lundi 4 décembre 2017

Les guerres de religions quelle qu'elles soient sont la bassesse de la nature humaine Et personne ne veut en prendre conscience !

Ces soufis que les islamistes veulent détruire

Égypte. Après l'attentat du Sinaï, Éric Geoffroy, auteur de « L'islam sera spirituel ou ne sera plus », explique les particularités de ce courant de l'islam.

Éric Geoffroy : Pour les djihadistes, comme pour les wahhabites, dont ils s'inspirent, le soufisme est une déviation de l'islam. Ses fidèles seraient coupables d'« associationnisme » (chirk), c'est-à-dire d'associer au culte du Dieu unique, Allah, celui des saints. Au XIXe siècle, les wahhabites ont ainsi massacré des fidèles en Irak et, quand ils ont pris Médine, ils ont détruit les tombeaux, dont celui réputé être celui de Mahomet. Mais cela n'a aucun sens. Depuis le Xe siècle, le soufisme est la voie spirituelle de l'islam. Celle qu'ont suivie des personnalités aussi brillantes et inspirées qu'Al-Ghazali ou Ibn Arabi. Même Ibn Tamiyya, l'idole des salafistes d'aujourd'hui, était soufi, nous en avons des témoignages écrits. Quant au prétendu culte des saints, certes, il accompagne un certain soufisme populaire, mais on peut aller se recueillir sur le tombeau d'un saint sans pour cela l'adorer comme un dieu. Et, si une femme dépose un ruban sur une tombe en priant le saint de lui rendre la santé, ce n'est pas du soufisme, c'est de la superstition.
Attaque d'une mosquée en Égypte : 305 morts et trois jours de deuil national
Comment définir le soufisme ?
C'est une manière intériorisée et spirituelle de vivre sa foi qui s'est répandue à partir du Xe siècle environ dans l'islam sunnite, par réaction à une vision de la foi trop juridique, qui manquait d'âme et de sensibilité. Il ne s'agit pas seulement pour le fidèle de faire ses cinq prières pour vivre sa foi. Il doit aussi s'interroger sur le véritable enseignement de l'islam. Qui est vraiment le Prophète ? Quelle est la signification du jeûne de ramadan ? Il ne s'agit pas de répéter des gestes sans réfléchir. Le soufi recherche le sens caché du dogme et des rites, afin de mieux comprendre et de mieux se comprendre. Le soufisme, c'est la liberté intérieure.
Il est souvent présenté comme un ésotérisme, un enseignement caché fondé sur la relation de maître à disciple...
Oui, c'est vrai, mais ce n'est une relation ni mystérieuse ni de soumission. Ce lien doit servir à découvrir ce qui est en soi. Dans le soufisme, tout part de l'individu. Il s'agit d'arriver à voir le monde différemment, de percevoir le Coran avec sa multiplicité de sens et d'atteindre cette sagesse et cette miséricorde qu'a enseignées Mahomet. Les soufis vivent la complexité du monde ; ils sont ouverts sur lui. Au XIIIe siècle, le mystique iranien Rumi, qui est à l'origine des derviches tourneurs, écrit : « Viens, viens, viens... Qui que tu sois, viens ! Viens, que tu sois infidèle, idolâtre ou païen. [...] Même si cent fois tu es revenu sur ton serment, viens ! » C'est une pensée tolérante, ouverte à l'autre.
Mais est-ce une approche populaire de l'islam ?
Les grandes confréries traversent les classes sociales. Un ministre y côtoie des gens du peuple. Mais certaines sont plus populaires, notamment en Égypte. À Bir al-Abed, les hommes et les femmes étaient des gens simples qui venaient prier le vendredi. La confrérie al-Jaririya, qui possède la mosquée, est une branche de l'Ahmadiyya Badawiyya, une confrérie très ancrée en Égypte. Mais le soufisme se pratique aussi à un niveau intellectuel très élevé. Ahmed el-Tayeb, le cheikh actuel d'Al-Azhar – qui reste une référence majeure dans l'islam sunnite –, est un soufi et ne s'en cache pas. Mais avant lui un grand réformateur comme Mohamed Abduh l'était aussi. Même Hassan el-Banna, le fondateur des Frères musulmans, est passé par le soufisme. Son organisation a d'ailleurs été construite sur le modèle des tariqas, ces organisations qui, depuis le XIIe siècle, fédèrent les fidèles. Mohamed Iqbal, le père spirituel du Pakistan, était un disciple de Rumi, l'un des plus grands soufis.
Les victimes de Bir al-Abed appartenaient à la confrérie Al-Jaririya. Son leader, cheikh Souleiman Abou Heraz, a été égorgé par Daech le 19 novembre 2016. Il venait de décréter au nom de sa confrérie que les djihadistes étaient des « hérétiques adeptes d'une doctrine déviante non conforme aux préceptes islamiques ». Les confréries ont-elles un grand pouvoir spirituel ?
Certes, et pas seulement. Elles ont non seulement donné un cap spirituel, mais elles ont aussi joué un rôle social majeur, protégeant et soignant en période d'épidémie ou de famines, enseignant aux enfants le Coran et, dans certains pays, défendant même les terres d'islam. L'émir Abdelkader, qui a combattu les Français avec la vaillance que l'on sait, était un grand soufi. Les tariqas peuvent être des acteurs politiques importants. Au Sénégal, aucun président ne peut être élu, dit-on, sans l'appui de la confrérie mouride. Relativisons, toutefois. Notamment parce que de grands réformateurs comme Abduh ou Iqbal ont critiqué certains aspects sclérosés des confréries, elles ont été perçues après les indépendances comme des freins au développement. En Algérie, par exemple, sous Boumediene, les chefs des tariqas ont été emprisonnés. Mais on a commencé à prendre conscience de leur importance.
Dans l'islam ? Il semble que le salafisme y progresse plus vite que les recrutements soufis...
Les temps changent. Le pouvoir saoudien cherche à rompre le pacte de 1745 qui le lie au wahhabisme... Le fanatisme djihadiste gêne aujourd'hui tout le monde. Les musulmans prennent conscience qu'ils ont été déformés par une vision de l'islam rigoriste et sclérosante, sans âme. Le soufisme, au contraire, propose une manière épanouissante de vivre cette religion. En témoignent, par exemple, les danses des derviches tourneurs, ainsi que son important patrimoine musical. Le soufisme dit que la religion peut être vécue dans la beauté. Mahomet n'a-t-il pas dit que « Dieu est beau et aime la beauté » ? Depuis les années 1970-1980, l'échec du panarabisme et de l'islamisme politique a amené beaucoup de musulmans à rechercher des repères spirituels et non idéologiques. En Algérie, après le terrorisme des années 1990, toutes les instances du pays, le chef de l'État lui-même, poussent à revivifier la présence du soufisme comme voie de paix. En fait, personne n'en parle en Occident, mais auprès des jeunes il est en compétition avec l'islamisme. Dans le Sinaï égyptien, le soufisme réussit là où les militaires échouent.
Mais les djihadistes ne sont-ils pas allés trop loin ? Les victimes de Bir al-Abed préparaient le Mawlid, la fête du Prophète. N'est-ce pas là un devoir sacré ?
Non, car pour eux, c'est aussi de l'associationnisme. Or même en Arabie saoudite le Mawlid est de plus en plus souvent fêté. Le wahhabisme est en train de se fissurer. Et les djihadistes savent que pour eux cette évolution est dangereuse. Mais je dois souligner un autre point : les soufis du Sinaï sont loyaux envers le gouvernement égyptien. La confrérie attaquée vendredi dernier est reconnue officiellement au sein du Conseil suprême des confréries soufies, l'Égypte étant le seul pays en islam à avoir fondé ce type d'institution étatique. Pour les djihadistes, qui entendent créer une enclave indépendante dans le Sinaï, cette allégeance à l'État égyptien ne peut que renforcer la haine.
Que font les confréries soufies pour lutter contre le djihadisme ? Même si cette attaque est d'une ampleur exceptionnelle par le nombre de morts, ce n'est pas la première fois que les soufis sont pris à partie par les fondamentalistes...
L'islam est pluriel. Il existe bien un semblant d'organisation interconfrérique, mais elle est inefficace. Des individualités se dressent comme le cheikh d'Al-Azhar, mais il n'existe pas d'organisme mondial visible. En France, il y a deux ans, a été fondé un Rassemblement des soufis de France, guère actif. Il est urgent pourtant que le message de paix et de sagesse du soufisme soit diffusé de façon plus large. Et de lutter contre le lavage de cerveau pratiqué depuis plus d'un siècle par les wahhabites : musulmans comme non-musulmans ne doivent plus faire l'amalgame entre soufisme et confrérisme.
Soufi vous-même, vous appartenez à l'Alawiya, une confrérie très puissante en Algérie et en Europe, mais vous militez pour le transconfrérisme...
Dans le monde musulman, les confréries sont parfois trop liées à tel État, à telle faction, voire à telle tribu, comme dans le Sinaï. En Occident, il est temps de faire éclore un soufisme où chacun trouve librement son ancrage. Cela répondrait mieux à l'évolution de la société. Le temps de la vénération des maîtres, souvent abusive, est dépassé : le guide spirituel est un « accoucheur » ; il est là pour vous éveiller à votre liberté intérieure.
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Malgré le fait qu'elles divisent les hommes depuis des siècles par des actes quelque fois barbares inconcevables dans un monde qui se dit moderne, mais qui se comporte comme au moyen-âge en régression vers un âge des ténèbres !

C'est comparable au racisme, malgré aussi ce qu'en pensent les bien-pensants hypocrites!

Et on continue à s'entretuer entre nous, pour des croyances mystiques, n'y a-t-il pas des hommes peut être plus intelligents que la masse des pauvres gens qui croient à n'importe quels dieux pour faire comprendre cela a tous les êtres humains ?!

Les humains sont différents entre eux, quoi que l'on dise, alors il ne faut pas plus les diviser par des religions ?!

Alors bien que cela paraisse utopique, si il n'y avait plus de religions ou de croyances diverses ne serait-on pas plus heureux ?!

Nos philosophes érudits savants ou grands penseurs dans l’humanité devraient se poser la question et y penser sérieusement avant que l'on termine de se détruire !


Jdeclef 04/12/2017 09h52 LP

dimanche 3 décembre 2017

Il avait passé 40 ans de sa vie en prison pour un crime sordide en 1970 et échappé à la guillotine, grâce à son avocat (ce bon BADINTER..!)

Le criminel Patrick Henry meurt d'un cancer à 64 ans

Condamné à la perpétuité pour l'assassinat de Philippe Bertrand, il avait été autorisé à sortir de prison en septembre dernier pour des raisons de santé.


Patrick Henry est décédé d'un cancer ce dimanche 3 décembre à l'âge de 64 ans, a fait savoir son avocat, confirmant une information de BFM TV. L'un des plus anciens détenus de France, condamné à la perpétuité en 1977 pour le meurtre de Philippe Bertrand, jeune garçon de 7 ans, avait été autorisé à sortir de prison en septembre 2017, après environ 40 ans passés derrière les barreaux. « Il est mort dimanche à 10 h 30 au CHU de Lille d'un cancer du poumon », a déclaré à l'Agence France-Presse Martine Veys, une amie qui lui avait trouvé un logement à sa sortie de prison.
Rongé par la maladie, Patrick Henry avait demandé et obtenu une suspension de peine pour des raisons médicales. Le tribunal de l'application des peines (TAP) de Melun avait notamment suivi l'avis des médecins, qui avaient considéré que son état de santé était « durablement incompatible avec la détention ». Ses proches « s'étaient réjouis de cette dernière victoire sur les murs et conjuraient avec lui sa brièveté », a dit son avocat Hugo Lévy.

Arrêté en Espagne en 2002 avec 10 kg de cannabis

Son procès dans les années 1970, pour l'assassinat du garçon, était devenu un symbole de la lutte contre la peine de mort. Patrick Henry avait échappé à la guillotine grâce à son avocat Robert Badinter, dont la plaidoirie avait marqué les esprits. Il avait obtenu la liberté conditionnelle après vingt-cinq ans de prison, sortant en mai 2001 sous les feux des médias. Devenu un visage de la réinsertion, il avait cassé cette image par un vol à l'étalage en juin 2002. Puis son arrestation en Espagne en octobre de la même année, en possession de près de 10 kilos de cannabis, l'avait ramené en prison.
Patrick Henry avait ensuite présenté plusieurs demandes de libération conditionnelle, sans succès jusqu'au 15 septembre. « Depuis le 16 septembre, malgré la douleur physique et la lourdeur des soins, il a eu des moments de bonheur comme jamais il en a connus », a confié Martine Veys.
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Pour une fois la maladie l'a rattrapé, alors on pourra dire que justice a été rendue !


Jdeclef 03/12/2017 16h55 LP

A MONTPARNASSE encore, ce n’est pas pardonnable Mr le PDG de la SNCF !

Importante panne à la gare Montparnasse, le trafic interrompu

La circulation des trains est totalement interrompue ce dimanche à l'arrivée et au départ de la gare parisienne en raison d'une panne de signalisation.


Le trafic ferroviaire était complètement interrompu à la gare Montparnasse, dimanche après-midi, à Paris, en raison d'une « perte de télécommande des installations de sécurité », a indiqué à l'AFP un porte-parole de la SNCF.
« Nous demandons aux voyageurs de repousser leur voyage », a-t-il déclaré, sans pouvoir indiquer quand la panne serait résolue. La SNCF peut toutefois assurer les liaisons vers Nantes, Bordeaux et Rennes à partir de la gare d'Austerlitz et à raison d'un train par heure aller-retour, selon cette source.
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Il serait temps de mettre Mr PEPY à la porte, car ce n'est pas la 1ere fois et notamment à Montparnasse ! 


Jdeclef 03/12/2017 16h06

J'ai plus de 70 ans je ne conduis plus et beaucoup comme moi, ferait bien de revoir sérieusement, s'ils en sont encore capables physiquement pour eux-mêmes et surtout les autres !

80 km/h sur les routes : les associations se mobilisent

Le bien-fondé d'une baisse des limitations de 10 km/h sur les routes à deux voies divise. Deux associations lancent une pétition avec déjà plus de 1,5 million de signatures.


L'information révélée par Le Point selon laquelle le gouvernement s'apprête à annoncer en janvier la baisse de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes bidirectionnelles ne fait pas que des heureux. Bien que consultées au travers des travaux du Comité national de sécurité routière (CNSR) et qui, dans ce cadre, n'en a pas entendu parler, les associations comme la Ligue de défense des conducteurs ou 40 millions d'automobilistes craignent en effet que l'expérience menée depuis deux ans sur 81 kilomètres de nationales ne soit étendue à l'ensemble du territoire.
40 millions d'automobilistes, émanation des automobile-clubs, estime pour sa part que « la menace est bien réelle pour les automobilistes et qu'une telle mesure ne permettrait en aucun cas d'améliorer la sécurité routière. » Elle a aussitôt lancé une pétition en ligne (www.nonalabaissedeslimitationsdevitesse.fr) pour que chacun se mobilise sur une mesure qu'elle estime totalement inappropriée. Et, en déroulant de solides arguments, elle s'appuie aussi sur l'état de l'opinion en citant plusieurs sondages.
« À la question : Faut-il réduire la limitation de vitesse sur le réseau routier ? posée par Le Parisien en avril 2015, les Français avaient répondu non à 74 % ! » rappelle Daniel Quéro, président de 40 millions d'automobilistes. Un résultat à peu près concordant avec le sondage effectué le 1er décembre par Le Point après la révélation de la mesure où à la question « Le passage à 80 km/h des routes sans séparation physique peut-il réduire le nombre d'accidents ? », 63,3 % des lecteurs du Point ont répondu « non » pour 36,7 % de « oui ». Et cela sur un total de 33 353 avis exprimés qui ne souffre pas de discussion.
Mais peu importe les sondages lorsque l'objectif assigné par le gouvernement précédent est d'abaisser le nombre de morts à 2 000 en 2020 (3 477 en 2016). Repris à son compte par l'actuel Premier ministre Édouard Philippe, dont dépend directement le dossier, la solution consiste à apporter un tour d'écrou supplémentaire à une politique routière quelque peu binaire. Entre formation des conducteurs et répression, les politiques ont choisi et, puisqu'ils sont nuls au volant, ce sera donc 80 km/h demain en attendant la voiture autonome. Sauf peut-être si les associations parviennent à mobiliser largement contre, s'il est encore temps. La Ligue de Défense des Conducteurs le croit car elle avait déjà, précédemment, réussi à atteindre 1,5 million signatures et la relance pour attiendre "1,8 ou même 2 millions de signatures à notre pétition", en diffusant le lien vers sa pétition. Pourquoi autant de mécontentement ? Il y a plusieurs bonnes raisons à cela.
80 demain, pourquoi pas 70 ou 50 après-demain
Certains experts demandent déjà une baisse à 70 km/h et ils ont tort car si c'est le risque zéro qu'il faut viser, c'est 7 km/h qu'il faut décréter. Cette allure est celle où un passager non attaché – il a tort – peut déjà subir des séquelles graves, comme une personne chutant d'un vélo ou dans un escalier. Tous les progrès de l'automobile ramenés à cela seraient évidemment totalement inconséquents.
Un axe majeur de la sécurité routière
C'est pourtant ce raisonnement de baisse du risque mortel qui préside aujourd'hui à l'érosion des allures sur route. L'idée selon laquelle réduire la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires pourrait améliorer la sécurité des usagers n'est pas nouvelle : en 2013 rappelle Daniel Quéro, Manuel Valls – alors ministre de l'Intérieur – annonçait déjà une « baisse inéluctable des limitations de vitesse », qui permettrait de « sauver 450 vies ». Sur la foi de quoi, nul ne le sait.
Une expérience faussée
Pour étayer la mesure du 80 km/h, une expérience de deux ans portant sur 81 km de nationales sélectionnées s'est achevée en juillet dernier. Nul n'en connaît encore les résultats, mais ils sont de toute façon peu crédibles. « En effet, dénonce Pierre Chasseray, délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes, le gouvernement a tout mis en œuvre pour que l'expérimentation soit des plus probantes : en plus de l'abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h, de lourds travaux de rénovation de la chaussée et l'installation de glissières de sécurité ont complété le dispositif. De quoi fausser la comparaison avec la situation initiale et faire triompher les lobbies anti-voiture qui poussent la mesure depuis des années. »
Des résultats masqués
Le ministre de l'Intérieur de l'époque, Bernard Cazeneuve, avait déclaré que « l'expérimentation sera transparente, honnête et rigoureuse », ce qui rend d'autant plus suspect le secret qui entoure le bilan. « Quoi qu'il en soit, ce silence n'est pas tolérable, les Français doivent avoir accès aux résultats de l'étude, sans quoi toute annonce gouvernementale est inacceptable », assène Pierre Chasseray. À sa demande, celle-ci sera reçue le 12 décembre prochain par le préfet de la Haute-Saône pour communication des résultats de l'expérimentation.
Ce véritable tour d'écrou supplémentaire, associé à la multiplication du nombre de radars-tirelire et à la privatisation des radars embarqués voulue par le gouvernement (également en expérimentation en Normandie depuis septembre 2017) laisse craindre une augmentation exponentielle des infractions par grignotage, celles des « bons pères de famille ». Pour quelques kilomètres-heure de trop, et à la différence des vrais délinquants du volant sur lesquels on n'a pas prise, ceux-là sont solvables et c'est bien ce qui importe. Et à 80 km/h, la moisson s'annonce généreuse
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Car avec les véhicules puissants mêmes modernes ont risque indirectement des accidents et sa vie voire des handicaps graves !

Car quand on voit  comment certains conduisent même en ville ou cela est limité à 50 km à l'heure cela fait frémir !

Alors baisser la vitesse à 80 km à l'heure est raisonnable, mais il aurait fallu avant ne pas laisser monter cette vitesse avec le progrès des moteurs de nos voitures (même les plus petites!)

Car pour les puissantes, hélas on a l'impression en les conduisant de ce trainer déjà à 130 et tout le monde peut s'acheter des voitures puissantes, on fait même du crédit facile car les grandes sociétés fabricantes d'automobiles font avant tout du commerce et profit !

Le problème étant que certains conducteurs lambda ont n'importe quel véhicule plus ou moins bien entretenu se croyant les meilleurs conducteurs du monde !

Alors baisser à 80 km la vitesse sur les nationales à une voie ou les routes secondaires serait normal comme dans d'autres pays qui l'on déjà fait !

Et les associations de tous poils avec leurs spécialistes bidons se composant surement de conducteurs soit disant chevronnés devraient se taire quand on a :

Le nombre de personnes blessées sur les routes qui augmente de 2,6%, soit 72 645 personnes blessées dans 57 522 accidents corporels (+1,6%).15 nov. 2017

Car les morts, c’est bien sûr grave, mais les handicapés à vie alors c’est quoi ?!

Alors que les excités du champignon prennent les TGV pour la vitesse, plutôt que de se faire prendre en plus par les radars !

Et on dit voitures « vaches à lait » oui bien sûr, mais c’est de notre faute, car malgré que l’on paye de plus en plus d’amendes des délinquants de l’automobile continuent leur courses effrénées !


Jdeclef 03/12/2017 13h43LP

La France ne doit pas tomber dans le piège de ses indépendantistes corses extrémistes !

Corse : « Les nationalistes ont accompli ce qu'En marche ! A fait sur le continent »

Le politologue Jérôme Fourquet estime que les nationalistes ont tiré profit du « dégagisme » et continuent d'asseoir leur domination dans l'île. Entretien.

Alors que de nouvelles élections régionales se dérouelent dans l'île les dimanches 3 et 10 décembre, Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l'Ifop et auteur de La Nouvelle Question corse (éditions de L'Aube), analyse les scrutins intervenus depuis les primaires de droite et de gauche. Dans une note de 25 pages pour la Fondation Jean Jaurès, le politologue explique pourquoi les nationalistes, au pouvoir depuis les régionales de 2015, ont tiré profit du « dégagisme ». Et continuent à asseoir leur domination dans l'île. Nous l'avons rencontré.
La Corse aux portes d'une « révolution institutionnelle »
Le Point : Quelle analyse faites-vous des derniers scrutins en Corse ?
Jérôme Fourquet : Il y a deux tendances majeures. D'une part, la thématique de l'immigration et la question identitaire demeurent prégnantes dans l'île. On a en tête les événements de Sisco et du quartier des jardins de l'Empereur à Ajaccio (à Sisco, une violente bagarre avait dégénéré sur une plage et opposé, le 13 août 2016, trois hommes d'origine maghrébine à une quarantaine de villageois ; le 24 décembre 2015, des incidents violents éclataient dans le quartier métissé des jardins de l'Empereur à Ajaccio à la suite de l'agression d'un équipage de sapeurs-pompiers, NDLR). Ceci s'est traduit électoralement notamment par un vote massif pour Marine Le Pen à la présidentielle, où elle a atteint 48,5 % des voix au second tour. Cela s'était également manifesté à la primaire de la droite, où les candidats les plus « droitiers » se sont imposés. Quelques mois plus tard, Manuel Valls, pourfendeur de l'islamisme, a devancé Benoît Hamon lors de la primaire du PS. L'autre tendance a trait à la défense de l'identité corse et à la volonté d'une prise en compte de ses spécificités, qui a conduit à la victoire des nationalistes aux régionales de 2015. Mais ce tropisme s'exprime aussi dans les scrutins nationaux, aux législatives par exemple, avec la conquête historique de trois circonscriptions sur quatre, et également lors de la primaire de droite avec Sarkozy qui était allé loin sur la question du statut de la Corse. À la présidentielle, les prises de position de Jean Lassalle sur des thématiques en vogue comme le statut de résident, les prisonniers dits « politiques » ou la co-officialité de la langue corse ont été entendues, puisque c'est en Corse qu'il fait son meilleur score.
Quelles ont été jusqu'à présent les clés de la dynamique nationaliste ?
Plusieurs facteurs ont alimenté ce mouvement de fond. Le premier tient au besoin de renouvellement de la vie politique. Les « natios » ont accompli en Corse ce qu'En marche ! a fait sur le continent : un dégagisme politique déboulonnant les vieilles forces en présence. Le combat contre le clanisme, c'est-à-dire la gestion de la politique par les mêmes familles depuis le XIXe siècle, est en effet un des chevaux de bataille des « natios ». Les vieilles familles Giacobbi, Zuccarelli, Rocca Serra ont été balayées comme les représentants du vieux monde politique ont été balayés sur le continent.
Pourquoi est-ce un « mouvement de fond » selon vous ?
Historiquement, les nationalistes ont été « plombés » par leurs divisions et le recours à la violence. Le renoncement clair et net à la lutte armée avec l'arrêt de la clandestinité du FLNC, en juin 2014, a crédibilisé et normalisé le nationalisme comme force politique responsable et présentable. En gagnant une grande ville comme Bastia, puis la collectivité territoriale, les « natios » ont fait preuve par ailleurs de leur capacité à gérer sans violence et sans difficulté de grandes collectivités locales. Et au second tour des régionales, comme cette année, dès le premier tour des législatives, ils ont su se rassembler et présenter des candidats d'union, ce qui a alimenté leur dynamique, alors que les autres forces politiques apparaissaient très divisées. Enfin, les nationalistes ont dicté l'agenda politique et su mettre au cœur du débat toute une série de sujets très populaires : la protection du littoral avec interdiction du bétonnage des côtes, la co-officialité de la langue corse, le rapprochement des prisonniers « politiques » sur l'île, la maîtrise du foncier, le statut de résident, la préférence insulaire à l'embauche, etc. Non seulement ces thématiques sont populaires, mais bon nombre d'acteurs politiques locaux les ont reprises à leur compte, venant ainsi légitimer leur programme.
Par rapport au reste du pays, LREM semble être à l'arrêt en Corse. Vous parlez même de « contre-performance ». Pourquoi ?
En marche ! n'a pas vraiment pris en Corse. Macron a été devancé par Le Pen et Fillon au premier tour de la présidentielle, et ses représentants sont arrivés troisièmes au premier tour des législatives dans deux circonscriptions, et seconds dans les deux autres. Hormis le fait que le créneau du renouvellement politique ait été préempté sur l'île par les nationalistes, LREM n'a, de plus, manifestement pas misé sur les bons chevaux, plusieurs de leurs candidats ayant partie liée avec le « système » et les notables, et notamment le clan Giacobbi.
Vous soutenez que le score important du FN en Corse à la présidentielle peut s'analyser comme « l'affirmation d'un sentiment d'appartenance à la nation française ». Pourquoi ?
Le très puissant vote en faveur de Marine Le Pen renvoie, certes, à une sensibilité exacerbée de la société corse à la problématique de l'immigration et aux vives tensions intercommunautaires. Mais ce vote peut aussi s'analyser comme l'affirmation radicalisée d'un sentiment d'appartenance à la nation française dans un contexte où les régionalistes corses ont marqué des points ces dernières années. En Corse, comme en Nouvelle-Calédonie, territoire où la question de l'indépendance et du rapport à la France se pose d'une manière encore plus aiguë avec la perspective du référendum en 2018, les reports des électeurs de François Fillon sur Marine Le Pen au second tour ont été beaucoup plus élevés qu'ailleurs, ce qui accrédite la thèse d'un durcissement de l'électorat de droite local autour de l'enjeu national et du lien à la France.
Mais lorsque les nationalistes sont présents dans la même élection, le FN obtient des résultats confidentiels...
En effet, ce vote très élevé pour le FN à la présidentielle s'accompagne de scores beaucoup plus faibles lors des élections locales, comme aux régionales. On peut alors faire l'hypothèse que lors des scrutins locaux, les notables insulaires et les « natios » captent une partie significative de l'électorat frontiste, soit grâce à des logiques clientélistes ou de proximité pour les notables, soit sur un aspect programmatique : la défense de l'identité corse, pour les nationalistes. Il est d'ailleurs intéressant de constater que, lors des dernières régionales, le FN a fait ses meilleurs scores dans les communes où la proportion d'électeurs originaires du continent était la plus importante. Tout se passe donc comme si le FN pouvait compter aux élections locales principalement sur son électorat continental, et qu'à ce noyau dur venaient s'agréger à la présidentielle les voix de très nombreux électeurs « autochtones », c'est-à-dire nés en Corse.
Vous évoquez à plusieurs reprises les vieux « systèmes » politiques corses. Pensez-vous qu'un nouveau « système » est en train de s'installer ?
Il est encore tôt pour le dire. Mais on a assisté en trois ans à la dislocation des vieux camps politiques corses : les Zuccarelli à Bastia, l'implosion du giacobbisme et la chute de Rocca Serra à Porto-Vecchio. En parallèle, une nouvelle force nationaliste devient dominante avec une large assise sociologique. Les « natios » ont défait les vieux clans et ont résisté à la vague d'En marche !. S'ils remportent les prochaines régionales, ils auront avec le nouveau modèle institutionnel corse qui se profile – une collectivité unique fusionnant les deux départements et la région – un pouvoir que les autres familles politiques n'ont jamais eu dans l'île. C'est-à-dire des leviers plus importants sur les finances, les subventions et l'emploi public puisque la nouvelle collectivité emploiera près de 5 000 agents pour une île qui compte 320 000 habitants. C'est inédit dans l'histoire de la Corse et sans pareil sur le continent puisque le pouvoir est dispersé entre les conseils régionaux et départementaux. S'ils gagnent, ils auront tous les leviers, sans force politique solide pour s'opposer à eux.
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Ce n’est pas parce qu’ils ont donné l’empereur NAPOLÉON aux français, qu’ils doivent attraper la grosse tête !

Que les 320000 Corses réfléchissent bien avant d'avancer vers une indépendance ou une pseudo autonomie !

Car ce n’est pas une poignée d’indépendantistes illuminés qui doivent décider de leur avenir qui est loin d’être écrit !

Cette petite ile près de la France à la différence de nos DOM/TOM très éloignés, comme la nouvelle CALEDONIE qui va voter pour savoir si elle veut rester française, fait partie intégrante territoriale de la métropole !

L’exemple du fiasco avec la CATALOGNE en Espagne devrait leur montrer que ce n’est pas si facile que çà et c’est logique !

Un pays démocratique vote ses lois et son organisation et administration territoriale pour tous les français et pas seulement pour certains qui font leurs petites affaires régionales, c’est la seule façon d’avoir un pays uni au regard de son histoire ancestrale !

Si l’on commence à morceler la France, on fera une grave erreur, car depuis le brexit par exemple (que les anglais regrettent déjà d’ailleurs) et pourtant l’ANGLETERRE est un grand pays !

Car cela risque de donner des idées indépendantistes ou autonomistes stupides qui forceraient à transformer la France en un état fédéral, comme la Belgique ou la Suisse voir les USA qui ont leur défaut etc.!

Cela peut se comprendre à long terme pour nos DOM/TOM ex colonies, mais pas pour la métropole française qui doit rester indivisible pour rester assez puissante au niveau international et européen !

L’état français n’est pas encore prêt à changer cela, n’en déplaisent à ceux qui ont « les yeux plus gros que le ventre ou attrape la grosse tête » en imitant certains autres !

Regardons déjà les problèmes que nous avons avec nos ex colonies Africaines (ex AOF/AEF) dont on a beaucoup de mal à couper le cordon malgré leurs indépendances depuis des décennies !


Jdeclef 03/12/2017 11h12 LP