samedi 27 mars 2021

Oui ramener l’âge pénal à 15 ans ne serait pas une mauvaise chose car, ce qu'on voit : Ce que ces « petits mignons » peuvent faire jusqu' à tuer sans vergogne!

 

Majorité pénale à 15 ans : Xavier Bertrand dans les pas de Nicolas Sarkozy

Avec l’abaissement de l’âge de la majorité pénale, Xavier Bertrand sort de sa manche un grand classique de la droite en campagne. Convaincant ?

En 2017, Nicolas Sarkozy et François Fillon avaient dit 16. Quatre ans plus tard, et alors qu'il se lance dans la course à la présidentielle, Xavier Bertrand verse dans la surenchère : ce sera 15. La proposition est un grand classique de la droite : abaisser l'âge de la majorité pénale. Le premier candidat déclaré de la droite à l'élection suprême, qui dénonce une « précocité de l'hyperviolence » en France, annonce ainsi dans Le Point ses intentions avec un appel du pied à son ancien parti : « On agresse et on tue de plus en plus jeune dans notre pays […]. Certains confondent minorité et immunité. Je veux abaisser à 15 ans l'âge de la majorité pénale. Un juge pénal des mineurs pourra appliquer dans ce cas les mêmes peines que pour les adultes. »

En 2010, Christian Estrosi demandait déjà que les jeunes de 16 ans soient désormais jugés par des tribunaux de droit commun et ne puissent plus bénéficier de l'excuse de minorité. En droit français, un jeune qui n'aurait pas 18 ans au moment où il commet une infraction ne peut en effet être condamné à une peine de prison qui excède la moitié du maximum encouru pour un adulte pour des faits identiques. Cette excuse de minorité peut cependant être levée par le juge en fonction des circonstances de l'infraction et de la personnalité du mineur.

Dans tous les cas, un mineur ne peut être condamné à une peine au-delà de 30 ans de prison, même si le crime qu'il a commis est passible de la perpétuité.

Terrorisme : les propositions de Xavier Bertrand sont-elles réalistes ?

Ardu débat sur les « courtes peines »

En 2017, en pleine campagne présidentielle, François Fillon précisait ainsi sa pensée : « Ces jeunes délinquants, lorsqu'ils seront condamnés à des peines de prison, seront incarcérés dans des établissements spécialisés pour mineurs pour les protéger des contacts avec des prisonniers adultes. Cela sera rendu possible par la création de 16 000 nouvelles places de prison. » Xavier Bertrand en promet aujourd'hui 20 000, « pas moins ».

Le candidat réclame également que soient vraiment exécutées les courtes peines de prison, qui, selon lui, « ne le sont quasiment jamais ». Si l'échelle des peines et le système judiciaire français sont au fil des années devenus absolument incompréhensibles (entre le sursis, les aménagements de peine et les crédits de réduction de peine, plus personne ne comprend qui va en prison et qui n'y va pas), le fait de renoncer à envoyer derrière les barreaux des personnes condamnées à des peines de moins de six mois résulte d'une volonté gouvernementale.

Les experts s'accordent en effet sur le fait que ces courtes peines sont extrêmement nocives pour la prévention de la récidive et la réinsertion des prévenus, posant là un véritable problème d'exemplarité et de sévérité de la sanction.

Violences, vols et escroqueries forment la grande partie des courtes peines de prison

Selon des statistiques du ministère de la Justice, 94 000 peines inférieures ou égales à six mois d'emprisonnement ont été prononcées en 2017 (en légère augmentation par rapport aux années précédentes). « Les violences sont le contentieux qui produit le plus grand nombre de courtes peines (17 000, soit 18 % de l'ensemble). Viennent ensuite les vols et escroqueries aggravées (14 300 courtes peines, 15 %) », écrit la chancellerie. Selon une autre étude du ministère de la Justice, en 2016, « 60 % des peines de 6 mois ou moins ou dont la partie ferme du quantum n'excède pas six mois, dites ici “courtes peines” », sont mises à exécution « par incarcération du condamné et 40 % font l'objet d'un aménagement, dans presque tous les cas par le juge de l'application des peines. Il s'agit alors plus d'une fois sur deux d'un placement sous surveillance électronique et une fois sur quatre d'une conversion en sursis travaux d'intérêt général (TIG) ».

Il est donc faux, comme l'affirme Xavier Bertrand, de dire que les courtes peines de prison ne sont « quasiment jamais » exécutées. En revanche, plus le quantum de la peine est bas (deux mois de prison ferme, par exemple), moins les personnes vont réellement en cellule. C'est le cas de toutes les personnes condamnées à de très courtes peines pour des délits routiers.

Un autre problème, qui n'a cependant pas été soulevé – à ce stade – par Xavier Bertrand, repose sur les délais de mise à exécution des peines, comme l'a relevé récemment le patron des LR Christian Jacob : « La rapidité de la sanction est fondamentale », sans quoi « c'est catastrophique car la sanction est incomprise et décalée ».

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Quelques fois pour rien ou vandaliser, piller, voler, violer on se demande, ce qu'il faut de plus pour sévir !

Puisque certains veulent se prendre pour des adultes il faut qu'ils paient comme des adultes ou jeunes adultes !

Car en France on ne respecte plus la vie d'autrui et on veut trop faire sa loi pour régler des comptes quelque fois futiles et les sanctions de notre justice laxiste sont inadaptées comme notre code pénal !

Sans compter les récidivistes multiples, car on parle trop et sans fin dans notre pays qui n'est pas un monde de bisounours avec une délinquance criminelle qui augmente sans cesse !

Car les parents ou responsables encadrant ces jeunes et leur éducation sont aussi aux abonnés absents !?

La FRANCE est noyautée par une classe de dirigeants bien-pensants hypocrites qui ne s'occupent pas du peuple d'en bas ou de peu, comme avait dit notre président bobo dédaigneux, çà aussi il faut le changer, car on glisse vers l'anarchie du chacun pour soi et il faut arrêter de discourir en se regardant le nombril !

Jdclef 27/03/2021 17h13


Entre VALLS et DIEUDONNE c'est une longue histoire d'antagonisme du Temps ou cet ex élu PS était premier ministre du gouvernement HOLLANDE !

 


Manuel Valls attaque Dieudonné en diffamation

L'humoriste controversé a accusé l'ancien Premier ministre d'agressions sexuelles dans une vidéo publiée sur YouTube en octobre dernier.

 

Manuel Valls contre-attaque face à Dieudonné. L'Agence France-Presse a appris que l'ancien Premier ministre a décidé d'attaquer l'humoriste en diffamation. En cause : la diffusion d'une vidéo sur YouTube en octobre dernier dans laquelle Dieudonné accuse Manuel Valls d'agressions sexuelles. Le parquet de Nanterre a rendu un réquisitoire introductif pour diffamation publique envers un particulier par parole, écrit, image ou moyen de communication au public par voie électronique, a-t-il indiqué, sollicité par l'Agence France-Presse.

Si le dépôt de plainte avec constitution de partie civile respecte les critères légaux, un juge sera donc saisi. Dans la vidéo incriminée, Dieudonné M'bala M'bala « accuse Valls d'avoir agressé sexuellement une élève quand il était prof d'histoire » et prétend qu'il a été placé en garde à vue pour ces faits, a expliqué le conseil du Premier ministre Me Thibault de Montbrial à l'Agence France-Presse.

Dieudonné et le deepfake

Or, « pas de bol : déjà, Valls n'a jamais été prof d'histoire. Tout est faux », a dénoncé l'avocat. Lors d'une audience le 15 mars dernier devant le tribunal correctionnel de Versailles, Dieudonné M'bala M'bala, jugé dans une autre affaire de vidéo diffamatoire, avait lancé : « Ce n'est pas moi sur la vidéo. » L'humoriste avait soutenu avoir été victime d'un trucage numérique, « le deepfake », lors de ce procès dans lequel il comparaissait pour outrage à l'encontre d'une magistrate. Le deepfake est une technique sophistiquée consistant, entre autres, à superposer un visage sur un autre.

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Il avait tout fait pour débarrasser la sphère publique cet odieux personnage de DIEUDONNÉ ce qui prouve en passant qu'en France malgré des condamnations de tels personnages lamentables et dangereux par leurs idées inqualifiables qui se disent humoristes surtout extrémistes on ne peut avoir la paix !

Et c'est d'ailleurs pour ça que notre justice trop laxiste est inefficace, car pas assez sévère pour des actes commis par de tels individus qui continuent à polluer la simple moralité ou le respect d'autrui !

Jdeclef 27/03/2021 15h19


Il n'y a pas besoin d'être un politicien même candidat à la présidentielle pour dire cela : (Mais quand on est candidat on appelle cela profession de foi mot creux quand on voit quelque fois les résultats après !?) il faut bien plaire aux électeurs !?

 

Xavier Bertrand : « On agresse et on tue de plus en plus jeune dans notre pays »

EXCLUSIF. Le président des Hauts-de-France veut croire en son destin national. Candidat à la présidence de la République en 2022, il nous dévoile son projet.

On avait compris qu'il convoitait l'Élysée. C'était l'objet des railleries de la macronie. « Son souci, c'est qu'il nous annonce sa candidature tous les six mois ! » pique un ministre. En bon assureur, Xavier Bertrand, 56 ans, avait pourtant conservé une clause de rétractation qui lui permettait au besoin de rétropédaler. Il était « déterminé », il se « préparait », il y « pensait ». Mais jamais il n'avait prononcé ces trois mots qui excluent toute marche arrière : « Je suis candidat. » C'est chose faite désormais. Il se présentera, quoi qu'il en coûte, que son ex-famille des Républicains organise une primaire ou pas. Au risque que la droite aligne deux candidats ? Il espère convaincre les talents de tous bords - de Bruno Retailleau et Valérie Pécresse à Arnaud Montebourg - de rallier sa « droite sociale et populaire ». Un mix entre la fracture sociale de Jacques Chirac, l'identité nationale de Nicolas Sarkozy, l'autorité d'un général de Villiers et une écologie nucléarisée face aux outrances des Verts.

Le Point : Serez-vous candidat à la présidence de la République en 2022 ?

Xavier Bertrand : Oui, je serai candidat.

Quoi qu'il en coûte ?

Je suis totalement déterminé. Dans la situation actuelle de la France, j'estime que c'est mon devoir.

Sans passer par une primaire de la droite et du centre si elle avait lieu ?

J'ai une conception gaullienne de l'élection présidentielle : c'est la rencontre d'un homme ou d'une femme avec les Français, autour d'une vision et d'un projet. C'est pourquoi je ne souhaite plus m'inscrire dans la logique d'un seul parti. Je ne participerai pas à une primaire. Je respecte celles et ceux qui ont une démarche différente et je travaillerai avec tous.

Vous serez un candidat de droite ?

Je m'adresse à tous les Français, dans la fidélité à mon identité. Je suis un gaulliste social, d'une droite sociale et populaire.

Sociale ou socialiste ? Une partie de la droite, incarnée par Guillaume Peltier, qui est proche de vous, est sur une ligne étatiste, antilibérale…

Il n'y a pas de social sans création de richesses et sans faire le choix du travail et du progrès. Avec la restauration de l'État et le combat pour nos valeurs, c'est cela, le gaullisme. Ma famille politique dispose de nombreux talents, et je les rassemblerai tous autour de mon projet.

Emmanuel Macron a fait une OPA sur la droite. Quant au créneau social et populaire, il est bien occupé par Marine Le Pen…

Je laisse à Emmanuel Macron et à Marine Le Pen les questions de positionnement politicien. Je m'adresse aux Français. Ils savent que nous avons changé de siècle. Le défi climatique qui est devant nous est immense. Avec la crise du Covid, les Français ont compris que le centralisme parisien, que symbolise Emmanuel Macron, est fini et que la réponse se trouve dans les territoires. Les Français assistent, stupéfaits, à l'effondrement de l'autorité et à la mise en accusation de notre modèle par l'islamo-gauchisme, alors que nous sommes le pays le plus solidaire au monde. Le préalable à tout, c'est la restauration de l'autorité de l'État, c'est l'intransigeance sur nos principes et sur nos valeurs. L'identité de la France n'est pas négociable. Je dis aux Français qu'il est temps de nous ressaisir. Je leur propose d'exercer une présidence de devoirs. Avec un président qui assume la mission de chef des forces de sécurité. Je leur propose d'instaurer la République des territoires, pas une nouvelle étape de décentralisation mais, dans le respect de notre Constitution, un véritable changement de régime. Une nouvelle façon de conduire l'action publique au service d'une nouvelle façon de vivre, de travailler : la révolution par les territoires.

Protection. Xavier Bertrand pointe une France actuellement « gangrenée par la violence » : « La sécurité des Français, avec moi, ce sera “quoi qu’il en coûte”. »

Comment va s'articuler votre programme de « redressement » national ?

D'abord restaurer l'autorité ! Notre pays est gangrené par l'insécurité et la violence. Je reprends à mon compte le constat « France Orange mécanique ». C'est beaucoup plus grave que ce qu'Emmanuel Macron appelle des « incivilités ». Il n'a jamais pris la mesure de ce qui nous arrive. Le chef de l'État est le responsable de la sécurité des Français. Le président de la République, qui est le chef des armées, doit aussi devenir le chef de toutes les forces de sécurité. Le premier acte de mon mandat sera de présenter aux Français une loi de programmation quinquennale pour leur sécurité. Ce qui signifie notamment augmenter les budgets de la sécurité et de la justice. La sécurité des Français, avec moi, ce sera « quoi qu'il en coûte ».

Souhaitez-vous encore durcir la loi ?

Cela s'impose. En matière de terrorisme, je souhaite porter la période de sûreté à cinquante ans. Les terroristes islamistes sont jeunes, et je ne veux pas les voir libérés tant qu'ils sont en état de nuire. Je souhaite que ce changement s'applique de manière rétroactive. Et je soumettrai cette question aux Français par référendum, s'il le faut.

Quelle est votre position sur l'âge de la majorité pénale ?

On agresse et on tue de plus en plus jeune dans notre pays, comme le montre le crime atroce commis à Argenteuil par deux adolescents. Ce n'est malheureusement pas une affaire isolée. Certains confondent minorité et immunité. Je veux abaisser à 15 ans l'âge de la majorité pénale. Un juge pénal des mineurs pourra appliquer dans ce cas les mêmes peines que pour les adultes.

On ne peut pas changer la loi à chaque fois qu'une affaire émeut l'opinion…

Ma proposition n'a rien à voir avec la politique du fait divers ou avec l'émotion. Je veux avec lucidité enrayer une dérive profonde de notre société, marquée par la précocité de l'hyperviolence. Nous devons d'abord protéger les Français, puis offrir une seconde chance par une réelle politique de réinsertion. Mais ceux que la République aide à retrouver une place et qui récidivent doivent être beaucoup plus sévèrement sanctionnés.

Le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, souhaite supprimer les remises de peine automatiques. Iriez-vous plus loin ?

Avant de parler de remise de peine, encore faudrait-il qu'il y en ait une ! Nous devons mettre un terme à l'impunité. Je plaide pour que des peines minimales automatiques soient instituées, y compris la révocation effective du sursis en cas de récidive. Le procureur doit pouvoir condamner lui-même à des travaux d'intérêt général et de réparation, infliger directement des amendes, avec saisie sur salaires ou sur prestations sociales. Le juge n'interviendra plus avant mais après, s'il y a un recours. Et surtout, les peines de prison doivent être exécutées, y compris les courtes peines, qui ne le sont quasiment jamais. Actuellement, il y a un numerus clausus qui ne dit pas son nom. Il faut construire plus de places de prison, 20 000, pas moins.

Dépenses. « À la tête de l’État, comme à la tête d’une famille, il faut être sérieux. Une dette, ça se rembourse », avance-t-il.

Récemment, un photographe de « L'Union » a été violemment agressé à Reims par un délinquant étranger multirécidiviste. Que préconisez-vous dans ces cas-là ?

Cet étranger avait été condamné huit fois en deux ans. Il n'avait plus rien à faire en France. Le principe doit être simple : tout étranger condamné à une peine de prison ferme doit être expulsé automatiquement, aussitôt après l'avoir purgée.

On croirait entendre Laurent Wauquiez lorsqu'il était à la tête de LR, au moment où vous avez choisi de quitter ce parti !

J'ai quitté le parti sur un désaccord de fond. Moi, j'ai appelé à voter contre Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle. J'ai assumé et j'assumerai toujours mon combat contre le Front national. Je crois à l'autorité. Je crois à la justice. Je ne les ai jamais dissociées dans mon action. On connaît le travail que j'ai effectué sur les questions sociales et sanitaires, moins mes initiatives dans le domaine de la sécurité à Saint-Quentin. La droite sociale que j'incarne veut l'ordre et la justice.

Quelle politique d'immigration préconisez-vous ?

Nous devons reprendre le contrôle. La France doit pouvoir décider de qui peut entrer sur son territoire et de qui doit en sortir. Je mettrai en place une politique de quotas pour l'immigration en fonction des besoins de notre économie. Toute décision d'éloignement doit être systématiquement exécutée. Aujourd'hui, elles ne sont que 15 % à l'être, c'est inacceptable. La procédure doit être simplifiée et accélérée, avec un seul juge, et j'engagerai le bras de fer nécessaire avec les pays qui refuseraient de reprendre leurs ressortissants.

Vous avez avec vous le livre de Max Gallo « Fier d'être français ». Ce sera votre slogan de campagne ?

Je veux que nous soyons fiers d'être français, de notre histoire, de nos valeurs. Nous devons l'affirmer haut et fort parce que nous avons de bonnes raisons d'être fiers. À ceux qui dénoncent notre modèle, je dis : ça suffit ! La France n'est pas un pays comme les autres. En France, quels que soient la religion, la couleur de peau ou le statut social, quand une femme accouche, elle le fait gratuitement dans un hôpital de qualité. Dès la naissance de l'enfant, la famille est aidée. L'école, le collège, le lycée, l'université sont gratuits. Quand la maladie frappe, chacun, riche ou pauvre, a un droit égal à des soins de pointe. Chez nous, face aux accidents de la vie, au chômage, à la précarité, la solidarité nationale répond présente. Tout cela est possible parce que, par millions, chaque jour, des Français partent tôt au travail et contribuent à l'effort social de la nation. À cette France chacun se doit de dire merci.

Vous vous présentez comme le champion des « territoires ». Depuis les Gilets jaunes, c'est devenu le mantra du pouvoir. Jean Castex a même été choisi pour les incarner.

Il y a les mots et il y a les actes. La pratique macroniste, c'est une centralisation et une verticalité, elle étouffe tout et a conduit l'État à l'impuissance. Le président a négligé les partenaires sociaux, effacé le Parlement et méprisé les élus locaux. Avec quel résultat ? L'absence désespérante de toute réforme. La réforme des retraites a été abandonnée, aucun effort de réduction des dépenses n'a été engagé. Le « en même temps » a divisé les Français et conduit le pays à la paralysie et au bord de l'explosion. La crise des Gilets jaunes n'est pas un accident. C'est un dernier avertissement. Ce choix politique des territoires fait écho à une aspiration qui monte des Français à respirer, à vivre autrement, à concilier qualité de vie et performance. C'est en cela que j'emploie le terme de révolution par les territoires. Cela exigera l'engagement d'un vaste plan d'investissement dans chacune de nos régions, pour nos infrastructures, notamment numériques, et une adaptation de notre façon de travailler. Notre nouvelle frontière, la clé du vivre mieux, de notre cohésion et de la performance à l'échelle mondiale est dans les territoires. Sans changer de Constitution, il nous faut changer de régime. Il faut faire respirer le pays, en instaurant la République des territoires, faire confiance aux Français, traduire dans les actes la foi dans la démocratie. Je consulterai les Français par référendum dès les premiers mois de mon mandat. Cette arme, au cœur de la logique de nos institutions, est tombée en désuétude parce que tous les présidents, à peine élus, ne travaillent qu'à leur réélection.

La centralisation et la verticalité, c'est l'histoire de la France… C'est aussi le cœur du « mal français », comme l'a analysé Alain Peyrefitte. Comment comptez-vous aller contre ça ?

L'État centralisé est un cadavre qui étouffe l'initiative des Français. La crise du Covid marque son acte de décès. Si on veut de l'efficacité, il faut de la proximité : une République des territoires, j'assume le mot. Les décisions tombées de Paris, ça suffit ! Pas parce que c'est Paris, mais parce que ça ne marche plus. La crise des Gilets jaunes l'a démontré. Il faut « déparisianiser » le fonctionnement du pays en transférant de vastes compétences aux collectivités locales (emploi, social, santé, logement, formation professionnelle ou encore la transition écologique). Confions au préfet un pouvoir d'interprétation et de dérogation de certaines normes nationales, afin de les adapter à la situation des territoires. La loi SRU et ses 25 % de logements sociaux, par exemple, ne peut plus être une toise uniforme, il faut du sur-mesure.

La critique de la technocratie rencontre un grand écho dans le pays, comme le montre l'intérêt pour les analyses de David Lisnard, le maire de Cannes. Y aura-t-il une méthode Bertrand pour débureaucratiser la France ?

Les technocrates n'ont pris que le pouvoir qui leur a été abandonné. Ce sont les politiques qui ont failli. Que les ministères parisiens assument leurs missions régaliennes et de préparation de l'avenir ! Transférons le pouvoir du quotidien aux élus locaux et aux préfets !

Vous parlez du peuple, vous voulez défendre les « invisibles ». Pour quelles raisons ces derniers vous feraient-ils plus confiance qu'à Emmanuel Macron ou Marine Le Pen ?

Parce que je n'oublie pas d'où je viens. Agent d'assurances à Flavy-le-Martel, ce n'est pas la même chose que banquier d'affaires à Paris ou héritière ! Enfant, j'ai vu mon père, employé de banque, travailler dur à la maison le soir et le week-end pour passer des examens professionnels et gravir les échelons. Sa détermination m'a marqué. À l'époque, nous habitions dans un HLM à Troyes et il y faisait bon vivre. Je viens du peuple. On dit souvent qu'il faut un président pour la France, il est temps d'avoir un président pour les Français.

Vous avez brisé votre plafond de verre ?

Oui, récemment, avec les conditions de mon élection à la tête des Hauts-de-France. Dans cette campagne, j'ai vu la mort de la politique en face. Beaucoup de gens m'ont dit : « Vous avez été député, ministre. Le système, c'est vous aussi, dégagez. » Les choses étaient peut-être allées trop vite pour moi. J'ai été nommé ministre moins de deux ans après avoir été élu député. J'ai pensé que je n'étais pas à ma place et j'ai tenté de me faire accepter en adoptant des codes et des attitudes qui n'étaient pas les miens. J'avais tort. Au final, j'ai pris conscience d'une chose : il faut rester soi-même.

C'est un atout, à vos yeux, de ne pas avoir fait l'ENA ?

Je ne tiens pas un discours anti-élites. Le problème, c'est leur déconnexion. Je veille pour ma part à toujours rester « à portée de baffes, d'engueulades ». Si le prochain mandat n'est pas réussi, notre pays connaîtra de nouvelles explosions de violences, sociale ou électorale. L'aventure macroniste, loin de réconcilier et de moderniser le pays, a accéléré la désespérance et la colère vis-à-vis de la politique, et risque vraiment de se finir avec la victoire des extrêmes. Comme je l'ai déjà fait, mon devoir est de battre Marine Le Pen et de tout faire pour rassembler les Français.

Vous président, vous ne seriez pas Jupiter, si on vous suit…

Un président ne peut pas être normal, mais il ne doit pas se prendre pour un dieu. Un président a avant tout des devoirs. Il est le garant de l'autorité et de la cohésion nationale. Il défend les valeurs de la France. Je serai un président au service du peuple français.

Revenons à vos propositions. Vous voulez financer de grands projets d'infrastructures en région. Avec quel argent ? Après le « quoi qu'il en coûte », les caisses seront vides…

À la tête de l'État, comme à la tête d'une famille, il faut être sérieux. Une dette, ça se rembourse. Pas immédiatement, car ce serait de la folie. Tous ceux qui nous expliquent qu'il faut l'effacer et continuer à vivre au-dessus de nos moyens sont de dangereux menteurs. Si les taux d'intérêt remontaient sans que nous ayons conduit les réformes, nous y laisserions notre indépendance. Et ça, jamais !

Ne seriez-vous pas contraint de relever les impôts ? Quelles sont vos intentions en matière de retraite ?

Durant mon mandat, c'est un engagement clair, il n'y aura pas d'augmentation des prélèvements obligatoires. Nous agirons sur la dépense publique. Quant aux retraites, la réforme est prioritaire si nous voulons continuer à payer les pensions des retraités. À l'horizon 2028-2030, il nous faudra travailler deux ans de plus, jusqu'à 64 ans, et si l'espérance de vie continue à progresser, il faudra, dans les années qui suivent, aller jusqu'à 65 ans. Il n'y aura pas d'effort sans justice pour ceux qui ont des métiers usants ou perçoivent de petites pensions. La réforme universelle voulue par Emmanuel Macron n'était que de la poudre aux yeux : ni efficacité, ni justice.

Il y a un tabou français : on ne parle plus du travail !

Je n'ai jamais cessé d'en parler ! C'était d'ailleurs mon slogan pour la campagne des régionales en 2015 « Notre région au travail ». Cette valeur doit redevenir l'essentiel, le ciment de la nation. Le travail, le mérite, la récompense de l'effort, ces valeurs doivent redevenir un élément structurant de notre projet de société. Ce n'est pas le cas avec Emmanuel Macron, qui est plus favorable au capital qu'au travail. Quant au RN, il n'a ni discours ni conviction sur le travail. Je le vois dans ma région, ses élus sont toujours dans le mensonge et incapables d'apporter la moindre solution au chômage.

Il est temps de libérer les entreprises. La dignité au travail reposera sur le sentiment d'un juste retour par rapport aux efforts engagés. Je crois en la participation et je veux que la valeur créée par le travail de tous profite à tous. Ce sera un de mes chantiers prioritaires. C'est par le travail que nous mettrons un terme au déclin de notre pays et au déclassement des Français. Les catégories populaires, les classes moyennes et les cadres ne doivent plus craindre ce déclassement, mais retrouver la confiance et des perspectives. La réussite d'un pays ne peut pas reposer sur les seuls « premiers de cordée ».

Les années qui viennent verront une transformation profonde du monde du travail, avec de nouveaux métiers que nous créerons grâce notamment à un grand plan de reconstruction du tissu industriel et agricole de notre pays. Notre système d'assurance chômage et de formation devra se transformer pour plus d'efficacité vers la reprise d'emploi et être tourné vers les nouveaux métiers.

Le modèle méritocratique issu de la démocratisation de l'enseignement supérieur dans les années 1970 est très critiqué. Dans son dernier livre, « La Tête, la main et le cœur », l'essayiste britannique David Goodhart estime qu'une nouvelle lutte sociale a commencé, opposant une « classe cognitive dominante », sélectionnée sur les diplômes, et tous ceux qui ne sortent pas de ce moule. Vous partagez cette analyse ?

Bien sûr. La crise du Covid a bien évidemment mis en avant nos exceptionnels soignants. Mais elle a aussi révélé le rôle indispensable des travailleurs du quotidien : conducteurs routiers, caissières, agents de propreté. On les a félicités, peu récompensés et très vite oubliés. Et ils sont toujours aussi vulnérables. Le télétravail ne concerne que 8 % des ouvriers, contre 70 % des cadres. Il faudra améliorer les conditions de travail, les rémunérations branche par branche, métier par métier ; et moderniser notre système de formation pour établir des passerelles vers d'autres métiers. Quand vous devenez caissière ou livreur à 25 ans, vous ne devez pas être dans l'impossibilité de progresser professionnellement et d'améliorer votre situation. La société française doit donner de nouvelles perspectives, redonner un espoir. Si on continue à ignorer les invisibles, la prochaine secousse sociale viendra de là.

Travail. Pour Bertrand, « la réussite d’un pays ne peut pas reposer sur les seuls “premiers de cordée” ».

Vous présentez de nombreuses propositions, mais on peine à voir votre vision. Quelle est la France de Xavier Bertrand ?

C'est une France fière, redressée et réconciliée. Pour cela, mon projet est clair : restaurer l'autorité de l'État, tourner la page du centralisme parisien et refaire du travail la clé de voûte de notre projet national.

Quelles sont vos références historiques ?

C'est de Gaulle, évidemment. Il n'y a qu'un Général, sa vision m'inspire, mais aussi son pragmatisme. Quand il est revenu en 1958, il a annoncé qu'il ne porterait que trois chantiers essentiels : les institutions, l'Algérie, la monnaie. Napoléon ensuite, plus que Bonaparte, car c'est lui qui a fait la synthèse entre l'Ancien Régime et la Révolution. Richelieu pour l'autorité de l'État, et Saint Louis pour l'esprit de justice. Il ne faut jamais l'oublier quand on réforme.

Ne nous voyons-nous pas plus grands que nous sommes ? La réalité est cruelle : nous nous gargarisons d'être le pays de Pasteur, mais nous n'avons pas été capables de produire un vaccin français contre le coronavirus… Comment s'étonner que les Français soient l'un des peuples les plus pessimistes au monde ?

Car nous ne voyons plus la force de notre modèle, notre cohésion face aux épreuves, la solidité de notre engagement européen, nos atouts dans la compétition mondiale. La France, par son universalisme, porte toujours une voix particulière. Les tentatives d'effacement des valeurs républicaines avec la cancel culture ou la culture woke sont insupportables.

Qui mieux que notre pays peut mener ce combat des valeurs de laïcité, de fraternité et de refus du communautarisme ?

Mais, pour cela, il faut nous ressaisir. Le peuple français n'a pas fini d'étonner le monde.

Il y a bientôt un an, dans une tribune au « Point », vous écriviez : « Ce qui fait le plaisir d'être français, cet art de vivre si particulier qui est le ressort de notre nation, c'est bien la culture, notre culture. » Si vous deviez faire votre autoportrait culturel, quels goûts mettriez-vous en avant ?

J'aime tout autant la richesse de notre patrimoine que les innovations théâtrales de Julien Gosselin. Ce qui me manque terriblement, c'est d'aller au cinéma en famille ou de visiter une exposition, avec une prédilection pour la photo. Quant à l'affligeante cérémonie des César, elle a quasiment occulté la question essentielle : comment est-il possible que tous les lieux de culture soient encore fermés ?

On dit qu'il faut être un peu fou ou mégalo pour s'imaginer président de la République ? On ne sent pas de folie chez vous. Seriez-vous un peu mégalo ?

La présidence de la République n'est pas un trophée. C'est se mettre au service du peuple français, c'est en assumer les exigences et les devoirs §

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 Il suffit d'ouvrir la page des faits divers : de violences ordinaires de délinquance quotidiennes maintenant partout en France qui se résument à islamisme, immigration insécurité et délinquance en expansion !

Et zones de non droit déjà très nombreuses que l’on n’encadre pas pour soi-disant préserver une fausse paix civile et trafics divers illicites qui progressent, jusqu’à des lois appliquées ou établies en fonction d’une religion pour des communautés dont il ne faut, pas en parler car elles sont parfaitement hors des lois de notre république !

D’ailleurs dans certaines villes très connues d’IDF région la plus peuplée de France ont ce croirait ailleurs, mais pas en république française et quand on est étranger à celles-ci, en insécurité avérée !

Alors, Mr BERTRAND peut appeler un chat un chat c’est bien et ne coute rien les promesses électorales maintes fois rabâchées par les candidats divers !?

Mais là, ou vue d’incidents de plus en plus nombreux dans ces zones dites populaires devenues maintenant à risque, qui s’étendent partout dans notre pays, il faudrait un dirigeant qui agisse fermement avec une équipe de choc ministre de la justice et de l’intérieur avec pouvoirs étendus, au lieu de parler pour ne rien dire comme nos bienpensants donneurs de leçons hypocrites !?

Et qu’il soit soutenu fermement par une grande partie des français de cette majorité silencieuse qui s’enferme dans « le chacun pour soi, » car rattraper plus de trente ans d’inertie et laisser aller, sur ce sujet qui devient très préoccupant, çà tient du miracle dans plus d’un quinquennat à venir !

On notera que la pandémie n’a absolument pas diminuée ces problèmes de délinquance dangereuses plaies de notre société !?

Jdeclef 27/03/2021 13h43


Cela ne fait qu'essayer de réveiller cette droite classique à se remuer et peut être s’unir (vœu pieux...) çà les français ne savent plus faire !?

 

La candidature de Bertrand met la droite en tension

Cette déclaration précoce ouvre le champ des possibles à droite et perturbe l’équilibre (plutôt déséquilibre) des forces dans son camp politique, forçant chacun à se prononcer.

Qu'ils feignent l'indifférence ou temporisent, l'officialisation de la candidature de Xavier Bertrand fait réagir : « Cela fait trois ans qu'il l'annonce : belle nouveauté, Le Point », s'est fendu l'ancien ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, par SMS. Une pique accompagnée d'un smiley moqueur pour le président des Hauts-de-France, désormais officiellement candidat. Toutes les journées d'hier et d'aujourd'hui, ténors et dirigeants des Républicains ont échangé coups de fil et SMS pour évoquer le sujet du moment à droite. Que penser de la candidature de Xavier Bertrand ? Qu'ils soient pour ou contre, tous y sont allés de leur commentaire, veillant soigneusement à en minimiser la portée.

« Ce n'est pas un scoop », lance d'emblée Christian Jacob, le patron des Républicains. « Xavier Bertrand agit en son âme et conscience, mais je pense que ce n'est pas le moment : les Français sont dans la crise sanitaire et nous avons à conduire avant des élections de première importance. Le temps de la présidentielle viendra après. » Et de noter caustique : « Les deux derniers présidents de la République de droite élus, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, s'étaient tous les deux déclarés candidats bien plus tard… en novembre. » Fabien Di Filippo, le numéro deux du parti, ne dit pas autre chose : « Chacun choisit son calendrier, mais en ce qui me concerne, la gestion de la crise sanitaire est pleinement accaparante, et le peu de temps qui peut rester est consacré à la reconquête des territoires en juin. » Circulez, par temps de crise, rien à voir…

La démocratie, ce n'est pas un drameGeoffroy Didier

Dans l'entourage du président du Sénat, Gérard Larcher, on veille à rester mesuré : « Xavier Bertrand est maître de son destin, de sa stratégie et de son calendrier. Mais, comme le dit Gérard Larcher depuis des semaines, avoir deux candidats de droite à l'élection présidentielle, c'est l'assurance de n'en avoir aucun élu », souligne ce proche, avant de poser des conditions : « Si Xavier Bertrand s'impose comme le candidat de la droite et du centre d'ici septembre, Gérard Larcher sera derrière lui. Mais si tel n'est pas le cas, il faudra mettre en œuvre un système de départage. » Le très présent Gérard Larcher y travaille, dit-on, en lien avec les instances du parti et le président du groupe LR à l'Assemblée, Christian Jacob.

Pour d'autres, la sortie de Bertrand rend les primaires d'autant plus nécessaires : « Ce n'est pas la primaire qui a tué François Fillon. Le soir de sa victoire, tout le monde pensait qu'il deviendrait président de la République. C'est Fillon qui a tué Fillon », fait valoir Geoffroy Didier, député européen et vice-président du conseil régional d'Île-de-France. Lui invite le candidat à prendre le temps de la réflexion et vante un débat sain pour sa famille politique : « La démocratie, ce n'est pas un drame. Et jusqu'ici, on n'a même rien trouvé de mieux ! »

2022 : Xavier Bertrand en piste

Troisième homme

« C'est curieux de se déclarer aujourd'hui », s'étonne un habitué de l'Élysée, fin connaisseur de la droite, pour qui ce démarrage s'explique par une certaine fébrilité : « Il n'a finalement pas attendu de remporter les régionales. » « C'est pour prendre les copains de vitesse. C'est d'une certaine manière un aveu de difficulté », résume ce proche du président, attentif aux moindres remous à droite.

Pour le sondeur, Frédéric Dabi, directeur général de l'Ifop, le jeu reste pourtant ouvert : « Tant que la campagne n'a pas démarré, et elle n'a pas démarré, on ne peut pas anticiper les montées et les baisses. En tout cas, il s'est posé comme le troisième homme. » Le désormais candidat flirte avec les 15 % d'intentions de vote dans les sondages d'opinion pour le premier tour de l'élection présidentielle. Quant à ce choix audacieux de se déclarer en amont d'une possible primaire – ce « quoi qu'il en coûte électoral » –, Frédéric Dabi estime qu'il pourrait s'avérer payant à terme : « Il a un statut de challengeur. La politique, c'est créer la surprise, tout le monde sait qu'il va être candidat, mais il a quand même décidé de créer le choc politique » ou la déclinaison sondagière du fameux dicton « la chance sourit aux audacieux ». Et le sondeur d'ajouter : « À la différence d'un Bruno Retailleau, il n'a pas de déficit de notoriété majeure. »

L'intéressé, patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau, assure qu'une primaire est indispensable à son camp : « La primaire, elle aura lieu, car, dès lors qu'il y aura plusieurs candidats, il faudra un vote pour les départager », a-t-il estimé, dans la perspective de sa candidature, jeudi 25 mars, sur Sud Radio. « Je pense qu'il vaut mieux que les militants, nos sympathisants, puissent faire un choix qui sera absolument décisif », a-t-il prévenu dans l'idée de couper court aux prétentions du président des Hauts-de-France.

Il incarne la France des territoires contre la France technocratique.

Pour un certain nombre parmi les LR, la ligne politique de Xavier Bertrand mériterait d'être clarifiée. Le gaulliste social sera-t-il le candidat d'un rassemblement allant jusqu'à la gauche ? « Il est coupé de notre base : elle ne le soutiendra pas. Les militants LR lui reprochent d'avoir quitté le parti au pire moment [en décembre 2017, NDLR], celui où nous avions besoin d'être tous solidaires », analyse un patron de fédération qui ne croit pas plus en l'homme qu'en sa candidature. « Sans compter qu'ils ont du mal à accepter son clin d'œil à Arnaud Montebourg. » « Je n'aime pas la polygamie », tacle une députée LR. « C'est un fait que l'actuel Premier ministre, Jean Castex, était son directeur de cabinet au ministère de la Santé et un certain Gérald Darmanin, aujourd'hui ministre de l'Intérieur, son poulain », raille un autre parlementaire.

Présidentielle 2022 : pourquoi les jeunes vont compter

« La question du rempart n'est pas la bonne »

Pour autant, Xavier Bertrand n'est pas seul ou sans troupes. Le président des Hauts-de-France fait des émules au sein de son ancienne famille politique. Pour Damien Abad, le président du groupe LR à l'Assemblée nationale et soutien de la première heure, le candidat vise juste : « Il incarne la France des territoires en résonance avec les préoccupations du quotidien des Français. C'est une grande force et un autre chemin face à la France technocratique d'Emmanuel Macron et la France agressive de Marine Le Pen », explique ce député de l'Ain qui rêve d'une troisième voie. « Ensuite, il incarne une vraie droite sociale et populaire qui a envie de répondre à l'enjeu de l'ascenseur social. Xavier Bertrand annonce sa candidature au bon moment, car les Français ont besoin de choix clairs », conclut ce membre du bureau exécutif des LR.

Il est vrai que ses soutiens le pressaient d'entrer dans l'arène au plus vite. « On sent sincèrement qu'il y a une forte attente à droite, les gens sont dans un refus d'Emmanuel Macron », analyse une députée LR pour qui le chemin vers la victoire passe tout droit par « un candidat naturel qui s'impose aux autres », avant d'ajouter, convaincue que Xavier Bertrand a toutes ses chances : « Le discours est réfléchi, il a posé un certain nombre de propositions. »

Cela suffira-t-il à éliminer ses concurrents à droite, faire la course en tête et s'imposer dans l'opinion comme le meilleur rempart au RN ? Telle est la question. « Le plus mauvais candidat face à Marine Le Pen est Emmanuel Macron », tranche Christian Jacob. Au sein des Républicains, certains élus reconnaissent volontiers que Xavier Bertrand, qui a éliminé Marine Le Pen aux régionales en 2015 – grâce notamment au désistement de la gauche en sa faveur –, ferait un « bon rempart » face à la candidate du RN. « La question du rempart n'est pas la bonne. Il nous faut un vrai projet porteur d'un nouveau souffle », récuse un élu local, très courtisé par tous les candidats en lice ou potentiels. « L'élimination de Marine Le Pen sera un effet collatéral. Nous devons nous concentrer sur notre offre politique », explique ce fervent partisan de l'organisation d'une primaire, fatigué de « cette façon de penser au meilleur d'entre nous pour battre les autres », avant de résumer, amer : « Ça nous flingue depuis des années. »

Présidentielle : Le Pen battue par Macron et Bertrand, pas par Hidalgo

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En sortant d'un confort pour ces politiciens élus ou ex élus LR parti guère mieux loti, que son adversaire historique le PS lui aussi en pleine déconfiture !

Si déjà les français lambda comprenaient que leurs partis politiques depuis des décennies sous nos différentes républiques dans notre histoire contemporaine sont inutiles étant donné la qualité plus que médiocres de leurs élus encartés, ce serait déjà un grand progrès !

Mais les électeurs français (enfin ceux qui votent encore) doivent être masochistes et versatiles, car ils n'arrivent pas à s'en débarrasser pour faire vraiment du neuf et à chaque présidentielle suivi de législatives n'ont moins différentes on rejoue la même mauvaise pièce de théâtre qui est toujours un four insipide !

Et pourtant une grande partie de nos concitoyens s'en rendent compte, mais comme ils ne savent pas comment faire pour changer cet état de fait, alors ils subissent en silence en privilégiant le chacun pour soi, quant à nos politiciens de tous bords, ils continuent à profiter de ces français si malléables en fait qui travaillent pour eux sans s’en apercevoir !

Et bien sûr la France dans tout cela continue à glisser vers le fond et la pandémie n’a rien changé chez ces messieurs élus de tous bords et notre gouvernement et nos dirigeants, car le peuple tout comme eux sont incurables et cela ne date pas d’hier !

Jdeclef 27/03/2021 12h09


vendredi 26 mars 2021

Exemple de l'inconscience de notre président totalement dépassé irresponsable !

 

Coignard – Les 50 nuances d’autosatisfaction du gouvernement

CHRONIQUE. Des ministres font l’éloge de leur action, le président se défausse à bon compte sur l’Europe. C’est la stratégie… zéro regret !

 

Certains pays ont réussi à mettre en œuvre une stratégie « zéro Covid ». En France, le pouvoir exécutif lui préfère, faute de mieux, la stratégie « zéro regret ». N'est pas Angela Merkel qui veut. La chancelière allemande a eu le panache de présenter ses excuses à ses compatriotes pour avoir voulu leur imposer un week-end de Pâques sous cloche, avant de faire marche arrière.

« Il faut être humble dans cette crise, et savoir reconnaître qu'on s'est trompé », dit le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, au micro de France Inter ce jeudi. À la bonne heure ! Mais la seule erreur qu'il concède, c'est l'attestation kafkaïenne inventée dans la nuit de vendredi à samedi dernier et aussitôt modifiée. Pour le reste, c'est un festival d'autosatisfaction. En substance, ceux qui ont confiné plus tôt ne font pas mieux que nous. Les écoles ont été quatre fois plus ouvertes qu'aux États-Unis et deux fois plus qu'en Allemagne au cours de la dernière année.

Gabriel Attal : le porte-parole n'est pas un bleu

Quelques heures plus tard, le ministre de la Santé Olivier Véran nous prévient que la situation est grave et inquiétante. Il se permet toutefois une petite blague pour qualifier le « freinage renforcé » de l'épidémie : « Ce n'est pas un confinement, c'est 50 nuances de mesures. » Il n'est pas sûr que les Français confinés, quoi qu'en dise le ministre, apprécient tous cette allusion à une romance érotique centrée sur une relation sadomasochiste… D'autant qu'Olivier Véran énumère ensuite tous les progrès réalisés, à ses yeux, dans la gestion sanitaire de l'épidémie : les tests gratuits, les lits déployés bien plus nombreux, les transferts sanitaires (36 en une semaine…), l'« immense campagne » de vaccination…

Vraie fausse contrition

Le Premier ministre n'était pas présent au pupitre pour chanter lui aussi les louanges de l'action gouvernementale comme il l'a fait par le passé : « Je pense sincèrement que notre stratégie, cohérente dans la durée, a été la bonne… Les résultats de notre stratégie nous placent aujourd'hui dans une situation plus qu'honorable en Europe », se félicitait-il le 15 janvier dernier.

Peut-être devrait-il, pour ses prochaines prestations, s'inspirer de l'interview accordée par Emmanuel Macron à Nikos Aliagas pour le bicentenaire de l'indépendance de la Grèce. Derrière une apparente autocritique concernant la vaccination, le chef de l'État se défausse en réalité sur l'Europe. Une vieille tactique maintes fois employée par les responsables politiques hexagonaux. Et remise au goût du jour par le président : « Les Américains ont eu plus d'ambition que nous », dit-il. Mais qui est le « nous » ? Les instances européennes, bien entendu. Pas une seule fois la première personne du singulier n'est employée pour formuler un regret sur les ratés de la vaccination. Parmi les 50 nuances d'autosatisfaction, c'est assurément la plus subtile !

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Un membre de ma famille vient d'être touché aujourd’hui par la Covid détecté suite à un test effectué à son travail du fait de cas de contamination de certains de ses collègues !

Après visite à notre médecin généraliste, celui-ci venait de lui apprendre qu'il avait reçu à 17h30 heure de son RV au cabinet déjà "63" cas de contamination avérées depuis ce matin ouverture de son cabinet !

Inutile de s'alarmer Mr MACRON attendons pour prendre des mesures plus drastiques n'est-ce pas !?

Merci Mr le président inutile et pleutre on est bien soutenu par votre inaction envers ce peuple d'en bas, de peu !

Jdeclef 26/03/2021 18h21LP