mercredi 27 novembre 2019

Ou on appelle cela reculer pour mieux sauter, Mr le 1er ministre ?!


Retraites : Édouard Philippe prêt à reporter l'entrée en vigueur de la réforme

Le Premier ministre s'est dit ouvert à un compromis et à faire commencer le régime universel en 2030 ou en 2035, et non plus en 2025. La date n'est pas arrêtée.

« Nous sommes plus déterminés que jamais à construire un régime universel. » Tel est le message qu'Édouard Philippe a voulu faire passer à ceux qui sont tentés de faire grève le 5 décembre, s'exprimant en personne sur la réforme des retraites à la sortie du conseil des ministres mercredi 27 novembre.
Fermeté, mais ouverture aussi. S'il a confirmé l'abandon de la « clause du grand-père », que ce soit pour tout le monde ou pour certaines professions, comme nous le révélions dès vendredi, le Premier ministre a affirmé que l'entrée en vigueur du nouveau régime universel pourrait être décalée. Le rapport Delevoye de juillet prévoyait qu'il débute à partir de la génération de 1963, c'est-à-dire pour les personnes à 5 ans de l'âge de la retraite en 2020, date prévue du vote de la réforme. Édouard Philippe a cette fois cité des générations à « 10 ou 15 ans » de la retraite, soit les personnes nées en 1968 ou en 1973. Cet arbitrage crucial sera rendu après discussions avec les syndicats et le patronat. « L'universalité, oui ; la brutalité, non, », a-t-il lancé à l'adresse des titulaires des régimes spéciaux qui devraient par ailleurs profiter d'une période de transition de 15 ans minimum avant de voir leur âge de départ s'aligner sur celui des autres Français.
Retraites : les vrais avantages du régime spécial de la RATP
Le Premier ministre a, en revanche, réaffirmé la volonté du gouvernement de rééquilibrer financièrement le système actuel avant la mise en place du régime universel. « Nous voulons construire un système solide dans lequel les jeunes générations, nos enfants, auront confiance. Ce n'est pas en fondant ce régime universel sur du déficit que nous créerons cette confiance », a-t-il justifié. Cela obligerait à augmenter les cotisations ou à baisser les pensions plus tard. Il va donc falloir « travailler progressivement plus longtemps ». « Nous pouvons le faire de manière apaisée, sans brutalité, en laissant au maximum le choix aux personnes concernées de le faire selon leur parcours de vie », a-t-il tenté de rassurer.
Retraites : Macron et Philippe face au boulet du déficit

Main tendue à la CFDT

C'était aussi l'occasion de tendre la main à la CFDT, seul grand syndicat susceptible de soutenir le nouveau système par points. « J'ai entendu les demandes très fortes de la CFDT sur l'emploi des seniors. » Un rapport sur ce sujet a été commandé à la présidente du conseil d'administration de Sodexo, Sophie Bellon, pour mieux maintenir les seniors dans l'emploi après 60 ans.
Le Premier ministre ouvre ainsi la discussion sur la prise en compte de la pénibilité. « Nous devons étendre le système actuel à la fonction publique et, sur certains sujets, je pense notamment au travail de nuit, nous devons évoluer », a reconnu Édouard Philippe, toujours pour se concilier la CFDT.
Soupçonné de traîner les pieds pour mener à bien cette réforme, Édouard Philippe a également cru bon de préciser sa position : « Je crois très profondément à l'intérêt de cette réforme. » Il s'est dit « déterminé, calme, concentré ». Il s'exprimait à l'issue de ses rencontres avec chaque organisation patronale et syndicale le 25 et 26 novembre. Selon nos informations, un déjeuner de calage de la stratégie de l'exécutif et de sa majorité a été organisé la veille, mardi 26 novembre, avant l'intervention d'Édouard Philippe à la réunion du groupe LREM à l'Assemblée nationale, à huis clos.
Comment Matignon se prépare à gravir le « mur du 5 décembre »
Autour d'Emmanuel Macron : les deux ministres chargés du dossier, Agnès Buzyn et Jean-Paul Delevoye, ainsi que Gérald Darmanin (Comptes publics), mais aussi les ténors de la majorité comme Stanislas Guerini, le patron du parti, ou encore les présidents des groupes LREM dans les deux Assemblées, Gilles Le Gendre et François Patriat, ainsi que le président de l'Assemblée Richard Ferrand, accompagnés par les alliés du MoDem, François Bayrou et Patrick Mignola, le président du groupe à l'Assemblée. Un repas non mentionné à l'agenda du président, tout comme le dîner du 19 novembre qui a acté l'enterrement de la « clause du grand-père ». Ce dispositif aurait limité l'application du nouveau régime universel à points aux seuls nouveaux entrants sur le marché du travail. C'est à ce moment-là qu'il a été décidé qu'Édouard Philippe prenne la parole à l'issue du conseil des ministres, ce mercredi.
Objectif : se montrer ferme avant les grèves dans les transports du 5 décembre, tout en ouvrant une porte de sortie aux futurs grévistes. En attendant, la communication autour de la réforme va être recentrée sur ses fondamentaux. Les « éléments de langage » sont prêts. Le gouvernement veut marteler trois grandes idées, comme a commencé à la faire Édouard Philippe mercredi :
– « l'universalité », ce qui passe par une solidarité entre tous les actifs et non plus seulement profession par profession ;
– la « justice », avec une redistribution en faveur des femmes et des plus petites pensions ;
– « la responsabilité », ce qui suppose de bâtir un régime de retraite financièrement équilibré.
Depuis le milieu de la semaine dernière, les ministres se relayaient pour présenter la grève du 5 décembre comme un simple mouvement de défense des régimes spéciaux de la SNCF et de la RATP, et ce, malgré la mobilisation des avocats, de certains syndicats étudiants et lycéens ou de magistrats... Le gouvernement espère ainsi désolidariser les Français du mouvement qui s'annonce, nationalement encouragé par les syndicats hostiles par principe au régime universel, la CGT et FO, et même par la CFE-CGC, le syndicat des cadres, sous la pression de sa base.
Ce dimanche, les membres du gouvernement seront réunis en séminaire « de calage » autour du Premier ministre à Matignon pour se préparer à affronter le « mur du 5 décembre ». L'idée est que tous soient capables de monter au front, comme dans la majorité, pour défendre la réforme.
Le haut-commissaire devrait faire des propositions plus précises autour du 9-10 décembre, après la fin de la concertation. Édouard Philippe présentera « dans les jours qui suivront » les arbitrages du futur projet de loi cadre sur la réforme mi-décembre.
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Ce gouvernement et le 1er ministre est aux abois et ne sait plus comment s'en sortir !?

Mais le problème étant de le croire, car il est comme « un chien qui coure après sa queue » et d'ici ce fameux 5 décembre, çà peut encore changer !

Et dix jours c'est long et court à la fois, le 1er ministre grille ses dernières cartouches, car il peut tomber avec son gouvernement, cela fait penser un peu à Juppé en 1995 !

Seul le président peut siffler la fin de partie, s’il veut éviter ces grèves et ses manifestations, avec les suites induites, mais ce n'est pas gagné, car d'autres se joignent à d'autres corporations ou métiers divers pour différentes protestations et revendications, car il y a trop d'inégalité dans notre pays et les français en ont marre !

« Les gilets jaunes » ont donné le ton indirectement et le président n'en n'a pas mesuré les conséquences !

Jdeclef 27/11/2019 17h30

Voudraient-ils ressembler à l'ex-URSS avec ces vieux politiciens élus et peut-être futurs présidents des USA ?!


Les États-Unis, cette gérontocratie

Trump a 73 ans. Son équipe, en moyenne, 62 ans. À l'image de Michael Bloomberg, les candidats démocrates dépassent les 70 ans. Les baby-boomers s'accrochent à leur siège.


Pour la présidentielle de 2020, les démocrates sont confrontés à un problème de casting. Les candidats potentiels les plus connus ont tous un âge respectable, voire très respectable… Joe Biden, l'ex-vice-président de Barack Obama, aura 78 ans le jour de l'investiture en janvier 2021. Et ce n'est pas le plus vieux. Michael Bloomberg l'ancien maire de New York, qui vient d'annoncer sa candidature, aura 79 ans lors des élections de novembre, tout comme Bernie Sanders, le sénateur du Vermont. Et Elizabeth Warren, la sénatrice du Massachusetts, aura dépassé les 71 ans. Ce n'est pas mieux côté républicain. Donald Trump avec ses 74 ans en 2020 n'est pas vraiment un perdreau de l'année. On se moquait de l'URSS ou de la Chine, dirigées par des vieillards cacochymes. « Les plus hauts échelons de la politique américaine ressemblent de manière gênante à une gérontocratie », affirme Harold Pollack, professeur à l'université de Chicago.
Elizabeth Warren, la démocrate « rouge » qui inquiète Wall Street
Et les papis sont partout. Donald Trump, le plus vieux président jamais élu, s'est entouré au départ d'une équipe dont l'âge moyen tournait autour de 62 ans. Le doyen était Wilbur Ross, le ministre du Commerce, 81 ans. Jeff Sessions à la Justice avait 71 ans, John Kelly, le secrétaire général 67 ans, Sonny Purdue le ministre de l'Agriculture 72 ans…Après de multiples départs et renouvellements, l'équipe actuelle est plus jeune, mais il y a toujours Wilbur Ross, Purdue…La Cour suprême où les 9 juges sont nommés à vie, a elle aussi un peu rajeuni avec la nomination récente de deux quinquagénaires. Six membres ont plus de 64 ans, et deux plus de 80 ans.

Record de longévité chez les démocrates

Quant au Congrès actuel, l'âge moyen au Sénat est de 62,9 ans et on compte 5 octogénaires et 9 membres qui ont plus de 75 ans. La doyenne Dianne Feinstein, 86 ans, s'est représentée l'an dernier à un sixième mandat qui devrait l'amener, si tout se passe bien, à garder son siège jusqu'à 91 ans. À la Chambre, l'âge moyen est de 57,6 ans. Selon une étude de Quorum, l'âge moyen d'un représentant était en 1981 de 49 ans et celui d'un sénateur de 53 ans. Étonnamment, à la Chambre des représentants, c'est l'état-major démocrate, le parti pourtant favori des jeunes, qui bat des records de longévité. Les trois leaders démocrates, Nancy Pelosi, Steny Hoyer et Jim Clyburn, ont respectivement 79, 80 et 79 ans. D'où la fronde l'an dernier dans les rangs du parti qui demandait le départ de Nancy Pelosi et du sang neuf. Chez les républicains, le leader du Sénat, Mitch McConnell, a 77 ans, mais son homologue à la Chambre n'a que 54 ans.
Et le vieillissement du Congrès a un impact très net sur le fonctionnement des opérations. Les républicains malgré leur majorité dans les deux chambres lors de deux premières années de la présidence Trump avaient besoin de toutes les voix et ont dû à plusieurs reprises réaménager les dates de vote parce qu'il manquait des sénateurs malades. Le Sénat a repoussé d'une semaine le vote sur le remplacement d'Obamacare, car le sénateur John McCain, aujourd'hui décédé, était absent après avoir appris qu'il avait une tumeur au cerveau. Quelques mois plus tard, ils ont dû attendre pour voter le budget le retour du sénateur Thad Cochran, lui aussi décédé, qui souffrait d'une infection urinaire.

L'âge au cœur de la campagne

Lorsque Ronald Reagan s'est présenté aux primaires en 1980, on a beaucoup parlé de son âge canonique. À 69 ans, il était à cette époque le plus vieux président élu. « L'âge de Reagan, un problème pour le New Hampshire », titrait le New York Times. Et peut-être pas seulement pour le New Hampshire, si l'on en croit les rumeurs, propagées notamment par son fils, sur le fait que le président était atteint de la maladie d'Alzheimer dans les dernières années de son mandat.
Le sujet de l'âge – et même du grand âge – qui était jusque-là tabou a fait son apparition dans la campagne récemment lorsque Bernie Sanders a fait une crise cardiaque. Mais depuis, il a repris du poil de la bête, s'est mis à un régime salade-marche à pieds et ose même aborder la question dans ses meetings : « On me critique parce que je suis vieux, a-t-il déploré dans l'Iowa. Je plaide coupable, je suis vieux. Mais il y a des avantages à être vieux. » Ce n'est pas ses adversaires qui diront le contraire.
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Car (les vieux c.ns çà osent et c'est à ça qu'on les reconnait) parce que peut-être, ils font confiance, mais ça, c'est une autre histoire avec TRUMP, ce n'est acquis d'avance?!

Chez nous ont fait le contraire à titre de comparaison, ce serait plutôt le jeunisme avec MACRON qui n’est pas encore mûr ?!

Mais pour la confiance, c'est à peu près pareil, car on ne sait pas où on va ?!

Le monde change dit-on, çà c'est un fait !?
Et les peuples subissent, çà cela ne change pas !

Jdeclef 27/11/2019 14h36LP

Ça, c'est sur ce président qui a accompli un quinquennat plus que médiocre à raison de ne pas se montrer !


Après Lille, François Hollande annule une conférence à Sciences Po Toulouse

L'ancien président de la République n'a pas voulu prendre de risques face à une possible contestation des étudiants, relate « La Dépêche du Midi ».

Les étudiants de Sciences Po Toulouse n'auront pas le droit à la conférence prévue de François Hollande. L'ancien président de la République devait s'adresser à eux ce jeudi 28 novembre. Il se contentera finalement d'une séance de dédicaces de son dernier livre, Répondre à la crise démocratique, dans une librairie, à 17 heures. Comme l'explique La Dépêche du Midi, une possible nouvelle manifestation d'étudiants a fait reculer l'ancien président : c'est la préfecture de Haute-Garonne qui a prévenu Sciences Po Toulouse de possibles perturbations.
Censure dans les universités : l'inquiétante dérive
« Les conditions d'un dialogue serein et apaisé n'étant pas réunies, le président de la République a préféré ne pas s'exprimer », a fait savoir l'entourage de François Hollande au quotidien régional. En agissant de la sorte, l'ancien président s'évite de revivre les mêmes scènes que le 12 novembre dernier, lors de son intervention à l'université Lille-2. Sa visite avait été perturbée par des étudiants qui manifestaient contre la précarité, quelques jours après l'immolation d'un jeune devant le Crous de Lyon. L'amphithéâtre où il devait s'exprimer avait été envahi par des étudiants aux cris de « La précarité tue » et l'ancien occupant de l'Élysée avait été exfiltré par la sécurité avant de rentrer dans les lieux et de pouvoir s'exprimer.
Les 400 exemplaires de son livre disponibles sur un stand avaient, quant à eux, étaient détruits. François Hollande s'était exprimé après ces incidents, jugeant « légitime » l'émotion des étudiants. « Il est compréhensible que certains étudiants se soient saisis de la venue d'un ancien président pour médiatiser leurs revendications », avait-il concédé, tout en regrettant que «  cette émotion » se soit « transformée en violence de la part d'une centaine d'individus ne laissant aucune place au dialogue et empêchant plus de 1 200 étudiants d'échanger avec (lui) sur la démocratie ». L'ancien président de la République n'a pour l'instant pas commenté cette annulation dans la Ville rose.
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De toute façon, ce n'est pas le courage qui l’étouffe, il l'a prouvé lors de son quinquennat ou il a été le seul président à lâcher l'éponge ne voulant pas affronter les français dans les urnes, alors il ne va pas en affronter d'autres et se faire insulter en public !

Ceci étant, il ferait mieux de poursuivre sa retraite dorée, il est inutile de parler de censure, car personne ne l’empêche d'écrire ses livres que tout le monde peut lire!

On note simplement que certains de nos dirigeants ont de moins en moins d'amour propre en oubliant leurs échecs retentissants, malgré le rejet majoritaire des français et qui continuent à s'accrocher avec un désir de revenir sur la scène politique avec leurs égos démesurés en ne voulant pas comprendre que nos concitoyens ont rejetés presque totalement cette ancienne classe politique sclérosée !

Mais c'est aussi à cause de nos médias qui leur font une publicité exagérée qui peut troubler les opinions de français versatiles !

(Et pour essayer de plaisanter un peu dans notre pays en pleine ébullition par exemple : aux USA ils versent dans la gérontocratie, chez nous c’est dans le jeunisme lol !)

Alors F.HOLLANDE, il est hors-jeu !

Jdeclef 27/11/2019 13h50

Tout le monde manifeste pour tout et n'importe quoi, alors pourquoi pas eux ?!


1 000 tracteurs débarquent à l'Arc de Triomphe pour défier Macron

VIDÉO. Les agriculteurs, en majorité céréaliers, doivent converger ce mercredi vers la capitale pour exprimer leur « ras-le-bol » de n'être pas entendus.

Zones de non-traitement aux pesticides, agressions d'éleveurs, accords internationaux… Les motifs de colère s'empilent comme bottes de paille, et les agriculteurs n'en peuvent plus. « On est prêts à rester jusqu'à ce que Macron nous réponde », affirme Cyrille Milard, président de la FDSEA de Seine-et-Marne, déterminé à passer la nuit dans son tracteur avenue Foch, à deux pas de l'Arc de Triomphe. Alors que les récoltes de betterave et de pomme de terre ont commencé, difficile de savoir si l'appel lancé au niveau national par les syndicats agricoles majoritaires sera fortement suivi.
Les exploitants de 20 départements des Hauts-de-France, du Grand Est, de Normandie et de Bourgogne-Franche-Comté se sont donné rendez-vous à Paris, où la circulation pourrait être difficile sur l'ensemble des routes d'accès. À Lyon, trois axes principaux seront bloqués par des barrages filtrants. Le Limousin mettra la pression sur les supermarchés, en allant coller des étiquettes sur les produits vraiment originaires de la région. « On n'en peut plus », soupire Cyrille Milard, endeuillé par le suicide d'un agriculteur de 58 ans, samedi, dans son entourage. « Près de 20 % des agriculteurs n'ont dégagé aucun revenu en 2017 », selon un rapport récent de l'Insee. Pis : les perspectives à long terme des filières françaises ne cessent de se dégrader. Pour la première fois depuis la guerre, l'an dernier, la balance commerciale est devenue négative avec les pays européens. Les terres agricoles s'amenuisent, les générations ne se renouvellent pas…
« Nous sommes écrasés de charges, sommés d'appliquer des normes de plus en plus drastiques qu'on n'impose pas à nos concurrents, et traités d'empoisonneurs par l'opinion. Comment voulez-vous ne pas craquer ? » Après deux premières manifestations, les 8 et 22 octobre, la date du 27 novembre a été soigneusement pesée, pour ne pas interférer avec le mouvement social du 5 décembre. « Nous n'avons rien à voir avec les casseurs, les black blocs, et nous touchons des retraites de 800 euros en moyenne. Pas question de défiler avec des gens qui ont trois fois ça ! », lance un agriculteur de l'Aisne favorable à la réforme des retraites et à la suppression des régimes spéciaux.
Comment voulez-vous ne pas craquer ?
Mais l'absence de mot d'ordre clair – ou plutôt l'empilement des récriminations – rend le dialogue difficile avec le gouvernement. Les revendications portent autant sur l'usage des pesticides, les accords de libre-échange signés ou négociés entre l'Union européenne et le Canada ou les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay), que sur l'échec de la loi Egalim qui n'a pas permis d'augmenter leurs revenus ou les attaques incessantes « des médias publics contre les pratiques des agriculteurs ». Sans compter les violentes agressions contre des éleveurs, de plus en plus fréquentes : dans la Drôme ce week-end, deux incendies criminels ont causé la mort de 23 bovins. « La coupe est pleine », reconnaît le député LREM Jean-Baptiste Moreau, lui-même éleveur, qui doit rencontrer mercredi soir la ministre de la Justice Nicole Belloubet pour protester contre la relative clémence dont font montre les juges vis-à-vis de mouvements radicaux comme Extinction Rebellion, qui multiplie les intrusions.

Exaspérations

« En bloquant les routes, les agriculteurs risquent de braquer encore plus la population », s'alarme une source au ministère de l'Agriculture. « Ils veulent parler à Macron, mais l'État n'est pas responsable de l'agribashing ! » Des propos qui font s'étrangler les syndicalistes. « Qui nous met des boulets aux pieds ? Qui veut être le premier à sortir du glyphosate ? Qui installe des distorsions de concurrence en signant des accords qui ouvrent la porte à des produits ne respectant pas les règles sanitaires européennes ? Qui surtranspose les directives européennes ? C'est le gouvernement ! » S'emporte Cyrille Milard. La question des pesticides, qui hystérise l'opinion publique depuis des mois, est au cœur du conflit. Lancé par une poignée de militants antipesticides, le débat sur les zones de non-traitement autour des habitations, relayé par des élus en mal de notoriété en pleine campagne municipale, empoisonne les discussions. « C'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase », insiste le syndicat Jeunes Agriculteurs. Une consultation publique a été ouverte pour apaiser l'opinion.
Selon les informations du Point, le décret devant fixer les règles du jeu sera présenté le 20 décembre, pour être appliqué au 1er janvier. Il reprend les préconisations scientifiques de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), qui recommande une distance minimale à respecter entre habitations et zones d'épandage de produits phytosanitaires agricoles de 5 mètres pour les cultures basses et de 10 mètres pour les cultures hautes, mais des chartes départementales, dont une soixantaine sont négociées en ce moment, pourront prévoir des adaptations. Le gouvernement prépare l'échéance avec la plus grande prudence : « On ne pourra pas imposer ces distances, même de quelques mètres, aux agriculteurs sans prévoir en parallèle un grand plan d'investissement pour les aider à s'équiper de buses antidérives ou de filets de protection… »

Dialogue rompu

Pour l'instant, la FNSEA et les JA ne veulent pas entendre parler de ces contraintes : les agriculteurs qui investiront Paris sont majoritairement des céréaliers, dépendants des produits phytosanitaires pour leurs productions. Un rapport parlementaire a récemment montré que l'interdiction du glyphosate, décidée pour 2021 sans préparation, laisserait sans alternative de nombreux agriculteurs. « On nie leurs efforts, leur expertise et leur professionnalisme, décrypte Jean-Baptiste Moreau. Pour eux, c'est très violent. » D'autant plus quand leur situation économique se dégrade. La loi Egalim, portée à grands renforts de communication par la majorité et censée faire ruisseler les bénéfices de la hausse imposée aux distributeurs du seuil de revente à perte sur les agriculteurs, n'a pas eu les effets excomptés : l'argent a été utilisé pour répercuter les promotions sur d'autres produits. La FNSEA, qui souhaite laisser le temps au texte de s'appliquer, attend aussi le soutien du gouvernement pour faire pression sur la grande distribution, alors que les négociations agricoles doivent reprendre le 1er décembre, et durer jusqu'à la mi-février. Mais pour beaucoup, les « discours lénifiants » et les mots apaisants, tels que ceux prononcés par Emmanuel macron, récemment, depuis Mayotte, ne suffisent plus. Les syndicats demandent des actes, de la cohérence, et une stratégie.
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Ce sont eux qui nous nourrissent, mais qui ne profitent pas assez de leur travail !

Car entre la production et l'assiette des consommateurs d'autres sont passés en s'en mettant plein les poches et ils leur restent trop peu pour survivre !

Ce n'est pas nouveau, mais nos gouvernements de tous bords comme d'habitude ne sont pas capables ou ne veulent pas s'en charger de réguler cela, sans oublier l'Europe d'ailleurs qui décide de tout, alors nos présidents (hypocrites) vont passer des heures aux salons de l'agriculture en pérorant et gouttant à leurs produits pour les amadouer en tapant sur le cul des vaches !

De toute façon le monde agricole français diminue chaque année, mauvais défaut de notre société moderne pourtant on a besoin d'eux et ce serait une grosse erreur de s'en passer !

Jdeclef 27/11/2019 11h33

C'est d'autant plus malheureux pour ces soldats que semble-t-il c'est un accident qui a causé leur perte !?


Accident au Mali : Tigre et Cougar, deux hélicoptères fiables

Les deux appareils entrés en collision le 25 novembre, faisant 13 morts, évoluent régulièrement ensemble pour l'appui des troupes au sol. Explications.

Deux hélicoptères militaires français sont entrés en collision au Mali lundi 25 novembre au soir, faisant 13 morts. Aucun des soldats n'a survécu. Les deux appareils de l'aviation légère de l'armée de terre (Alat), un Tigre et un Cougar, évoluent régulièrement ensemble lorsqu'ils assurent l'appui des troupes au sol. Le Tigre est un hélicoptère d'attaque au sol biplace, alors que le Cougar est un hélicoptère de transport de troupes et d'appui léger. Engagés sans discontinuer en Afghanistan, en Libye ou au Sahel, ils sont considérés comme des appareils fiables.

Le Tigre

Un hélicoptère Tigre de l'Aviation légère de l'armée de terre, en 2013 en Afghanistan.
Projet franco-allemand développé par Eurocopter (aujourd'hui Airbus), l'EC665 Tigre a été mis en service en 2005. Biplace, il est équipé d'un canon ainsi que de roquettes et/ou de missiles, selon les versions. Conçu à la fin de la guerre froide pour riposter à une offensive blindée venant de l'Est, il peut neutraliser des véhicules blindés ou non, et traquer des cibles situées à plusieurs kilomètres grâce à des équipements optroniques extrêmement puissants (il « voit » très loin). Au Mali comme ailleurs, son rôle est souvent de surveiller et sécuriser une zone d'opération en appui de troupes au sol, comme c'était le cas le soir du 25 novembre 2019.

Le Cougar

Un hélicoptère Cougar de l'Aviation légère de l'armée de terre, en 2012 en Afghanistan.
L'Aérospatiale (aujourd'hui Airbus) AS532 Cougar est un hélicoptère de transport de troupes, dérivé du Super Puma mis en service à partir de 1988. Équipé d'une mitrailleuse latérale, il peut transporter jusqu'à 21 combattants équipés, ou 4,5 t sous élingue, ou 6 blessés allongés et 4 blessés assis en version d'évacuation sanitaire (« evasan »). Il est largement utilisé pour l'extraction immédiate (« imex »), une doctrine consistant à prépositionner un hélicoptère capable de prendre en charge immédiatement d'éventuels blessés, notamment l'équipage d'un aéronef accidenté ou abattu. Des commandos embarqués dans cet hélicoptère permettent de sécuriser la zone d'atterrissage, y compris dans des conditions difficiles. Le 25 novembre, lors de l'accident, six membres du groupement commando de montagne et un chef de mission étaient à bord du Cougar en plus de son équipage.

L'accident

L'état-major des armées a donné quelques éléments sur l'accident dans un communiqué mardi 26 novembre au matin : « Engagés au sol depuis quelques jours, les commandos traquaient un groupe de terroristes, décelés quelques heures plus tôt, qui évoluaient en pick-up et à moto. Très rapidement, ils ont été renforcés par des hélicoptères et une patrouille de Mirage 2000. Un hélicoptère Cougar, avec à son bord six commandos de montagne et un chef de mission, a alors été engagé pour coordonner l'ensemble des moyens, tout en étant en mesure d'intervenir pour assurer l'extraction immédiate d'un élément au sol. Vers 19 h 40, pendant la manœuvre destinée à préparer l'engagement de l'ennemi, l'hélicoptère Cougar et un Tigre sont entrés en collision, s'écrasant à une courte distance l'un de l'autre. Aucun des militaires embarqués n'a survécu. »
Militaires français tués au Mali : le plus lourd bilan depuis 1983

L'Alat

Héritière des pelotons avions de la Seconde Guerre mondiale, l'Aviation légère de l'armée de terre (Alat) a été créée en 1954. Premier opérateur d'hélicoptères de l'État, elle assure la formation des pilotes des trois armées et de la gendarmerie.
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Peut-être dû à un incident technique, ou à une erreur de pilotage, dans des conditions difficiles de combat puisqu'ils avaient été appelés en renfort pour appuyer mission terrestre des soldats au sol qui luttait contre des djihadistes !

Il serait temps peut être que nos dirigeants faux stratèges militaires et politiciens médiocres en plus chefs de nos armées se décide à revoir l'utilité de maintenir notre armée pas assez nombreuse et surtout obtenir de vrais renforts de l'Union Européenne plutôt qu'en filigrane comme actuellement !

Et que ces mêmes autres pays de l’U.E. ne considère plus que l’Afrique est le pré carré de la France du fait des pays de ce continent sous prétexte que faisant partie des ex colonies françaises (AOF-AEF) ce qui les arrange bien, pour ne pas participer à ces actions anti djihadistes qui concerne tous les pays occidentaux européens et autres, notamment l’Allemagne de Mme MERKEL qui critique ces derniers temps E.MACRON !

Même TRUMP se désengage des opérations extérieures en retirant ces troupes éparpillées de par le monde à la demande du peuple américain qui ne veut plus que ces garçons fassent les gendarmes du monde en combattant pour les autres !

Car selon l’état-major militaire de la France, il faudrait rester au moins 15 ans encore sans certitude de réussite de gagner cette guerre sans fin ce qui est logique avec 4500 hommes dans un territoire immense à cheval sur plusieurs pays africains incapables de se prendre en charge avec une partie de la population maintenant qui voudrait que les français s’en aillent puisqu’ils n’arrivent pas à les débarrasser de ce groupes djihadistes, car dans le passé, ils ont été trop habitué à être assisté !

Il faut savoir ce que l’on veut, puisque l’on ne peut compter sur l’U.E. pour çà ni même contre l’immigration irrégulière ?!

Jdeclef 27/11/2019 10h06