vendredi 24 mars 2023

L’exemple parfait de la mauvaise politique politicienne de caniveau médiatique que mène certains élus de tous bords ou tous les coups sont permis !?

 

Pourquoi Macron a-t-il discrètement retiré sa montre en pleine interview ?

Un extrait de l’interview du président de la République sur France 2 et TF1 mercredi 22 mars a été largement relayé sur les réseaux sociaux. 

Mais si le président a honte de ce qu’il porte c’est pire que de le cacher et se faire piéger bêtement par des adversaires à l’affut du moindre de ces gestes vestimentaires ou autres comme un gamin pris les doigts dans le pot de confiture sa bijouterie n’a rien à voir car privée avec sa mauvaise gouvernance sujette à caution que les Français dans la rue dénonce car il se comporte comme un pseudo monarque sans couronne à l’abri du besoin !?

La scène n'a pas échappé aux téléspectateurs et la vidéo s'est vite propagée sur les réseaux sociaux. Emmanuel Macron a été interviewé, mercredi 22 mars, sur TF1 et France 2, sur la réforme des retraites qui a été adoptée par 49.3. Si le chef de l'État peine à convaincre les Français sur cette mesure phare de son second quinquennat, un extrait de l'entretien a été beaucoup discuté, rapporte BFMTV.

Au début de l'entretien, le chef de l'État porte une montre au poignet. Puis, en pleine interview, le président de la République glisse ses mains discrètement sous la table pour retirer l'objet de son poignet. Virale, la séquence a été reprise par l'opposition. Clémence Guetté, députée LFI, a estimé, sur Twitter, qu' « au moment de parler des "smicards" qui n'ont “jamais autant gagné de pouvoir d'achat”, il retire discrètement sa jolie montre de luxe, sous la table ».

Un problème « technique »

De son côté, l'Élysée réfute ses accusations. Selon l'entourage du président, Emmanuel Macron a retiré sa montre après l'avoir tapée contre la table, provoquant un bruit assez fort. « Le président n'enlève pas sa montre par souci de la dissimuler, mais parce qu'il venait de la taper brutalement contre la table. Le bruit est clairement audible quelques secondes seulement avant le début de la vidéo partagée sur les réseaux sociaux », a affirmé le palais présidentiel, contacté par l'Indépendant.

Retraites : au risque de « l'impopularité », Macron persiste et signe

La montre portée par le chef de l’État est un modèle BRV192 de Bell & Ross personnalisé aux armoiries de la présidence de la République. Elle est vendue autour de 2 000 euros dans le commerce, contrairement à des allégations relayées sur les réseaux sociaux selon lesquelles elle coûte 80 000 euros. De son côté, l’entourage d'Emmanuel Macron a précisé que le chef de l’État « porte très régulièrement » cet objet « depuis plus d’un an et demi ».

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Qu'il ait une montre de luxe ou pas qu'est-ce que ça change il n'est pas pauvre ce bourgeois parvenu mais si c'est pour simplement la cacher pendant cette interview cela ne fait que montrer à quel point il se moque des Français lambda ou de peu comme il les appelle et est puéril n'étant pas à l'aise pendant ces évènements et minable ?!

Que ce soit du mauvais esprit de LFI cela n'étonne personne ils n'ont pas de leçons à donner mais montre tout de même que notre président n'a pas la stature de chef d'état qui devrait être au-dessus de çà s'il s’est fait piéger de cette façon médiatique bêtement c'est pitoyable!

Car montrant cette politique politicienne de ses élus qui vole bien bas indigne de ceux qui la pratique de tous bords dans notre pauvre France !?

Notre monde politique va vraiment mal en France et devrait être changé rapidement pour le bien des Français !

Jdeclef 24/03/2023 16h52

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C’est MACRON qui a demandé aux souverains britanniques de reporter leurs visites logiques en fait notre président a déjà assez fait comme cela d’erreurs ces derniers temps et cela ne semble pas fini pour les Français qui en pâtissent !?

 

Charles III en France : les manifestants ont sa visite « dans le viseur » ?!

En pleine gronde sociale contre la réforme des retraites, la visite du roi britannique à Paris et Bordeaux risque d’être chahutée par les manifestants.

Le risque n’était pas pour les souverains britanniques mais plutôt pour notre président faux monarque sans couronne qui rate tout ce qu’il entreprend et surtout n’entreprend rien de concret depuis 2017 et sa réélection sauf à mettre dans la rue les Français en colère !?

Elle était programmée de longue date, mais ne colle plus avec l'agenda des Français. La visite de Charles III pourrait être perturbée par la colère sociale contre la réforme des retraites. Les syndicalistes ont déjà averti : la venue du souverain britannique est « dans leur viseur ». « Nous continuerons à nous mobiliser (contre la réforme) et cette visite sera dans notre viseur », ont ainsi averti Mathieu Obry, de la Confédération générale du travail, et Yvan Fort, de Force ouvrière, dans le quotidien Sud-Ouest, cette semaine.

« Il est quasiment certain que le roi ne pourra pas prendre le tramway » à Bordeaux comme il le prévoyait, a aussi anticipé Pascal Mesgueni, délégué de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) à la régie Transports Bordeaux Métropole (TBM).

Pas de bain de foule pour Charles III

Emmanuel Macron « est assurément plus à l'aise avec les monarques qu'avec les élus du peuple auxquels il dénie le droit de voter sur sa réforme des retraites », a taclé Ian Brossât, porte-parole du PCF, après l'adoption au forceps de ce texte via l'arme constitutionnelle du 49.3.

Le sénateur socialiste Rémi Cardon a, pour sa part, laconiquement observé qu'« il n'y aura pas de bain de foule » de Charles III et Emmanuel Macron. À l'extrême gauche, le porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), Olivier Besancenot, a résumé, hilare, sur France Info : Charles III, « on va l'accueillir avec une bonne vieille grève générale » !

Dans la foulée, Gérald Darmanin a annoncé un total de 4 000 policiers et gendarmes mobilisés pour la visite du roi Charles III. « Nous serons prêts à accueillir dans d'excellentes conditions » le souverain britannique, a assuré le ministre de l'Intérieur. Il a affirmé qu'il n'y avait « pas de menaces terroristes caractérisées ».

« Il peut avoir ici ou là la volonté, parce que ce sera médiatique, de faire connaître sa revendication, qu'elle soit d'écologie radicale ou contre (la réforme des) retraites, mais nous n'avons pas documenté plus que cela », a ajouté le ministre.À LIRE AUSSI Charles III à Versailles : fera-t-il mieux que Victoria en 1855 ?

Charles III effectue du 26 au 29 mars sa première visite d'État à l'étranger en tant que souverain. Outre un dîner organisé au château de Versailles, il se recueillera à l'Arc de Triomphe à Paris avant de s'adresser au Sénat, une première pour un monarque britannique. Il se rendra également à Bordeaux où il doit circuler en tram. Si le préfet de police de Paris Laurent Nuñez s'est dit « très serein » sur BFMTV avant le déplacement, Buckingham Palace garde cependant un œil inquiet sur les manifestations, rapporte le Daily Mail, qui évoque des précautions logistiques supplémentaires.

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Il suffisait d'attendre : la visite du souverain est reportée c'est logique LE POINT sur l'information a toujours un métro de retard comme d'habitude ceci étant faire venir à PARIS un hôte de marque ami de la France parmi les poubelles et risque de manifestations de trublions comme aussi à Bordeaux ou il voulait utiliser le tramway car s'y intéressait ce qui ne lui a pas été autorisé par les élus de BORDEAUX EELV verts empêcheurs de tourner en rond sans raison n'est pas fair play mais pas étonnant quand on connait ces écolos verts sectaires !?

Car lui comme prince est déjà mainte fois venu en France comme un des anciens 1ers MINISTRES Tony Blair qui y passait ses vacances !?

Mais il y a tellement de politiciens stupides et bornés arrogants de tous bords dans notre pays que celui-ci continue sa descente vers le fond les évènements actuels et le peuple en colère le prouve car nous sommes mal gouvernés depuis 40 ans !?

Les souverains CHARLES et CAMELIA ont dit aimablement qu'ils regrettaient mais qu'ils attendaient une meilleure date qui conviendrait aux autorités françaises !?

Notre président n'est pas à une honte près car il n'a aucun amour propre !?

Jdeclef 24/03/2023 12h25


NOTRE PRESIDENT A JOUE AVEC LE FEU ET IL SE BRULE SUR LA COLERE DE TOUS LES FRANÇAIS QU’IL N’ECOUTE PLUS CA Y EST IL A REUSSI MALHEUREUX POUR LA FRANCE ET SES CONCITOYENS !

 

S'IL NE SERT A RIEN QU'IL S'EN AILLE IL FAIT PERDRE SON TEMPS A TOUS LES FRANCAIS OU DISSOLVE DEJA L'ASSEMBLEE CAR CELA DEVIENT URGENT POUR ESSAYER D'AVOIR UN AUTRE GOUVERNEMENT AVANT PIRE!

FOG - Macron, seul en son château

ÉDITO. Celui qui s’est comparé à Jupiter n’était-il finalement qu’un faux dur ?

À la moindre défaillance, il risque de finir son mandat à cloche-pied.

MACRON 1 ER EST DEVENU UN MONARQUE ABSOLU DANS NOTRE PAYS QU’ON DIT LIVBRE ET DEMOCRATIQUE CAR AYANT TROP DE POUVOIR QU’IL UTILISE MAL CAR ON LUI A DONNE NOUS TOUS  FRANÇAIS !?

Avons-nous touché le fond ? Non, pas encore. Des crises de toutes sortes suivront sans doute la crise sociale que nous vivons aujourd'hui, jusqu'au sursaut qui ne manquera pas d'advenir, comme en 1958, quand nous serons tombés plus bas que terre.

« La poche au fiel s'emplit […] et va crever », écrivait, à propos de 1789, Hippolyte Taine, dans son chef-d'œuvre que tout bon Français devrait avoir lu, Les Origines de la France contemporaine, qui raconte la Révolution française et la suite. Cette poche a commencé de déverser son affreux jus.

Il y a, en France, un parti révolutionnaire, comme l'a montré la séquence des derniers jours. Multipliant les procès en illégitimité contre un pouvoir démocratiquement élu l'an dernier, il joue la rue. Il entend même nous faire croire que le pays est en dictature parce que, pour faire passer son texte sur les retraites, le gouvernement a sorti une arme que la Constitution met à sa disposition : l'article 49.3. Certes, ce mouvement est loin d'être majoritaire dans le pays, mais ses troupes marchent au pas et, comme Robespierre en son temps, dispose d'une populace qui menace ou intimide, jusqu'à vandaliser la permanence d'Éric Ciotti.

Bruno Retailleau n'a qu'à bien se tenir : la semaine dernière, des syndicalistes de la CGT sont venus chez le sénateur de Vendée à 5 heures du matin et ont coupé le courant à son domicile. C'est normal, on est en France, et ce sacripant est pour l'égalité des retraites, dans les secteurs privé et public. Pire, il a osé se prononcer pour la réforme Macron. Certes, il a saisi la justice pour « acte d'intimidation sur une personne investie d'un mandat public » mais bon, les médias n'en ont pas fait un plat et on peut compter sur nos magistrats pour ne faire preuve, dans un cas pareil, ni de célérité ni de sévérité.

Les poubelles municipales brûlent partout en France. Là encore, c'est normal. Quand on est en colère, il faut bien se défouler sur le mobilier urbain, que voulez-vous. Qu'importe que ce ne soit pas bon pour la planète, comme les incendies de pneus ou de voitures, pourvu que le plastique parte en fumée pour la bonne cause et que les opposants à Macron puissent décompresser, comme jadis les sans-culottes armés de leur pique ou de leur sabre. Quant à la police qui « tue », comme dit Mélenchon, qu'elle ne s'avise pas d'empêcher les casseurs de se livrer à leurs activités favorites dans un pays où le refus d'obtempérer aux injonctions de la police est considéré comme un sport national…

Si la situation est révolutionnaire, Macron est-il Louis XVI ? Dans L'Ancien régime et la Révolution, autre grand classique de la littérature politique, Tocqueville montre que le roi est mort d'avoir trop cédé et reculé, jusqu'à en perdre la tête. Depuis six ans que Macron est à l'Élysée, ses adversaires ont compris que celui qui s'est comparé à Jupiter, puis à Vulcain, dieux antiques, n'était finalement qu'un faux dur. Il veut fébrilement plaire à tout le monde « en même temps », ce qui est souvent le meilleur moyen de ne plaire à personne. La faiblesse du chef excite ceux qui veulent l'abattre. À la moindre défaillance, il risque de finir son mandat à cloche-pied ou à quatre pattes, si tant est qu'il n'arrête pas les frais avant.

La remontada du macronisme, si elle est encore possible, ce qui n'est pas sûr, doit passer par un nouveau style, un esprit d'équipe. Même si son cas paraît désespéré, le président doit apprendre à s'entourer et à déléguer, comme l'ont fait tous ses grands prédécesseurs qui, comme de Gaulle, recherchaient l'intelligence et la compétence avant la soumission. Il est temps que Macron cesse d'avoir peur du talent des autres, surtout quand ce dernier est à son service. Le moindre chef d'entreprise sait cela. Sinon, on se retrouve avec un ramas de zombies autour de soi, comme c'est son cas. Si la retraite à 64 ans avait été vendue aux Français par Bruno Le Maire, qui a des talents certains de pédagogue, le pouvoir n'en serait peut-être pas là, à la renverse, englouti sous les carabistouilles de la désinformation.

La com, voilà l'ennemie. On comprend qu'il soit heureux, en son château de l'Élysée, mais il n'a pas besoin de le montrer en se faisant filmer ou photographier sous tous les angles, comme un acteur de série B qui cherche un rôle. Il en a déjà un beau qu'il ne joue pas, ou à peine, saisi qu'il est par le prurit de jactance quotidienne, sur tout et sur rien, sans jamais prendre de la hauteur pour se consacrer aux sujets graves : citons, au hasard, le déficit abyssal du commerce extérieur, symptôme de notre désindustrialisation (163,6 milliards en 2022) ou encore le délitement de l'autorité à tous les étages de la société.

« Toujours le chef est seul face au mauvais destin », a écrit de Gaulle. Mais il a observé aussi : « L'autorité ne va pas sans prestige, ni le prestige sans l'éloignement. »§

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Le président que nous avons élu en 2017 grâce à son prédécesseur qui a jeté l’éponge avant la fin de son quinquennat car sur de ne pas être réélu lui ayant de l’expérience politique connaissant les Français car politicien chevronné rompu à l’exercice a catapulté se petit monsieur faisant partie de son gouvernement en monarque sans couronne qui déjà après son élection en 2018 avait déjà réussi à mettre les français dans la rue avec cet épisode des gilets jaunes qu’il n’a pas gommé malgré ces palabres et grands débats fumeux et toutes les manifestations diverses et grèves qui ont suivies!?

Le pire peut-être est qu’il a été réélu par des Français n’ayant que ce choix et pas de sa faute car bien aidé par le système électoral à 2 tours de cette Vème république monarchique qui favorise les sortants il a été opposé au vilain RN de M.LE PEN d’extrême droite parti dont les français ont une peur bleue ou la trouille disons-le tout net avec un maigre pourcentage bien inférieur à 50 % qu’il faudrait avoir pour être le chef d’état de la France !?

Il a raté son 1er quinquennat et il est là jusqu’en 2027 car en fait depuis qu’il est président il n’a rien fait pour la kyrielle de problèmes urgents qui s’accumulent même avec sa réforme des retraites « à point » qui a capoté soi-disant à cause de la COVID en relançant une ancienne pas nouvelle par répartition avec une durée à 64 ans pour pouvoir en bénéficier ce qui a occasionné la colère des Français mais pas seulement çà car c’est toute sa politique inexistante dont ils ne veulent plus !?

Et c’est surtout son dédain des Français qui eux travaillent pour vivre et nourrir leurs familles et n’accepte pas de l’entendre dire qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses d’autres l’on fait avant lui de le prendre dans la poche de ces gens de peu en se servant de cette réforme retraite alibi !?

(Il est un pseudo monarque absolu qui n’est pas loin de certaines démocratures connues par trop de pouvoir qu’on lui a donné !?)

Jdeclef 24/03/2023 10h25

jeudi 23 mars 2023

Faire confiance à un seul homme en lui donnant trop de pouvoir jusqu’à le réélire sans réfléchir çà donne la situation actuelle de la politique de la France !?

 

Emmanuel Macron, de l’isolement à l’impuissance

RÉCIT. Acculé par le 49.3 et le résultat de la motion de censure transpartisane, le chef de l’État se retrouve, moins d’un an après sa réélection, enlisé. Retraité à 45 ans ?

Notre président est comme un hamster qui coure dans un tourniquet dans sa cage sans but !

Laurent Berger est fou de rage. Un parlementaire macroniste vient de prévenir le patron de la CFDT qu'Emmanuel Macron a décidé de dégainer le 49.3 sur les retraites. « Mais vous êtes dingues ! » lui textote le leader syndical en retour, abasourdi. Funeste épilogue pour une réforme dès le départ mal engagée… « Le plus terrible, c'est qu'on nous reproche plus d'avoir menti que d'avoir voulu faire passer cette réforme », se désole-t-on au gouvernement. Il faudra un jour s'attarder sur les erreurs et les ratages qui ont, depuis trois mois au moins, rythmé le cheminement de cette maudite loi, sur fond d'hostilité populaire et de mobilisation syndicale : l'étrange stratégie (lâcher un maximum de concessions avant même le débat parlementaire), le choix des mots inadapté (un projet financier vendu comme « de justice »), la mise en scène politique surjouée (l'accord précaire entre Élisabeth Borne et Éric Ciotti), la faiblesse de l'incarnation (Olivier Dussopt, pris pour cible et fragilisé), les carences techniques (sur les 1 200 euros, le sort des femmes)…

Mais les acteurs n'ont pas le cœur à rejouer le film. Depuis une semaine, les protagonistes sont suspendus au spectacle accablant des poubelles incendiées et des dégradations dans les grandes villes. Des rassemblements sauvages jaillissent ici ou là, à l'initiative de manifestants certes minoritaires mais animés par l'envie d'en découdre et de renverser le régime. « L'ambiance est insurrectionnelle. Une étincelle, et ça part », s'affole un élu Marcheur. Les oppositions, surtout du côté de la gauche radicale, sont déchaînées. À l'Assemblée, il n'a d'ailleurs manqué que neuf petites voix pour provoquer la chute du gouvernement. Ce jour-là, dans l'hémicycle, la désertion des élus de la majorité a frappé les esprits. Comme un symbole de la faillite d'un pouvoir et d'un chef lâché par ses troupes. « Ça fait six mois qu'on aurait eu besoin du président. Il est aux abonnés absents », rugit un député Renaissance. Certains menacent de faire sécession. D'autres demandent l'abandon de la réforme.

« Tout le monde sort groggy ». Certes, l'équilibre institutionnel tient encore, bien plus qu'au moment du CPE (contrat première embauche) sous Chirac en 2006 ou de Mai 68. Et le 49.3 a été activé par le passé pour des lois non moins importantes comme celles sur la dissuasion nucléaire ou la création de la CSG sous Rocard, dédramatise en privé le ministre des Armées, Sébastien Lecornu. Moins d'un an après la réélection du chef de l'État, la macronie se retrouve plongée dans une profonde tétanie. Un climat de « censure larvée », selon les mots de François Patriat, président du groupe Renaissance au Sénat, qui n'imagine pas d'autre issue à moyen terme qu'une dissolution de l'Assemblée.

« La situation de l'opinion est dégradée, un peu comme au moment des Gilets jaunes. Beaucoup de Français n'ont pas compris pourquoi il fallait faire une réforme des retraites. On ne leur a jamais donné les vrais chiffres. De surcroît, ils n'ont pas compris la méthode, au moins dans sa dernière étape parlementaire. Cette incompréhension est génératrice de rancœurs », s'alarme auprès du Point le haut-commissaire au Plan et patron du MoDem François Bayrou, que ses proches disent « en colère, inquiet et fâché ». Le maire de Pau, disent-ils, avait « vu venirl'iceberg » et n'a pas cessé d'alerter en « haut lieu comme en bas lieu ». L'élu centriste appelle désormais à une « nouvelle étape ».« Tout le monde sort groggy, concède la cheffe de file des députés Renaissance, Aurore Bergé. Nous n'avons pas eu le débat que nous méritions. La question, maintenant, c'est celle du rebond. Il faut désormais se remettre en marche et se projeter. » Les parlementaires n'ont pu que constater, dans leur circonscription, les effets désastreux du 49.3 dans l'opinion. Certains étaient attendus à la gare par une escorte policière, d'autres ont vu leur permanence vandalisée.

Pancartes. Les députés de gauche vent debout après le rejet, à 9 voix près, de la motion de censure transpartisane déposée par le groupe LIOT (Libertés, Indépendants Outre-mer et Territoires), à l’Assemblée nationale, le 20 mars.

Dos rond. « Comment on sort ? » s'interroge-t-on en boucle et nerveusement au cœur du pouvoir. Deux lignes se sont fait face dans l'équipe du président : les partisans d'une prise de parole rapide pour calmer le jeu et les autres, qui préconisent de « faire le dos rond » en attendant de voir comment évolue le climat social. Emmanuel Macron a opté pour les deux, nouvel avatar du « en même temps », refusant comme toujours d'agir sous la pression. Réfugié comme chaque week-end à la Lanterne, la résidence présidentielle attenante au château de Versailles, le chef de l'État, « toujours serein », est passé en mode « wait and see », selon son entourage. Emmanuel Macron s'est construit l'image d'un gouvernant combatif, volontaire et optimiste en toutes circonstances. Fébrilité interdite. Ce n'est pas un 49.3 et deux motions de censure rejetées qui vont le faire flancher. Voire… Les commentaires au vitriol de la presse étrangère, relayés par les Insoumis, ont dû, a minima, assombrir l'humeur de celui qui a pris soin, depuis 2017, de soigner sa stature internationale… « C'est le pire pour lui », souffle un visiteur du soir. Voilà le président solaire et révolutionnaire réduit à sa condition de gestionnaire impuissant et contesté.

A-t-il seulement conscience de l'ampleur de la crise, de la gravité du moment ? Autour de lui, ils sont de plus en plus nombreux à s'inquiéter d'un « isolement croissant », d'une forme de « déni », préoccupés de le voir évoluer « dans un monde parallèle ». « Comme s'il avait la clé, qu'il détenait la vérité… », persifle un fidèle. « Il va finir tout seul avec Brigitte. Il y a de l'usure… Le rétrécissement de la portée présidentielle est voulu, il a réduit le nombre de ses interlocuteurs. Il n'est pas mécontent d'avoir un peu moins d'emmerdeurs autour de lui, mais le résultat c'est qu'il n'a pas de capteurs et qu'il se prend le mur. » Des parlementaires avouent avoir même plaidé sciemment pour un vote en sachant qu'il serait défavorable, dans le seul but de voir Emmanuel Macron mis en minorité. « Il a besoin d'une bonne baffe pour redescendre sur terre, ça lui fera le plus grand bien », pouvait-on entendre dans les travées des rangs de la majorité, avant le coup fatal du 49.3. « La crise politique résulte de son choix, sermonne un habitué du Château. Il fallait voter, assumer son risque pour ainsi rester raccord avec son positionnement, son slogan de campagne "Avec vous", rester maître du jeu et garder la puissance d'un récit cohérent. »

Seul responsable. Aux yeux de plusieurs compagnons de route, Emmanuel Macron serait donc l'unique responsable de la situation. En s'étant mis les corps intermédiaires à dos durant le premier quinquennat, en escamotant la campagne présidentielle, en renonçant à fixer un cap et une vision clairs pour son second mandat, en organisant la faiblesse de son dispositif politique. Mais combien sont-ils à oser le lui dire ? « Le président doit se remanier lui-même, se remettre en question. On est dans l'ornière depuis sa réélection », tempête un proche. « Le Macron de 2017 aurait-il déclenché le 49.3 ? » s'interroge un historique.

Juste avant de trancher, Emmanuel Macron a dû vérifier par lui-même les tableaux Excel recensant le comptage des votes des députés LR. Ce jeudi 16 mars, jour de la décision, des ministres venus de la droite comme Sébastien Lecornu ont été sollicités en ultime recours par Matignon pour passer des coups de fil… Trop tard. Inutile de préciser la nature du jugement qu'a porté le président à ce moment-là sur le fonctionnement de son exécutif. « Pour Macron, dans ce genre de moments, c'est toujours la faute des autres », note un ancien conseiller. « Dans son for intérieur, il a dû se dire qu'il avait eu raison de vouloir passer les retraites en septembre par un amendement au budget de la Sécurité sociale et qu'il n'aurait pas dû écouter ceux qui l'en ont dissuadé », décrypte un ministre. Conséquence, selon plusieurs proches du chef de l'État, « les relations sont désormais dégradées » entre les deux têtes de l'exécutif.

« Vous n'avez pas voulu de Catherine Vautrin, vous m'avez vendu Élisabeth Borne comme la perle rare, et voilà où on en est ! » se serait emporté le président dans le huis clos des discussions avec sa garde rapprochée, entre le 49.3 et la motion de censure. En mai, la présidente de la métropole de Reims, ex-LR et ancienne ministre de Jacques Chirac, avait été approchée pour Matignon. L'aile gauche de la macronie avait alors fait barrage, au motif qu'une ancienne partisane de la Manif pour tous n'avait rien à faire à la tête d'une majorité progressiste. Élisabeth Borne s'est donc imposée, jusqu'à conserver son poste à l'issue des législatives en dépit de la majorité relative. « Pour la première fois, avec les retraites, le président a laissé faire sa Première ministre et son gouvernement sans mettre beaucoup d'énergie dans la machine. Il a fait confiance, et ça n'a pas marché. La leçon de tout cela, c'est qu'il n'est pas possible de confier les rênes d'un pays à un technicien. La copie de Borne n'était même pas propre ! Le gouvernement a échoué, c'est une vraie défaite politique. Élisabeth Borne est finie, elle n'a pas pris la dimension politique de son rôle et n'est pas une cheffe d'équipe. Le même texte avec des gens plus habiles, ce serait passé », cingle un lieutenant. « Il faut que le président et le gouvernement trouvent le leadership nécessaire pour conduire des choses aussi profondes », abonde François Bayrou.

Embrasement. Des syndicalistes brûlent des mannequins à l’effigie d’Olivier Véran, d’Emmanuel Macron, d’Élisabeth Borne et d’Olivier Dussopt, place de la République, à Dijon, le 16 mars.

« Armée mexicaine ». Plus qu'un remplacement de la Première ministre, qui ne semble pas à l'ordre du jour des prochaines semaines - Édith Cresson était restée en poste dix mois, impossible donc de se séparer d'Élisabeth Borne moins d'un an après sa nomination -, l'avenir de ce gouvernement pléthorique semble suspendu. « Des pans entiers des politiques publiques ne sont pas incarnés », se lamente un cadre de la majorité. « Il y a de la marge pour remanier sans tout changer ni montrer un aveu d'échec », estime un conseiller de l'exécutif. « Le président doit comprendre que c'est le grand retour de la politique. Sinon, c'est la fin de son quinquennat. L'expert d'un domaine ne fait pas un bon ministre ! La société est tendue, ce qui nécessite des dirigeants qui ont de la surface politique. Là, on a une armée mexicaine qui se tire dans les pattes », presse un stratège.

Reste qu'un changement de têtes, alors qu'un grand nombre de ministres demeurent de parfaits inconnus aux yeux des Français, aurait des effets limités dans l'opinion et ne suffirait pas à susciter un nouvel élan. En attendant de trouver la martingale, le camp du président s'emploie à passer ses nerfs sur Les Républicains, considérés comme les coupables de ce fiasco. « Emmanuel Macron n'est pas mécontent que cet épisode enfonce un peu plus la droite », glisse avec gourmandise un proche influent. « Les LR ont calé sur la réforme qu'ils ont eux-mêmes portée, et depuis toujours ! Quel est encore le sens de ce parti après ça ? » interroge à dessein Aurore Bergé. Son collègue Charles Sitzensthul enfonce le clou, accusant les « députés frondeurs des LR » d'être « les idiots utiles du Rassemblement national ». « Étant donné l'attitude qu'ils ont eue, il n'y a plus aucun deal, contrat ou négociation possible avec eux : ce parti est mort », achève un cadre du groupe majoritaire. Qui avoue : « Le seul gain politique de cette période, c'est de tuer définitivement les LR. » 

Cohabitation. Depuis les législatives, une guerre d'influence larvée oppose l'aile droite de la macronie, favorable à une coalition avec les LR, à certains Marcheurs historiques jusqu'à l'aile gauche, qui appellent à constituer des majorités de projet sur chaque texte, tantôt avec la droite, tantôt avec la gauche. Le dénouement sur les retraites cristallise ce clivage, au risque de tourner au règlement de comptes. « Le président s'est laissé lanterner par Lecornu, Solère et Darmanin qui lui ont fait croire qu'ils maîtrisaient les LR », maugrée un ténor du camp présidentiel. « Les 40 députés LR de l'opposition qui n'ont pas voté la censure représentent un petit capital politique pas négligeable pour la suite », veut croire un conseiller. Après tout, Rachida Dati et Jean-François Copé appellent bien à un accord de gouvernement…

Référendum, dissolution… Toutes ces options restent étudiées en haut lieu, sauf un retrait de la réforme, mais aucune ne semble de nature à apaiser le pays. Le président les a donc exclues à court terme. « Quand un dentiste arrache une dent sans anesthésie, c'est compliqué ensuite de retrouver le patient… », convient un grognard de la macronie, féru de métaphores. Les plus imaginatifs se surprennent à envisager une cohabitation avec le RN à la suite d'élections législatives anticipées, voire une démission du président. « Si Le Pen est majoritaire, allons-y, et ça la crame ensuite pour 2027 », phosphore ce compagnon de route du chef de l'État.

« Ambiance crépusculaire ». Une chose est sûre, l'agenda parlementaire et le programme des réformes vont être remis à plat. L'Élysée évalue l'opportunité de poursuivre l'examen de la loi Immigration de Gérald Darmanin, sujet inflammable et pas vraiment de conquête qui risque de déboucher sur un énième 49.3. La généralisation, voire l'obligation du service national universel (SNU), qui devait être annoncée sous peu, fait craindre au pouvoir une encore plus forte révolte de la jeunesse. Emmanuel Macron, qui prévoyait plusieurs déplacements avant son voyage en Chine début avril, est aussi censé livrer ses conclusions du Conseil national de la refondation, s'exprimer à l'issue de la Convention citoyenne sur la fin de vie. « Il faut vite en finir avec les retraites, car ce n'est pas sûr qu'on arrive à passer d'autres réformes structurantes », admet un conseiller ministériel.

Des membres du gouvernement l'incitent à se concentrer sur des sujets feel good, à préparer les Jeux olympiques et à œuvrer à l'unité de la nation, au rayonnement de la France à l'étranger… au risque de quatre années de surplace. Des parlementaires appellent quant à eux à pousser les feux sur le partage de la valeur, sur l'écologie. « Le président a de toute façon placé son mandat sous le signe de l'école, de la santé et de l'écologie. L'équipe est sur le terrain, et on continue le match ! Le cap est tenu malgré les vents contraires. Le capitaine va seulement nous dire comment on joue, maintenant », se rassure un ministre de premier plan, amateur de rugby. Signe de l'état d'extrême tension au sein du pouvoir, l'annonce (par Le Point) du départ du directeur de cabinet d'Élisabeth Borne, Aurélien Rousseau, a provoqué un psychodrame. Le bras droit de la Première ministre, qui a fait part de son souhait de quitter prochainement ses fonctions, a préféré nier plutôt que d'assumer, de peur de fragiliser sa patronne. « Ça sent la fin de l'histoire », achève un député macroniste. « Ambiance crépusculaire », note un autre. Et pourtant, le quinquennat ne fait que commencer…

La campagne de Matignon est ouverte

« Les jours d’Élisabeth Borneà Matignon sont comptés », croit savoir un élu proche d’Emmanuel Macron. « Elle remplissait la fiche de poste, c’est-à-dire ne pas exister. Mais elle s’est cramée sur les retraites. Il lui reste deux, trois mois tout au plus. » Dans l’entourage du président, nombreux sont ceux qui plaident pour un changement radical de profil à la tête du gouvernement. « Il faut un taulier, pas une technicienne de service avec un air austère, ça ne fonctionne pas », tranche un stratège. Les prétendants à la succession n’ont pas attendu pour se faire connaître. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, « est clairement en campagne », observe-t-on avec amusement au sein de l’exécutif. Le transfuge des Républicains a multiplié les interventions médiatiques, appelant au « rassemblement » et à « l’ouverture » tout en assurant Élisabeth Borne de son soutien. Gérald Darmanin, issu de la même famille politique, lorgne aussi la rue de Varenne. Le ministre de l’Intérieur a plaidé jusqu’au bout pour passer au vote, mettant en garde contre « le ressentiment antidémocratique » engendré par l’usage du 49.3. « Il a demandé aussi ce qu’impliquerait un vote négatif. Comme pour pousser le président à dire qu’il virerait Élisabeth Borne dans un tel scénario », raconte un ministre. L’intéressée a beau « assumer être un fusible », elle a peu apprécié. Autre profil, toujours venu de la droite : Sébastien Lecornu, le ministre des Armées, jugé « très en cour » à l’Élysée. D’autres citent François Bayrou, Richard Ferrand, Bernard Cazeneuve… « La réalité, c’est que personne ne se dit qu’avec quelqu’un d’autre, la réforme se serait mieux passée », balaie un proche d’Élisabeth Borne. « Elle a montré sa dignité, sa résilience, son courage », soutient Aurore Bergé§ M. S. 

Notre président ne sais pas il va mais et ne le savait déjà pas à la fin de son 1er quinquennat ou il a été réélu par défaut à cause de ce système électoral à 2 tours de cette Vème république obsolète usée et monarchique qui met face à face deux concurrents mais qui au final ne reporte pas l’adhésion d’une vraie majorité pour être président de la république qui soit supérieure à 50% et à cette élection on est loin de çà car les français on voté contre M.LE PEN et surtout cette extrême droite car RN (ex FN) qu’ils ne veulent pas depuis toujours !?

Le résultat ne sait pas fait attendre le président sortant a été réélu il ne s’est même pas forcé à faire campagne pour sa réélection !?

Car ce servant après de cette alibi de reforme des retraite par points qu’il n’a pas pu faire à cause de la COVID il en remet une autre classique par répartition en allongeant la date de départ des salariés à 64 ans avec la raison qui prime parce qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses leitmotiv qui remonte déjà bien avant à ses prédécesseurs et aussi aux chèques en blancs de ceux qui se sont transformés en « quoi qu’il en coute » qu’il a fait et avec la peur déjà évoqué par F.FILLON d’un pays en faillite !?

Mais notre petit bourgeois bienpensant donneur de leçon bavard s’écoutant parler qui dédaigne ces français naïfs pas de son monde souvent issus de cette classe dite moyenne qui l’ont réélu faux monarque sans couronne il panique en fait car ne sait plus quoi faire et s’entête et s’enfonce dans une ornière qui se creuse chaque jour (il ferait mieux de changer de gouvernement en dissolvant l’assemblée nationale pour essayer de remettre les pendules à l’heure car étant là jusqu’en 2027 mais même cela n’est pas gagné pour la suite…)

La France va mal mais le monde aussi à l’international alors il ne faut pas en rajouter chez nous si possible !?

Jdeclef 23/03/2023 12h27LP

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mercredi 22 mars 2023

Le problème étant le défaut de ce droit d’asile et du pays des droits de l’hommes qui permettent à certains de régler leurs comptes à des ressortissants de pays qu’ils détestent en dehors des leurs !?

 

INFO LE POINT. Kurdes à Paris : nouvel incident troublant rue d’Enghien

Moins de trois mois après l’assassinat présenté comme raciste de trois Kurdes à Paris, une nouvelle attaque renforce le soupçon d’un acte politique.

Cela remet en exergue ces problèmes d’immigration et de droits d’asiles français et la loi pour essayer de contrôler par une énième loi d’immigration vœu pieux repoussé par le gouvernement à cause de la reforme des retraites tout est bon pour botter en touche dans notre pays de biens pensant hypocrites donneurs de leçons !?

Le centre culturel kurde Ahmet-Kaya, niché au cœur du 10e arrondissement de Paris, rue d'Enghien, est sous étroite surveillance. Du moins en théorie. Ce bâtiment abrite le siège du Conseil démocratique kurde en France (CDKF) qui coiffe les organisations kurdes liées à la mouvance du PKK (parti des travailleurs du Kurdistan), et à ce titre il constitue depuis des années une cible potentielle pour les services secrets turcs. Le 23 décembre, trois militants kurdes y ont été assassinés par William Malet et, depuis, trois agents de police montent la garde dans un fourgon, garé juste devant. Mais cela n'a pas empêché un nouvel incident troublant, le 3 mars.

Ce matin-là, le centre culturel venait d'ouvrir son rideau métallique. Comme souvent, la jeune femme qui s'occupe de la cafétéria s'y trouvait seule. Les policiers tuaient l'ennui sur leur téléphone, à l'intérieur de leur véhicule. La militante kurde témoigne avoir eu très peur lorsqu'un homme, « un Turc », visiblement agité, a prestement monté les marches qui mènent au bâtiment sans que les policiers ne prêtent attention à lui. « L'homme s'en est pris aux portraits des trois militants assassinés en décembre qui sont exposés en haut des marches, témoigne le porte-parole du CDKF, Agit Polat. Il a commencé à donner des coups de pied dedans, dans les portes, ainsi que dans un petit meuble, en proférant des insultes », confirme le représentant kurde. Il a également craché sur un autocollant appelant à la libération du leader du PKK, Abdullah Öcalan, emprisonné en Turquie depuis 1999.

L'incident aurait dû mettre les forces de police en alerte. Pourtant, l'homme n'a pas été pris au sérieux et les policiers l'ont remis dehors, sans même contrôler son identité. Ce ne serait finalement que lorsque l'individu leur a lancé sa chaussure que les fonctionnaires ont décidé de lui passer les menottes et de l'embarquer. Le CDKF a porté plainte pour « dégradations volontaires ».

Rue d'Enghien, les Kurdes frappés au cœur

Un profil inquiétant

L'identité de cet homme va laisser apparaître un profil particulièrement inquiétant et un parcours qui soulève de nombreuses interrogations. L'individu, qui se nomme Osman Görer et qui est de nationalité turque, était en effet apparu en 2021 sur la scène médiatique avec des révélations fracassantes. Il avait alors donné une interview à Adem Karacoban, un journaliste kurde en exil en Allemagne, qui l'avait publiée sur sa chaîne YouTube. Dans ce long entretien, Osman Görer affirmait être un ancien mercenaire de la « société militaire privée » turque Sadat… Il expliquait également avoir joué un rôle le soir du putsch manqué contre Erdogan, le 15 juillet 2016, à Istanbul. Selon ses dires, il se trouvait « sur un char », sur le pont du Bosphore, le soir de la tentative de renversement. La police parisienne a pu constater que « la personne présente sur la vidéo correspond à l'auteur interpellé, Monsieur Görer ».

Les confessions d'un repenti des services secrets turcs

Sadat, présentée par le régime d'Ankara comme «  le Wagner turc », est une société militaire privée fondée en 2012 par Adnan Tanriverdi, un ancien officier de l'armée turque, ancien chef du département de guerre spécial de l'état-major, écarté dans les années 1990 pour son fanatisme islamiste. À partir de 2016, Tanriverdi est nommé conseiller militaire du président Recep Tayyip Erdogan et Sadat agit dès lors comme une structure parallèle, une officine sous-traitante du MIT, les services secrets turcs. Les instructeurs de cette organisation sont très présents en Syrie, ils auraient formé dès 2012 les officiers de l'Armée syrienne libre (ASL) et, plus récemment, les miliciens islamistes de l'Armée nationale syrienne (ANS), une coalition de groupes radicaux à la solde des ambitions régionales turques. Ils sont également présents dans une vingtaine de pays musulmans, au Moyen-Orient et en Afrique… où les services de renseignements occidentaux les ont à l'œil.

En Libye, Sadat est venue soutenir le gouvernement provisoire de Tripoli et former en masse des milliers de combattants. Et selon Feyyaz Öztürk, un ancien agent du MIT repenti, les structures paramilitaires turques telles que Sadat seraient également présentes dans les pays européens pour y mener des opérations de déstabilisation ou d'espionnage. Il faut également souligner qu'Adnan Tanriverdi était présent dans la délégation officielle du président turc Erdogan lorsque celui-ci est venu en visite à Paris, en janvier 2018, à l'invitation d'Emmanuel Macron.

Selon le porte-parole du CDKF, Agit Polat, la communauté kurde était déjà alertée de la présence possible d'agents de Sadat envoyés sur le sol français, notamment dans le Sud, pour y menacer les sympathisants du PKK. Une petite dizaine de numéros de téléphone enregistrés en Turquie et plusieurs profils d'individus suspects auraient été relevés, et les services de renseignements français informés.

À LIRE AUSSIComment Erdogan traque ses opposants jusqu'à Paris

Les déclarations d'Osman Görer dans cette vidéo en 2021 ont été largement commentées, en Turquie. Leur véracité est débattue. Selon Adem Karacoban, l'homme aurait « beaucoup insisté » pour témoigner. Dans sa vidéo, Görer affirme détenir des photos de sa formation militaire, dans la partie de Chypre occupée par la Turquie, ainsi que des ordres de virements bancaires de Sadat, prouvant qu'il a été leur employé. Quoi qu'il en soit, le fait de retrouver, quelques semaines seulement après une attaque sanglante contre des militants kurdes du PKK, un homme se prévalant d'un parcours au sein d'une société de mercenaires œuvrant pour le compte du MIT devrait, au minimum, mettre les autorités françaises en état d'alerte. Que fait cet individu sur le territoire français ? Quels sont ses réseaux ? Pourquoi avait-il 7 000 euros sur lui au moment de son interpellation ? Le mystère reste entier.

L'individu a été placé depuis le 3 mars à l'Infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris, confirme-t-on de source policière. Mais il n'a pas pu être placé en garde à vue. Les autorités n'en disent pas plus. Le porte-parole du CDKF, lui, regrette de ne pas avoir été entendu. À moins de deux mois des élections qui doivent se tenir en Turquie, les militants kurdes craignent de subir d'autres attaques. « Je ne sors plus dans la rue sans avoir peur de me faire abattre », glisse un cadre associatif kurde.

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Ce qu’il faudrait peut-être néanmoins se demander dans notre France qui accueille tant de monde à bras ouvert car pays des droits de l’homme et du droit d’asile si ce centre démocratique du KURDISTAN qui a bien pilier sur rue dans là dans la capitale n’est pas la pour lutter contre son ennemi la Turquie d’Erdogan !?

Car hélas la France ne devrait pas être un lieu ou tout le monde en désaccord avec son pays voisin les règles dans notre pays !?

Justement coïncidence la loi sur l’immigration des étrangers est repoussé par le gouvernement suite à l’alibi sur la reforme des retraites qui accapare tout son temps et éviter de jeter de l’huile sur le feu delà dire que cela l’arrange bien il n’y a qu’un pas dans notre monde politique national avec sa politique hypocrite de plus en plus habituelle !?

Notre pays et notre société française allant plus mal un peu plus ou un peu moins cela n’a guère d’importance au point où il se trouve en politique intérieure et internationale !?

La VEME REPUBLIQUE vieillie mal c’est elle qui devrait prendre sa retraite car usée obsolète monarchique et mal gouvernée par un président qui se prend pour un monarque mais réélu par peu de Français mais suffisant (mais il y en a eu d’autres avant lui car les Français sont incurables donc qu’ils ne se plaignent pas !?

Jdeclef 22/03/2023 17h13