samedi 2 avril 2022

Oui Mr BARNIER mais que n'avez-vous pas fait pour la


 

Michel Barnier : « Valérie Pécresse peut créer la surprise »

ENTRETIEN. L’ancien commissaire européen détaille la politique étrangère de la France et revient notamment sur son soutien à Valérie Pécresse.

Un temps favori à droite, Michel Barnier fait désormais office de « mousquetaire » pour sa candidate Valérie Pécresse. Attaché à sa famille politique, ce gaulliste convaincu conseille la présidente d'Île-de-France, à la peine dans les sondages, sur les grands enjeux internationaux du moment. Ukraine, Russie, rôle de l'Europe, Alliance Atlantique… Pour Le Point, il revient sur l'actualité et donne son avis sur le scrutin, à huit jours du premier tour. Emmanuel Macron ? Un président solitaire et arrogant. Les chances de la droite de l'emporter ? Ne jamais désespérer avant le coup de sifflet final. L'ancien commissaire européen explique pourquoi, selon lui, l'alternance démocratique est indispensable et fait mine de croire en un hypothétique ralliement de Nicolas Sarkozy : « Ce que je sais, c'est que sa famille politique est importante pour lui. »

Le Point : La guerre en Ukraine a bouleversé les équilibres du continent. L'Europe est-elle à la hauteur de l'enjeu ?

Michel Barnier : Il y a beaucoup de leçons à tirer d'ores et déjà de cette guerre terrible et délibérée. La première, c'est qu'il s'agit d'un électrochoc et qu'il en va de notre sécurité. Le simple fait que la guerre revienne sur notre continent doit nous encourager à être capables d'assurer notre propre défense, avec nos propres forces et aussi en bonne intelligence avec l'Alliance Atlantique (Otan). C'est toute la question d'une défense européenne commune alors que plusieurs pays comme le Danemark, l'Allemagne, la Suède ou la Finlande prennent désormais la mesure de la menace. Quelle part de notre effort national peut-on accorder à une défense européenne ? La deuxième leçon est celle de notre indépendance énergétique. Il faut que nous réduisions notre dépendance multiple à toutes les sources d'énergie et que nous diversifiions nos approvisionnements au-delà de la Russie. C'est là que le pouvoir sortant, celui d'Emmanuel Macron et de son gouvernement, a une lourde responsabilité après avoir baissé la garde sur l'énergie nucléaire pour finir par nous expliquer, à la veille des élections, qu'il s'était trompé. C'est beaucoup de temps perdu.

Qu'est-ce que les Européens n'ont pas voulu voir que les Américains avaient compris ?

Est-ce que les Américains ont compris la gravité de la situation avant nous ? Je ne le crois pas. Il faut revenir en arrière pour remettre en perspective cette guerre incompréhensible et injustifiable dans le contexte plus ancien de l'effondrement de l'URSS. C'est, au fond, le grand regret de Vladimir Poutine, qui en veut, à coup sûr, aux anciens dirigeants soviétiques d'avoir laissé ce système péricliter. Contrairement à ce qui a été dit, au lendemain de l'effondrement de l'URSS, les Occidentaux – américains et européens – ont tendu la main de façon sincère au peuple russe. Je peux même vous rappeler quelques dates : l'entrée de la Russie dans le FMI en 1992, le partenariat pour la paix signé entre l'Alliance Atlantique et la Russie en 1994, l'entrée de la Russie dans le Conseil de l'Europe en 1996 et enfin son intégration au G8… Toutes ces étapes ont été réalisées avec notre accord, tant du côté européen qu'américain. Ce qui a sans doute été sous-estimé, c'est cette rancœur nostalgique de la Grande Russie de la part du premier dirigeant russe. Mais Poutine est aussi à la tête d'un régime autoritaire. Il a un problème avec la démocratie et donc avec l'Union européenne, parce qu'il se méfie de l'attractivité des valeurs et des libertés individuelles sur les peuples en Europe centrale, et sans doute en Russie aussi.

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Paradoxalement, toutes ces crises successives n'ont-elles pas renforcé l'Union européenne, affaiblie par le Brexit ?

L'Europe a toujours avancé à travers des crises. On peut le regretter, c'est dommage, mais c'est comme ça. Depuis quinze ans, il y a eu d'abord la crise financière de 2008, venue des États-Unis, qui a violemment impacté l'Union européenne alors que nous avions baissé la garde en matière de régulation dans un grand vent inconscient d'ultralibéralisme. Les banquiers ont fait ce qu'ils voulaient parce qu'on les a laissés faire. Comme commissaire européen, j'ai moi-même contribué à reconstruire, avec les ministres et le Parlement européen, cette régulation, entre 2010 et 2014, à travers 41 lois européennes. Et puis, il y a eu la crise migratoire et plus récemment la crise sanitaire. Évidemment, je n'oublie pas le Brexit. C'est la volonté délibérée d'un pays membre de l'UE de s'isoler à ses risques et périls. C'est aussi un échec de l'Union européenne. Objectivement, je pense que de toutes ces crises, dont le Brexit, nous sortons plus lucides, unis et renforcés.

L'activisme du gouvernement britannique sur la guerre en Ukraine, associé de près aux sanctions contre la Russie, n'est-il pas la preuve que le Brexit était avant tout une négociation commerciale qui a échoué plus qu'une remise en cause du projet européen ?

Ce n'est pas ainsi que les choses se sont passées. Pour ses protagonistes, Farage ou Johnson, le Brexit était clairement une remise en cause du projet européen, mais cette remise en cause a échoué. Les Britanniques ne sont pas parvenus à remettre en cause le marché unique. D'abord, parce que nous avons été unis, je peux en témoigner, et c'est ainsi que nous avons su préserver le marché unique de toutes les tentatives de détricotage de la part des Britanniques. La négociation commerciale a abouti puisque nous avons conclu un accord de commerce original dans bien des aspects. C'est la première fois, en effet, que nous avons instauré des barrières plutôt que de les réduire. La négociation a atteint son but. Pour la Russie et pour d'autres pays, le Royaume-Uni a toujours été historiquement très actif sur le sujet des sanctions économiques. Il a une diplomatie très active. Tout cela me fait regretter que Boris Johnson n'ait pas voulu négocier, contrairement à ses premières intentions, un accord sur la politique étrangère et la défense que nous lui avions proposé en 2019 pour finalement réduire la négociation à son seul volet économique. Il y a des grands défis globaux comme le climat, la pauvreté en Afrique, le terrorisme, la maîtrise des grands flux financiers qui exigent de notre part une coopération de tous les instants avec notre partenaire outre-Manche.

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Tous les candidats qui se revendiquent gaullistes, dont Valérie Pécresse, plaidaient, avant l'invasion, pour une politique d'équidistance avec Moscou dans une sorte de « ni-ni » diplomatique. C'était une naïveté supplémentaire ?

Soyons lucides sur la sincérité des candidats qui se revendiquent, aujourd'hui, du général de Gaulle. Seule Valérie Pécresse est la candidate de la famille politique héritière du gaullisme. C'est pour cela que je suis à ses côtés. Les autres réclament des bouts du gaullisme avec plus ou moins de crédibilité… Quand Éric Zemmour se revendique du gaullisme, je n'oublie pas qu'il a délibérément mis sur un pied d'égalité Pétain et de Gaulle. Ce n'est pas excusable. Maintenant, tant mieux si l'héritage gaulliste est aujourd'hui partagé. La volonté d'indépendance du général de Gaulle ne signifiait pas l'indifférence aux autres ou la neutralité. La France n'a jamais été neutre. Elle se tient aux côtés de son allié américain, mais nous reconnaissons les autres peuples, dont le peuple chinois ou le peuple russe, et voulons dialoguer avec leurs États. Notre ligne reste la même, à la différence des candidats d'extrême droite, mais pas non plus d'allégeance aux Américains. L'alliance ne signifie pas l'allégeance.

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Vous, président de la République, seriez-vous allé à Moscou sachant que Vladimir Poutine mentait délibérément ?

J'ai approuvé, comme Valérie Pécresse, toutes les tentatives de dialogue pour préserver un canal de discussion avec Vladimir Poutine. Je pense, par contre, qu'il aurait été utile d'y aller plus tôt, dès le tout début de cette année, et de s'y rendre à plusieurs, notamment avec le chancelier allemand, Olaf Scholz, dans une démarche véritablement européenne.

Après avoir été candidat au congrès des Républicains, vous êtes conseiller international auprès de Valérie Pécresse. Au fond, qu'est-ce qui distingue votre projet de celui d'Emmanuel Macron dans ce domaine ?

Il existe bien une ligne permanente de fond dans la politique étrangère de la France, depuis le début de la Ve République. Tant mieux si le président actuel s'est tenu à cette ligne, comme ses prédécesseurs. Cela vaut aussi pour la dissuasion nucléaire, qui est une composante importante de notre indépendance et de notre politique étrangère. Sur le plan extérieur, le président de la République a souvent agi comme il l'a fait à l'intérieur du pays, de façon solitaire et, parfois, arrogante. Je pense que la France n'est pas grande quand elle est arrogante, qu'elle n'est pas forte si elle solitaire. D'expérience, je peux dire que l'influence française dans les affaires du monde ne tombe jamais du ciel, au contraire. Elle se construit patiemment à travers des convictions, des valeurs, de l'attention aux autres, par du jeu collectif. Nous avons, depuis les débuts du quinquennat, plusieurs traces de cette solitude française, d'une « voix singulière » de la France, pour reprendre le mot du général de Gaulle, devenu une voix plus solitaire. On le constate en Libye, au Liban, en Algérie, au Sahel et même dans l'affaire dite des sous-marins australiens. Il faut que la France soit moins arrogante et plus solidaire.

La campagne ne se déroule pas exactement comme prévu, même si rien n'est encore joué. Au vu des mauvais sondages, qu'est-ce qui a manqué à votre candidate pour creuser l'écart ?

Rien n'est joué. Je suis assez sportif et je sais qu'un match n'est jamais terminé avant le coup de sifflet final. Nous allons tout faire pour créer la surprise et Valérie Pécresse a une énergie intacte malgré les coups et les polémiques. Je la trouve remarquable de courage politique et de résilience. Elle démontre dans cette campagne, où rien ne lui aura été épargné, qu'elle possède les qualités pour diriger la France et le sang-froid nécessaire. Ce qui a manqué à tous les candidats jusqu'à maintenant et donc à elle, c'est évidemment un vrai débat. Ce débat est esquivé par le président sortant et ses amis alors même que l'élection présidentielle au suffrage universel est le moment démocratique le plus important de notre vie politique. On peut craindre la réaction en profondeur des Français si ces débats n'ont pas lieu à propos du pouvoir d'achat, de notre endettement excessif, du prix de l'énergie, de la sécurité ou du climat. Les Français ont droit à cette respiration démocratique.

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Vous n'êtes pas sans savoir qu'une partie de la droite lorgne désormais vers Emmanuel Macron en cas de troisième échec successif. Comment jugez-vous ces ralliements tardifs ? Ne s'agit-il pas d'une clarification bienvenue ?

C'est le contraire d'une clarification. Il s'agit en fait d'une grande confusion. Emmanuel Macron, que je connais bien et que je respecte, a fait une erreur en voulant faire le vide entre lui et Marine Le Pen. Il a fait la même erreur au niveau européen en installant l'idée qu'il n'y aurait personne entre ceux qu'il appelle les progressistes fédéralistes, d'un côté, et les populistes nationalistes, de l'autre. C'est faux. Nous sommes là, nous, les partis de la droite et du centre, le PPE, le plus grand groupe au Parlement européen. Et aussi les partis du centre-gauche, nombreux au pouvoir dans des pays comme le Portugal, Malte ou l'Espagne. Ces partis existent alors qu'Emmanuel Macron simplifie les oppositions entre lui et les extrêmes à outrance. Il faut s'en inquiéter pour l'équilibre de la vie démocratique de notre pays. Après la présidentielle, au-delà de cette campagne très singulière, il y a les législatives. Ce sera la deuxième occasion pour les Français de changer de politique et de gouvernement.

Nicolas Sarkozy laisse planer le doute sur un possible soutien à Emmanuel Macron sans faire mystère de son peu d'enthousiasme pour Valérie Pécresse. C'est une faute, de la part d'un ancien président de la République à qui sa famille politique est toujours restée fidèle ?

Lui aussi est toujours resté fidèle à sa famille, comme nous sommes restés fidèles, en retour, à son action. Je fais partie de ceux qui sont restés proches de Nicolas Sarkozy. J'ai été son ministre, mais je ne vais certainement pas parler en son nom. C'est lui qui dira ce qu'il souhaite au moment où il le souhaite. Ce que je sais, c'est que sa famille politique est importante pour lui.

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Soutenir la défendre et l'aider plutôt que de l'ignorer comme l'on fait vos collègues LR peut être parce que c'est simplement une femme à cette primaire débile qui leur a déjà joué un mauvais tour dans la précédente élection !

Par un machisme rétrograde indigne et par des divisions dans leurs rangs se croyant les uns les autres les meilleurs étouffés par leurs orgueils démesurés gonflés comme des baudruches crevées ! 

Qui vont faire disparaitre ce grand parti gaulliste qui a changé maintes fois de noms mais s’est dégradé depuis les derniers quinquennats jusqu’à leur dernier leader N.SARKOZY ex président de la Vème république trainant ces casseroles judiciaires qui n’a même pas voulu soutenir la candidate LR de droite classique désignée dans cette primaire interne de ses adhérents  ou sympathisants de ce parti qui dégringolera comme l’autre grand parti de gauche  PS !

La conséquence c’est que ces partis ringards ne servent plus à rien MACRON l’a bien compris avec son parti fantôme la REM car il faut que les français comprennent que pour l’élection présidentielle les français doivent voter pour élire un homme ou une femme à qui d’ailleurs on donne trop de pouvoir dans cette Vème république monarchique dont la démocratie s’effrite sans cesse  c’est tout, les étiquettes politiques ne sont que des doctrines usées pour cataloguer les français lambda au profit d’un ou d’une seule pour accaparer le pouvoir que ses élus veulent !

Jdeclef 02/04/2022 14h21LP

Il a raison MACRON les Français bêtes comme des pieds vont : Y aller car ils aiment çà ces gogos qui pourtant il dédaigne ou méprise !

 

Emmanuel Macron, un meeting géant pour réveiller sa campagne

Fumigènes, jeux, DJ… À une semaine du premier tour, le candidat sort le grand jeu. Plus de 35 000 soutiens sont attendus samedi à La Défense Arena.

Le 20 mars 1988, Johnny Hallyday chantait pour Jacques Chirac à l'hippodrome de Vincennes. Le 2 avril 2022 à La Défense Arena, pas de star ni de vedette de la chanson annoncée au grand meeting de campagne d'Emmanuel Macron. Pour sa seule démonstration de force avant le premier tour, le candidat à sa réélection occupera seul l'immense estrade hexagonale de la plus grande enceinte d'Europe, cernée de bleu, de blanc, et de rouge pour l'occasion.

Le président doit y prononcer samedi un discours pendant plus d'une heure. Son équipe a prévu une animation digne des plus grands événements sportifs américains. Fumigènes, tifo, DJ, jeux interactifs, chants, écrans géants, goodies… Tout a été pensé pour un « temps de prémeeting interactif », selon la formule de l'un des organisateurs. « Ce sera très dans l'esprit “En marche !”. On veut que ceux qui seront là puissent dire plus tard, “à l'Arena 2022, j'y étais” », décrit très sérieusement un stratège de la campagne.

35 000 personnes attendues

Les équipes du chef de l'État ont battu le rappel depuis plus de deux semaines pour remplir la salle, craignant que la recrudescence des cas de Covid ne décourage certains militants à se rendre à un rassemblement en espace clos. Un élu était encouragé à s'y rendre avec trois invités, les inscrits pouvaient gagner des cadeaux. Une quarantaine de bus ont été affrétés de toute la France.

À la veille de l'évènement, le QG de campagne affirmait que plus de 35 000 personnes avaient confirmé leur venue, dont 2 000 élus et 520 journalistes. Parmi les personnalités politiques qui seront présentes, les anciens Premiers ministres Jean-Pierre Raffarin et Édouard Philippe sont annoncés. Les soutiens d'Emmanuel Macron seront placés dans les gradins et dans la fosse.

Emmanuel Macron ou la campagne « par-dessus la jambe »

« C'est un moment important en termes d'image et d'énergie, surtout dans la dernière ligne droite », indique Aurore Bergé, députée La République en marche et porte-parole. Ce meeting géant a surtout été conçu pour « donner envie », « créer de l'enthousiasme » dans une campagne qui en manque cruellement, marquée par la crise du Covid puis la guerre en Ukraine. Le candidat « donnera la magie de 2017, même si elle est différente après cinq ans au pouvoir », fait savoir un conseiller de l'exécutif.

L'objectif est de mobiliser son camp, tandis que l'abstention pourrait battre des records et que l'écart de second tour face à Marine Le Pen se resserre dans les sondages. « Ce serait une belle connerie de croire qu'on est qualifié pour le second tour. Le plus grand danger que nous courons est celui de croire que c'est acquis. Il n'y a pas la même passion qu'il y a cinq ans », note un ministre. « Ce resserrement est une bonne chose, car il y a une forme d'apathie dans nos rangs », constate un cadre de la campagne.

Changement de stratégie

Jusqu'ici, plusieurs dizaines de réunions publiques ont été organisées en soutien à Emmanuel Macron, animées par ses ministres et députés. Ceux-là ont pris conscience que les salles étaient loin d'être remplies, et que le public, s'il se déplaçait, était amorphe. Même à Nice, le 23 mars, où Édouard Philippe était pourtant la tête d'affiche. Au point d'encourager l'état-major de la campagne du président-candidat à revoir sa stratégie.

« Les meetings, ce n'est plus à la mode », disaient les responsables macronistes, il y a encore moins d'un mois. Agiter des drapeaux et acclamer un candidat était considéré comme « en décalage » avec le retour de la guerre aux portes de l'Europe. L'entourage du locataire de l'Élysée a finalement jugé qu'il était impossible de faire l'économie d'un passage obligé de toute campagne présidentielle.

Présidentielle – Emmanuel Macron : « Je suis un challengeur »

Pendant son intervention, Emmanuel Macron doit parler « bilan, programme, personnalité ». Comme lundi à Dijon et jeudi à Fouras, le candidat se montrera à l'offensive contre ses adversaires, « le tandem » de l'extrême droite en particulier. « On va taper là où ça fait mal contre Marine Le Pen. Sur l'économie notamment, car son programme ne tient pas la route », annonce-t-on. « Le président doit mettre en lumière des traits de caractère, comme la proximité, son humanité », encourage un parlementaire. Sur le plan programmatique, le candidat pourrait développer une ou deux mesures supplémentaires, notamment sur les institutions et surtout projeter un récit sur la vision du pays, point faible de sa conférence de presse. « Il donnera à voir son rapport au progrès, à l'émancipation, sa méthode. »

D'ici au 10 avril, le favori des sondages pourrait effectuer deux à trois déplacements, « pour accroître son avance de premier tour ». La Bretagne, les Hauts-de-France, la région parisienne et la Normandie font partie des options. Emmanuel Macron a également prévu plusieurs interventions médiatiques, sur France Inter, RTL et TF1.

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Se bousculer à ce type de meeting spectacle car ils adorent cela comme quand il vont à des matchs de rugby au tournoi des 6 nations ou ils remplissent le stade de France avec 80000 fans chauffés à blanc !

En plus même si les sondages orientés médiatiques le donnent au coude à coude avec M.LE PEN ! (Ce que soi-disant les Français ne voulaient pas revoir !?)

On a vu avec le meeting de ZEMMOUR ce nouveau venu mais extrémiste (de  droite comme il le dit)  qui avait réuni une foule importante ce polémiste télévisuel déjanté arrivé comme les cheveux sur cette soupe aigre et tournée de cette opposition de politiciens de tous bords usés médiocres connus et trop vu dans ce passé politique de ses partis ringards incapables de s’unir à l’intérieur de ceux-ci comme LR de cette droite dite classique obligé de faire une primaire débile qu’il leur a couté déjà un échec en 2017 bien que les français avait rejeté leurs leaders  !

Donc notre président sortant va encore faire un discours fleuve ou il promettra la lune et les étoiles par des annonces multiples qu’il ne pourra pas tenir et que ces gogos avaleront comme purge sans sourciller en l’acclamant et bien sûr hyper protégé par un service d’ordre musclé en tant que président de la république sortant pour éviter tout dérapage ( comme au Trocadéro !?)

Les français lambda aiment les aboyeurs de foire de tous bords c’est un de leur défauts et se plaignent après du résultat car votant toujours aussi mal depuis 40 ans le cas de M.LE PEN la récidiviste qui se représente encore depuis ces derniers quinquennats est la carte de visite des électeurs sans imagination pleutres râleurs versatiles mais surtout craignant le risque du lendemain !

De plus l’abstention bien sur devrait encore grimper car beaucoup se disent pourquoi aller voter on revoit toujours les mêmes on peut les comprendre !?

Jdeclef 02/04/2022 10h45LP


vendredi 1 avril 2022

Non pas encore mais si les occidentaux laissent trop trainer cette crise :

 

La troisième guerre mondiale a-t-elle vraiment commencé ?

Vulnérabilité des États-Unis, montée en puissance de la Chine, crainte de Poutine… Outre-Atlantique, éditorialistes et essayistes brisent les tabous.

Certes, l'invasion de l'Ukraine par la Russie, le 24 février, n'a pas pris exactement Washington de court. Avertis par leurs « grandes oreilles » de son imminence, les Américains avaient prévenu les capitales européennes, alors incrédules, plusieurs semaines à l'avance. Cependant, l'événement a quelque peu décontenancé les experts américains en relations internationales. Ce n'était pas de ce côté que leur attention était principalement tournée. Ils étaient obsédés par la montée en puissance du rival chinois et souvent inquiets de la faible capacité des États-Unis à y faire face. Ils s'alarmaient, en particulier, de l'érosion de la puissance navale des États-Unis et de la vulnérabilité des câbles sous-marins (voir le livre de Bruce D. Jones To Rule the Waves. How Control of the World's Oceans Shapes the Fate of Superpower). Un sujet redevenu d'une brûlante actualité.

Dans la revue Foreign Affairs, le théoricien « néoréaliste » John Mearsheimer a lancé un débat, qui ne cesse de rebondir, sur la meilleure manière de contenir l'irrésistible montée en puissance de la Chine. Les partisans de l'ordre libéral international, écrit-il, de George Bush à Barack Obama, ont fait entrer le loup dans la bergerie avec l'espoir insensé que Pékin se coulerait dans le système international conçu par les Occidentaux et que la Chine se libéraliserait. Ils ont ouvert à Pékin les portes de l'OMC, investi massivement en Chine et procédé à d'importants transferts de technologie pour permettre à l'empire du Milieu de se développer rapidement. Mais la politique de Xi Jinping est autoritaire à l'intérieur et révisionniste sur la scène internationale. Et il entend bien profiter de la démographie et de la richesse chinoises pour dominer l'Asie et en chasser les Américains.

Guerre en Ukraine – La méthode Reagan pour vaincre la Russie

C'est Donald Trump qui a enfin compris d'où venait le danger, écrit Mearsheimer, et il a remplacé la stratégie du contrat (engagement) par celle de l'endiguement (containment). Joe Biden va-t-il poursuivre dans cette voie ? Mearsheimer en doute. Dans le camp démocrate, on relève avec ironie le rapide changement de ton des trumpistes sur la guerre en Ukraine. Après avoir qualifié l'invasion du pays de « coup génial » de Poutine, Trump a fait machine arrière et accuse à présent… Biden d'avoir encouragé l'agression par sa faiblesse. La majorité des élus républicains du Congrès jugent la réponse de Biden insuffisante. Mais des personnalités de l'ultradroite, comme l'animateur de Fox News Tucker Carlson ou la jeune éditorialiste noire Candace Owens, persistent à relayer certains thèmes de la propagande poutinienne.

Trois défis militaires simultanés

Le journaliste britannique vedette Gideon Rachman, auteur du très remarqué Easternisation. War and Peace in the Asian Century, prédit depuis longtemps que l'hégémonie des Occidentaux sur le monde touche à son terme et que l'ancienne mondialisation (où tout le monde était gagnant) a changé de nature : les blocs commerciaux vont de plus en plus entrer en conflit pour l'accès aux ressources et aux marchés. Dans le Financial Times du 13 décembre 2021, il annonçait l'attaque de la Russie contre l'Ukraine. Au cours de l'année 2022, estimait-il, les États-Unis pourraient bien se trouver devant la mission, impossible pour eux, de faire face à trois défis militaires simultanés : en Ukraine, à Taïwan et au Moyen-Orient. La Russie, la Chine et l'Iran sont trois puissances qui entendent dominer leur région et justifient leurs ambitions territoriales en se prévalant de liens ethniques ou religieux avec leurs cibles. Mais c'est du côté de la Russie, estimait-il, que la mèche est la plus courte et que la bombe devait exploser en premier. Quid de Taïwan ?

La Chine à la croisée des chemins

La Chine n'est pas considérée comme une menace imminente : Xi Jinping espère être reconduit dans ses fonctions à la tête du parti unique et de l'État lors du 20e congrès, cet automne. Ce n'est pas le moment de lancer contre Taïwan le genre d'opération dans lequel Poutine s'est embourbé en Ukraine. Certains experts, comme Stephen S. Roach, comptent même sur Pékin pour négocier un accord de paix entre la Russie et l'Ukraine. Certes, remarque cet ancien directeur de Morgan Stanley devenu professeur à Yale, Xi Jinping a signé avec Vladimir Poutine, le 4 février, un accord de coopération qui lie leurs deux pays dans un « partenariat privilégié ». Mais la Chine est mal à l'aise, observe Evan Feigenbaum. D'un côté, elle prêche les principes de strict respect des souverainetés nationales et de non-intervention dans les affaires intérieures des États. De l'autre, sa propagande relaie tous les éléments de langage de Poutine : provocations de l'Otan, laboratoires secrets de guerre bactériologique américains en Ukraine, etc. Si la Chine veut démontrer qu'à la différence de la Russie elle n'est pas une puissance disruptive mais qu'elle est désireuse d'assumer les responsabilités mondiales qui vont avec sa puissance, il lui revient d'obtenir un cessez-le-feu. Par la suite, elle pourrait convoquer un sommet du G20 et prendre la tête d'une coalition de pays désireux de reconstruire l'Ukraine.

La nouvelle guerre froide sera bien pire que l’ancienne.Mary Elise Sarotte, « The New York Times »

Terrifiante tribune de Mary Elise Sarotte dans le New York Times. Cette historienne des relations internationales au XXe siècle estime que « la nouvelle guerre froide sera bien pire que l'ancienne ». Les pilotes des armées de l'air de l'Otan et du pacte de Varsovie, explique-t-elle, avaient mis au point certaines procédures destinées à éviter que leurs rencontres inopinées dans le ciel de l'Europe ne débouchent sur des affrontements. D'une manière générale, des codes de comportement tacites, adoptés par les dirigeants des deux blocs, rendaient les comportements prévisibles. Tel n'est plus le cas. Et la guerre en Ukraine peut déborder, à tout moment, vers les pays voisins. En outre, toute une panoplie d'armes nouvelles, qui vont des missiles hypersoniques russes aux outils de la cyberguerre, peut être mobilisée séparément et entraîner des réactions sur d'autres plans dans une spirale incontrôlable de montée vers les extrêmes.

Poutine terrifie l’Occident.Bret Stephens, « The New York Times »

Dans le même journal, le commentateur Bret Stephens préfère comparer l'invasion de l'Ukraine par Poutine à celle de la Pologne par Hitler, en septembre 1939. Un certain nombre de signes avant-coureurs avaient précédé le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale : remilitarisation de l'Allemagne, Anschluss de l'Autriche, crise des Sudètes. Sous nos yeux, Poutine a envahi la Géorgie, annexé la Crimée, détruit Alep sous les bombes… Ne rencontrant aucune résistance, il a estimé qu'il pouvait tout se permettre et détruit, à coups de bombes et de missiles, des villes ukrainiennes. Par crainte de déclencher une troisième guerre mondiale, l'Otan a refusé à Zelensky l'interdiction aérienne du ciel de son pays. Mais « notre aversion proclamée pour la confrontation est, pour la Russie, une invitation à l'escalade et non une dissuasion ». Poutine « terrifie l'Occident. Et ses compagnons de route, à Pékin, à Téhéran et à Pyongyang, en prennent bonne note ».

Guerre en Ukraine : « Poutine a fait effraction en Occident »

Harold James, historien britannique enseignant à Princeton, a appelé à mettre fin à toute importation de gaz et de pétrole russes. Si l'Europe ne veut pas que ses vertueuses proclamations sonnent faux et soient perçues comme hypocrites, elle doit mettre ses actes en accord avec ses principes. Certes, une réduction drastique de nos approvisionnements énergétiques se traduirait par une récession économique. Mais, à voir la manière dont se comporte l'armée russe en Ukraine, le coût d'une possible guerre avec la Russie se révélerait bien plus élevé.

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Non pas encore mais si les occidentaux laissent trop trainer cette crise :

Ukrainienne çà risque de vraiment de déraper !

Il faut éliminer ce dictateur qui se prend pour un Tsar de l'ex-empire russe qu'il veut reconstituer par obsession paranoïaque, craignant cet épouvantail, l'OTAN !

Car un homme qui a peur parce que n'arrivant pas à ses fins est plus dangereux !

La Chine du temps de l'URSS était proche de la Russie car c'était un pays communiste mais XI JINGPING est surtout un affairiste qui a besoin de clients nombreux et là les occidentaux sont fiables son intérêt n'est pas de faire la guerre à l'Europe voire surtout aux USA et dans la zone pacifique pour simplement TAIWAN !

Pour l'instant POUTINE est encore seul il faut qu'il le reste ou disparaisse au mieux pour éviter qu'il déborde dans sa folie expansionniste !

Sans quoi là il faudra se défendre mieux qu'on le fait et notamment en FRANCE avec notre petite armée que l'on a trop diminué depuis 20 ans croyant à notre bouclier défensif nucléaire et cesser de parler pour ne rien dire avec Poutine comme le fait notre président sortant que l'on risque de garder en plus 5 ans pas à la hauteur de ce problème qui le dépasse (comme d'autres d'ailleurs depuis son quinquennat qui se termine !)

Chaque jour qui passe est un danger qui augmente, il faut que les Français pour leur sécurité y pensent ainsi que tous les européens occidentaux les USA avec cet OTAN !

Notre malchance c’est cette campagne électorale déplorable qui brouille tout dans notre pays et qui freine toute décision internationale et intérieur pour nous protéger plutôt que de faire des bavardages stériles creux macronien !

Jdeclef 01/04/2022 16h12


Écœurant ces politiciens de tous bords qui changent sans cesse d'opinions : Il n'est pas si étonnant que les français ne savent plus pour qui voter et de fait votent mal où s'abstiennent de plus en plus !

 

Présidentielle : Édouard Philippe estime que Marine Le Pen peut gagner

Le maire du Havre a indiqué qu’en cas de victoire des « extrêmes » à l’élection présidentielle, il se « poserait la question d’aller aux législatives » en juin.

L'ancien Premier ministre Édouard Philippe, soutien d'Emmanuel Macron, redoute « cinq années difficiles », quel que soit le résultat du scrutin présidentiel, dans un entretien au Parisien et affirme que « bien sûr Marine Le Pen peut gagner » l'élection, a-t-il dit jeudi 31 mars. « Bien sûr, Marine Le Pen peut gagner », mais, « si elle gagnait, les choses seraient, croyez-moi, sérieusement différentes pour le pays. Et pas en mieux. Son programme est dangereux », pointe l'ancien chef du gouvernement, qui note que, « par comparaison », « la très grande agressivité d'Éric Zemmour semble adoucir » la fille de Jean-Marie Le Pen.

Le maire du Havre a par ailleurs indiqué qu'en cas de victoire des « extrêmes » à l'élection présidentielle, il se « poserait la question d'aller aux législatives » en juin. L'ancien ténor de LR, qui avait rejoint Emmanuel Macron après son élection de 2017 et qui a depuis fondé son propre parti, Horizons, dit par ailleurs « craindre une forte abstention » au scrutin d'avril. « À cet électeur, je dirais que sa vie et le destin du pays ne seront pas du tout les mêmes si Emmanuel Macron reste président ou si Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon le deviennent », fait-il valoir, jugeant « insupportables les gens qui vous expliquent qu'avec eux tout sera simple et facile ».

« Lorsque je vois les douze candidats, je me dis que le président de la République est, de loin, le mieux à même d'affronter ces difficultés », souligne-t-il encore en estimant qu'« Emmanuel Macron a raison de dire la vérité aux Français, même si ce n'est pas populaire », notamment quant au projet de réforme des retraites. Interrogé sur l'opportunité de « tendre la main à des personnalités de la droite modérée, comme Valérie Pécresse et Xavier Bertrand », en cas de réélection, l'ancien Premier ministre a invité à ne pas « tirer de plans sur la comète », mais glisse qu'il n'a « jamais pensé qu'on ne pourrait pas travailler avec la droite modérée et républicaine, au contraire ».

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Cesse d’opinions au gré du vent politique du moment !

Lui n'est pas mal dans ce rôle de girouette en faisant mine de dire et montrer

Qu’il soutient MACRON qu'il aurait bien voulu remplacer!?

Là on voit encore ce que valent les politiciens de tous bords et notamment ceux de cette droite LR qui vendraient leur âme pour retrouver un pouvoir perdu mais qui ne rejetteraient pas complètement la vraie droite extrême, à la rigueur s’ils pouvaient se replacer dans le rang des vainqueurs pour remplacer le parti fantôme la REM une ineptie de godillots incompétents inféodés au président sortant !

Cette droite classique LR qui « coure comme un chien après sa queue » et qui change de sigle à chaque fois pour faire croire qu’elle se rénove mais qui comme le PS et leurs vieux leaders usés Hollande entre autre ou pour LR  Sarkozy le traineur de casseroles et ses acolytes dont certains condamnés en justice pour leurs magouilles tout comme lui glisse vers le fond de ses partis ringards que les français ne veulent plus et qui n’ont rien compris avec leurs leaders rejetés par les français lors de leurs primaires stupides !

Tout cela ne fait que montrer que cette classe politique française est finie et si la droite extrême remporte l’élection c’est que les français qui votent si mal se résigneront à se débarrasser de cette ancienne classe politique dite classique et de MACRON qu’ils croyaient nouveau et dynamique mais qui en fait est le même politicien que tous les autres mais encore plus bavard issu du même moule !

Mais qu’ils ne rêvent pas trop ces électeurs ils se dégonfleront comme des baudruches crevées le contraire serait un miracle et le changement sera pour 2027 !

Jdeclef 01/04/2022 13h54


Ce revirement au sujet de ces problèmes de religions qui augmente sans cesse : Est une plaie ouverte que l'on n'arrive pas à fermer encore à cause de nos dirigeants qui ne nos protègent pas assez !

 

Pour fermer une mosquée, prouver la radicalité d’un imam ne suffit pas

Alors que le tribunal vient de refuser à l’État la fermeture temporaire de la mosquée de Pessac, à quelles conditions le gouvernement peut-il interdire un lieu de culte ?

La jurisprudence ne doit pas être appliquée dans le domaine mystique ou religieux !

Il faut consulter tous les Français en posant la question par référendum doit on tolérer des religions qui ne respectent pas les lois de la république en faisant passer leurs dogmes avant celles de la France républicaine et donc interdire leur prosélytisme ou prêches contre ceux qui croient à d’autres religions ou simplement ne croient à rien dans les lieux culturels pratiquants ces religions ou dans la vie publique car la laïcité française ne protège pas assez le peuple !?

En 2017, sortie de l'état d'urgence, la France décide de modifier sa loi de manière à pouvoir, sous certaines conditions, fermer des « édifices cultuels ». Après la vague d'attentats subie par le pays, l'objectif est de prévenir des actes de terrorisme. Comprendre : faire la chasse aux radicalisés, frapper administrativement toutes les mosquées soupçonnées de diffuser un islam non conforme à nos valeurs. Sur son blog, l'avocat Éric Landot dresse un panorama intéressant de la jurisprudence de ces dernières années.

Premier enseignement : l'État, sous réserve de fournir aux juridictions les fameuses notes blanches des services de renseignements (des documents non signés qui rapportent souvent des propos invérifiables et qu'il faut croire sur parole), obtient presque toujours gain de cause. Le juge des référés se contente alors bien souvent de valider la fermeture d'une mosquée au motif que les notes blanches fournies par la préfecture, et censées démontrer l'existence de prêches violents incitant à la haine, lui apparaissent circonstanciées.

Un critère de fermeture : la provocation à la violence et à la haine

En janvier 2018, le Conseil d'État, amené à se pencher sur la légalité de la fermeture d'une mosquée marseillaise, se justifie de la même manière : « Il résulte de l'instruction et d'une note blanche du 3 novembre 2017, précise et circonstanciée, qui a été versée au contradictoire, que la mosquée Es-Sounna a diffusé, à travers les prêches de son imam, M. B., également président de l'association requérante gestionnaire de ce lieu de culte, dont certains sont publiés sur son site Internet, des appels à la haine et à la violence contre les chrétiens, les juifs, les chiites et les personnes adultères, en des termes particulièrement explicites. »

Presque trois ans plus tard, en janvier 2020, le Conseil d'État doit de nouveau se prononcer, cette fois-ci sur la fermeture temporaire de la mosquée de Pantin. Sur sa page Facebook, cette dernière avait en effet publié la vidéo du père d'une collégienne se plaignant de l'enseignement sur la liberté d'expression du professeur Samuel Paty. Pour les enquêteurs et le Conseil d'État, cette vidéo, très relayée, avait créé un climat délétère, ouvrant la voie à l'assassinat terroriste de l'enseignant, et propageant l'idée que « les autorités publiques mèneraient en France un combat, notamment au sein de l'Éducation nationale, contre la religion musulmane et ses pratiquants ». Le fait de relayer cette vidéo constituerait ainsi « une provocation à la violence et à la haine ».

INFO LE POINT. Au Mans, une mosquée fermée pour des soupçons de radicalisation

À l'époque, le Conseil d'État appuie également sa décision sur l'extrémisme religieux de l'imam de la mosquée, connu pour son prosélytisme et son radicalisme – il a été formé au Yémen – et qui a scolarisé ses enfants dans une école clandestine caractérisée par un encadrement assuré « par des femmes vêtues de jihab et de hidjab, le port du voile pour les filles et l'utilisation d'un ouvrage de propagande islamique interdit aux mineurs en raison des termes violents employés à l'encontre de personnes ne pratiquant pas l'islam ». En clair, la mosquée n'est pas directement fermée à cause des prêches qui s'y tiennent mais en raison du profil des personnes qui y évoluent.

Des critères très larges…

L'ordonnance rendue fin décembre 2021 par le tribunal administratif d'Amiens tend à confirmer cette jurisprudence. Ainsi, le fait de ne pas retirer suffisamment vite un prêche extrémiste mis en ligne sur le site de l'association gérant le lieu de culte peut suffire à justifier sa fermeture. De la même manière, si un responsable de l'association ou un imam tient des propos incitant à la haine, à la violence ou à la discrimination en lien avec le risque de commission d'actes de terrorisme, il s'expose à une fermeture de la mosquée où il officie, qu'importe qu'il ait tenu les propos dans son enceinte, dans les médias ou sur les réseaux sociaux.

Le 22 mars dernier, le tribunal administratif de Bordeaux a cependant rendu une décision à contre-courant, refusant de fermer la mosquée de Pessac, comme le réclamait la préfecture. « Le juge des référés retient que, malgré leur caractère critiquable, les publications ayant motivé cette fermeture ne présentaient pas un caractère extrémiste au point de provoquer, par la haine et la violence, à la commission d'actes de terrorisme », selon un communiqué du tribunal administratif.

La préfecture estimait, quant à elle, que « l'association gestionnaire de ce lieu de culte et le président de celle-ci diffusaient sur les sites Internet et réseaux sociaux des messages et relayaient des écrits de tiers de nature à provoquer à la violence, à la haine ou à la discrimination, susceptibles d'encourager à la commission d'actes de terrorisme ».

Une décision à contre-courant

Le tribunal administratif ne le conteste pas, mais relève que la mosquée « a supprimé de son site Facebook les publications […], en particulier celles présentant un caractère haineux à l'égard de la communauté juive. Ces suppressions sont certes récentes, comme le fait observer la préfète de la Gironde, mais l'association a pris des mesures pour éviter le renouvellement de telles provocations à la haine en procédant au remplacement du gestionnaire du site, par ailleurs président de l'association, et en désignant un modérateur afin d'assurer audit site une bonne tenue », peut-on lire dans l'ordonnance.

De la même manière, il n'est pas établi que les imams radicaux invités à intervenir à la mosquée de Pessac ont tenu, dans l'enceinte du lieu de culte, des « propos extrémistes de nature à encourager la haine et la violence à l'encontre des non-musulmans et un engagement dans le "djihad" ». Surtout, écrivent les juges, « il n'est certes pas contestable, au vu des pièces produites, que l'association ou son président ont publié régulièrement sur ses sites ou sur les réseaux sociaux des textes de tiers, aux thèses desquels ils se sont associés de manière évidente, qui, adoptant une posture volontairement victimaire, rendent les institutions françaises, y compris les juridictions, le personnel politique, voire la société française dans son ensemble, responsables d'un prétendu climat d'islamophobie ».

Mais, ajoutent les magistrats, ces écrits, qui « instillent également la nécessité d'un repli identitaire », ne font pas « directement ni même indirectement l'apologie d'actions de guérilla religieuse ». S'ils semblent en opposition avec nos principes de liberté d'expression et de laïcité, ces documents ne peuvent donc être lus comme incitant à la haine avec le risque de commission d'actes de terrorisme. Idem lorsque l'association gérant la mosquée ou son président tient des propos complotistes, outranciers, comparant la situation des musulmans à la communauté juive dans les années 1930. Si ces « faits caractérisent un positionnement qui s'affranchit volontairement des valeurs républicaines », ils ne constituent pas une incitation à la haine.

Un revirement de jurisprudence ?

L'argument semble ici moins en adéquation avec la jurisprudence du Conseil d'État de janvier 2020 sur la fermeture temporaire de la mosquée de Pantin. « Cette décision constitue un véritable revirement et permet de marquer le pas sur les fermetures injustes qui se sont succédé depuis ces dernières années », a réagi l'avocat de l'association, Me Sefen Guez Guez. Le juge a trouvé une « ligne juridique d'équilibre », réagissait pour sa part dans La Croix l'avocat Vincent Brengarth. Le ministère de l'Intérieur ne compte pas en rester là : un appel a été formé. 

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cesse est une erreur de plus de nos gouvernements dirigeants et institutions comme notre justice laxiste bornée qui ne peut s'accorder avec le régalien depuis des décennies et nous protège mal  !

Et qui indirectement favorise l'insécurité dans ces zones que l'on appelle de non droit car dans celles-ci on y applique la loi islamiste la charia en lieu et place des lois de la république !

Et on muselle sur certains la liberté d'expression que ce professeur enseignait et qui a été assassiné avec barbarie inqualifiable par ses fous de dieu soi-disant dont on instruit enfin le procès des présumés coupables, tout comme on n’a pas encore fini avec ce procès fleuve des attentats de 2015 sans compter les autres après dans notre pays gouverné par des dirigeants pratiquant le politiquement correct hypocrite !

Sans compter à l’étranger notamment en ISRAEL qui vient de subir une recrudescence d’attentats d’arabes israélien mais islamistes mais eux les juifs ils y sont malheureusement habitués depuis la création de l’état hébreu en 1947 car enclavé dans des pays frontaliers arabes musulmans !

(Donc il faut absolument dénoncer ces dérives religieuses extrémistes et ne pas les édulcorer, surtout en cette période électorale ou l’extrémisme est en progression jusqu’à peut-être venir à arriver au pouvoir !?)

Et ce n’est pas notre président sortant qui n’a rien fait d’utile pour lutter efficacement contre ses problèmes à consonance religieux (et autres) à par verser des larmes de crocodiles lors de ces drames, car sa doctrine pour lui c’est le politiquement correct avant tout les électeurs vont surement le réélire grâce aux médias orientés qui instille la crainte du lendemain dans la tête « des français de peu » lambda qu’il dédaigne !?)


Jdeclef 01/04/2022 11h26