Pourquoi
Macron a-t-il discrètement retiré sa montre en pleine interview ?
Un extrait de l’interview du président de la République
sur France 2 et TF1 mercredi 22 mars a été largement relayé sur les
réseaux sociaux.
Mais si le
président a honte de ce qu’il porte c’est pire que de le cacher et se faire piéger
bêtement par des adversaires à l’affut du moindre de ces gestes vestimentaires
ou autres comme un gamin pris les doigts dans le pot de confiture sa bijouterie
n’a rien à voir car privée avec sa mauvaise gouvernance sujette à caution que
les Français dans la rue dénonce car il se comporte comme un pseudo monarque
sans couronne à l’abri du besoin !?
La scène n'a pas échappé aux téléspectateurs et la vidéo s'est vite propagée
sur les réseaux sociaux. Emmanuel Macron a été interviewé, mercredi 22 mars,
sur TF1 et France 2, sur la réforme des retraites qui a été adoptée par
49.3. Si le chef de l'État peine à convaincre les Français sur cette mesure
phare de son second quinquennat, un extrait de l'entretien a été beaucoup
discuté, rapporte BFMTV.
Au début de l'entretien, le chef de l'État porte une montre au poignet.
Puis, en pleine interview, le président de la République glisse ses mains
discrètement sous la table pour retirer l'objet de son
poignet. Virale, la séquence a été reprise par l'opposition. Clémence
Guetté, députée LFI, a estimé, sur Twitter, qu' « au moment de parler des
"smicards" qui n'ont “jamais autant gagné de pouvoir d'achat”, il
retire discrètement sa jolie montre de luxe, sous la table ».
Un problème « technique »
De son côté, l'Élysée réfute ses accusations. Selon l'entourage du
président, Emmanuel Macron a retiré sa montre après l'avoir tapée contre
la table, provoquant un bruit assez fort. « Le président n'enlève pas
sa montre par souci de la dissimuler, mais parce qu'il venait de la taper
brutalement contre la table. Le bruit est clairement audible quelques secondes
seulement avant le début de la vidéo partagée sur les réseaux sociaux », a
affirmé le palais présidentiel, contacté par l'Indépendant.
La montre portée par le chef de l’État est un modèle BRV192 de Bell &
Ross personnalisé aux armoiries de la présidence de la République.
Elle est vendue autour de 2 000 euros dans le commerce,
contrairement à des allégations relayées sur les réseaux sociaux selon
lesquelles elle coûte 80 000 euros. De son côté,
l’entourage d'Emmanuel Macron a précisé que le chef de l’État « porte très
régulièrement » cet objet « depuis plus d’un an et demi ».
Qu'il ait une
montre de luxe ou pas qu'est-ce que ça change il n'est pas pauvre ce bourgeois
parvenu mais si c'est pour simplement la cacher pendant cette interview cela ne
fait que montrer à quel point il se moque des Français lambda ou de peu comme
il les appelle et est puéril n'étant pas à l'aise pendant ces évènements et
minable ?!
Que ce soit du
mauvais esprit de LFI cela n'étonne personne ils n'ont pas de leçons à donner
mais montre tout de même que notre président n'a pas la stature de chef d'état
qui devrait être au-dessus de çà s'il s’est fait piéger de cette façon médiatique
bêtement c'est pitoyable!
Car montrant cette
politique politicienne de ses élus qui vole bien bas indigne de ceux qui la
pratique de tous bords dans notre pauvre France !?
Notre monde politique
va vraiment mal en France et devrait être changé rapidement pour le bien des
Français !
Charles
III en France : les manifestants ont sa visite « dans le
viseur » ?!
En pleine
gronde sociale contre la réforme des retraites, la visite du roi britannique à
Paris et Bordeaux risque d’être chahutée par les manifestants.
Le risque n’était pas pour
les souverains britanniques mais plutôt pour notre président faux monarque sans
couronne qui rate tout ce qu’il entreprend et surtout n’entreprend rien de
concret depuis 2017 et sa réélection sauf à mettre dans la rue les Français en
colère !?
Elle était programmée de longue date, mais ne colle plus avec l'agenda des
Français. La visite de Charles III pourrait être perturbée par la colère
sociale contre la réforme des retraites. Les syndicalistes ont déjà
averti : la venue du souverain britannique est « dans leur
viseur ». « Nous continuerons à nous mobiliser (contre la réforme) et
cette visite sera dans notre viseur », ont ainsi averti Mathieu Obry,
de la Confédération générale du travail, et Yvan Fort, de Force ouvrière, dans
le quotidien Sud-Ouest, cette semaine.
« Il est quasiment certain que le roi ne pourra pas prendre le
tramway » à Bordeaux comme il le prévoyait, a aussi anticipé Pascal
Mesgueni, délégué de la Confédération française des travailleurs chrétiens
(CFTC) à la régie Transports Bordeaux Métropole (TBM).
Pas de bain de foule pour Charles III
Emmanuel Macron « est assurément plus à l'aise avec les monarques
qu'avec les élus du peuple auxquels il dénie le droit de voter sur sa réforme
des retraites », a taclé Ian Brossât, porte-parole du PCF, après
l'adoption au forceps de ce texte via l'arme constitutionnelle du 49.3.
Le sénateur socialiste Rémi Cardon a, pour sa part, laconiquement observé
qu'« il n'y aura pas de bain de foule » de Charles III et Emmanuel
Macron. À l'extrême gauche, le porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste
(NPA), Olivier Besancenot, a résumé, hilare, sur France Info : Charles
III, « on va l'accueillir avec une bonne vieille grève
générale » !
Dans la foulée, Gérald Darmanin a annoncé un total de 4 000 policiers
et gendarmes mobilisés pour la visite du roi Charles III. « Nous serons
prêts à accueillir dans d'excellentes conditions » le souverain
britannique, a assuré le ministre de l'Intérieur. Il a affirmé qu'il n'y
avait « pas de menaces terroristes caractérisées ».
« Il peut avoir ici ou là la volonté, parce que ce sera médiatique, de
faire connaître sa revendication, qu'elle soit d'écologie radicale ou contre
(la réforme des) retraites, mais nous n'avons pas documenté plus que
cela », a ajouté le ministre.À LIRE AUSSI Charles III à
Versailles : fera-t-il mieux que Victoria en 1855 ?
Charles III effectue du 26 au 29 mars sa première visite
d'État à l'étranger en tant que souverain. Outre un dîner organisé au château
de Versailles, il se recueillera à l'Arc de Triomphe à Paris avant de
s'adresser au Sénat, une première pour un monarque britannique. Il se rendra
également à Bordeaux où il doit circuler en tram. Si le préfet de police de
Paris Laurent Nuñez s'est dit « très serein » sur BFMTV avant le
déplacement, Buckingham Palace garde cependant un œil inquiet sur les
manifestations, rapporte le Daily Mail, qui évoque des précautions
logistiques supplémentaires.
Il suffisait
d'attendre : la visite du souverain est reportée c'est logique LE POINT
sur l'information a toujours un métro de retard comme d'habitude ceci étant
faire venir à PARIS un hôte de marque ami de la France parmi les poubelles et
risque de manifestations de trublions comme aussi à Bordeaux ou il voulait
utiliser le tramway car s'y intéressait ce qui ne lui a pas été autorisé par
les élus de BORDEAUX EELV verts empêcheurs de tourner en rond sans raison n'est
pas fair play mais pas étonnant quand on connait ces écolos verts sectaires !?
Car lui comme
prince est déjà mainte fois venu en France comme un des anciens 1ers MINISTRES
Tony Blair qui y passait ses vacances !?
Mais il y a
tellement de politiciens stupides et bornés arrogants de tous bords dans notre
pays que celui-ci continue sa descente vers le fond les évènements actuels et
le peuple en colère le prouve car nous sommes mal gouvernés depuis 40 ans !?
Les souverains
CHARLES et CAMELIA ont dit aimablement qu'ils regrettaient mais qu'ils
attendaient une meilleure date qui conviendrait aux autorités françaises !?
Notre président
n'est pas à une honte près car il n'a aucun amour propre !?
S'IL NE SERT A RIEN QU'IL S'EN AILLE IL FAIT PERDRE SON TEMPS A TOUS LES FRANCAIS OU DISSOLVE DEJA L'ASSEMBLEE CAR CELA DEVIENT URGENT POUR ESSAYER D'AVOIR UN AUTRE GOUVERNEMENT AVANT PIRE!
FOG -
Macron, seul en son château
ÉDITO.
Celui qui s’est comparé à Jupiter n’était-il finalement qu’un faux dur ?
À la
moindre défaillance, il risque de finir son mandat à cloche-pied.
MACRON 1
ER EST DEVENU UN MONARQUE ABSOLU DANS NOTRE PAYS QU’ON DIT LIVBRE ET DEMOCRATIQUE
CAR AYANT TROP DE POUVOIR QU’IL UTILISE MAL CAR ON LUI A DONNE NOUS TOUS FRANÇAIS !?
Avons-nous touché le fond ? Non, pas
encore. Des crises de toutes sortes suivront sans doute la crise sociale que
nous vivons aujourd'hui, jusqu'au sursaut qui ne manquera pas d'advenir, comme
en 1958, quand nous serons tombés plus bas que terre.
« La poche au fiel s'emplit […] et va crever »,
écrivait, à propos de 1789, Hippolyte Taine, dans son chef-d'œuvre que tout bon
Français devrait avoir lu, Les Origines de la France contemporaine,
qui raconte la Révolution française et la suite. Cette poche a commencé de
déverser son affreux jus.
Il y a, en France, un parti révolutionnaire, comme
l'a montré la séquence des derniers jours. Multipliant les procès en
illégitimité contre un pouvoir démocratiquement élu l'an dernier, il joue la
rue. Il entend même nous faire croire que le pays est en dictature parce que,
pour faire passer son texte sur les retraites, le gouvernement a sorti une arme
que la Constitution met à sa disposition : l'article 49.3. Certes, ce mouvement
est loin d'être majoritaire dans le pays, mais ses troupes marchent au pas et,
comme Robespierre en son temps, dispose d'une populace qui menace ou intimide,
jusqu'à vandaliser la permanence d'Éric Ciotti.
Bruno
Retailleau n'a qu'à bien se tenir : la semaine dernière, des
syndicalistes de la CGT sont venus chez le sénateur de Vendée à 5 heures du
matin et ont coupé le courant à son domicile. C'est normal, on est en France,
et ce sacripant est pour l'égalité des retraites, dans les secteurs privé et public.
Pire, il a osé se prononcer pour la réforme Macron. Certes, il a saisi la
justice pour « acte d'intimidation sur une personne investie d'un mandat
public » mais bon, les médias n'en ont pas fait un plat et on peut compter
sur nos magistrats pour ne faire preuve, dans un cas pareil, ni de célérité ni
de sévérité.
Les poubelles municipales brûlent partout en
France. Là encore, c'est normal. Quand on est en colère, il faut
bien se défouler sur le mobilier urbain, que voulez-vous. Qu'importe que ce ne
soit pas bon pour la planète, comme les incendies de pneus ou de voitures,
pourvu que le plastique parte en fumée pour la bonne cause et que les opposants
à Macron puissent décompresser, comme jadis les sans-culottes armés de leur
pique ou de leur sabre. Quant à la police qui « tue », comme dit
Mélenchon, qu'elle ne s'avise pas d'empêcher les casseurs de se livrer à leurs
activités favorites dans un pays où le refus d'obtempérer aux injonctions de la
police est considéré comme un sport national…
Si la situation est révolutionnaire, Macron est-il Louis XVI ? Dans
L'Ancien régime et la Révolution, autre grand classique de la
littérature politique, Tocqueville montre que le roi est mort d'avoir trop cédé
et reculé, jusqu'à en perdre la tête. Depuis six ans que Macron est à l'Élysée,
ses adversaires ont compris que celui qui s'est comparé à Jupiter, puis à
Vulcain, dieux antiques, n'était finalement qu'un faux dur. Il veut fébrilement
plaire à tout le monde « en même temps », ce qui est souvent le
meilleur moyen de ne plaire à personne. La faiblesse du chef excite ceux qui
veulent l'abattre. À la moindre défaillance, il risque de finir son mandat à cloche-pied
ou à quatre pattes, si tant est qu'il n'arrête pas les frais avant.
La remontada du macronisme, si elle est
encore possible, ce qui n'est pas sûr, doit passer par un nouveau style, un
esprit d'équipe. Même si son cas paraît désespéré, le président doit apprendre
à s'entourer et à déléguer, comme l'ont fait tous ses grands prédécesseurs qui,
comme de Gaulle, recherchaient l'intelligence et la compétence avant la
soumission. Il est temps que Macron cesse d'avoir peur du talent des autres,
surtout quand ce dernier est à son service. Le moindre chef d'entreprise sait
cela. Sinon, on se retrouve avec un ramas de zombies autour de soi, comme c'est
son cas. Si la retraite à 64 ans avait été vendue aux Français par Bruno Le
Maire, qui a des talents certains de pédagogue, le pouvoir n'en serait
peut-être pas là, à la renverse, englouti sous les carabistouilles de la
désinformation.
La com, voilà l'ennemie. On comprend
qu'il soit heureux, en son château de l'Élysée, mais il n'a pas besoin de le
montrer en se faisant filmer ou photographier sous tous les angles, comme un
acteur de série B qui cherche un rôle. Il en a déjà un beau qu'il ne joue pas,
ou à peine, saisi qu'il est par le prurit de jactance quotidienne, sur tout et
sur rien, sans jamais prendre de la hauteur pour se consacrer aux sujets graves
: citons, au hasard, le déficit abyssal du commerce extérieur, symptôme de
notre désindustrialisation (163,6 milliards en 2022) ou encore le délitement de
l'autorité à tous les étages de la société.
« Toujours le chef est seul face au mauvais destin
», a écrit de Gaulle. Mais il a observé aussi : « L'autorité
ne va pas sans prestige, ni le prestige sans l'éloignement. »§
Le président que nous avons élu en 2017 grâce à
son prédécesseur qui a jeté l’éponge avant la fin de son quinquennat car sur de
ne pas être réélu lui ayant de l’expérience politique connaissant les Français
car politicien chevronné rompu à l’exercice a catapulté se petit monsieur
faisant partie de son gouvernement en monarque sans couronne qui déjà après son
élection en 2018 avait déjà réussi à mettre les français dans la rue avec cet épisode
des gilets jaunes qu’il n’a pas gommé malgré ces palabres et grands débats fumeux et
toutes les manifestations diverses et grèves qui ont suivies!?
Le pire peut-être est qu’il a été réélu par des
Français n’ayant que ce choix et pas de sa faute car bien aidé par le système électoral
à 2 tours de cette Vème république monarchique qui favorise les sortants il a
été opposé au vilain RN de M.LE PEN d’extrême droite parti dont les français ont
une peur bleue ou la trouille disons-le tout net avec un maigre pourcentage
bien inférieur à 50 % qu’il faudrait avoir pour être le chef d’état de la France !?
Il a raté son 1er quinquennat et il
est là jusqu’en 2027 car en fait depuis qu’il est président il n’a rien fait pour
la kyrielle de problèmes urgents qui s’accumulent même avec sa réforme des
retraites « à point » qui a capoté soi-disant à cause de la COVID en
relançant une ancienne pas nouvelle par répartition avec une durée à 64 ans
pour pouvoir en bénéficier ce qui a occasionné la colère des Français mais pas seulement
çà car c’est toute sa politique inexistante dont ils ne veulent plus !?
Et c’est surtout son dédain des Français qui eux
travaillent pour vivre et nourrir leurs familles et n’accepte pas de l’entendre
dire qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses d’autres l’on fait avant lui de
le prendre dans la poche de ces gens de peu en se servant de cette réforme
retraite alibi !?
(Il est un pseudo monarque
absolu qui n’est pas loin de certaines démocratures connues par trop de pouvoir
qu’on lui a donné !?)
RÉCIT.
Acculé par le 49.3 et le résultat de la motion de censure transpartisane, le
chef de l’État se retrouve, moins d’un an après sa réélection, enlisé. Retraité
à 45 ans ?
Notre
président est comme un hamster qui coure dans un tourniquet dans sa cage sans but !
Laurent Berger est fou de rage. Un parlementaire macroniste
vient de prévenir le patron de la CFDT qu'Emmanuel Macron a décidé de dégainer
le 49.3 sur les retraites. « Mais vous êtes dingues ! » lui textote le
leader syndical en retour, abasourdi. Funeste épilogue pour une réforme dès le
départ mal engagée… « Le plus terrible, c'est qu'on nous reproche plus
d'avoir menti que d'avoir voulu faire passer cette réforme », se
désole-t-on au gouvernement. Il faudra un jour s'attarder sur les erreurs et
les ratages qui ont, depuis trois mois au moins, rythmé le cheminement de cette
maudite loi, sur fond d'hostilité populaire et de mobilisation syndicale :
l'étrange stratégie (lâcher un maximum de concessions avant même le débat
parlementaire), le choix des mots inadapté (un projet financier vendu comme «
de justice »), la mise en scène politique surjouée (l'accord précaire entre
Élisabeth Borne et Éric Ciotti), la faiblesse de l'incarnation (Olivier Dussopt,
pris pour cible et fragilisé), les carences techniques (sur les 1 200 euros, le
sort des femmes)…
Mais les acteurs n'ont pas le cœur à rejouer le film. Depuis
une semaine, les protagonistes sont suspendus au spectacle accablant des
poubelles incendiées et des dégradations dans les grandes villes. Des
rassemblements sauvages jaillissent ici ou là, à l'initiative de manifestants
certes minoritaires mais animés par l'envie d'en découdre et de renverser le
régime. « L'ambiance est insurrectionnelle. Une étincelle, et ça part »,
s'affole un élu Marcheur. Les oppositions, surtout du côté de la gauche
radicale, sont déchaînées. À l'Assemblée, il n'a d'ailleurs manqué que neuf
petites voix pour provoquer la chute du gouvernement. Ce jour-là, dans l'hémicycle,
la désertion des élus de la majorité a frappé les esprits. Comme un symbole de
la faillite d'un pouvoir et d'un chef lâché par ses troupes. « Ça fait six
mois qu'on aurait eu besoin du président. Il est aux abonnés absents »,
rugit un député Renaissance. Certains menacent de faire sécession. D'autres
demandent l'abandon de la réforme.
« Tout le monde sort groggy ». Certes,
l'équilibre institutionnel tient encore, bien plus qu'au moment du CPE (contrat
première embauche) sous Chirac en 2006 ou de Mai 68. Et le 49.3 a été activé
par le passé pour des lois non moins importantes comme celles sur la dissuasion
nucléaire ou la création de la CSG sous Rocard, dédramatise en privé le
ministre des Armées, Sébastien Lecornu. Moins d'un an après la réélection du
chef de l'État, la macronie se retrouve plongée dans une profonde tétanie. Un
climat de « censure larvée », selon les mots de François Patriat,
président du groupe Renaissance au Sénat, qui n'imagine pas d'autre issue à
moyen terme qu'une dissolution de l'Assemblée.
« La situation de l'opinion est dégradée, un peu comme au
moment des Gilets jaunes. Beaucoup de Français n'ont pas compris pourquoi il
fallait faire une réforme des retraites. On ne leur a jamais donné les vrais
chiffres. De surcroît, ils n'ont pas compris la méthode, au moins dans sa
dernière étape parlementaire. Cette incompréhension est génératrice de rancœurs
», s'alarme auprès du Point le haut-commissaire au Plan et
patron du MoDem François Bayrou, que ses proches disent « en colère,
inquiet et fâché ». Le maire de Pau, disent-ils, avait « vu
venirl'iceberg » et n'a pas cessé d'alerter en « haut lieu comme en
bas lieu ». L'élu centriste appelle désormais à une « nouvelle étape
».« Tout le monde sort groggy, concède la cheffe de file des députés
Renaissance, Aurore Bergé. Nous n'avons pas eu le débat que nous méritions.
La question, maintenant, c'est celle du rebond. Il faut désormais se remettre
en marche et se projeter. » Les parlementaires n'ont pu que
constater, dans leur circonscription, les effets désastreux du 49.3 dans l'opinion.
Certains étaient attendus à la gare par une escorte policière, d'autres ont vu
leur permanence vandalisée.
Pancartes. Les députés de gauche vent debout après le rejet, à 9 voix
près, de la motion de censure transpartisane déposée par le groupe LIOT
(Libertés, Indépendants Outre-mer et Territoires), à l’Assemblée nationale, le
20 mars.
Dos rond. « Comment on sort ? »
s'interroge-t-on en boucle et nerveusement au cœur du pouvoir. Deux lignes se
sont fait face dans l'équipe du président : les partisans d'une prise de parole
rapide pour calmer le jeu et les autres, qui préconisent de « faire le dos
rond » en attendant de voir comment évolue le climat social. Emmanuel
Macron a opté pour les deux, nouvel avatar du « en même temps », refusant comme
toujours d'agir sous la pression. Réfugié comme chaque week-end à la Lanterne,
la résidence présidentielle attenante au château de Versailles, le chef de
l'État, « toujours serein », est passé en mode « wait and see »,
selon son entourage. Emmanuel Macron s'est construit l'image d'un gouvernant
combatif, volontaire et optimiste en toutes circonstances. Fébrilité interdite.
Ce n'est pas un 49.3 et deux motions de censure rejetées qui vont le faire
flancher. Voire… Les commentaires au vitriol de la presse étrangère, relayés
par les Insoumis, ont dû, a minima, assombrir l'humeur de celui qui a pris
soin, depuis 2017, de soigner sa stature internationale… « C'est le pire
pour lui », souffle un visiteur du soir. Voilà le président solaire et
révolutionnaire réduit à sa condition de gestionnaire impuissant et contesté.
A-t-il seulement conscience de l'ampleur de la crise, de la
gravité du moment ? Autour de lui, ils sont de plus en plus nombreux à
s'inquiéter d'un « isolement croissant », d'une forme de « déni »,
préoccupés de le voir évoluer « dans un monde parallèle ». « Comme
s'il avait la clé, qu'il détenait la vérité… », persifle un fidèle. «
Il va finir tout seul avec Brigitte. Il y a de l'usure… Le rétrécissement de la
portée présidentielle est voulu, il a réduit le nombre de ses interlocuteurs.
Il n'est pas mécontent d'avoir un peu moins d'emmerdeurs autour de lui, mais le
résultat c'est qu'il n'a pas de capteurs et qu'il se prend le mur. » Des
parlementaires avouent avoir même plaidé sciemment pour un vote en sachant
qu'il serait défavorable, dans le seul but de voir Emmanuel Macron mis en
minorité. « Il a besoin d'une bonne baffe pour redescendre sur terre, ça
lui fera le plus grand bien », pouvait-on entendre dans les travées des
rangs de la majorité, avant le coup fatal du 49.3. « La crise politique
résulte de son choix, sermonne un habitué du Château. Il fallait
voter, assumer son risque pour ainsi rester raccord avec son positionnement,
son slogan de campagne "Avec vous", rester maître du jeu et garder la
puissance d'un récit cohérent. »
Seul responsable. Aux yeux de plusieurs
compagnons de route, Emmanuel Macron serait donc l'unique responsable de la
situation. En s'étant mis les corps intermédiaires à dos durant le premier
quinquennat, en escamotant la campagne présidentielle, en renonçant à fixer un
cap et une vision clairs pour son second mandat, en organisant la faiblesse de son
dispositif politique. Mais combien sont-ils à oser le lui dire ? « Le
président doit se remanier lui-même, se remettre en question. On est dans
l'ornière depuis sa réélection », tempête un proche. « Le
Macron de 2017 aurait-il déclenché le 49.3 ? » s'interroge un historique.
Juste avant de trancher, Emmanuel Macron a dû vérifier par
lui-même les tableaux Excel recensant le comptage des votes des députés LR. Ce
jeudi 16 mars, jour de la décision, des ministres venus de la droite comme
Sébastien Lecornu ont été sollicités en ultime recours par Matignon pour passer
des coups de fil… Trop tard. Inutile de préciser la nature du jugement qu'a
porté le président à ce moment-là sur le fonctionnement de son exécutif. «
Pour Macron, dans ce genre de moments, c'est toujours la faute des autres »,
note un ancien conseiller. « Dans son for intérieur, il a dû se dire qu'il
avait eu raison de vouloir passer les retraites en septembre par un amendement
au budget de la Sécurité sociale et qu'il n'aurait pas dû écouter ceux qui l'en
ont dissuadé », décrypte un ministre. Conséquence, selon plusieurs
proches du chef de l'État, « les relations sont désormais dégradées »
entre les deux têtes de l'exécutif.
« Vous n'avez pas voulu de Catherine Vautrin, vous m'avez
vendu Élisabeth Borne comme la perle rare, et voilà où on en est ! » se
serait emporté le président dans le huis clos des discussions avec sa garde
rapprochée, entre le 49.3 et la motion de censure. En mai, la présidente de la
métropole de Reims, ex-LR et ancienne ministre de Jacques Chirac, avait été
approchée pour Matignon. L'aile gauche de la macronie avait alors fait barrage,
au motif qu'une ancienne partisane de la Manif pour tous n'avait rien à faire à
la tête d'une majorité progressiste. Élisabeth Borne s'est donc imposée,
jusqu'à conserver son poste à l'issue des législatives en dépit de la majorité
relative. « Pour la première fois, avec les retraites, le président a
laissé faire sa Première ministre et son gouvernement sans mettre beaucoup
d'énergie dans la machine. Il a fait confiance, et ça n'a pas marché. La leçon
de tout cela, c'est qu'il n'est pas possible de confier les rênes d'un pays à
un technicien. La copie de Borne n'était même pas propre ! Le gouvernement a
échoué, c'est une vraie défaite politique. Élisabeth Borne est finie, elle n'a
pas pris la dimension politique de son rôle et n'est pas une cheffe d'équipe.
Le même texte avec des gens plus habiles, ce serait passé », cingle un
lieutenant. « Il faut que le président et le gouvernement trouvent le
leadership nécessaire pour conduire des choses aussi profondes », abonde
François Bayrou.
Embrasement. Des syndicalistes brûlent des mannequins à l’effigie
d’Olivier Véran, d’Emmanuel Macron, d’Élisabeth Borne et d’Olivier Dussopt,
place de la République, à Dijon, le 16 mars.
« Armée mexicaine ». Plus qu'un
remplacement de la Première ministre, qui ne semble pas à l'ordre du jour des
prochaines semaines - Édith Cresson était restée en poste dix mois, impossible
donc de se séparer d'Élisabeth Borne moins d'un an après sa nomination -,
l'avenir de ce gouvernement pléthorique semble suspendu. « Des pans entiers
des politiques publiques ne sont pas incarnés », se lamente un cadre de la
majorité. « Il y a de la marge pour remanier sans tout changer ni montrer
un aveu d'échec », estime un conseiller de l'exécutif. « Le président
doit comprendre que c'est le grand retour de la politique. Sinon, c'est la fin
de son quinquennat. L'expert d'un domaine ne fait pas un bon ministre ! La
société est tendue, ce qui nécessite des dirigeants qui ont de la surface
politique. Là, on a une armée mexicaine qui se tire dans les pattes »,
presse un stratège.
Reste qu'un changement de têtes, alors qu'un grand nombre de
ministres demeurent de parfaits inconnus aux yeux des Français, aurait des effets
limités dans l'opinion et ne suffirait pas à susciter un nouvel élan. En
attendant de trouver la martingale, le camp du président s'emploie à passer ses
nerfs sur Les Républicains, considérés comme les coupables de ce fiasco. «
Emmanuel Macron n'est pas mécontent que cet épisode enfonce un peu plus la
droite », glisse avec gourmandise un proche influent. « Les LR
ont calé sur la réforme qu'ils ont eux-mêmes portée, et depuis toujours ! Quel
est encore le sens de ce parti après ça ? » interroge à dessein Aurore
Bergé. Son collègue Charles Sitzensthul enfonce le clou, accusant les «
députés frondeurs des LR » d'être « les idiots utiles du Rassemblement
national ». « Étant donné l'attitude qu'ils ont eue, il n'y a plus
aucun deal, contrat ou négociation possible avec eux : ce parti est mort »,
achève un cadre du groupe majoritaire. Qui avoue : « Le seul gain politique
de cette période, c'est de tuer définitivement les LR. »
Cohabitation. Depuis les législatives,
une guerre d'influence larvée oppose l'aile droite de la macronie, favorable à
une coalition avec les LR, à certains Marcheurs historiques jusqu'à l'aile
gauche, qui appellent à constituer des majorités de projet sur chaque texte,
tantôt avec la droite, tantôt avec la gauche. Le dénouement sur les retraites
cristallise ce clivage, au risque de tourner au règlement de comptes. « Le
président s'est laissé lanterner par Lecornu, Solère et Darmanin qui lui ont
fait croire qu'ils maîtrisaient les LR », maugrée un ténor du camp
présidentiel. « Les 40 députés LR de l'opposition qui n'ont pas voté la
censure représentent un petit capital politique pas négligeable pour la suite »,
veut croire un conseiller. Après tout, Rachida Dati et Jean-François Copé
appellent bien à un accord de gouvernement…
Référendum, dissolution… Toutes ces options restent étudiées
en haut lieu, sauf un retrait de la réforme, mais aucune ne semble de nature à
apaiser le pays. Le président les a donc exclues à court terme. « Quand un
dentiste arrache une dent sans anesthésie, c'est compliqué ensuite de retrouver
le patient… », convient un grognard de la macronie, féru de métaphores.
Les plus imaginatifs se surprennent à envisager une cohabitation avec le RN à
la suite d'élections législatives anticipées, voire une démission du président.
« Si Le Pen est majoritaire, allons-y, et ça la crame ensuite pour 2027 »,
phosphore ce compagnon de route du chef de l'État.
« Ambiance crépusculaire ». Une chose
est sûre, l'agenda parlementaire et le programme des réformes vont être remis à
plat. L'Élysée évalue l'opportunité de poursuivre l'examen de la loi
Immigration de Gérald Darmanin, sujet inflammable et pas vraiment de conquête
qui risque de déboucher sur un énième 49.3. La généralisation, voire
l'obligation du service national universel (SNU), qui devait être annoncée sous
peu, fait craindre au pouvoir une encore plus forte révolte de la jeunesse.
Emmanuel Macron, qui prévoyait plusieurs déplacements avant son voyage en Chine
début avril, est aussi censé livrer ses conclusions du Conseil national de la
refondation, s'exprimer à l'issue de la Convention citoyenne sur la fin de vie.
« Il faut vite en finir avec les retraites, car ce n'est pas sûr qu'on
arrive à passer d'autres réformes structurantes », admet un
conseiller ministériel.
Des membres du gouvernement l'incitent à se concentrer sur
des sujets feel good, à préparer les Jeux olympiques et à œuvrer à
l'unité de la nation, au rayonnement de la France à l'étranger… au risque de
quatre années de surplace. Des parlementaires appellent quant à eux à pousser
les feux sur le partage de la valeur, sur l'écologie. « Le président a de
toute façon placé son mandat sous le signe de l'école, de la santé et de
l'écologie. L'équipe est sur le terrain, et on continue le match ! Le cap est
tenu malgré les vents contraires. Le capitaine va seulement nous dire comment
on joue, maintenant », se rassure un ministre de premier plan, amateur de
rugby. Signe de l'état d'extrême tension au sein du pouvoir, l'annonce (par Le
Point) du départ du directeur de cabinet d'Élisabeth Borne, Aurélien
Rousseau, a provoqué un psychodrame. Le bras droit de la Première ministre, qui
a fait part de son souhait de quitter prochainement ses fonctions, a préféré
nier plutôt que d'assumer, de peur de fragiliser sa patronne. « Ça sent la
fin de l'histoire », achève un député macroniste. « Ambiance
crépusculaire », note un autre. Et pourtant, le quinquennat ne fait que
commencer…
La campagne de Matignon est ouverte
« Les
jours d’Élisabeth Borneà Matignon sont comptés », croit savoir un
élu proche d’Emmanuel Macron. « Elle remplissait la fiche de poste,
c’est-à-dire ne pas exister. Mais elle s’est cramée sur les retraites. Il lui
reste deux, trois mois tout au plus. » Dans l’entourage du président,
nombreux sont ceux qui plaident pour un changement radical de profil à la tête
du gouvernement. « Il faut un taulier, pas une technicienne de service
avec un air austère, ça ne fonctionne pas », tranche un stratège.
Les prétendants à la succession n’ont pas attendu pour se faire connaître. Le
ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, « est clairement en
campagne », observe-t-on avec amusement au sein de l’exécutif. Le
transfuge des Républicains a multiplié les interventions médiatiques, appelant
au « rassemblement » et à « l’ouverture »
tout en assurant Élisabeth Borne de son soutien. Gérald Darmanin, issu de la
même famille politique, lorgne aussi la rue de Varenne. Le ministre de
l’Intérieur a plaidé jusqu’au bout pour passer au vote, mettant en garde contre
« le ressentiment antidémocratique » engendré par l’usage du
49.3. « Il a demandé aussi ce qu’impliquerait un vote négatif. Comme
pour pousser le président à dire qu’il virerait Élisabeth Borne dans un tel
scénario », raconte un ministre. L’intéressée a beau « assumer
être un fusible », elle a peu apprécié. Autre profil, toujours venu de
la droite : Sébastien Lecornu, le ministre des Armées, jugé « très
en cour » à l’Élysée. D’autres citent François Bayrou, Richard Ferrand,
Bernard Cazeneuve… « La réalité, c’est que personne ne se dit qu’avec
quelqu’un d’autre, la réforme se serait mieux passée », balaie un
proche d’Élisabeth Borne. « Elle a montré sa dignité, sa résilience,
son courage », soutient Aurore Bergé§ M. S.
Notre président ne sais pas il va mais et ne le
savait déjà pas à la fin de son 1er quinquennat ou il a été réélu par défaut à
cause de ce système électoral à 2 tours de cette Vème république obsolète usée
et monarchique qui met face à face deux concurrents mais qui au final ne
reporte pas l’adhésion d’une vraie majorité pour être président de la république
qui soit supérieure à 50% et à cette élection on est loin de çà car les
français on voté contre M.LE PEN et surtout cette extrême droite car RN (ex FN)
qu’ils ne veulent pas depuis toujours !?
Le résultat ne sait pas fait attendre le président
sortant a été réélu il ne s’est même pas forcé à faire campagne pour sa
réélection !?
Car ce servant après de cette alibi de reforme
des retraite par points qu’il n’a pas pu faire à cause de la COVID il en remet
une autre classique par répartition en allongeant la date de départ des
salariés à 64 ans avec la raison qui prime parce qu’il n’y a plus d’argent dans
les caisses leitmotiv qui remonte déjà bien avant à ses prédécesseurs et aussi
aux chèques en blancs de ceux qui se sont transformés en « quoi qu’il en coute »
qu’il a fait et avec la peur déjà évoqué par F.FILLON d’un pays en faillite !?
Mais notre petit bourgeois bienpensant donneur
de leçon bavard s’écoutant parler qui dédaigne ces français naïfs pas de son
monde souvent issus de cette classe dite moyenne qui l’ont réélu faux monarque
sans couronne il panique en fait car ne sait plus quoi faire et s’entête et s’enfonce
dans une ornière qui se creuse chaque jour (il ferait mieux de changer de
gouvernement en dissolvant l’assemblée nationale pour essayer de remettre les
pendules à l’heure car étant là jusqu’en 2027 mais même cela n’est pas gagné pour
la suite…)
La France va mal mais le monde aussi à l’international
alors il ne faut pas en rajouter chez nous si possible !?
INFO LE
POINT. Kurdes à Paris : nouvel incident troublant rue d’Enghien
Moins de trois mois après l’assassinat présenté comme
raciste de trois Kurdes à Paris, une nouvelle attaque renforce le soupçon
d’un acte politique.
Cela remet en
exergue ces problèmes d’immigration et de droits d’asiles français et la loi pour
essayer de contrôler par une énième loi d’immigration vœu pieux repoussé par le
gouvernement à cause de la reforme des retraites tout est bon pour botter en
touche dans notre pays de biens pensant hypocrites donneurs de leçons !?
Le centre culturel kurde Ahmet-Kaya, niché au cœur du 10e
arrondissement de Paris, rue d'Enghien, est sous étroite surveillance. Du moins
en théorie. Ce bâtiment abrite le siège du Conseil démocratique kurde en France
(CDKF) qui coiffe les organisations kurdes liées à la mouvance du PKK (parti
des travailleurs du Kurdistan), et à ce titre il constitue depuis des années
une cible potentielle pour les services secrets turcs. Le 23 décembre, trois
militants kurdes y ont été assassinés par William Malet et, depuis, trois
agents de police montent la garde dans un fourgon, garé juste devant. Mais cela
n'a pas empêché un nouvel incident troublant, le 3 mars.
Ce matin-là, le centre culturel venait d'ouvrir son rideau métallique. Comme
souvent, la jeune femme qui s'occupe de la cafétéria s'y trouvait seule. Les
policiers tuaient l'ennui sur leur téléphone, à l'intérieur de leur véhicule.
La militante kurde témoigne avoir eu très peur lorsqu'un homme, « un Turc »,
visiblement agité, a prestement monté les marches qui mènent au bâtiment sans
que les policiers ne prêtent attention à lui. « L'homme s'en est pris aux
portraits des trois militants assassinés en décembre qui sont exposés en haut
des marches, témoigne le porte-parole du CDKF, Agit Polat. Il a commencé à
donner des coups de pied dedans, dans les portes, ainsi que dans un petit
meuble, en proférant des insultes », confirme le représentant kurde. Il a
également craché sur un autocollant appelant à la libération du leader du PKK, Abdullah
Öcalan, emprisonné en Turquie depuis 1999.
L'incident aurait dû mettre les forces de police en alerte. Pourtant, l'homme
n'a pas été pris au sérieux et les policiers l'ont remis dehors, sans même
contrôler son identité. Ce ne serait finalement que lorsque l'individu leur a
lancé sa chaussure que les fonctionnaires ont décidé de lui passer les
menottes et de l'embarquer. Le CDKF a porté plainte pour « dégradations
volontaires ».
L'identité de cet homme va laisser apparaître un profil particulièrement
inquiétant et un parcours qui soulève de nombreuses interrogations. L'individu,
qui se nomme Osman Görer et qui est de nationalité turque, était en effet
apparu en 2021 sur la scène médiatique avec des révélations
fracassantes. Il avait alors donné une interview à Adem Karacoban, un
journaliste kurde en exil en Allemagne, qui l'avait publiée sur sa chaîne
YouTube. Dans ce long entretien, Osman Görer affirmait être un ancien
mercenaire de la « société militaire privée » turque Sadat… Il
expliquait également avoir joué un rôle le soir du putsch manqué contre
Erdogan, le 15 juillet 2016, à Istanbul. Selon ses dires, il se trouvait
« sur un char », sur le pont du Bosphore, le soir de la tentative de
renversement. La police parisienne a pu constater que « la personne
présente sur la vidéo correspond à l'auteur interpellé, Monsieur Görer ».
Sadat, présentée par le régime d'Ankara comme « le Wagner
turc », est une société militaire privée fondée en 2012 par
Adnan Tanriverdi, un ancien officier de l'armée turque, ancien chef du
département de guerre spécial de l'état-major, écarté dans les
années 1990 pour son fanatisme islamiste. À partir de 2016,
Tanriverdi est nommé conseiller militaire du président Recep Tayyip Erdogan et
Sadat agit dès lors comme une structure parallèle, une officine sous-traitante
du MIT, les services secrets turcs. Les instructeurs de cette organisation sont
très présents en Syrie, ils auraient formé dès 2012 les officiers de
l'Armée syrienne libre (ASL) et, plus récemment, les miliciens islamistes de
l'Armée nationale syrienne (ANS), une coalition de groupes radicaux à la solde
des ambitions régionales turques. Ils sont également présents dans une
vingtaine de pays musulmans, au Moyen-Orient et en Afrique… où les services de
renseignements occidentaux les ont à l'œil.
En Libye, Sadat est venue soutenir le gouvernement provisoire de Tripoli et
former en masse des milliers de combattants. Et selon Feyyaz Öztürk, un ancien
agent du MIT repenti, les structures paramilitaires turques telles que
Sadat seraient également présentes dans les pays européens pour y mener
des opérations de déstabilisation ou d'espionnage. Il faut également souligner
qu'Adnan Tanriverdi était présent dans la délégation officielle du président
turc Erdogan lorsque celui-ci est venu en visite à Paris, en janvier 2018,
à l'invitation d'Emmanuel Macron.
Selon le porte-parole du CDKF, Agit Polat, la communauté kurde était déjà
alertée de la présence possible d'agents de Sadat envoyés sur le sol français,
notamment dans le Sud, pour y menacer les sympathisants du PKK. Une petite
dizaine de numéros de téléphone enregistrés en Turquie et plusieurs profils
d'individus suspects auraient été relevés, et les services de renseignements
français informés.
Les déclarations d'Osman Görer dans cette vidéo en 2021 ont été
largement commentées, en Turquie. Leur véracité est débattue. Selon Adem
Karacoban, l'homme aurait « beaucoup insisté » pour témoigner. Dans
sa vidéo, Görer affirme détenir des photos de sa formation militaire, dans la
partie de Chypre occupée par la Turquie, ainsi que des ordres de virements
bancaires de Sadat, prouvant qu'il a été leur employé. Quoi qu'il en soit, le
fait de retrouver, quelques semaines seulement après une attaque sanglante
contre des militants kurdes du PKK, un homme se prévalant d'un parcours au sein
d'une société de mercenaires œuvrant pour le compte du MIT devrait, au
minimum, mettre les autorités françaises en état d'alerte. Que fait cet
individu sur le territoire français ? Quels sont ses réseaux ?
Pourquoi avait-il 7 000 euros sur lui au moment de son
interpellation ? Le mystère reste entier.
L'individu a été placé depuis le 3 mars à l'Infirmerie psychiatrique de
la préfecture de police de Paris, confirme-t-on de source policière. Mais il
n'a pas pu être placé en garde à vue. Les autorités n'en disent pas plus. Le
porte-parole du CDKF, lui, regrette de ne pas avoir été entendu. À moins de
deux mois des élections qui doivent se tenir en Turquie, les militants kurdes
craignent de subir d'autres attaques. « Je ne sors plus dans la rue sans
avoir peur de me faire abattre », glisse un cadre associatif kurde.
Ce qu’il faudrait peut-être néanmoins
se demander dans notre France qui accueille tant de monde à bras ouvert car pays
des droits de l’homme et du droit d’asile si ce centre démocratique du
KURDISTAN qui a bien pilier sur rue dans là dans la capitale n’est pas la pour
lutter contre son ennemi la Turquie d’Erdogan !?
Car hélas la France ne devrait
pas être un lieu ou tout le monde en désaccord avec son pays voisin les règles
dans notre pays !?
Justement coïncidence la loi
sur l’immigration des étrangers est repoussé par le gouvernement suite à l’alibi
sur la reforme des retraites qui accapare tout son temps et éviter de jeter de
l’huile sur le feu delà dire que cela l’arrange bien il n’y a qu’un pas dans
notre monde politique national avec sa politique hypocrite de plus en plus
habituelle !?
Notre pays et notre société française
allant plus mal un peu plus ou un peu moins cela n’a guère d’importance au
point où il se trouve en politique intérieure et internationale !?
La VEME REPUBLIQUE vieillie
mal c’est elle qui devrait prendre sa retraite car usée obsolète monarchique et
mal gouvernée par un président qui se prend pour un monarque mais réélu par peu
de Français mais suffisant (mais il y en a eu d’autres avant lui car les Français
sont incurables donc qu’ils ne se plaignent pas !?