vendredi 3 mai 2019

Toute vérité n'est pas bonne à dire quand elle touche de fieffés coquins de politiciens élus plus que douteux !


Le livre édifiant qui a fait craquer Isabelle Balkany

VIDÉO. « Balkany, l'impuni » décrit les trahisons du couple levalloisien. L'attaque de trop pour Isabelle Balkany, hospitalisée la veille de sa parution ?

On croyait tout connaître des Balkany, ce couple haut en couleur qui règne depuis 36 ans sur Levallois et les Hauts-de-Seine. Mais en lisant, il y a une dizaine de jours, l'ouvrage de Jean-Charles Deniau tout juste parti à l'imprimerie, nous avons eu l'impression d'être projetée dans l'intimité de ceux que l'auteur appelle « les Bonnie & Clyde de la corruption politique ». En effet, rien n'échappe à la plume acérée (et très bien renseignée) de l'auteur de Balkany l'impuni*, qui commence son récit par la rencontre de Patrick et d'Isabelle, avant de relater leur ascension dans le sillage de Charles Pasqua, la conquête de Levallois, l'âge d'or sarkozyste, jusqu'à la descente aux enfers, sur fond de guerre fratricide avec l'ancien intime du couple, Didier Schuller.
Un texte fourmillant de détails qui fera mal à ceux qui ont confié leur vote à l'édile et à son épouse pendant des années, tout comme il a dû faire mal à Isabelle Balkany. Ce n'est sans doute pas un hasard si c'est le 1er mai, veille de la parution de l'ouvrage, et non à l'ouverture du procès – programmée le 13 mai prochain, que l'épouse de Patrick Balkany a craqué, au point d'être hospitalisée pour une tentative de suicide. Tandis que son mari est présenté en coureur de jupons « à la drague un peu lourde », elle y est dépeinte en « chef de commando » aussi enthousiaste que cynique : « Maintenant, il faut que ça rapporte, se serait écriée devant témoin “Isa” le 6 mars 1983, jour mémorable où Levallois, commune périphérique de l'Ouest parisien, est tombée dans les mains des Balkany. »

Le clientélisme comme doctrine politique Celle qui sait toujours « écouter, chercher une solution, dépanner » et dont « le portefeuille est toujours prêt pour sortir un petit militant de ses ennuis financiers » serait aussi celle qui a érigé le clientélisme en doctrine politique. « Nos administrés sont des consommateurs. C'est la société, c'est comme cela. Ce ne sont pas des êtres éthérés qui vivent dans une ville en leur demandant qu'on parle de grandes idées. Qu'est-ce qu'ils nous demandent ? Une ville propre et sûre, des logements corrects. À partir du moment où vous faites cela, ils votent pour vous », écrit l'auteur. S'il loue « leur gestion de Levallois », qui leur vaut d'être encore très populaires à Levallois en dépit de leurs ennuis judiciaires passés et présents, Jean-Charles Deniau s'étend surtout sur « leur appétit immodéré pour la grande vie ».

Et de raconter : « Chaque été, ils organisent le 16 août, jour anniversaire de Patrick, des fiestas pharaoniques. Comme le dit leur ami Stéphane Collaro : “Patrick réussit même à dépasser ses amis Eddie Barclay ou Tony Murray” dans la débauche des mets, des vins et spiritueux, et des orchestres qui animent ces soirées. L'immense piscine sert de réceptacle à ceux des invités les plus audacieux qui pimentent leur bain de minuit d'ébats... qui n'ont rien à voir avec ceux de l'Assemblée nationale. »

« Avez-vous entendu parler d'un palais dans la Palmeraie ? »

S'ils n'avaient pas trahi Chirac (pour Balladur) d'abord, puis Didier Schuller, en l'empêchant de revenir en politique après ses années de purgatoire, les Balkany couleraient peut-être encore des jours heureux dans l'une de leurs propriétés. Mais, en présentant un candidat face au « repenti » parti à la conquête de Clichy – alors qu'il l'avait assuré du contraire, Patrick Balkany aurait signé le début de ses ennuis judiciaires. C'est en tout cas ce qui ressort de cette conversation rapportée dans le livre.

« “Avez-vous entendu parler d'un palais dans la Palmeraie qui appartiendrait, dit-on, aux Balkany ?” lance, un jour, un médecin d'origine marocaine, présenté à l'élu en campagne par un militant. “Ce qu'a fait Balkany à Schuller est inqualifiable. Si tu peux te renseigner sur cette affaire, ce serait formidable. On en a assez du système Balkany.” Quelques semaines plus tard, le médecin dépose sur la table une enveloppe de papier kraft assez épaisse. Il est écrit : “MAROC – Notaire”. Y figurent deux actes d'achat d'une propriété à Marrakech du nom de Dar Gyucy avec le prix d'achat : 2 750 000 euros, la date de la transaction : janvier 2010. [...] À la simple lecture du dossier, il saute aux yeux que les véritables propriétaires du bien acheté par la SCI Dar Gyucy ont pris grand soin de n'apparaître sur aucun document ni en Suisse ni à Singapour. Mais une facture fait sursauter Didier Schuller. Elle émane d'un transitaire de Casablanca qui a fait parvenir à la villa Dar Gyucy un container renfermant une tonne de meubles. Il connaît bien le nom de l'expéditeur : Bertrand Prestige, une boutique parisienne située près des Champs-Élysées. Elle appartient à une femme qui se présente dans tout Paris comme une cousine d'Isabelle Balkany mais qui est en fait une de ses amies d'enfance. [...] Un premier indice de taille qui lie les Balkany au ryad de Marrakech. Schuller alerte son avocat William Bourdon qui mesure aussitôt l'importance de la découverte et fait parvenir le dossier au juge Renaud Van Ruymbeke. »
Relatée dans l'ordonnance de renvoi, la déposition d'une autre femme, Marie-Cécile B., qui possède une boutique de mobilier de jardin à Marrakech, est tout aussi instructive. Elle déclare sur procès-verbal : « Madame Balkany a acheté à plusieurs reprises du mobilier de jardin chez moi, et j'ai livré ce mobilier dans sa villa. » Elle donne aux policiers un avis de virement de 41 000 euros qu'elle a reçu d'une société genevoise. Il est tiré sur un compte à Singapour nommé, comme par hasard, Himola. La facture est surmontée d'une annotation manuscrite : « Isabelle Balkany ». Un coup dur pour celle qui déclarait aux enquêteurs ne « pas [être] propriétaire de la villa, mise à sa disposition par des amis ».

Indigence intellectuelle et sécheresse de cœur

Dans le message posté sur Facebook avant de tenter de mettre fin à ses jours, l'élue levalloisienne a clairement visé l'auteur du livre, sans pour autant mentionner son nom. « #Jesuisfatiguée de voir certains “écrivains” ou “journalistes” (guillemets de rigueur), sortir de leur hibernation comme les “Scathophaga stercoraria” (les latinistes traduiront), pour se repaître de leur détestation des autres, s'ériger en “juges”, en “moralisateurs”, en “bien-pensants”, se délecter en “pondant” des “sagas” aussi pitoyables que saugrenues et ravager ainsi des vies en provoquant des dégâts affectifs et psychologiques que l'indigence intellectuelle et la sécheresse de cœur ne leur permettent pas de mesurer. » Des termes violents, qui ont ébranlé Jean-Charles Deniau. « J'espère qu'elle va se remettre. Je sais que ce livre arrive alors que le couple est déjà sous pression, mais tout ce qui est écrit est la stricte vérité », souligne l'auteur, contacté par Le Point.
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Qui ont profité d'un système fait pour eux dont ils connaissaient parfaitement les ficelles !

Car pour échapper à une justice laxiste qui protège souvent nos élus par leurs immunités parlementaires entres autres avantages...

Mais c'est toute la famille BALKANY Mr, Mme et fils qui traînent des casseroles depuis des années, il n'y a qu'à lire leur palmarès judiciaire édifiant se démenant pour échapper à une justice d'une lenteur exceptionnelle que l’on voit pour ces politiciens élus très protégés comme d’autres qui sont la honte de nos institutions !

En plus avec leur arrogance P.BALKANY « n'a pas  peur de la prison » c'est lui qui le dit malgré leurs démêlés avec la justice, mais qui ne sont pas un secret, car public :
Patrick Balkany a été impliqué dans plusieurs affaires politico-judiciaires au cours des années
           2000-2005 : affaire des HLM des Hauts-de-Seine (mise en examen pour complicité de trafic d'influence, puis relaxe)
           2013 : usage personnel d'employés municipaux
           2013 : affaire Balkany de blanchiment de fraude fiscale (mise en examen)
           2014 : affaire Bygmalion
           2014 : affaire Balkany de blanchiment de fraude fiscale (nouvelle mise en examen)
           2015 : corruption d'agent public étranger (mise en examen)
           2015 : la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique transmet deux dossiers au procureur financier
           2015 : fraude fiscale (mise en examen)
           2016 : déclarations mensongères de patrimoine (mise en examen) et remise en cause de la gestion de la ville de Levallois-Perret dans un rapport de la Chambre régionale des comptes
           2016 : affaire Panama Papers blanchiment de corruption et de fraude fiscale aggravée (nouvelle mise en examen)
           2016 : soupçons d'abus de faiblesse : une enquête préliminaire est ouverte par le parquet de Nanterre au sujet d'un mariage célébré en 2014 par le maire de Levallois-Perret qui aurait pu aider à libérer une opération immobilière au bénéfice d'un proche de Patrick BALKANY etc...

(Parenthèse : en cette période de crise ou tant de français d’en bas ou de classes moyennes sont en colère à juste titre, cette affaire reflète les tares de notre république bananière comme on l’appelle quelquefois avec certains de ses politiciens bobo nantis et arrogants en plus qui profitent honteusement de leurs avantages indus pour se protéger pendant des années et même frauder sans vergogne !)

Jdeclef 03/05/2019 09h33 LP

jeudi 2 mai 2019

Ces manifestants semble-t-il fuyaient les forces de l'ordre qui les coursaient ?!


Intrusion à la Salpêtrière : un incident « scandaleux », pour Édouard Philippe

VIDÉO. Une enquête a été ouverte alors que plusieurs personnes se sont introduites dans l'enceinte de l'hôpital, en marge du défilé parisien mercredi.

La sûreté territoriale de Paris a été saisie et une enquête a été ouverte, au lendemain de l'intrusion de nombreux manifestants dans l'enceinte de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, a révélé RTL. Alors que la journée de mobilisation du 1er mai était particulièrement redoutée des forces de l'ordre, plusieurs individus en ont profité pour pénétrer dans l'enceinte de l'établissement hospitalier. Au total, une trentaine de personnes ont été placées en garde à vue à la suite de l'événement. La direction de l'hôpital dénonce une « intrusion violente », quand, de son côté, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner parle d'une véritable « attaque ».

Dans le détail, mercredi, peu après 16 heures, alors que les tensions redoublent entre « radicaux » et forces de l'ordre et que le cortège est séparé entre la place d'Italie et le boulevard de l'Hôpital, plongés sous les gaz lacrymogènes, la directrice de La Pitié-Salpêtrière est informée d'une tentative d'intrusion dans l'établissement.
 « Je me suis immédiatement rendue sur place, et lorsque je suis arrivée, la grille était forcée, la chaîne avait cédé, et des dizaines de personnes étaient en train d'entrer dans l'enceinte de l'hôpital », a témoigné Marie-Anne Ruder auprès de France Inter. Parmi les « intrus », des Gilets jaunes et des individus au visage dissimulé, a assuré la directrice de l'établissement, qui a appelé les services de police en raison notamment de « gestes violents et menaçants ». Puis, des dizaines de personnes « se sont précipitées en montant un escalier, en passant une passerelle vers le service de réanimation chirurgicale », qui accueille des « patients particulièrement vulnérables », a déclaré le directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch, sur BFM TV.

Les raisons possibles de cette intrusion

Sur la foi d'images de vidéosurveillance « absolument édifiantes » et qui seront transmises aux enquêteurs, il a décrit la tentative d'intrusion « alors que s'interposaient des infirmières, un interne (...) qui tenaient la porte avec toute la force qu'ils pouvaient avoir en criant « attention, ici il y a des patients » ». Les forces de l'ordre sont arrivées après « une dizaine de minutes » et ont délogé les intrus, selon Marie-Anne Ruder. « Plus de 30 individus ont été placés en garde à vue à la suite de l'intrusion à la Pitié-Salpêtrière », a indiqué le parquet de Paris à l'Agence France-Presse, sans plus de précisions.

En déplacement à l'hôpital, où un CRS a été admis pour une blessure à la tête, le ministre de l'Intérieur a évoqué une « attaque » par des dizaines de militants anticapitalistes d'ultragauche black blocs. « Des infirmières ont dû préserver le service de réanimation. Nos forces de l'ordre sont immédiatement intervenues pour sauver le service de réanimation », a affirmé Christophe Castaner devant la presse. « Je ne connais pas les motivations de cette intrusion inexplicable. Je ne pense pas que ça ait un lien » avec l'hospitalisation du CRS, a estimé Martin Hirsch, qui a annoncé avoir porté plainte. « Je ne les ai pas vus crier à la recherche d'un blessé particulier. Je ne sais pas si c'est une invasion d'hôpital, s'ils fuyaient quelque chose », a-t-il ajouté.
Selon Martin Hirsch, « il n'y a pas eu de dégradations, grâce au sang-froid de l'équipe qui a tenu la porte, et grâce à la police qui est intervenue rapidement ». Ce jeudi matin, invité de Franceinfo, il s'est rendu que la situation aurait pu être bien plus dramatique. « Il aurait pu se produire un drame dont je n'ose même pas imaginer les conséquences », a-t-il déclaré.

Réactions indignées « Intolérable », « inexcusable » : les réactions indignées se sont succédé sur Twitter. « S'en prendre à un hôpital est inqualifiable », a notamment déploré la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, qui doit se rendre sur place jeudi. Plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des manifestants – femmes, hommes, avec ou sans gilets jaunes –, ne montrant pas de signes visibles d'agressivité, stationner dans l'enceinte de la Pitié-Salpêtrière et tout près de l'entrée d'un bâtiment, du côté de l'entrée au numéro 97 du boulevard de l'Hôpital. On y voit également des policiers arriver par cette même entrée 97 et faire ressortir les manifestants vers le boulevard.
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Mais ils ont délibérément forcé la grille cadenassée d’une chaîne dans une entrée annexe de l’hôpital, et surtout ont progressé vers le bâtiment des soins intensifs et de réanimations très sensibles, car hébergeant des malades graves nécessitant des soins très sécurisés !

Merci au personnel de l’hôpital d’avoir protégé en le défendant comme il le pouvait leur unité de soin contre des excités incontrôlables !

Il semble aussi que ces trublions ne supportaient pas les gaz lacrymogènes, mais ce n’est pas pour cela les gaz plutôt le contraire, mais là dans ce cas il faut au minimum resté discipliné dans la manifestation ou alors ne pas y participer on ne les pas pas forcé à venir, mais il faut assumer les risques inhérents à ce type de rassemblements de foule !

Et ne pas venir se plaindre après et heureusement qu’ils ont été stoppés et refoulés, car si cela n’avait pas été fait et qu’ils aient pu pénétrer dans l’unité de soin qu’aurait-on dit ?!

Il y a trop de libertés mal encadrées ou certains se croient tout permis une preuve de plus !

Jdeclef 02/05/2019 13h47LP

Totalement fou cette intrusion dans l'hôpital de la salpêtrière et inexplicable ?!


1er Mai : une intrusion à l'hôpital de la Salpêtrière qualifiée d'« attaque »

En marge du défilé parisien mercredi, plusieurs personnes se sont introduites dans l'enceinte du célèbre hôpital. Christophe Castaner décrit une « attaque ».


L'hôpital de La Pitié-Salpêtrière a été pris à partie, mercredi, en marge du défilé parisien du 1er Mai. Alors que cette journée de mobilisation était particulièrement redoutée des forces de l'ordre, plusieurs individus en ont profité pour pénétrer dans l'enceinte de l'établissement hospitalier. Au total, une trentaine de personnes ont été placées en garde à vue à la suite de l'événement. La direction de l'hôpital dénonce une « intrusion violente », quand, de son côté, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner parle d'une véritable « attaque ». Dans le détail, peu après 16 heures, alors que les tensions redoublent entre « radicaux » et forces de l'ordre et que le cortège est séparé entre la place d'Italie et le boulevard de l'Hôpital, plongés sous les gaz lacrymogènes, la directrice de La Pitié-Salpêtrière est informée d'une tentative d'intrusion dans l'établissement.
Lire aussi Cotta - 1er Mai : le noir l'a emporté sur les autres couleurs

« Je me suis immédiatement rendue sur place, et lorsque je suis arrivée, la grille était forcée, la chaîne avait cédé, et des dizaines de personnes étaient en train d'entrer dans l'enceinte de l'hôpital », a témoigné Marie-Anne Ruder auprès de France Inter. Parmi les « intrus », des Gilets jaunes et des individus au visage dissimulé, a assuré la directrice de l'établissement, qui a appelé les services de police en raison notamment de « gestes violents et menaçants ». Puis, des dizaines de personnes « se sont précipitées en montant un escalier, en passant une passerelle vers le service de réanimation chirurgicale », qui accueille des « patients particulièrement vulnérables », a déclaré le directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch, sur BFM TV.
Sur la foi d'images de vidéosurveillance « absolument édifiantes » et qui seront transmises aux enquêteurs, il a décrit la tentative d'intrusion « alors que s'interposaient des infirmières, un interne (...) qui tenaient la porte avec toute la force qu'ils pouvaient avoir en criant “attention, ici il y a des patients” ». Les forces de l'ordre sont arrivées après « une dizaine de minutes » et ont délogé les intrus, selon Marie-Anne Ruder. « Plus de 30 individus ont été placés en garde à vue à la suite de l'intrusion à la Pitié-Salpêtrière », a indiqué le parquet de Paris à l'Agence France-Presse, sans plus de précisions.

Les raisons possibles de cette intrusion

En déplacement à l'hôpital, où un CRS a été admis pour une blessure à la tête, le ministre de l'Intérieur a évoqué une « attaque » par des dizaines de militants anticapitalistes d'ultragauche black blocs. « Des infirmières ont dû préserver le service de réanimation. Nos forces de l'ordre sont immédiatement intervenues pour sauver le service de réanimation », a affirmé Christophe Castaner devant la presse. « Je ne connais pas les motivations de cette intrusion inexplicable. Je ne pense pas que ça ait un lien » avec l'hospitalisation du CRS, a estimé Martin Hirsch, qui a annoncé avoir porté plainte. « Je ne les ai pas vus crier à la recherche d'un blessé particulier. Je ne sais pas si c'est une invasion d'hôpital, s'ils fuyaient quelque chose », a-t-il ajouté.
Lire aussi EXCLUSIF. Les errements du maintien de l'ordre


Selon Martin Hirsch, « il n'y a pas eu de dégradations, grâce au sang-froid de l'équipe qui a tenu la porte, et grâce à la police qui est intervenue rapidement ». « Intolérable », « inexcusable » : les réactions indignées se sont succédé sur Twitter. « S'en prendre à un hôpital est inqualifiable », a notamment déploré la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, qui doit se rendre sur place jeudi. Plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des manifestants – femmes, hommes, avec ou sans gilets jaunes –, ne montrant pas de signes visibles d'agressivité, stationner dans l'enceinte de la Pitié-Salpêtrière et tout près de l'entrée d'un bâtiment, du côté de l'entrée au numéro 97 du boulevard de l'Hôpital. On y voit également des policiers arriver par cette même entrée 97 et faire ressortir les manifestants vers le boulevard.
Une journaliste de l'Agence France-Presse a également vu à cet endroit des manifestants se réfugier dans l'enceinte de l'hôpital – qui fait plusieurs hectares – pour échapper aux gaz lacrymogènes sur le boulevard de l'Hôpital, avant d'être pourchassés par les forces de l'ordre, et certains interpellés. À ce stade, rien ne permet toutefois de dire si ces personnes visibles sur les vidéos ou celles vues par la journaliste de l'Agence France-Presse sont les mêmes dont ont parlé Christophe Castaner, Martin Hirsch et Marie-Anne Ruder.

Le souvenir de l'hôpital Necker en 2016 Sur les réseaux sociaux, certains ont évoqué une précédente intrusion dans un établissement hospitalier, survenue en 2016 : « Heuu... L'hôpital Salpêtrière aurait été attaqué par des casseurs  ? Comme l'hôpital Necker attaqué par les black blocs  ? » s'interrogeait un utilisateur du réseau social Twitter. « Juste une question, pourquoi des gens qui ont la haine contre Macron ou Hollande s'en prendraient à des gens malades  ? ? ? » ajoutait-il dans son tweet. Le 14 juin 2016, des vitres de l'hôpital Necker-Enfants malades avaient été brisées en marge d'un défilé contre la loi travail à Paris. Le lendemain, l'exécutif mettait en cause la CGT et son « attitude ambiguë » à l'égard des casseurs et menaçait d'interdire les futures manifestations. Les dégâts contre l'hôpital Necker avaient été attribués par les autorités à une « horde » de casseurs, mais les vidéos et les témoignages recueillis par plusieurs journalistes avaient pointé l'« acte isolé » d'un seul manifestant masqué.
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Que cherche ces poignées d'irresponsables en s'attaquant à un hôpital et son service de réanimation ou certains malades sont soignés et lutte pour leurs vies ?!

Il n'y a pas d'excuses ou de justifications valables à de tels comportements impardonnables !

Car ils ont délibérément forcé les grilles de l'établissement hospitalier !

Que cherchaient-t-ils à semer le chaos et l'anarchie, car ces excités étaient composés de gilets jaunes et de casseurs !

Qu’ils ne viennent plus se plaindre de la rudesse des forces de l’ordre dans l’avenir, car ce n’est pas comme cela, qu’elles diminueront !

Cela fait trop longtemps que PARIS subit ces exactions violentes qui pourrit tous les week-ends des français ainsi qu’en province !

Quant à ces trublions dangereux extrémistes de tout poils dont notre gouvernement et nos institutions obsolètes n’arrivent pas à arrêter et à enfermer, et surtout punir sévèrement, car n’ayant pas le courage de réformer vraiment notre justice et son code pénal inadapté qui protège plus les délinquants que les victimes et protégés par des kyrielles d’avocats en plus !

De plus la sécurité s’érode et dégrade la vie quotidienne des français !

Quant au départ d’E.MACRON que certains réclamaient, qu’ils ne rêvent pas, il a été élu régulièrement pour 5 ans et indéboulonnable de par notre constitution et si cela se faisait, cela ne changerait rien sur le fond, avec cette politique de bien-pensant hypocrites de nos politiciens élus, car c’est nous qui votons même si nous le faisons mal, depuis des décennies en faisant du chacun pour soi, dont profitent ces politiciens de tous bords !

Jdeclef 02/05/2019 08h51LP

mercredi 1 mai 2019

Comme d'habitude il y a ceux qui travaillent et font actes de présences normaux


Pour faire travailler les députés, visez leur porte-monnaie

Deux économistes montrent que le meilleur moyen de lutter contre l'absentéisme des députés est de les sanctionner financièrement.


Les parlements sont les piliers des démocraties modernes. Leurs membres élus représentent le peuple, animent des débats sur des questions d'intérêt public, votent et amendent les lois qui régissent la société ; en outre, ils contrôlent le gouvernement au moyen d'audiences et d'enquêtes parlementaires. Les députés constituent ainsi un lien crucial entre les citoyens et les dirigeants. Pour bien s'acquitter de ces missions, les parlementaires doivent régulièrement participer à des séances plénières et à des commissions.
Un fort absentéisme peut donc nuire à la prise de décision et au pouvoir politique. Il est également susceptible de donner l'image d'élus motivés principalement par leurs propres intérêts, inactifs et peu dignes de confiance. Une nouvelle étude réalisée par Maxime Le Bihan et Benjamin Monnery a évalué les effets des sanctions financières sur le taux de présence des députés en France et a conclu à un impact positif.
Pourquoi la France ? Dans ce pays, les députés bénéficient d'une autonomie importante, et les partis peuvent difficilement discipliner leurs élus parlementaires. En pratique, cela semble se manifester par un absentéisme très élevé dans les commissions permanentes importantes (par exemple la commission des Finances ou celle des Affaires sociales) de l'Assemblée nationale. Fin 2008, seulement un tiers des députés, en moyenne, était présent aux réunions de ces commissions, selon l'ONG Regards citoyens. Pour lutter contre ce problème, des sanctions financières ont été instaurées à l'Assemblée nationale en octobre 2009. Les députés qui ne participent pas à un nombre suffisant de séances de leur commission permanente voient leur salaire réduit de 5 % (355 euros sur un salaire mensuel de 7 100 euros) à chaque absence supplémentaire.

Résultats positifs

Le Bihan et Monnery analysent l'effet de ces sanctions sur le comportement des parlementaires, et ce à trois niveaux différents : tout d'abord, les réactions des députés face à l'éventualité de ces nouvelles sanctions ; ensuite, les conséquences d'une réduction de salaire et, enfin, les effets de l'exposition des députés sanctionnés dans les médias. Pour les besoins de leur étude, les auteurs ont compilé des données sur la présence des députés aux séances parlementaires entre 2007 et 2012. Ils ont également recueilli des informations sur leurs activités pendant cette période, notamment le nombre de discours, d'amendements signés et d'apparitions dans les médias.
D'après ces données, les auteurs ont constaté que « l'introduction de sanctions avait eu une incidence importante et durable sur la présence aux réunions des commissions du mercredi matin (environ 40 % de députés en plus) ». La simple mise en place de sanctions avait dissuadé de nombreux députés de s'absenter. Il est intéressant de noter que le nouveau règlement avait également accru la présence à d'autres réunions et activités parlementaires non concernées par les sanctions. En outre, leurs « chiffres montrent une augmentation très importante de la présence aux commissions après une réduction de salaire (+ 50 %) mais aussi une amélioration notable après la divulgation des sanctions dans les médias (+ 20 %) ».

Des questions en suspens

Les auteurs se sont également demandé si la mise en place de sanctions pouvait avoir des répercussions négatives telles qu'une participation moindre lors des discussions des commissions. Ils n'ont pas observé d'effets négatifs. En bref, Le Bihan et Monnery « suggèrent que les sanctions financières et les conséquences sur la réputation des élus sont efficaces pour discipliner les députés sans nuire à leur motivation ». La bonne conception de l'étude réalisée par les deux chercheurs nous permet de mieux comprendre comment discipliner et influer sur le comportement des responsables politiques. Et les différences des taux de présence sont impressionnantes.
L'approche économique choisie pour cette analyse ne nous éclaire toutefois pas sur les implications au niveau politique de cette réduction de l'absentéisme. Bien qu'un taux de présence élevé aux commissions soit certainement une condition nécessaire au bon fonctionnement d'une démocratie, on ne sait pas avec certitude si un nombre supérieur de députés, plutôt que des députés plus compétents, débouche sur une législation de meilleure qualité. Les commissions permanentes de l'Assemblée nationale comptent près de deux fois plus d'élus que les plus grandes commissions du Bundestag. Mais cela signifie-t-il que les commissions parlementaires allemandes produisent un travail de moins bonne qualité que les commissions françaises ?
Par ailleurs, l'étude n'aborde pas la question de la politique de l'absentéisme. Existe-t-il des différences importantes entre les partis ? Si oui, quelles sont-elles ? Sont-elles le fait d'une tendance idéologique ou existent-elles tant au sein du gouvernement que de l'opposition ? Enfin, quels sont les effets d'une plus grande présence à l'Assemblée nationale sur le travail des députés dans leur circonscription électorale ? De nouvelles études permettraient de compléter les conclusions des auteurs et de mieux en connaître les éventuelles conséquences sur le fonctionnement des institutions démocratiques.

Ce qu’il faut retenir

L'absentéisme parlementaire met à mal la légitimité des institutions démocratiques. En France, nos représentants sont particulièrement indisciplinés, ce qui a entraîné l'introduction de sanctions financières en 2009. En étudiant l'assiduité des députés entre 2007 et 2012, les chercheurs Maxime Le Bihan et Benjamin Monnery montrent que la mise en place de sanctions a permis d'augmenter de 40 % la présence des députés aux réunions des commissions parlementaires. Mieux, l'assiduité s'améliorait encore lorsque les sanctions étaient révélées dans les médias.
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Mais on n'est pas comme dans une entreprise dont le patron licencierait les fainéants improductifs !

Surtout que c'est eux qui déterminent le montant de leurs indemnités dont ils profitent très longtemps, car ne se remuant que pour être réélus bien sûr et qui le reste du temps se laisse vivre...

Ces députés au service du peuple dont on voudrait réduire le nombre d'ailleurs une bonne mesure, sans parler des sénateurs dont certains si vieux qu'ils sont à la limite d’être grabataires qui engraisse en faisant la sieste après de copieux repas  !

Alors oui, toucher à leurs indemnités en les diminuant très sensiblement quand il ne remplisse pas assez leurs taches d'élus ou présence à l'assemblée nationale les motiverait en surveillant leurs assiduités jusqu'à leur supprimer s’il le faut en cas de trop nombreux manquement de présence !

Jdeclef 01/05/2019 12h49LP

La grande peur de black block crispe les autorités et leurs forces de l'ordre usées par de longs mois de lutte !


Les errements du maintien de l'ordre

Des débordements sont encore à craindre ce 1er mai. Le gouvernement promet « la plus grande fermeté ». Côté forces de l'ordre, on est fatigué et déboussolé.


Acte ultime : Paris, capitale de l'émeute ». Sur les réseaux sociaux, les appels à un « 1er mai jaune et noir » se multiplient. Épuisés par un mouvement qui n'en finit pas, désorientés par des stratégies erratiques, traumatisés par une série d'épisodes extrêmement violents, policiers et gendarmes se retrouvent une fois de plus sous tension. Le gouvernement et le haut-commandement promettent une réponse « extrêmement ferme », mais les incitations à l'insurrection qui crépitent et se répandent dans la « black-blocsphère » leur font craindre un nouveau « 1er décembre ».
Petit retour en arrière. Ce samedi-là, à Paris, le brigadier-chef Jessy Castane et ses collègues sont sur le pont. Au sens propre du terme puisque ordre a été donné à la 44e compagnie de CRS de Joigny (Yonne) de protéger en garde statique les riches décorations en bronze doré du pont Alexandre-III. « On était là, plantés comme des piquets depuis l'aube, pour empêcher les manifestants de rejoindre l'Assemblée nationaleraconte ce fonctionnaire de 44 ans, dont la moitié de sa vie en service de maintien de l'ordre. Sur les quais, on voyait défiler des types encagoulés. On a tout de suite senti que l'ambiance était électrique. »
Le contre-ordre tombe vers 10 h 30. Rétropédalage : la 44e compagnie est sommée de rejoindre en catastrophe les Champs-Élysées. Paris brûle. Pris d'assaut par un petit groupe de casseurs, le saccage de l'Arc de Triomphe a commencé. Les manifestants maltraitent ses ornements, le monument est tagué, puis pillé, certains parviennent à se hisser jusqu'à son sommet. « Ils étaient à quelques mètres de nous, on les entendait hurler dans les nappes de gaz lacrymogène : "Le premier qu'on chope, on le crève !" Des tirs de mortier, des morceaux de bancs publics découpés à la disqueuse, des boules de pétanque… On a reçu et dégusté comme jamais, jusqu'à 23 heures, relate Jessy. Ils nous attaquaient, on les repoussait, ils revenaient à la charge, on recommençait. L'armurier est venu nous réapprovisionner à même les barricades, je n'avais encore jamais vu ça. On s'en est tiré avec cinq blessés, mais ça aurait pu être pire. » Il ne craint pas de le dire : « On a fait, ce jour-là, les frais de graves erreurs de commandement. » Des erreurs ? « Comme les deux samedis précédents, on nous a maintenus en point fixe, en protection de bâtiments sensibles. » Dans le jargon policier, on appelle ça faire du garde-barrière. « Ça nous a tout de suite semblé absurde, car nous sommes des forces mobiles. On n'a pas compris ce qu'ils faisaient… »
Flottement. « Ils », ce sont les « têtes pensantes » de la préfecture de police de Paris, la PP. Derrière les pupitres de la salle de commandement de la direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC), sur l'île de la Cité, il y a ce jour-là comme un léger flottement. Son patron, Alain Gibelin, n'est pas à son poste. Sous le coup d'une enquête de la police des polices dans l'affaire Benalla, ce fonctionnaire zélé, en poste depuis huit ans, est sous la menace d'un avertissement. Il s'est fait porter pâle. Sur le terrain, c'est la Berezina. Sur l'un des écrans, on voit un policier des compagnies d'intervention de la PP traîné au sol par des black blocs, sans casque et seul à terre, place de l'Étoile ; des Gilets jaunes volent à son secours et lui évitent le lynchage. « On nous a envoyés au casse-pipe, confiera un membre de cette unité. Les CRS gazaient les manifestants, mais on en prenait autant qu'eux. J'avais encore jamais vécu une violence pareille. J'ai vu des collègues prendre la fuite ; certains étaient au bord de la crise d'hystérie. Sur les ondes, on entendait supplier "Venez nous aider, on est encerclés !" sans aucune réponse durant une minute. Autant dire une éternité… »
Le colonel Michael Di Meo commandait les escadrons de gendarmerie mobile déployés dans la capitale. « En concentrant énormément de forces autour des lieux de pouvoir, on avait beaucoup moins de possibilités de manœuvrer pour les exactions », a-t-il expliqué à BFM TV. « Il a tort, lui répond Laurent Nuñez, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur. Nous n'avons pas eu affaire, ce jour-là, à une manifestation classique, mais à une série d'émeutes et d'attaques dispersées. Nous avions besoin de mobilité pour contenir l'ensemble des points chauds, une centaine au total », explique-t-il au Point.

Les victimes des manifestations

1 mort
261 blessures à la tête
23 éborgnés
5 mains arrachées
698 signalements
Il n'empêche… Les scènes de chaos survenues ce samedi 1er décembre sur la « plus belle avenue du monde » mettent au jour les limites et les inconséquences du maintien de l'ordre à la française : cafouillage dans les ordres donnés, confusion des missions d'ordre public et de police judiciaire, hétérogénéité des pratiques… Censée codifier les techniques de « gestion de la foule » et réglementer l'usage de la force, la « doctrine » française paraît aussi fatiguée que les unités chargées de la mettre en pratique. Face à l'irruption d'un nouveau profil de manifestants violents, qui se fondent dans des cortèges eux-mêmes désorganisés, les tenants d'un dispositif plus musclé l'estiment « dépassée ». Les apôtres des principes fondateurs de la « mise à distance », de l'« évitement » du contact physique et de la riposte « strictement proportionnée » se désolent au contraire de la voir ainsi « dévoyée ». Ils défendent la stratégie de « pacification » esquissée dès la fin du XIXe siècle par le ministre de l'Intérieur Waldeck-Rousseau, qui recommandait de ne « recourir à la troupe qu'à la dernière extrémité ». Et citent à l'envi le préfet Grimaud, qui, pour éviter tout bain de sang, en Mai 68, mettait ses hommes en garde dans une circulaire restée fameuse : « Frapper un homme à terre, c'est se frapper soi-même. »
Doctrine. Deux jours après le siège de l'Arc de Triomphe, à l'Assemblée nationale, Christophe Castaner, lointain successeur de Waldeck-Rousseau à l'Intérieur, déclare en bombant le torse : « Nous avons des doctrines qui ne sont plus adaptées à la réalité. »« Doctrine ? Quelle doctrine ? », s'étonne Sébastian Roché, spécialiste de la police et directeur de recherche au CNRS. « La gendarmerie a édicté des principes généraux, les CRS ont les leurs, mais ils ne sont pas précisément articulés. La police me paraît intellectuellement sous-équipée », souligne-t-il. « Faux », conteste à nouveau Laurent Nuñez. « La semaine qui a suivi les événements du 1er décembre, nous avons réuni policiers et gendarmes pour leur présenter les changements de doctrine. Le maître mot et la nouveauté, c'est l'interopérabilité avec des forces lourdes en barrage et des unités plus mobiles, pour plus de réactivité et des capacités d'interpellation plus grandes. On pourra formaliser les choses par écrit, mais la stratégie d'ensemble est maintenant calée. » L'emploi des armes intermédiaires - lanceurs de balles de défense (LBD), grenades de désencerclement ? « La question des sommations méritera peut-être d'être reprécisée, mais les règles d'usage sont claires face à de telles situations de violence urbaine », assure encore le secrétaire d'État.
Pour l'opinion, les médias, comme pour le Défenseur des droits, cette question est devenue centrale. Dans son dernier rapport, le gardien de la « déontologie de la sécurité » prône l'interdiction des LBD sur le théâtre des manifestations. Leur usage est « dangereux » et les risques de mutilation et d'infirmation sont « disproportionnés », écrivait-il dès 2017. Sur un fil Twitter, « Allô, Place Beauvau ? C'est pour un signalement », le journaliste David Dufresne tient un décompte aussi glauque que clinique des manifestants mutilés ou malmenés dans les cortèges de Gilets jaunes : 1 mort(1), 261 blessures à la tête, 23 éborgnés, 5 mains arrachées, 698 signalements. « Depuis les émeutes de 2005 dans les banlieues, on assiste à une remilitarisation des forces et, de fait, à la fin de la spécificité du maintien de l'ordre à la française. Les tirs tendus de LBD n'ont plus rien à voir avec l'ancienne doctrine, qui consistait à montrer sa force pour ne pas s'en servir. C'est une véritable rupture qui ne dit pas son nom et qui mutile », accuse Dufresne, bête noire des syndicats de policiers. Alors que Jacques Toubon, le Défenseur des droits, pointe dans son dernier rapport un « renforcement de la répression », l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat) écrit dans le sien : « On sait combien de personnes sont victimes des guêpes. Les violences policières, on ne sait pas. »
Ces considérations font bondir Jessy Castane, le CRS de la 44e compagnie de Joigny : « Sans les armes, il y aurait eu des morts. Les black blocs veulent casser du flic, ces types sont sans foi ni loi… » Selon le ministère de l'Intérieur, le mouvement des Gilets jaunes a fait 1 630 blessés chez les gendarmes et les policiers. Le mouvement des Gilets jaunes est « extrêmement fragmenté, durable et destructeur, mais il n'a tué personne ; il ne me semble pas que nous soyons dans une situation paroxystique », relativise Sébastian Roché. « Entre 1908 et 1910, Paris et sa banlieue sont le théâtre de manifestations violentes. Les émeutiers attaquent des bâtiments, saccagent le mobilier urbain, brûlent trams et bus, élèvent des barricades et tirent sur les policiers à coups de browning », rappelle l'historienne Anne Steiner dans « Le goût de l'émeute » (L'échappée). Les grèves insurrectionnelles de 1948, les jacqueries de 1961, les marches des sidérurgistes du début des années 1980, le conflit des marins-pêcheurs et l'incendie du Parlement de Bretagne en 1994… La France a connu d'autres accès de fièvre. Plus que son degré de violence, ce sont la durée et la répétition du mouvement des Gilets jaunes qui interpellent le secrétaire national de l'Unsa-Police, le syndicat auquel appartient le brigadier-chef Castane. « Les attaques en règle de 6 heures du matin à 11 heures du soir, on n'avait encore jamais vu ça. On en est au 24e épisode et les Blacks nous promettent un 1er Mai très chaud, puis un acte exceptionnel le 14 Juillet… Quand est-ce que ça va s'arrêter ? Combien de temps allons-nous pouvoir tenir à ce rythme ? » se demande David Michaux, patron des CRS à l'Unsa. « Depuis le 18 décembre, j'ai passé trois week-ends à la maison. On n'en peut plus », illustre un agent de la 23e compagnie (Charleville-Mézières).
Limogé. Le samedi 16 mars, à Paris toujours, Jean-Marie (2), de la 33e compagnie de CRS (Reims), a suivi le saccage du Fouquet's « à la radio ». Il était pourtant en mission. Il se souvient : « On nous avait cantonnés derrière un barre-pont de la gendarmerie, rue Royale, près de l'église de la Madeleine. À aucun moment nous n'avons été appelés en renfort alors que c'est notre cœur de métier. On s'est privés ce jour-là des capacités opérationnelles de 1 000 professionnels. D'où l'incompréhension et la frustration de nombreux collègues. Les mêmes erreurs que celles du 1er décembre ont été commises et le commandement n'en a tiré aucune leçon », fulmine cet agent, vingt-quatre ans de service derrière le bouclier. « Tout ce qu'on avait prévu et mis en place après le 1er décembre n'a pas été appliqué, tente d'expliquer Laurent Nuñez. Les ordres donnés sur le terrain devaient être appliqués sans avoir à repasser par la salle [de commandement]. Ça n'a pas été respecté, on avait pourtant été très clairs là-dessus. »
Michel Delpuech sera limogé deux jours plus tard ; Didier Lallement, main de fer dans un gant de crin, lui succède à la tête de la préfecture de police de Paris. Pour marquer son arrivée, le préfet Lallement fait entrer dans le dispositif les brigades de répression antiviolences (BRAV), symbole d'une gestion plus « dynamique ».« Au cœur de l'événement », quatre groupes de 20 motards transportent un policier des compagnies ou des brigades d'intervention. Aussitôt, certains y voient la résurgence des « voltigeurs motorisés » de Charles Pasqua, démantelés après la mort de Malik Oussékine durant les manifs étudiantes de 1986. « En réalité, rien n'est plus dissemblable, dément un policier des BRAV. Les interpellations ou dispersions se font à terre, aucun coup ne doit être échangé sur les motos. Les brigades d'intervention sont en relation avec le renseignement de la police parisienne (RDPP), qui leur indique les profils fichés ou interdits de manif ; les brigades d'intervention vont alors au contact pour les exfiltrer. » Pour l'heure, « on a raclé les fonds de tiroir côté véhicules, souffle ce fonctionnaire. L'équipement pèse encore trop lourd et on a encore besoin d'entraînement, mais pour les prochaines manifs, de nouvelles motos plus adaptées seront en service », espère-t-il.
Expérimenté pour la première fois le samedi 20 avril, « l'ADN synthétique » sera généralisé le 1er mai. Ces marqueurs chimiques indétectables permettent de retrouver les casseurs, même plusieurs semaines après leurs méfaits. Mélangés aux gaz lacrymogènes ou à l'eau des canons, les peintures mouchardes se déposent sur la peau, les vêtements, et deviennent fluorescentes lorsqu'elles sont exposées à la lampe à ultraviolet.
La nomination de Didier Lallement, réputé pour sa poigne et son tempérament polaire, et ces nouvelles techniques scellent-elles un durcissement de la doctrine d'emploi ? « Oui, clairement », assume Laurent Nuñez. « Face à ces nouvelles formes de violences urbaines, on s'est adaptés tout de suite », plastronne-t-il. « Je n'ai pas vu de changement majeur dans la gestion des opérations, modère pour sa part Sébastian Roché. Le fait que le nouvel homme fort de la PP ait convoqué dans son discours de prise de fonctions Clemenceau, l'homme qui avait fait ouvrir le feu sur la foule, plutôt que l'humaniste préfet Grimaud, illustre une sensibilité certes plus répressive », observe le chercheur.
Dans sa note de service diffusée à la veille de l'acte 23, rebaptisé « ultimatum 2 » par ses inspirateurs en référence à la journée du 16 mars, marquée par l'incendie du Fouquet's, le patron de la PP annonce un renforcement « très significatif » du maintien de l'ordre. Les Champs et le secteur de Notre-Dame bouclés, 227 interpellations rien qu'à Paris, plus de 20 000 contrôles préventifs, une soixantaine de policiers blessés et les nerfs des forces de l'ordre soumis à rude épreuve face aux « Suicidez-vous ! » lancés par quelques « ultra-jaunes », place de la République : ce samedi 20 avril, le dispositif s'est incontestablement durci. « Mais l'idée que l'on ne tire pas sur la foule et qu'il faut protéger la vie des citoyens continue à s'imposer. On reste sur cette ligne même si la pratique est devenue plus instable », analyse Sébastian Roché.
Curseur. Laurent Nuñez a beau annoncer la mise en œuvre d'une nouvelle doctrine, plus dure, en coulisse, on continue à explorer d'autres voies. Entre le modèle de la « police qui fait peur » tel qu'il transpire des discours politiques, et la « théorie de la désescalade », éprouvée dans des pays voisins comme l'Allemagne, où l'on combine renseignement, différenciation des manifestants et nouvelles techniques de communication pour la dispersion des foules (grands écrans lumineux, réseaux sociaux, officiers de liaison…), la France semble ne pas savoir où placer le curseur. « Face aux casseurs, il n'est pas question de désescalade. On ne peut pas laisser les exactions se commettre, point. Les gens qui soutiennent le contraire sont des incompétents, balaie Laurent Nuñez. Des appels extrêmement inquiétants ont été lancés pour le 1er Mai. On n'attendra pas les exactions pour disperser, on ne laissera pas les black blocs se constituer. La réponse sera extrêmement ferme », promet-il.
Des questions subsistent cependant : qu'apportent les grenades explosives et les LBD ? Quelle marge d'autonomie laisser aux unités sans risquer une grosse bavure ? Comment faire évoluer les équipements, disposer d'un renseignement plus affûté ? Elles sont d'abord politiques et le gouvernement se devra d'y répondre§
1. Atteinte par des éléments d'une grenade lacrymogène en fermant ses volets, le 1er décembre, à Marseille, une octogénaire est décédée le lendemain à l'hôpital d'un arrêt cardiaque, sur la table d'opération. L'autopsie a révélé que l'impact facial n'était pas la cause directe du décès.
2. Le prénom a été modifié.
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Ce 1er mai 2019 va être un test, en principe (fête) du travail ..!

Nos gouvernements et leurs dirigeants n'ont pas eu assez de fermeté depuis de long mois et même avant, pour stopper radicalement ces « black block » trublions violents vandales et pillards voyous divers qui ne sont là que pour s’en prendre aux forces de l’ordre et se défouler !

Car en plus, ils s’insinuent en polluant les déroulements des manifestations de contestations diverses autorisées ou non et en ce mélangeant aux manifestants qui ne font que protester régulièrement, comme ils en ont le droit (mais dans le calme !)

Nos dirigeants gouvernementaux jusqu’au plus haut de l’état n’ont pas une fois de plus prit la mesure de ce problème déjà présent le 1er mai 2018 et qui s’est accru jusqu’à maintenant !

Ils ont retenu leurs forces de l’ordre en les empêchant de se défendre et bien qu’ils aient revus leurs erreurs partiellement dernièrement, avec l’arrivée des gilet jaunes, mais tardivement ce n’est pas encore assez efficace, car cela ne suffit pas pour se débarrasser de ces malfaisants, il faut resserrer bien plus les boulons pour se débarrasser de cette plaie et voyoucratie !

Pour cela, il faudrait pour nos dirigeants ne fasse plus de la politique de bien-pensant hypocrite et ne considère pas que nous vivons dans un monde où « tout le monde est beau et ou vive de gentil de bisounours » !

Il faut que notre justice laxiste gagne en sévérité et que notre code pénal inadapté soit revu pour garantir nos libertés de vivre sereinement en sécurité dans nos grandes villes et en province !

Jdeclef 01/05/2019 10h16LP