement des forces françaises
au sein de la coalition internationale dans la lutte contre Daech [acronyme
arabe de l'EI]", a précisé l'Élysée. À Bagdad, il se rendra sous haute
sécurité dans la zone verte pour s'entretenir avec les trois composantes du
pouvoir irakien : le président kurde de la République Fouad Massoum, le Premier
ministre chiite Haider al-Abadi et le président sunnite du Parlement Salim
Al-Joubouri.
"Il insistera
sur l'importance de poursuivre les efforts pour assurer une sécurité durable du
pays après la défaite de Daech et la coexistence des communautés dans un Irak
uni et souverain", a souligné la présidence française. Sa visite, dont le
programme a été tenu secret jusqu'au dernier moment, est placée sous une
sécurité maximale, deux jours après un attentat revendiqué par l'EI qui a fait
près de 30 morts sur un marché de Bagdad.
En février 2013,
accueilli en libérateur par les Maliens, François Hollande avait alors lancé :
"Je vis la journée la plus importante de ma vie politique." Quatre
ans plus tard, les opérations antidjihadistes sont loin d'être terminées, y
compris au Mali, et l'EI résiste même s'il ne tient plus que la moitié du
territoire dont il s'était emparé en 2014 en Irak et en Syrie.
Attentats
de masse
"Nous n'en avons
pas terminé avec le fléau du terrorisme" qu'il "nous faudra continuer
à combattre", a averti samedi le chef des armées dans ses derniers vœux du
nouvel an avant de quitter l'Élysée en mai.
À chaque recul sur le
terrain, les djihadistes ripostent par des attentats de masse – à Berlin ou à
Nice – dont le mode opératoire glace les opinions publiques occidentales. À
Mossoul, l'EI résiste à coups de bombes, de voitures piégées et autres
opérations kamikazes.
Depuis son engagement
dans la coalition internationale en septembre 2014, la France a réalisé plus de
5 700 sorties aériennes, 1 000 frappes et détruit plus de 1 700 objectifs en
Irak ou en Syrie. Outre les 14 avions de chasse Rafale basés en Jordanie et aux
Émirats arabes unis, environ 500 soldats français assurent des missions de
conseil, de formation et d'appui d'artillerie en Irak aux forces engagées dans
la bataille de Mossoul. Ils ne participent pas toutefois directement aux
combats.
Depuis son élection
en mai 2012, le chef des armées a enchaîné les interventions militaires à un
rythme plus effréné qu'aucun autre président français.
Serval au Mali en
janvier 2013, Sangaris en Centrafrique en décembre, Chammal en Irak en
septembre 2014 puis en Syrie en septembre 2015, sans oublier le retour des
armées sur le territoire national (Sentinelle) depuis les attentats djihadistes
de 2015 : les opérations auront constitué le fil rouge de son quinquennat.
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Comme justificatif (usé) il nous ressort la lutte contre le djihadisme comme il l’avait
fait pour une intervention qui se voulait rapide au MALI en 2013 (on piétine depuis dans SAHEL avec 4000
soldats perdus dans une région désertique immense et le terrorisme islamique se
porte toujours bien hélas !)
Mais sans oublier aussi la Centrafrique
et aussi d’autres pays de ce continent et de ces ex colonies françaises le
Tchad et d’autres ou les français sont l’arme au pied près à intervenir s’il le
faut etc…
Et puisqu’on parle de l’IRAK (sans
oublier la SYRIE) il oublie nos guerres moyen-orientales notamment l’AFGHANISTAN
depuis 2001 dont nous sommes partis sans victoires évidentes qui n’ont rien
donné de très probant contre les Talibans qui reviendront à KABOUL et qui
continue leurs exactions et leur terrorisme !
Alors notre président « soldat » a ressorti notre
unique porte avion et nos fameux rafales qu’il doit remiser périodiquement pour
entretien et maintenance forcement on n’en a qu’un seul !
Même les USA et leur grande armée font
de la guerre à distance depuis qu’ils se sont retirés de leurs guerres sur le sol
de ces régions du moyen Orient avec leurs troupes de masses après leur fiasco
irakien ou au Pakistan et ses zones tribales infestées de Talibans !
Depuis la guerre du golfe nos présidents
ce sont transformés en généraux de pacotille et certains comme F.HOLLANDE en
faux libérateurs (comme au Mali) se
prenant pour de petits NAPOLÉON ou CÉSAR comme des guignols tristes !
Ne parlons pas de ce que ça coute en
soldats perdus et gouffre financier sans fonds sans compter les milliers d’hommes
mobilisés sur notre sol pour l’opération sentinelle !
Jdeclef 02/01/2017 10h25