lundi 27 juin 2022

Cela montre que ce président n'a plus la main et navigue dans le brouillard de son incompétence et de ses incertitudes dommage pour ce petit président qui voudrait grandir (et pour les français !?

 

Michel Richard – Emmanuel Macron, l’hypothèse du trou noir

CHRONIQUE. À se demander, pour comprendre la situation, si le président n’est pas victime d’un « baby blues » élyséen postélectoral.

MACRON SEMBLE AU BORD D’UN TOURBILLON QUI RISQUE DE L’ASPIRER VERS LE FOND ?!

Pour un peu, on regretterait une bonne vieille cohabitation. Au moins, c'est clair, la cohabitation, c'est carré, tandis que là… Emmanuel Macron réélu, mais privé à l'Assemblée d'une majorité absolue qui dispose sans faire d'histoires de ce que lui-même propose. Macron qui se retrouve soudain fort dépourvu, contraint de s'en remettre à d'autres pour poursuivre son quinquennat naissant. Prière d'oublier toute idée de seul maître à bord présidentiel.
Pour un homme qui s'est toujours vu comme fait pour les temps de crise, il est servi. Gilets jaunes, Covid, guerre en Ukraine et, aujourd'hui, cette situation inédite où le Parlement reprend la main sans pour autant prendre les commandes ! En est-il tout excité, Emmanuel Macron, d'avoir ainsi à inaugurer un fonctionnement institutionnel foncièrement bordélique, si l'on peut se permettre ? À tout le moins, il cache son jeu.

Coignard – Le fantasme de la cohabitation

Reste le mystère : pourquoi et comment en est-il arrivé là ? Car le récit de la présidentielle et beaucoup plus encore des législatives a quelque chose de vertigineux. Où l'on voit un Macron adopter, nolens volens, une intrigante et constante conduite d'échec. Quelque chose de suicidaire.

De nombreuses questions

Pourquoi se cabrer devant tout ce qui ressemble à une campagne électorale, pourquoi se terrer, puis se réveiller sur un tarmac, pourquoi procrastiner dans ses nominations ministérielles comme si elles étaient de peu d'importance et sans urgence, pourquoi laisser le champ libre au plus mirobolant de ses opposants, pourquoi bafouiller dans ses consignes de vote, paraître improviser et ballotter, pourquoi s'approprier in extremis le monopole du vote républicain, pourquoi ?

Dans ces jours décisifs, il s'est montré indécis, approximatif, attentiste, changeant, lointain. On a peine à croire qu'il puisse s'agir d'une quelconque stratégie électorale consciente, auquel cas il faudrait la breveter comme infaillible dans l'échec. Peine à croire que se soient seulement manifestés là quelques traits de caractère dont il n'est certes pas dépourvu : la condescendance, l'autoritarisme, une certaine désinvolture et d'autres vanités jupitériennes.

« Jupiter, c'est fini » : la presse étrangère analyse le revers de Macron

Dans ces jours décisifs, tout nourrit le soupçon que Macron n'était plus Macron, qu'il n'était pas lui-même, que quelque chose en lui s'était cassé, qu'il avait perdu son allant, son culot et sa lucidité, qu'il s'était perdu, se prenant tout seul les pieds dans son dépassement des clivages favori.

Macron est fatigué

Est-il permis de penser qu'un président de la République puisse être fatigué, déprimé, découragé ? Qu'Emmanuel Macron ait pu se sentir au fond du trou, victime d'un « baby blues » élyséen postélectoral ? Que la perspective des difficultés du mandat à venir l'ait quelque peu assommé ? Réélu, oui, mais haï aussi. Et seul, quitté par des proches qui font leur vie ailleurs qu'à l'Élysée et par d'autres qu'emporte l'ingratitude des électeurs.

Lors de la soirée électorale du second tour des législatives à l'Élysée qui lui rappelait cruellement que la Ve République est un régime parlementaire, le journal Libération raconte qu'Emmanuel Macron, bravache et en bon connaisseur des dialogues des Tontons flingueurs, a commenté ainsi la situation politique – et la sienne propre : « On entre dans le bizarre. » C'est tout à fait ça. À lui de nous dire au plus vite « qui c'est Raoul ». Mais sans rire.

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

à vue en repoussant (encore) la composition de son gouvernement !?

Ce qui représente son caractère ponctué de tergiversations et indécisions !?

Car attendre c'est reculer pour mieux sauter car il croyait que son élection par défaut en 2017 ( et sa réélection en 2022) pour donner suite à la défection de son prédécesseur lui garantissait un pouvoir absolu pour les quinquennats à venir  jusqu’en 2027 !?

Erreur commune à nos ex-présidents aveuglés par leurs egos démesurés se prenant pour des monarques de l'ancien régime dont cette Veme république obsolète devenue pseudo monarchique qui leur a donné trop de pouvoir surtout depuis ces derniers quinquennats (en oubliant le parlement et ses députés élus par les Français qu'il dédaignait en se moquant d'eux mais peuple frondeur par son histoire ancienne dont notre président se dit féru, mais faut-il déjà connaitre les Français d'aujourd'hui et là cela ne semble pas le cas pour lui  !?

Alors « à jouer avec le feu on se brule, Mr le président n'a fait que diviser les Français pour mieux régner » et mettre indirectement en lice les extrémistes de gauche et droite qui se sont enfoncés dans cette brèche de mauvaise politique politicienne !

Le pire étant que le pays devient difficilement gouvernable à cause de politiciens de tous bords et leurs partis ringards usés comme cette V eme république de 64 ans donc ayant l’âge de la retraite !

Doit-on dire merci à Mr le président chacun jugera chez nos concitoyens mais quand on est actuellement en situation critique avec une crise internationale à nos frontières d’EUROPE avec des métastases qui grossissent comme des mauvaises tumeurs cancéreuses guerrières entrainant des suites économiques inflationnistes il faut que nos dirigeants cessent de se regarder le nombril en parlant pour ne rien dire d’utile car élus par le peuple pour les diriger et les protéger SVP !?

Jdeclef 27/06/2022 11h10


dimanche 26 juin 2022

Poutine est un fou dangereux qui continue à tirer sur une ficelle qui ne demande qu'à se rompre facilement !? Il faut dire que peu des occidentaux s'y opposent avec cet épouvantail OTAN !?

 

Biélorussie : l'aviation bientôt capable de transporter des armes nucléaires

Vladimir Poutine et son homologue biélorusse se sont rencontrés samedi à Saint-Pétersbourg, lors d'une réunion consacrée notamment à l'armement nucléaire. 

C’est sûr c’est bien plus facile de frapper l’Europe car ces pays russophones y sont déjà géographiquement et à l’arrière de l’UKRAINE même jusqu’à KIEV !?

Des missiles ont été tirés depuis la Biélorussie, allié diplomatique de Moscou, en direction de la région frontalière de Tchernihiv en Ukraine, au nord-est de Kiev, a affirmé samedi 25 juin l'armée ukrainienne. « Vers 5 heures du matin (4 heures, heure française), la région de Tchernihiv a subi un bombardement massif de missiles. Vingt roquettes ont visé le village de Desna, tirés depuis le territoire de Biélorussie et depuis les airs », a indiqué sur Facebook le commandement Nord des troupes ukrainiennes, précisant qu'« il n'y avait pas de victimes » à ce stade.

Une infrastructure a été touchée, a précisé l'armée ukrainienne, sans indiquer si elle était militaire ou non. Desna, petit village de 7 500 habitants avant la guerre, se situe à 70 km au nord de Kiev et à la même distance au sud de la frontière avec la Biélorussie. Kiev a accusé samedi Moscou de vouloir « attirer » Minsk « dans la guerre » en Ukraine. « La frappe d'aujourd'hui est directement liée aux efforts du Kremlin pour attirer la Biélorussie dans la guerre en Ukraine en tant que co-belligérant », a affirmé sur Telegram la Direction générale du renseignement ukrainien, rattachée au ministère de la Défense.

Guerre en Ukraine : « Nous devons aller jusqu'à la frontière polonaise »

La Biélorussie, un soutien logistique de la Russie

Cette frappe intervient alors que le président russe Vladimir Poutine et son homologue biélorusse Alexandre Loukachenko se sont rencontrés samedi à Saint-Pétersbourg en Russie, avant une visite en Biélorussie, prévue jeudi et vendredi, du chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov. En fin de journée, les deux chefs d'États ont annoncé vouloir rendre l'aviation de la Biélorussie capable de transporter des armes nucléaires. Selon le Kremlin, Moscou va livrer « dans les mois prochains » des missiles aptes au transport de charges nucléaires. « Dans les prochains mois, nous allons transférer en Biélorussie des systèmes de missile tactique Iskander-M, qui peuvent utiliser des missiles balistiques ou de croisière, dans leurs versions conventionnelle et nucléaire », a déclaré le président russe, d'après des propos retransmis à la télévision.

Quoique non bélligérant dans le conflit avec l'Ukraine à ce stade, la Biélorussie a servi de soutien logistique aux troupes de Moscou, notamment dans les premières semaines de l'offensive russe. Le pays, dirigé par Alexandre Loukachenko depuis 1994, est depuis largement visé par les sanctions occidentales prises aussi contre la Russie.

« Poutine tente d'encercler les meilleures unités ukrainiennes »

80 combattants polonais tués à Donetsk

Selon le renseignement ukrainien, six avions Tu-22M3 ont tiré 12 missiles de croisière depuis la ville de Petrykaw, dans le sud de la Biélorussie. Les bombardiers ont décollé de l'aéroport de Chaïkovka dans la région de Kalouga (ouest) en Russie, à 270 kilomètres au nord de la frontière ukrainienne. « Ils sont ensuite entrés dans l'espace aérien de la Biélorussie. Après avoir lancé les missiles, ils sont retournés en Russie », a-t-il affirmé, précisant qu'en plus de Desna, les Russes avaient touché des cibles « dans les régions de Kiev et de Soumy », dans le nord-est du pays.

De son côté, la Russie a affirmé samedi avoir tué « jusqu'à 80 » combattants polonais dans un bombardement située dans la région de Donetsk, où les combats font rage entre les forces de Kiev et celles de Moscou. Selon la Défense russe, 20 véhicules blindés de combat et huit lance-roquettes multiples Grad ont été détruits dans des frappes d'armes de haute précision sur l'usine de zinc Megatex, dans la localité de Konstantinovka. Et plus de 300 militaires ukrainiens et mercenaires étrangers, ainsi que 35 armes lourdes auraient été détruits en l'espace d'un jour à Mykolaïv, dans le sud de l'Ukraine. Aucune de ces affirmations n'était vérifiable de manière indépendante dans l'immédiat. », a-t-il affirmé, précisant qu'en plus de Desna, les Russes avaient touché des cibles « dans les régions de Kiev et de Soumy », dans le nord-est du pays.

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Le maitre du KREMLIN ne fait que poursuivre sa logique expansionniste pour reconstituer son empire russe (ou URSS) qu’il veut retrouver par nostalgie de puissance l’opposant au monde occidental surtout aux USA (ennemi héréditaire depuis la fin de la guerre froide !)

Car KALININGRAD et la BIELORUSSIE ne sont que des furoncles pros russe dans la fesse de l’Europe donc sur son arrière !

Comme la Russie poursuit avec succès son avancé dans le DOMBAS Ukrainien (après ces interventions guerrières en TCHETCHENIE GEORGIE UKRAINE et annexion de la CRIMEE où l’Europe et OTAN n’ont pas vraiment bougé ou trop tardivement !)

On a en Europe occidentale des bombes à retardement (même nucléaire) car armé par la sainte Russie dans le dos de celle-ci, car nos dirigeants bienpensant et USA et son épouvantail OTAN ne peuvent intervenir à moins de déclencher l’irrémédiable pour l’instant c’est Poutine qui a l’avantage !

En plus en nous mettant dans une situation économique très hasardeuse avec une progression prévue de 6,8% de l’inflation en Europe et en FRANCE car les sanctions envers la Russie ne sont pour l’instant pour ce pays que « cautère sur jambe de bois »!?

Pendant ce temps-là, notre président et nos dirigeants se débattent dans une situation compliquée ou notre pays est difficilement gouvernable et donc nous sommes mal dirigés et mal protégés (ce que pour cette dernière constatation les Français savaient déjà et l’ont exprimé dans les urnes !)

Bonnes vacances à tous si on leur donne le temps d’en profiter !?

Jdeclef 26/06/2022 10h49


samedi 25 juin 2022

Défendre l'indéfendable pour de tels faits lâches criminels qui ont semé la mort d'innocents ne mérite aucune compassion ! Mais nous sommes au pays des donneurs de leçons !

 

13 Novembre : « Il n’y a pas d’honneur à condamner un misérable au désespoir »

Les avocats de Salah Abdeslam ont plaidé, vendredi, contre la perpétuité incompressible requise par le parquet : une « mort blanche », ont-ils dénoncé.

CE PROCES EST-IL LA POUR FAIRE DU SPECTACLE MEDIATIQUE AUX AVOCATS QUI DEFENDENT UN CRIMINEL LACHE OU RENDRE JUSTICE AUX VICTIMES ?!

L'heure approche donc où la Cour devra juger cet homme-là. Vendredi, Salah Abdeslam se tient dans le box les bras croisés, un peu plus voûté que d'ordinaire peut-être et le visage clos derrière son masque blanc, lorsque ses avocats, Me Olivia Ronen et Me Martin Vettes, se lèvent pour le défendre. Il a derrière lui une salle comble, bruissante, électrisée comme aux premiers jours. Il risque la perpétuité incompressible.

À quoi cela ressemble-t-il, de défendre Salah Abdeslam ? C'est d'abord composer avec la parole compliquée qui est la sienne. Une parole pleine de trous, pleine de maladresses, pleine de lacunes. « On n'essaiera pas d'avoir réponse à tout », dit Olivia Ronen. Il s'agira de faire avec « sa vérité ». Avec ce qu'il dit, mais aussi ce qu'il ne dit pas. Lui que le parquet antiterroriste qualifie de « lâche » ne s'est pas employé à charger les absents, soulignent ses avocats, « tout l'inverse d'une stratégie de la défausse ».

Procès du 13 Novembre : Salah Abdeslam a « du sang sur les mains »

« Nous l'avons respecté, parce que pour pouvoir vivre les longues années qui l'attendent, il va devoir être en paix avec lui-même, souffle Martin Vettes. Quand vous défendez Salah Abdeslam, vous pensez à son intérêt tout court, à son intérêt au long cours dans la vie réduite qui va être la sienne pour longtemps. »

« Tous les chemins mènent à Salah Abdeslam »

Mais défendre cet accusé-là, c'est composer aussi avec le poids d'un procès qualifié de hors norme, d'historique – la salle d'audience transformée en bunker, le poids des milliers de victimes, le dossier d'un million de pages. « Un million, on vous l'a martelé, comme si ce million de pages était implacable, s'insurge Me Vettes. Ce dossier qui donne l'impression que tous les chemins mènent à Salah Abdeslam, et qui se détourne de Brahim. »

Le silence obstiné de l'accusé durant l'instruction n'aura pas aidé, sans doute, à ce qu'une autre version émerge. Faut-il cependant tenir pour rien ce qu'il a pu dire durant les neuf mois d'audience ? Ses avocats s'emploient donc à défendre un autre récit. Celui, commence Martin Vettes, d'un jeune homme sensible, sans appétit pour la violence, qui aime se parfumer et se faire beau pour sortir. Chez qui on ne trouve, avant 2015, aucune trace de radicalisation et qui a « glissé » pourtant. Comment ? Martin Vettes n'a pas de mots assez durs contre le « fantasme du café des Béguines, qu'on a présenté comme une centrifugeuse à djihadistes, voire la pointe avancée de l'État islamique en Europe, sur la base de déclarations fumeuses ». « La scène inaugurale, il vous l'a racontée ici », rappelle l'avocat. Un soir de mai ou de juin 2015, Salah Abdeslam surprend Brahim dans sa chambre, devant une vidéo de propagande – pas une vidéo de décapitation d'otages par Daech, non, une scène de massacre de civils par l'armée de Bachar el-Assad.

13 Novembre : « Monsieur Abdeslam, je suis sûre que vous voudriez me répondre »

« Salah Abdeslam en 2015, c'est un jeune homme bien de son temps, un jeune homme qui s'indigne, ose l'avocat. “Indignez-vous !”, vous vous souvenez de ce slogan à la mode ? » Il s'indigne donc, il se reproche de ne pas aider ses frères meurtris : il deviendra « l'intérimaire » de l'État islamique, le type à qui l'on confie des « missions ponctuelles », dont il ne sait à quoi elles doivent servir au juste. Martin Vettes les détaille point par point, avance centimètre par centimètre, analysant les bornages et les témoignages. « Pardon, c'est fastidieux. Il ne faut pas s'y tromper : si nous contestons pied à pied certaines charges, ce n'est pas pour vous soutenir que celui-ci se retrouve par hasard dans le box, ou uniquement par la faute de son frère. Mais parce que ce n'est pas non plus l'aboutissement d'un engagement djihadiste de longue date, soupesé, prémédité comme le soutient le ministère public. »

« Je pensais que la défense devait se présenter comme une muraille »

L'entrée dans le commando, c'est Olivia Ronen qui la décrit. Elle à qui revient la lourde tâche d'être la dernière avocate à plaider. Elle que, les premiers temps, la foule scrutait presque autant que son client : très jeune, très brillante, un peu âpre aussi. « Je pensais au début que la défense devait se présenter comme une muraille, une espèce de roc solide et imperméable à tout, confie-t-elle dans ses premiers mots. Au fur et à mesure, j'ai compris qu'il était vain de vouloir ressembler à une pierre et qu'il allait falloir composer avec toutes les souffrances exprimées, d'où qu'elles viennent. »

Olivia Ronen revient donc aux scènes qu'a racontées son client. Où sa participation aux commandos se décide dans les dernières 48 heures, parce que son frère et Abaaoud le lui ont demandé, et qu'il est trop tard pour reculer. Où il dépose les kamikazes irakiens au Stade de France avant de se rendre dans le café du 18e arrondissement repéré le matin même… et de renoncer à se faire exploser en voyant les très jeunes gens qui l'entourent. « Par humanité », a-t-il dit. « Mais tout ce que qu'il dit est suspect. Par nature, on a cette position, de l'autre côté de la barre : un doute systématique, un doute hyperbolique, un doute tout à fait loin d'être méthodique parce qu'il ne concerne que les déclarations de Salah Abdeslam. Le parquet doute, alors qu'il ne peut pas vous dire quelle mission lui était attribuée. Mais n'importe quelle autre version aurait mieux convenu. »

Au procès du 13 Novembre, Salah Abdeslam livre « sa vérité »

Évidemment, Salah Abdeslam a parlé bien tard. Mais des points demeurent auxquels Olivia Ronen s'accroche. La ceinture explosive, ainsi. « On vous demande aujourd'hui de considérer que ce n'est pas grave, que c'est pareil qu'il ait essayé de la déclencher ou non. Mais vous ne pouvez pas traiter cette information comme un vague détail ! » Tous les terroristes, rappelle-t-elle, avaient pour consigne, si leur ceinture était défectueuse, de provoquer l'explosion avec un briquet. Sur celle de Salah Abdeslam, nulle trace de brûlure. Et pourquoi eût-il pris la peine de retirer sa pile et son bouton-poussoir avant de l'abandonner, s'il avait été certain qu'elle était inoffensive ?

Après avoir renoncé, il appelle à l'aide. L'attitude même que ses amis décrivent pendant le trajet vers Bruxelles ne contredit-elle pas l'image d'un tueur de sang-froid ? Pourquoi crier qu'il vengera son frère, quand celui-ci s'est fait exploser après avoir perpétré un massacre ? Salah Abdeslam rejoint une planque dont il connaissait l'adresse mais qu'il n'avait pas fréquentée. « Avant, il ne baignait pas là-dedans, poursuit Me Ronen. Il y avait une personne qui faisait tampon entre lui et la cellule : son frère, qui servait à la fois de lien et de paravent. » Les terroristes lui demanderont, poursuit-elle, des explications et des gages. « Tout le monde a bien compris qu'il avait reculé. »

Salah Abdeslam : « On s'accroche à la charia comme vous à la démocratie »

« Vous ne devez pas juger à hauteur des souffrances abyssales des victimes »

Cette autre histoire-là est racontée avec force, avec passion. Il n'est pas certain cependant que cela suffise à emporter la conviction, et c'est sur la peine requise contre leur client que les deux avocats sont le plus efficaces. Bien sûr, la condamnation sera très lourde : nul ne l'ignore, Salah Abdeslam moins que quiconque. Mais faut-il revenir à une forme de loi du Talion ? « J'entends tous les grands discours sur ce procès qui serait la réponse de la civilisation à la barbarie, alors qu'on plaide pour un retour à cette loi si peu civilisée, attaque Martin Vettes. Je vous demande d'écarter la proposition d'un autre âge qui vous est faite : vous ne devez pas juger à hauteur des souffrances abyssales des victimes, elles ne peuvent pas être l'étalon de sanctions dans un État de droit. »

Le parquet estime Salah Abdeslam coauteur de l'ensemble des crimes du 13 Novembre. Une « grossière fiction, s'emporte Olivia Ronen, où l'on voudrait faire entrer des ronds dans des carrés ». Coauteur du Stade de France, soit. Mais des autres ? Pour l'accusation, les membres du commando étaient « interchangeables ». Ce qui est très contestable, souligne l'avocate. Mais ce qui signifie surtout que « parce qu'on aurait pu être ailleurs, on doit être condamné comme si on avait été là. C'est ça, l'interchangeabilité. On sait que vous n'y étiez pas, mais vous auriez pu. On va créer une petite responsabilité pénale pour autrui en matière terroriste. » Or « le droit pénal est un droit de la rigueur, plus qu'un autre ».

« Torture blanche »

Ses avocats demandent donc que Salah Abdeslam soit jugé « à hauteur d'homme ». En ne le traitant pas en « symbole », sous prétexte qu'il est le seul survivant des commandos. En ne prononçant pas contre lui, qui n'a tué personne, la perpétuité incompressible que l'on aurait pu attendre contre les tueurs du Bataclan. Olivia Ronen rappelle ses conditions de détention : à l'isolement total, sans contact humain, sans stimuli physiques ou intellectuels, sans plus aucun droit à l'intimité, « avec deux caméras sur lui qui feront que, même isolé, il ne sera jamais seul. Imaginez-vous quelques secondes dans vos moments de solitude les plus intimes, imaginez-vous observés et filmés. » Pour Salah Abdeslam, continue-t-elle, « le principe a été de tordre les règles pour en créer de nouvelles. C'est ça, l'État de droit ? Nous sommes montés d'un cran dans la torture blanche pour être sûrs de le servir ici sur un plateau, dans le box. »

Salah Abdeslam, une lancinante énigme​​​​

Salah Abdeslam a assisté à l'audience, presque tous les jours. Il a écouté, il a parlé. Le 15 avril, il présentait ses excuses aux victimes, en larmes. « Pour être honnête, je n'en menais pas large, dit l'avocate. J'étais inquiète de l'avoir mené trop loin, de l'avoir mis en danger. Et puis je me suis rendu compte qu'il y était allé seul. Lui qui pendant six années n'avait eu à sa disposition qu'un seul costume dans son placard, celui du soldat de Daech, avait trouvé de quoi s'habiller autrement. » Le psychiatre Daniel Zagury, « la crème de la crème des experts ! », l'a dit à la barre : il n'est ni un psychopathe, ni un sociopathe, ni un grand pervers. « Pourquoi lui mettrait-on un double verrou ? »

Salah Abdeslam continue d'osciller, bien sûr, entre son personnage de djihadiste et le jeune garçon de Molenbeek qu'il était. « Bien sûr qu'il oscille entre ces deux rivages, mais vous imaginez le chaos que ce serait s'il se défaisait complètement du costume de l'État islamique ? Le quitter, c'est pour Salah Abdeslam comme apprendre à nager : il se lâche, mais il reste près du bord. » Peut-on cependant le juger comme s'il n'y avait plus aucune passerelle possible entre lui et la communauté des hommes ? Et, en abolissant la peine de mort, la France n'avait-elle pas résolu de ne pas y substituer une mort blanche, une mort lente ? « On ne remplace pas un supplice par un autre supplice. »

Au procès des attentats du 13 Novembre, la guerre des experts du djihad

« Moi je ne vous demande pas du courage, je vous demande d'appliquer le droit, avec tout ce que cela implique. La justice, ce n'est pas un mouvement de foule, et il n'y a pas d'honneur à condamner un misérable au désespoir. Si vous le condamnez à cette peine, c'est le terrorisme qui aura gagné, et on en conclura que tout ceci n'était qu'une farce. » « Il paraît que le châtiment a pour but de rendre meilleur celui qui châtie, avait plus doucement conclu Martin Vettes, quelques minutes plus tôt. Puisque vous allez rendre la justice au nom du peuple français, je vais vous demander de faire l'effort de vous poser une autre question, parmi toutes celles auxquelles vous devrez répondre : est-ce que la peine que vous allez prononcer nous rendra meilleurs ? »

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Bien sûr dans notre état de droit tout le monde a droit à une défense et ce procès trop long surtout pour les victimes et leurs familles doit s'arrêter et conclure car le terrorisme islamique et toujours bien présent dans le monde de la part d'éléments fanatisés de même de l'intérieur de France mais aussi de l'extérieur le dernier ayant été commis très récemment par un Iranien en NORVEGE pays civilisé libre et démocratique!

C'est une plaie loin d'être refermée de certaines tares des hommes et leur mysticisme religieux fanatique de certaines religions toujours bien présent !

Donc Salah Abdelsam n'a peut-être pas eu le courage de se donner la mort, il a préféré fuir et a été arrêté donc il a été jugé et on y a mis le temps, peut-être trop peut-être mais cette condamnation, la plus importante de notre code pénal criminel que notre justice a décidé est méritée!

Car on lui a laissé la vie la condamnation à mort pour crimes de sang n’existe plus en France depuis + de 40 ans dans notre pays civilisé c’est normal pour le pire des criminels et notre pays s’engorge d’être le pays des droits de l’homme alors on l’a respecté !

La plaidoirie de l’avocate ne semble être là que pour sa notoriété médiatique (à elle) et a fait son métier mais dans le pays ou la religion de l’accusé est pratiquée avec radicalité le verdict aurait surement été plus strict car la peine de mort y est de rigueur avec d’autres sévices moyenâgeux divers !

Jdeclef 25/06/2022 16h09


vendredi 24 juin 2022

Si vraiment c'est le fond ultime de sa pensée c'est qu'il est : "Comme un chien perdu qui coure après sa queue !? qu'il excuse me grivoiserie...

 

« Le président pourrait soumettre ses projets de réforme au référendum »

ENTRETIEN. Emmanuelle Mignon, avocate et ex-directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, passe en revue les options qui se présentent à Emmanuel Macron.

BEN VOYONS UNE FORME DE FUITE EN AVANT !?

Elle a été à l'œuvre pour réformer, en 2008, le mode de fonctionnement du Parlement. Avec la question prioritaire de constitutionnalité, la niche parlementaire réservée à l'opposition ou encore l'ordre du jour partagé entre majorité et opposition, cette réforme entendait rééquilibrer les pouvoirs en faveur du Parlement. Douze ans plus tard, Emmanuelle Mignon, avocate associée au cabinet August Debouzy, spécialisée en droit public et constitutionnel, regrette que les députés n'aient pas assez utilisé ces avancées. « Le vice du système, c'est le poids du président de la République », explique l'ex-directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy à l'Élysée. La composition nouvelle de l'Assemblée nationale réalise en quelque sorte ce que la réforme de 2008 n'a pas su construire en redonnant du pouvoir aux parlementaires. Mais Emmanuelle Mignon ne s'en satisfait pas, au contraire : elle craint un blocage des institutions. Elle s'en explique.

Le Point : La configuration de l'Assemblée issue des législatives réduit les pouvoirs du président de la République, obligé de composer avec une majorité relative. Assiste-t-on à un glissement d'un régime semi-présidentiel vers un régime parlementaire ?

Emmanuelle Mignon, avocate associée au cabinet August Debouzy.

Emmanuelle Mignon : Il est clair que le Parlement retrouve un pouvoir politique, parce qu'il est dans une situation de force par rapport au président de la République. Pour autant, il est difficile de savoir vers quoi on glisse. Le régime parlementaire, c'est lorsque l'exécutif incarné par le Premier ministre a une majorité absolue au Parlement. C'est l'hypothèse de la cohabitation. Or, au cas présent, le problème est précisément qu'il n'existe aucune majorité puisque le camp présidentiel n'a pas la majorité absolue, mais il n'y a pas non plus de majorité alternative. C'est une situation inédite, très différente de celle de 1988-1993, puisque l'écart de voix pour atteindre la majorité absolue est beaucoup plus important.

Un accord sur une coalition n’interviendrait pas avant des mois, mais il marquerait un véritable changement, salutaire pour le fonctionnement de la Ve République.

Il faut aussi noter qu'en 2008 la Constitution a changé et affaibli les moyens de pression dont l'exécutif bénéficiait pour contraindre le Parlement. Tout va donc dépendre de la façon dont les différents acteurs vont jouer. Soit Ensemble et LR décident de faire une coalition – un accord n'interviendrait pas avant des mois, mais il marquerait un véritable changement, salutaire pour le fonctionnement de la VRépublique –, soit le président est contraint de rechercher des compromis au cas par cas pour chacun des textes qu'il veut faire adopter. Au jour où nous parlons, cette seconde hypothèse se confirme puisque LR ne semble pas vouloir former une coalition, ou alors à un prix que le chef de l'État ne veut pas payer. Si cela ne fonctionne pas et que le pays est paralysé, Emmanuel Macron n'aura pas d'autre choix que de dissoudre. Il peut le faire dès maintenant.

« Pour un système de gouvernement innovant : la cohabilitation »

Coalition ou dissolution, aucune autre voie n'est-elle possible ?

Le compromis au cas par cas n'est pas impossible et le président, qui n'a aucun intérêt à dissoudre maintenant, va le tenter, mais il va être épuisant. Je l'ai expérimenté avec la réforme constitutionnelle de 2008, où nous avons bataillé pendant des semaines pour grappiller les voix de la vingtaine de parlementaires qui hésitaient. Tout le monde a dû s'y mettre, à l'Élysée, à Matignon. Ce sont des centaines de coups de téléphone, des rendez-vous pour les plus susceptibles, un suivi arithmétique quotidien des voix « pour », des voix « contre », des abstentions, des compromis à trouver sur chaque virgule, des accords de principe repris du jour au lendemain parce qu'on a bougé tel ou tel bout de phrase. Franchement, tous les jours, pour chaque texte, cela va être très compliqué. Et il est peu probable que cela puisse fonctionner sur les textes emblématiques, comme la réforme des retraites.

BHL – On demande un virtuose

L'article 49.3 de la Constitution a été réformé en 2008. Que change cette modification ?

Le 49.3 permet au gouvernement, à n'importe quel moment du débat, de faire adopter un texte législatif par l'Assemblée nationale sans vote. Pour les parlementaires, la seule manière de s'y opposer est de déposer, et surtout d'adopter, une motion de censure. Mais cela suppose d'avoir une majorité absolue. Concrètement, il faudrait que le RN, la Nupes et LR votent ensemble une telle motion, ce qui a priori n'est pas envisageable. Le problème est que le champ d'application du 49.3, que Michel Rocard avait beaucoup utilisé entre 1988 et 1991, a en effet été réduit en 2008. Il reste possible pour toutes les lois de finances et les lois de financement de la Sécurité sociale, ce qui est déterminant car, pour le coup, si le gouvernement ne pouvait pas faire voter le budget, cela poserait des difficultés considérables. Et, dans le souci, justement, de parvenir à un compromis entre ceux qui étaient favorables à la réduction du 49.3, comme Nicolas Sarkozy, et ceux qui étaient contre, comme François Fillon, nous avons maintenu cette possibilité pour un texte ordinaire par session, ce qui comporte les sessions ordinaires, mais aussi les extraordinaires, soit en moyenne deux textes par an. La question juridique qui se pose est de savoir si ce texte doit porter sur un sujet déterminé ou bien s'il peut porter sur 25 000 sujets tous regroupés dans un seul texte.

La dissolution, personne n’y a intérêt, mais les parlementaires la redoutent encore plus que le président.

Quelle est votre position ?

Si on lit la Constitution, je n'ai aucun doute : il est possible d'intégrer plusieurs sujets dans un seul texte sous réserve de le faire dès le départ (et pas par amendement). Mais le Conseil constitutionnel peut avoir une autre lecture. Se pose aussi la question du risque politique. Si le texte est trop chargé, avec des enjeux lourds, le RN, la Nupes et LR pourraient être tentés d'adopter ensemble une motion de censure. Ce serait la paralysie et la question de la dissolution se poserait. Personne n'y a intérêt, mais les parlementaires la redoutent encore plus que le président. S'il dissout et perd les législatives, Emmanuel Macron reste président, alors que tout parlementaire peut ne plus l'être. Les députés vont donc forcément être prudents avec l'utilisation de la motion de censure. Le fait, pour le RN, de rechercher la respectabilité et de ne pas inciter au blocage va aussi jouer un grand rôle, ce n'est pas le moindre des paradoxes.

Jean-Yves Camus : « Sur le RN, le parti présidentiel n'a pas assez travaillé »

À part le 49.3, l'exécutif est-il totalement dépourvu de moyens d'action ?

L'exécutif dispose du pouvoir réglementaire et de l'administration. C'est déjà énorme et, d'ailleurs, ce ne serait pas plus mal qu'il profite de cette situation pour faire moins de lois et se préoccuper davantage de leur application. On n'a pas besoin de nouvelles lois pour rétablir les services publics, réformer l'école, donner à la justice les moyens de fonctionner, autant de sujets sur lesquels les Français ont des attentes.

Le gouvernement peut aussi légiférer par ordonnance, au risque de braquer les parlementaires…

Pour ce faire, le gouvernement doit obtenir une habilitation du Parlement. On retrouve le même problème. Le gouvernement pourrait préparer un projet de loi l'habilitant à édicter des ordonnances sur un grand nombre de sujets et choisir d'utiliser son droit de tirage sur le 49.3 pour ce texte. Mais c'est un procédé très violent pour le Parlement et, pour le coup, le risque d'adoption d'une motion de censure serait élevé.

Il faudrait dédramatiser l’enjeu : ce n’est pas parce qu’un référendum échoue que le président doit démissionner.

Enfin, on en parle peu, le président pourrait soumettre ses projets majeurs de réforme au référendum. Tant qu'il ne touche pas à la Constitution, c'est possible sur de très nombreuses thématiques. Évidemment, c'est politiquement risqué, mais, là encore, ce serait une occasion. À chaque échéance présidentielle, les candidats clament leur volonté de gouverner par référendum, mais ils ne le font jamais. Emmanuel Macron a aujourd'hui l'occasion d'installer cette pratique sous réserve de dédramatiser l'enjeu : ce n'est pas parce qu'un référendum échoue que le président doit démissionner.

La pirouette de Macron pour gagner du temps

Quelles sont les armes dont les parlementaires de l'opposition disposent de leur côté ?

La première arme, ce sont des moyens et des postes dans le fonctionnement de l'Assemblée : vice-présidences, présidences de commissions, questures… Le principe, et il est sain, est que la répartition des responsabilités se fasse au prorata du poids de chaque groupe dans la composition de l'Assemblée. Comme LFI et le RN sont forts, ils auront des postes. Ils peuvent aussi s'allier pour en avoir plus. Tous ces élus forment la Conférence des présidents, qui dispose d'un certain nombre de pouvoirs pour l'organisation du travail législatif. En général, les parlementaires s'entendent de manière courtoise pour se répartir les rôles en bonne intelligence, mais, si Ensemble ne veut pas complètement perdre la main, il n'est pas sûr que ces usages résistent à la nouvelle donne politique. C'est l'enjeu de la présidence de la commission des Finances, dont la seule certitude est qu'elle revient à un parti d'opposition.

Le droit d'amendement ne devrait pas être un problème trop dirimant car il est peu probable, pour les mêmes raisons que celles déjà évoquées, que LR, la Nupes et le RN s'allient pour adopter des amendements abracadabrantesques qui ne conviennent pas au gouvernement. Depuis la réforme de 2008, il est possible de contourner l'obstruction par ce que l'on appelle le temps législatif programmé.

Chaque groupe d'opposition a aussi la possibilité de demander et d'obtenir une commission d'enquête ou une mission d'information par session ordinaire. Enfin, sous certaines conditions, tous les parlementaires peuvent évidemment multiplier les propositions de résolution, les saisines du Conseil constitutionnel, les questions parlementaires. Tout cela peut créer un brouhaha permanent, mais n'est pas de nature à empêcher le gouvernement d'agir. Encore une fois, le principal problème est l'adoption des textes.

Tout le monde veut la proportionnelle, mais personne ne semble en avoir anticipé les conséquences.

Vous semblez écarter la perspective d'une coalition de plusieurs partis, sur le modèle allemand. N'y croyez-vous pas ?

Je constate que, pour le moment, LR ne veut pas y aller, mais j'y crois totalement sur le fond à condition de se mettre d'accord sur un programme et de se répartir les responsabilités pour le mettre en œuvre. J'observe aussi que la situation actuelle, que tout le monde qualifie de très problématique, n'est pas très différente de ce que serait un scrutin proportionnel. Tout le monde l'appelle de ses vœux depuis des années, mais personne ne semble en avoir anticipé les conséquences. En revanche, ce qu'il faut, à mon sens, à tout prix éviter, c'est le débauchage individuel, anti-modèle de la coalition, pratiqué par François Mitterrand, puis Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron, et qui a fait un tort considérable à notre démocratie. La politique, c'est un mélange de conviction, d'engagement et de loyauté, c'est-à-dire l'inverse de ce qu'incarne le débauchage.

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

perdu et ne sait plus où il va notre « Jupiter » national car il navigue à vue !?

Car ayant perdu une partie de son pouvoir qu'il croyait absolu dont il s'était habitué trop vite après sa réélection trop facile qui l'a piégé !

Peut-être trop sûr de lui car ne connaissant pas assez bien les Français au tempérament frondeur, ne s'est pas méfié de ces élections législatives qui indirectement par sa faute ont mis en lice ces extrémistes de gauche et droite qui ont fait gripper sa mécanique électorale de parti majoritaire gouvernementale et ont permis aux Français mécontents de s'exprimer contre sa politique !

Pour résumer il s'est trompé ce n'est pas la première fois dans son 1er quinquennat depuis déjà 2018 ou les colères des Français par des manifestations très houleuses se sont succédées !

Car ignorer entre autres le parlement qui appartient aux Français qui élisent leurs députés et dont il dédaignait leurs opinions ce qu'il vient de subir semble-t-il ?

Pour un bienpensant donneur de leçon (c'est dur à avaler les leçons des autres français lambda !?)

L’humilité n’étant pas une qualité qui transparait chez nos ex-présidents de notre Vème république devenue monarchique usée et obsolète il est issu du même moule mais pas si malin que çà notre petit opportuniste !?

A suivre donc car ce n’est pas fini pour les Français qui subissent ce mauvais jeu de politique politicienne médiocre !

Jdeclef 24/06/2022 13h09


jeudi 23 juin 2022

Les hommes ne savent faire que la guerre depuis la nuit des temps pour :donner des leçons mais pas en accepter des autres de la part de nos dirigeants et leurs égos démesurés !

 

Pourquoi Kaliningrad est la nouvelle pomme de discorde avec la Russie

L’enclave russe en territoire de l’Otan souffre particulièrement des sanctions décrétées par l’Union européenne après l’invasion de l’Ukraine.

DANS CETTE EUROPE ET ALLIES OTAN  US IL NE FALLAIT PAS ATTENDRE QUE CELA SENTE SI MAUVAIS POUR DIRE QUE CA PUE CAR  IL EST PRESQUE TROP TARD ?!

Nouveau point chaud de la tension entre Moscou et l'Occident, Kaliningrad, l'ancienne Königsberg, est un fantôme du passé qui donne des sueurs froides aux stratèges de l'Otan. Partie de l'ancienne Prusse orientale, le territoire a été confisqué à l'Allemagne et annexé par la Russie à titre de trophée en 1945, à l'issue de la « Grande Guerre patriotique », la Seconde Guerre mondiale.

La région stratégique est devenue aujourd'hui un îlot russe surarmé en territoire de l'Union européenne, coincé entre la Lituanie, la Pologne et la mer Baltique. L'oblast (région) compte environ 1 million d'habitants et sa superficie est, avec 15 000 km2, un peu plus vaste que l'Île-de-France. La ligne de chemin de fer qui relie l'enclave, à travers le territoire lituanien, à la Biélorussie et, au-delà, à la Russie, est une artère vitale pour elle.


Le feu aux poudres a été mis quand la Lituanie, le 18 juin, à l'issue du délai de transition prévu par l'UE, a appliqué des sanctions européennes contre Moscou liées à la guerre en Ukraine. Ces mesures prévoient l'interdiction non seulement de l'achat mais aussi du transit sur le territoire européen de certains biens fabriqués en Russie, en l'occurrence l'acier et d'autres produits sidérurgiques, des machines outils et des produits de luxe. Et ce n'est qu'un début : le 10 juillet, ce sera le tour du ciment et de l'alcool, le 10 août, celui du charbon et début décembre du pétrole et des produits pétroliers.

Bruno Tertrais – L'Otan pourrait-elle entrer en guerre contre la Russie ?

Le Kremlin a hurlé au « blocus » de son territoire – le blocus est un acte de guerre, selon le droit international – et menacé d'une « riposte » non spécifiée à ce stade. Le bras droit de Vladimir Poutine, le secrétaire du Conseil national de sécurité Nikolaï Patrouchev, s'est rendu à Kaliningrad le 21 juin pour avertir que la Russie allait « certainement répondre à de telles actions hostiles ».

« Agression directe »

À Moscou, les esprits s'échauffent et le sénateur Andreï Klimov a même dénoncé sur Telegram une « agression directe » de la Lituanie, une ancienne république soviétique, contre la Russie. La tension peut rapidement dégénérer : si jamais les mesures de rétorsion russes annoncées devaient prendre une forme militaire, l'escalade impliquerait alors l'Otan, puisque la Lituanie fait partie de l'organisation atlantique.

De blocus, pourtant, il n'y en a pas dans la réalité : les passagers ainsi que les marchandises non concernées par les sanctions peuvent continuer à circuler par le train. Lors de leur passage en gare de Vilnius les convois sont accueillis par un message diffusé en langue russe, leur rappelant que « Poutine tue des civils en Ukraine ». Par ailleurs, les navires venant de Saint-Pétersbourg peuvent toujours approvisionner l'enclave par la mer sans être concernés par les sanctions de l'UE et le gouverneur de Kaliningrad, Anton Alikhanov, a même affirmé que leurs rotations allaient s'intensifier.

EXCLUSIF. « La rhétorique nucléaire de Poutine est dangereuse »

L'enclave est un sujet d'autant plus sensible pour Moscou qu'elle abrite dans le port de Baltiïsk le quartier général de la flotte russe de la Baltique (contrairement à Saint-Pétersbourg, ce port n'est jamais pris par les glaces). La Russie y a en outre déployé des missiles balistiques Iskander, susceptibles de transporter des ogives nucléaires, ainsi que des missiles de croisière 3M-54 Kalibr.

« Porte-avions insubmersible »

À l'époque soviétique, l'enclave était décrite comme un « porte-avions insubmersible » à proximité de l'Otan. Mais c'est depuis l'effondrement de l'URSS, en 1991, qu'elle est devenue un problème épineux : l'indépendance de la Lituanie et la fin du pacte de Varsovie (l'équivalent soviétique de l'Otan), puis l'adhésion en 1999 puis en 2004 de la Pologne et de la Lituanie à l'Otan et à l'UE, ont transformé le territoire russe en enclave en territoire otanien. C'est, par conséquent, un point de vulnérabilité de la Russie, mais aussi un moyen pour elle de générer des tensions. Elle y organise régulièrement des manœuvres militaires.

La querelle autour de Kaliningrad remet au premier plan la question du « corridor de Suwalki », l'étroite bande de terre entre la Pologne et la Lituanie qui sépare l'enclave du territoire de la Biélorussie, alliée de Moscou. C'est un sujet de préoccupation pour l'Otan, car l'invasion de ce territoire, large de 35 kilomètres seulement, par des forces russes ou biélorusses, permettrait de couper les pays baltes du reste de l'Europe. Voilà pourquoi les tiraillements autour de cette zone ultrasensible sont observés à la loupe par les états-majors occidentaux.

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Acquérir plus de pouvoir et conquérir plus de terre ou pays à asservir par les plus puissants que ce soit monarques empereurs ou dictateurs voire autocrates président de république devenant des démocratures qui poussent comme de la mauvaise herbe dans des pays connus qui ont déjà subit la deuxième guerre mondiale après la première qui a aussi fait des millions de morts en EUROPE !

Cette enclave russe suite à la défaite de l'Allemagne nazie est une ineptie de traité stupide de dommage de guerre réclamé à l'Allemagne par les vainqueurs et notamment la Russie stalinienne devenue soviétique URSS comme cette autre enclave DANTZIG alors que ce soit Kaliningrad comme on l'appelle c'est un abcès que l'OTAN US ne peut comprendre et ne sait pas gérer !?

D'ailleurs on a mis beaucoup de temps à terminer cette guerre froide jusqu'à la réunification des deux Allemagnes EN 1989 et la chute de l'ex-URSS qui est devenue fédération de RUSSIE dont le dernier maitre du KREMLIN et son président POUTINE autocrate a mis simplement 30 ans par nostalgie ce maniaque qui veut reconstituer cet empire perdu en commençant par la Tchétchénie la GÉORGIE et en annexant la CRIMÉE et puis en envahissant le DOMBASS ukrainien pour finir pour l'instant à une guerre totale envers l'UKRAINE qui se rebiffe !

Soutenue et défendue à distance par l'EUROPE UNIE et l'OTAN US qui ne veut pas s'en prendre directement à la RUSSIE !?

Alors oui on est arrivé à une nouvelle guerre froide qui se réchauffe en 3eme guerre mondiale à nos frontières !

Ou éliminer ce dictateur par (un 007) mais ça c'est du cinéma car nous sommes gouvernés par des dirigeants partisans du politiquement correct hypocrite et donneurs de leçons bavards priant pour qu'un missile nucléaire Russe ne leur tombe pas comme le ciel sur la tête si ce maniaque disjoncte qui utilise le poison comme les Médicis pour éliminer ses opposants ! 

Tous ces pays européens et leurs dirigeants moralistes non rien vu ou rien voulu faire quand ces problèmes ont commencé avant l'UKRAINE !?

Conséquences : dans notre EUROPE OCCIDENTALE on est mal protégée et pas en totale sécurité menacé par un seul homme déséquilibré !?

Jdeclef 23/06/202216h19