lundi 6 juin 2022

MELENCHON continue à faire feu de tout bois en continuant : son jeu malsain de vieux tribun trublion pour son seul plaisir ce qui est une honte !

 

Coignard – Mélenchonisme, populisme… antisémitisme ?

CHRONIQUE. La présence de l’ex-leader travailliste Jeremy Corbyn aux côtés de deux candidates LFI scandalise. Elle n’a pourtant rien d’étonnant.

MELENCHON LE PIRE EMPECHEUR DE TOURNER EN ROND QUI MANGE A TOUS LES RATELIERS DE LA MAUVAISE POLITQUE ?!

Il est l'invité vedette de deux candidates mélenchonistes de la Nupes à Paris. La députée sortante Danièle Obono et la conseillère de Paris Danielle Simonnet ont fait de cette visite de Jeremy Corbyn le clou de leur campagne, à grand renfort de photos et de messages sur les réseaux sociaux.

Une visite dénoncée non seulement par leurs oppositions, mais aussi par la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme), et même au sommet du Parti socialiste, membre de la Nupes. Tandis que son premier secrétaire, Olivier Faure, ne bouge pas une oreille derrière Jean-Luc Mélenchon, la numéro deux du mouvement, Corinne Narassiguin, a dénoncé en ces termes la présence de Jeremy Corbyn aux côtés de deux candidates Nupes : « Solliciter et se féliciter du soutien d'un homme qui a été exclu du groupe du parti travailliste pour laxisme face à l'antisémitisme, ça ne fait pas partie des valeurs communes sur lesquelles nous avons bâti l'accord Nupes. Bien au contraire. » Mais cet accord sur les valeurs, il fallait peut-être s'en assurer avant de signer un vaste accord électoral…

Jean-Luc Mélenchon et le « grand rabbin d'Angleterre »

Jeremy Corbyn, l'ancien leader du Parti travailliste, en a en effet été écarté puis exclu de son groupe parlementaire pour avoir minimisé les conclusions d'une enquête sur les soupçons d'antisémitisme au sein du Labour, traversé durant l'ère Corbyn « d'actes illégaux de harcèlement et de discrimination dont le parti est responsable », selon le rapport officiel d'un organisme indépendant, le Comité pour l'égalité et les droits humains (EHRC). Publié en 2020, ce document relève au moins 70 accusations d'antisémitisme. Parmi celles-ci, des allusions sur les réseaux sociaux au « pouvoir juif » ou à de supposés « complots » ourdis par la famille Rothschild.

Michel Richard – La nouvelle géniale idée de Jean-Luc Mélenchon

Jeremy Corbyn lui-même a commis quelques saillies scabreuses, notamment lorsqu'il avait qualifié le Hezbollah et le Hamas d'organisations « amies », propos pour lesquels il a depuis exprimé des regrets, dont il est impossible de mesurer le degré de sincérité.

Alors ? L'invitation en grande pompe d'un tel personnage relève-t-elle de l'ignorance ? Sûrement pas ! En 2019 déjà, quand le Labour de Jeremy Corbyn, après le grand coup de barre à gauche donné pour en finir avec les années Tony Blair, avait essuyé une cuisante défaire aux élections législatives, un grand ami nommé Jean-Luc Mélenchon volait à son secours, pour regretter que Corbyn se soit laissé intimider par « le grand rabbin d'Angleterre » et « divers réseaux d'influence du Likoud » concernant les accusations de complaisance envers l'antisémitisme. La concorde avec Corbyn et l'indulgence à l'égard de ses coupables faiblesses sont donc documentées. Elles gagnent à être plus largement connues, pas seulement de Mesdames Obono et Simonnet, mais de leurs éventuels électeurs.

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À semer le souk en s'amusant comme un petit fou :

Dans cette classe politique de tous bords sclérosés avec ses partis ringards et notamment ceux de cette gauche caviar désagrégée et extrémistes de droite RN et reliquat LR et avec LFI et  NUPES le fourretout Mélenchoniste !

Et quoi de mieux que des élections législatives qui n'intéressent que peu de français qui n'y comprennent pas grand-chose et qui n'aiment pas plus leurs députés de tous bords qu'ils ne connaissent pas pour la majorité d'entre eux issus de celles-ci qui siégeront à l'Assemblée nationale !

Avec le parti fantôme RENAISSANCE nouveau nom de la REM pour la remplacer qui renaitra de ses cendres comme le phénix !

Et bien sûr avec le président de la République qui compte les points et fait un semblant de campagne ce qui n’est pas son rôle n’étant pas élu à l’Assemblée Nationale pour obtenir un maximum de députés et une majorité pour gouverner le tout aidé par son nouveau gouvernement copie d’ex ministres du précèdent quinquennat y compris sa 1ere ministre E.BORDE !

Une grosse mascarade et fumisterie pour se moquer un peu plus des Français niais qui s’y laisseront prendre car c’est eux qui votent (quelque fois si mal !?)

(Mais ils auront ce qu’ils méritent même s’ils râlent après car incurables !)

De toute façon cette Veme République devenue monarchique donne trop de pouvoir à un seul homme et donc la démocratie s'érode à chaque élection nationale surtout depuis les derniers quinquennats !

Jdeclef 06/06/2022 16h15


On aime les grands mots et qualificatifs pour désigner les dirigeants d'un monde décadent gouvernés pour certains par des déséquilibrés dangereux !

 

Poutine passible de crime contre l’Histoire

Institutions, propagande d’État, censure… Le soviétologue Nicolas Werth explique comment le président russe s’emploie à réécrire l’Histoire du pays.

ON VIT DANS UN MONDE QUI SE SOULE DE PAROLES GRANDILOQUENTES  MAIS QUI NE FAIT RIEN POUR S’AMELIORER  CAR FAISANT TOUJOURS LES MEMES ERREURS !

 La principale ressource de la puissance et de l'avenir de la Russie réside dans notre mémoire historique », déclarait Poutine en 2013 devant le premier congrès de la Société russe d'histoire militaire, qu'il venait de mettre en place. L'objectif de cette organisation ? Bâillonner toute parole critique sur l'histoire russe, notamment militaire. Quand un chef d'État conditionne sa politique à l'usage du passé, quand il arrime son pouvoir à la seule mémoire, on est bien dans une vision totalitaire et terrifiante qui vise à assurer son emprise sur toute la chaîne des temps tel cet empereur chinois, Qin Shi Huang, qui tenta de détruire tous les livres.

Cet usage, on le sait, est au cœur de la propagande russe dans la guerre actuelle. Comme le souligne Nicolas Werth, éminent soviétologue, président de la branche française de l'association russe Memorial, spécialisée dans les recherches sur la répression stalinienne, et que Poutine a interdite en 2021, la réécriture de l'Histoire est une vieille spécialité de ce pays.

« Memorial a permis de connaître le sort des tués sous Staline »

Dans le dernier opus de la collection « Tracts », il décrit de manière lumineuse et implacable comment l'opération poutinienne, à la fois agressive et paranoïaque, s'est déployée sur le plan juridique, idéologique, institutionnel, de manière à imposer une seule et unique vision de l'Histoire, irréfutable. C'est ainsi que, dans les nouveaux manuels, les élèves russes ne peuvent plus rien comprendre des terribles répressions de masse. Même quand l'État assure « la part sombre », avec le « Mur du Chagrin », celui-ci est éloigné du centre de Moscou, vierge de nom.

L'article 354.1 du Code pénal russe prévoit désormais de criminaliser « toute déclaration diffamatoire ou dénigrante sur les combattants de la Seconde Guerre mondiale » ou tout parallèle entre l'URSS et l'Allemagne nazie. Le Point a déjà largement commenté les discours de Poutine sur l'Histoire. Mais l'un des apports du passionnant texte de Werth est d'attirer l'attention sur le rapport passé inaperçu de la Fédération internationale des droits de l'homme, qui établissait que la Russie était passible de « crime contre l'Histoire ». Dans ce domaine aussi, Poutine est bien un criminel en chef qui, sur ce point qui n'est pas détail, n'a rien à envier à Mao, Staline ou Hitler.

Poutine, historien en chef, de Nicolas Werth (Gallimard, coll. « Tracts ». 80 p., 9 €). Parution le 9 juin.

EXTRAITS

Des crimes contre l'Histoire

« Cette politique, de plus en plus agressive, a non seulement écarté les points de vue alternatifs, mais a mis gravement en danger tous les “producteurs d'Histoire” – historiens, publicistes, journalistes, acteurs de la société civile travaillant sur l'histoire et la mémoire qui n'adhèrent pas au discours officiel. L'ampleur de cet assaut a atteint, au cours des dernières années, comme le constate le dernier rapport de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), publié en juin 2021, le seuil de “crimes contre l'Histoire”.

Ce concept de “crime contre l'Histoire” a été développé par l'historien belge Antoon de Baets, professeur à l'université de Groningue, qui le définit comme “l'une des atteintes suivantes aux droits humains, dès lors que ces atteintes s'inscrivent dans le cadre d'une attaque généralisée ou systématique résultant de la mise en œuvre ou de l'application d'une politique étatique ou non étatique : l'assassinat, la disparition ou l'arrestation de producteurs d'Histoire ; les attaques personnelles publiques contre les producteurs d'Histoire par des discours de haine, la diffamation et les poursuites malveillantes ; la destruction intentionnelle du patrimoine culturel ; la désinformation (notamment la négation des répressions de masse, crimes contre l'humanité et génocides) ; la censure de l'Histoire”.

Vladimir Poutine, la paranoïa d'une vie

Pour la Russie, le rapport de la FIDH a notamment répertorié les “crimes contre l'Histoire” suivants : la promulgation de lois répressives supprimant la liberté d'expression sur les questions historiques ; les pratiques de censure ; le refus d'accès aux archives ; les poursuites judiciaires, les campagnes publiques de dénigrement et d'intimidation à l'encontre des acteurs indépendants de la société civile ; la destruction de monuments commémoratifs érigés par les acteurs de la société civile ou les ONG pour perpétuer la mémoire des crimes de masse commis durant la période soviétique. »

Staline plutôt que Lénine

« Le nouveau récit national promu par le régime poutinien propose un étonnant syncrétisme entre le passé tsariste et l'expérience soviétique, une expérience débarrassée de ses oripeaux communistes, “décommunisée”. La réconciliation entre ces deux périodes antagonistes se fait autour de la glorification d'une Grande Russie “éternelle” et d'un État fort capable de défendre le pays contre des puissances étrangères toujours menaçantes. Inscrite dans la longue durée de la lutte de la Russie contre ses agresseurs, la Grande Guerre patriotique devient, dans sa dimension épique, l'apothéose de toute l'histoire russe, la clé de voûte du nouveau récit national. Remettre la Grande Guerre patriotique au centre du dispositif mémoriel n'est pas nouveau.

C'est précisément au cours de la période brejnévienne – qui apparaît, à la fin des années 1990, aux yeux d'une partie de la population, comme une période bénie de stabilité où l'État-providence soviétique assure au peuple sinon la prospérité, du moins le “minimum vital” et la garantie d'un emploi – que la Grande Guerre patriotique est devenue le maillon central du système de propagande soviétique à mesure que “l'avenir radieux” du communisme s'éloignait et ne faisait plus rêver […].

Poutine, la réincarnation de Staline !

L'image “globalement positive” des années 1930 contraste, dans cette construction, avec l'image négative de la révolution de 1917, prolongée par une terrible guerre civile, moment de profonde division et d'affaiblissement de la nation. Lénine et les bolcheviks restent fermement condamnés. Mais leur principale faute, souligne Vladimir Poutine, n'est pas d'avoir détourné la Russie de sa marche vers quelque modernité “à l'occidentale” ; c'est d'avoir capitulé en 1918 devant les Allemands et signé la paix humiliante de Brest-Litovsk qui amputait la Russie soviétique de vastes territoires conquis au fil des siècles par les tsars russes. Cette capitulation n'est rien de moins qu'une trahison. Notre pays a perdu la guerre face au pays qui avait lui-même perdu la guerre ! Une situation unique dans l'histoire de l'humanité ! C'est le résultat de la trahison de ceux qui gouvernaient alors le pays […].

D'immenses territoires, des intérêts vitaux de notre pays ont été bradés pour satisfaire les intérêts d'un seul groupe qui voulait renforcer sa position au pouvoir ! […] Mais ils ont expié leur faute plus tard, durant la Grande Guerre patriotique.” Extraordinaire argumentation ! La victoire dans la Grande Guerre patriotique a racheté la faute de la révolution ! Le message est clair : Staline a racheté la faute de Lénine. »

Un arsenal institutionnel

« En juin 2012, le très influent Sergueï Narychkine prend la tête d'une nouvelle institution chargée de dire la doxa en matière d'histoire, la Société de l'histoire de la Russie, dans laquelle entrent, aux côtés de hauts fonctionnaires, des représentants des plus prestigieux établissements d'enseignement supérieur, de musées nationaux et du principal groupe de presse détenu par l'État. Sa mission est “d'unir le pays autour des valeurs essentielles du patriotisme, de la conscience civique et du service loyal envers l'État” et de travailler à l'élaboration d'un nouveau manuel scolaire. Pour Vladimir Poutine, réélu à la tête de l'État à la suite de “l'intermède Medvedev”, “il n'est pas normal qu'il existe soixante-cinq manuels d'Histoire […]. Les manuels d'Histoire doivent exprimer une perspective unique et un point de vue officiel”.

Deux ans durant, les membres de la Société de l'histoire de la Russie vont plancher sur les “points les plus controversés de l'histoire de la Russie” pour aboutir à une “norme commune en matière de culture et d'histoire en phase avec les intérêts géopolitiques de la Russie” qui sera introduite, à partir de 2014-2015, dans les manuels scolaires, dont le choix sera drastiquement réduit à quelques unités présentant, à quelques infimes détails près, une seule et unique interprétation du passé.

Comment le Kremlin embrigade la jeunesse russe

En décembre 2012, Vladimir Poutine met en place une autre institution, la Société russe d'histoire militaire, présidée par le ministre de la Culture, Vladimir Medinski, et chargée de “contrer les initiatives visant à dénaturer et à discréditer l'histoire militaire de la Russie”. Le coup d'éclat de cette institution, chargée de promouvoir le patriotisme en milieu scolaire en organisant des excursions sur les grands lieux de la “gloire militaire de la Russie”, viendra en 2018, lorsque deux de ses historiens tenteront, bien maladroitement, de proposer une “révision” de l'un des plus importants charniers de la Grande Terreur de 1937-1938, Sandormokh, en Carélie.

Le renforcement de la propagande d'État au début du troisième mandat de Vladimir Poutine, en 2012, va de pair avec une persécution croissante des acteurs de la société civile et des ONG, en premier lieu de Memorial. En juillet 2012 est promulguée la loi “sur les organisations faisant fonction d'agents étrangers”. Elle impose à chaque ONG russe recevant un financement de l'étranger et menant une “activité politique” (“activité politique” entendue dans un sens très large – Memorial, ONG à but humanitaire mais travaillant sur les “répressions politiques”, tombe sous le coup de cette loi) de s'enregistrer comme “agent de l'étranger” ».

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Monde contemporain et divers tyrans ou dictateurs qui sévissent encore dans nos pays dit civilisés éduqués donneurs de leçons depuis la fin des dernières guerres mondiales (et dont certains sont morts dans leurs lits !?)

Notamment en Europe occidentale ou on a eu HITLER, STALINE ou FRANCO et maintenant POUTINE le dernier venu et ces pays dont certains sont devenus (des démocratures pour ne pas dire dictatures car ce n’est pas politiquement correct !)

Ça change quoi car nos pays libres et encore démocratiques n’arrivent pas à se débarrasser de ses personnages dangereux qui préparent la 3 eme guerre mondiale que les peuples comme les Français inconscients qui ne croient pas que cela serait possible car à la merci de dirigeants pleutres bavards incompétents pratiquant ce politiquement correct hypocrite mais incapables de s’unir vraiment pour empêcher une catastrophe qui serait pire que les précédentes !?

Avec en France des médias qui jettent de l’huile sur le feu en énonçant les problèmes nationaux et internationaux de notre pays avec moult détails alors que s’apercevoir qu’on régresse et on revient presque à 75 ans en arrière !

Les principaux défauts des hommes sont leur égos et quêtes du pouvoir et égoïsmes qu’ils n’arrivent pas à corriger et qui risque de faire leur perte !

Jdeclef 06/06/2022 11h51


dimanche 5 juin 2022

Très bon article qui se réfère à cette belle histoire du livre de la jungle : Qui fait la partie belle au président réélu en se moquant encore des Français !

 

Législatives : Macron, le serpent du « Livre de la jungle »

LES CARNETS DU DIMANCHE. À trop endormir la campagne, le président a du mal à réveiller les siens. Au risque de déchanter dimanche prochain...

OUI MAIS LUI IL EST LA INDEBOULONNABLE ET PEUT SE METTRE EN ROUE LIBRE JUSQU’AU 2027 !?

Le président réélu veut-il vraiment obtenir une majorité de députés à l'Assemblée nationale ? À une semaine du premier tour des législatives, la question mérite d'être sérieusement posée. On a dit et redit que depuis sa victoire du 24 avril, il a tellement pris son temps pour choisir sa Première ministre et nommer son gouvernement qu'il n'a pu compter sur aucun élan – ne parlons pas d'un état de grâce, les chefs d'État reconduits n'en ont pas. Mais force est de constater, en outre, qu'Emmanuel Macron s'emploie à chloroformer la campagne et à anesthésier les siens. « Il nous fait le coup du serpent Kaa dans Le Livre de la jungle, qui hypnotise Mowgli en lui susurrant : aie confiance, crois-en moi…  », m'a dit cette semaine un dirigeant macroniste, avec une pointe d'agacement. Il est vrai que dans le dessin animé de Disney, le python ensorceleur n'arrive jamais à ses fins.

Il n'empêche, la consigne partie de l'Élysée demeure : pas de vagues, pas d'aspérité, n'offrir aux adversaires aucun angle d'attaque. D'où le silence imposé aux ministres, qui ne résulte pas seulement de la réserve imposée par la période électorale. « Rien n'interdirait à Bruno Le Maire d'en faire des tonnes sur les mesures qui arrivent en faveur du pouvoir d'achat », glisse par exemple un conseiller haut placé. Sur la réforme des retraites, qui fut l'un des leitmotiv de la présidentielle victorieuse, le président a provisoirement sonné… la retraite. Il avait promis un projet pour « la fin de l'été ». Dans son interview accordée à la presse régionale, il annonce désormais qu'elle « entrera en vigueur dès l'été 2023 ». Comme si la question du vote du Parlement ne se posait pas.

Je ne sais pas si l’organisation du match de foot a vraiment été un fiasco, mais la gestion politique de l’affaire, c’est certain.

De même, on a soupçonné Macron d'avoir nommé Pap Ndiaye à l'Éducation nationale pour flatter l'électorat de gauche et désarçonner les mélenchonistes ; mais alors, pourquoi ne pas laisser le nouveau ministre exposer publiquement son projet pour l'École et prendre la lumière ? Jeudi à Marseille, c'était tout l'inverse : Pap Ndiaye n'a eu le droit que de prononcer quelques mots articulés avec prudence, dont un compliment pour le président – c'en était presque gênant. Macron, lui, s'affichait souriant, confiant et en bras de chemise, mais on a vainement guetté une phrase forte qui ressemble à un coup de clairon électoral. De fait, pas une fois depuis le 24 avril il n'a explicitement appelé les Français à lui donner la majorité dont il a besoin pour mettre en œuvre son programme. Dans son interview, il espère juste qu'ils feront « le choix de la solidité », celui « d'une majorité stable et sérieuse pour les protéger face aux crises et pour agir pour l'avenir ». Ce n'est pas ce qui s'appelle sonner le tocsin.

Tout cela vaudrait à peine d'être relevé si, dans le même temps, les opposants n'engrangeaient pas les points. À force de ne vouloir donner à la campagne ni rythme ni enjeu, le débat s'organise autour de polémiques qui affaiblissent le gouvernement, de l'affaire Damien Abad (scandale d'État la semaine dernière, déjà quasiment oubliée) au grand bazar du Stade de France, qui n'a pas fait bonne impression. La droite, inaudible depuis la déroute de Valérie Pécresse, a sauté sur ces occasions pour redonner de la voix, dans l'espoir d'en regagner quelques-unes. Marine Le Pen, qui se cantonnait à une campagne discrète, s'est sentie obligée d'attaquer. Quant à Jean-Luc Mélenchon, il savoure un désordre qu'il n'a même pas contribué à causer. « Je ne sais pas si l'organisation du match de foot a vraiment été un fiasco, mais la gestion politique de l'affaire, c'est certain », confiait jeudi un député macroniste en campagne.

Kahn – Que révèlent les réactions à un mégafiasco politico-sportif

Bilan provisoire à J - 7 du premier tour : le doute s'est installé dans la majorité actuelle et les écarts se resserrent (dans les sondages) pour la majorité future. À lire les projections des différents instituts, la coalition du président, baptisée « Ensemble », reste favorite pour contrôler l'Assemblée le 19 juin. Mais le parti du président, Renaissance, ne semble pas pouvoir remporter à lui seul la moitié des 577 sièges. Il devra donc compter sur ses alliés, le Modem de François Bayrou et Horizons, le mouvement d'Édouard Philippe, ce qui pourrait placer ces derniers en position d'arbitres sur certaines réformes difficiles… comme celle des retraites. Cette perspective rend la stratégie de Macron d'autant plus illisible qu'il a tout fait jusqu'ici pour minorer l'influence de ces deux partenaires, et tout particulièrement celle de son ancien Premier ministre. 

En 1988, François Mitterrand, victorieux de Jacques Chirac après une rude cohabitation, n'avait pas obtenu la majorité absolue au Palais-Bourbon, mais ce n'était pas pour lui déplaire : « Il n'est pas sain qu'un seul parti gouverne », avait-il insinué en pleine campagne. Mais c'était pour mieux nuire à Michel Rocard, qu'il allait bientôt installer à Matignon. En privant Élisabeth Borne de l'aide puissante dont elle aurait besoin pour réussir ses débuts et disposer d'une large majorité, ce n'est pas à elle que Macron risque de porter préjudice, mais à lui-même. 

« Bon sang, mais alors, je suis riche... »

Selon un rapport de l'Observatoire des inégalités, association regroupant des économistes, des sociologues et des philosophes qui se veulent politiquement indépendants, que Le Point a révélé, la France compterait – tenez-vous bien – 4,5 millions de « riches », ce qui représente un peu plus de 7 % de la population. Passé le moment d'étonnement, difficile de savoir comment réagir avec justesse à une telle information. L'instinct nous souffle qu'on est toujours le riche de quelqu'un, pendant que la mémoire nous rappelle le sketch du regretté Coluche, l'un des meilleurs politologues que notre pays ait connu : « Ça fera plaisir aux pauvres de savoir qu'ils vivent dans un pays riche », ricanait-il il y a quarante ans. À lire le rapport publié cette semaine par ces universitaires, il est tentant d'adapter la formule : les pauvres seront-ils heureux d'apprendre qu'il y a tant de riches ? Sans doute pas. Et pourtant…

Riche à partir de 3 700 euros par mois ?

Le mode d'emploi pour dénombrer les nantis est ainsi expliqué par ses concepteurs : le « seuil de richesse » est arbitrairement fixé au double du salaire médian (à ne pas confondre avec le salaire moyen). Compte tenu des revenus de référence, il s'établit à 3 673 euros par mois (nets d'impôt) pour un adulte seul, à 5 511 euros pour un couple et à 7 713 euros pour une famille avec deux jeunes enfants. À ce stade de votre lecture, bon nombre d'entre vous écarquillent les yeux en se disant : « Bon sang, mais alors, je suis riche... » Seulement, comme l'époque n'est plus aux ambitions sociales assumées, voire encouragées par Guizot (« enrichissez-vous ! »), le malaise survient aussitôt. Être riche, en France, c'est être un peu suspect. C'est avoir plus que les autres, qu'importe comment cet argent est gagné ; c'est peut-être plus qu'on ne le mérite, sûrement plus qu'il n'en faut. C'est aussi être exposé à une fiscalité musclée, en vertu de notre modèle redistributif – l'un des plus efficaces au monde, quoi qu'on en dise : être taxé de riche, c'est être taxé tout court. Mais le fait est que, si 3 673 euros mensuels suffisent à entrer dans le club des riches, il n'y a ni de quoi se réjouir de sa bonne fortune ni beaucoup à redistribuer. 

Mathieu Plane : « L'objectif de plein-emploi sera compliqué à atteindre »

De là vient sans doute l'impression mitigée qu'inspire le rapport de l'Observatoire des inégalités. À quoi sert-il de faire croire qu'ils sont riches à ceux qui, objectivement, ne le sont pas ? Chacun a sa définition de la fortune, mais point n'est besoin de savants travaux universitaires pour comprendre que seuls ceux qui ne comptent pas à la fin du mois (les vrais riches comptent d'ailleurs en revenu annuel), ne regardent pas à la dépense, pourraient se dispenser de travailler pour vivre sont vraiment des nantis – et à 3 673 euros mensuels, tel n'est évidemment pas le cas. Inversement, à quoi bon persuader ceux dont le revenu est inférieur à cette somme qu'elle ferait d'eux des riches ? À rien, sinon à attiser les jalousies, déjà prospères. 

Phébé – Plus d'argent, c'est plus de bonheur

Or rien n'est plus faux que de penser qu'un pays où vivent beaucoup de riches voit augmenter le nombre de pauvres – sous-entendu : les premiers font leur fortune sur le dos des seconds. En réalité, c'est la combinaison de la création de richesses et la correction des inégalités par la fiscalité qui font reculer la misère. D'où la nécessité de valoriser le travail, d'encourager l'investissement et de réhabiliter l'impôt en maîtrisant les dépenses publiques, ce qui n'est pas une affaire de droite ou de gauche, mais d'intérêt public. Au lieu de s'obséder avec le nombre de riches, on ferait donc mieux de s'alarmer du nombre de pauvres. Sans culpabiliser les premiers ni déresponsabiliser les seconds.

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En soulant son auditoire qu'il essaie d'endormir par des pseudos plans et ses multiples conseils nationaux ou autres fumeux dont il s'inspire en susurrant indirectement ce fameux « aie confiance » pour mieux hypnotiser et rouler les gogos de Français qui s'y laisseront prendre par ces péroraisons soporifiques dont il a le secret !?

Car il connait les Français dont il se moque et qu'il dédaigne « ces gens de peu » qui ne sont pas de son monde !

Il faudrait enfin que les Français enfin ceux qui votent encore qu'E.MACRON n'est qu'un politicien comme les autres, issu de la même classe politique de cette Veme république monarchique devenue médiocre depuis des décennies et ses derniers quinquennats et les présidents qui se sont succédé !

Et qui opportuniste en 2017 par la défection de F.HOLLANDE a saisi la balle au bond et récidiviste en 2022 car plus malin avec une opposition lamentable et des électeurs Français ne sachant plus voter intelligemment ayant peur du lendemain car perdus qui l'ont réélu !

Mais il n’est pas totalement serein sur les résultats de ces élections législatives pour gouverner car voulant la majorité de députés RENAISSANCE nouveau nom de la REM ineptie de changement de nom qui ne donnera rien comme changement sur sa politique médiocre pour la France et les Français malgré les multiples problèmes non réglés déjà depuis son 1er quinquennat !?

Mais les Français l’ont réélu ils auront ce qu’ils méritent et pourrons toujours râler après (ce qu’ils font le mieux…)  

Jdeclef 05/06/2022 16h57


MACRON ne parle plus et les médias s'inquiètent et alors il annonce un conseil national de plus fumeux de bavardages creux inutiles mais pas d'actions !

 

Conseil national de la refondation : Macron, quelle Histoire ?

Le Conseil national de la refondation annoncé par le chef de l’État pour préparer les réformes du quinquennat consacre un recours habile et ambigu au passé.

E.MACRON est celui des présidents de ces derniers quinquennats qui s'est le plus moqué des Français en les soulant de paroles creuses inutiles ! 

Tout serait-il question, en politique, de vocabulaire, d'étiquette, de marque ? Il serait naïf de répondre qu'on en fait l'économie. Le Conseil national de la refondation, annoncé par Emmanuel Macron dans une grande interview accordée à la presse quotidienne régionale, invite à un préambule sémantique. Après « Renaissance » – le nouveau nom de LREM –, le second quinquennat s'abrite sous les ailes d'une désinence, le « re », qui signifie au choix, selon qu'on voudrait soutenir ou tacler le gouvernement, un nouveau départ ou la répétition du même. Fini la République, fini la marche ; de LREM, il ne demeure plus qu'un RE abstrait, invoqué pour prouver une volonté, afficher une démarche, annoncer une promesse, brandie comme autant de wishful thinking : oui, pour les cinq ans à venir, nous allons renaître, nous allons refonder, tente de murmurer le président à l'inconscient des Français.

À ceux qui s'en étonneraient, rappelons qu'Emmanuel Macron dans son livre de 2017 s'était emparé sans trembler d'un des vocables sacrés et redoutés de notre Histoire, cette Révolution qui avait jusque-là pris bien d'autres acceptions. C'était un avertissement : Emmanuel Macron irait puiser où bon lui semble, sans limite, dans le grand marché dérégulé de l'Histoire. De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace ! « Renaissance », « Refondation », gardées en réserve de la République, mais réveillées d'entre les morts, surgissent opportunément comme autant de déclinaisons d'une révolution programmatique.

Pourquoi Macron enterre LREM

Le Covid a frustré Macron de son hommage à de Gaulle en 2020. Mais il a beaucoup parlé, hors caméra, avec les derniers Compagnons de la Libération, Daniel Cordier et Hubert Germain. Assez pour se sentir, lui, le chef de l'État, légitime à recueillir leur héritage. Assez pour s'estimer, dans le mystère de leurs conversations crépusculaires, adoubé par les Anciens. Le président, sous la Ve République, n'est-il pas celui qui (dé)tient la « chaîne des temps » ?

La « pensée magique »

Lors de la relance en septembre 2020, il avait donné un avant-goût en ressuscitant ce vieux mot qui fleurait bon l'après-guerre et les Trente Glorieuses : la planification. Nul ou presque, dans l'urgence, n'avait trouvé à redire à ce Haut-Commissariat tant le dirigisme étatique du « quoi qu'il en coûte » était aveuglant. Certains crient aujourd'hui au sacrilège parce qu'il a osé toucher au « Conseil national de la Résistance » en lançant sur les rails ce Conseil national de la refondation.

Emmanuel Macron, qui a récemment cité Marx, serait-il la preuve vivante que l'Histoire revient une seconde fois sur le mode de la parodie ? On verra plutôt chez lui un adepte de la « pensée magique », chère à l'anthropologue Lévy-Bruhl : ce littéraire croit aux charges symboliques des mots qu'on pourrait s'approprier, ingérer comme autant de totems. Dans un présent déboussolé, il fait l'usage le plus pratique du passé : il se sert et s'en sert. Doit-on lui en faire le reproche ? N'est-il pas dans sa fonction ? Ajoutons qu'il aurait tort de se priver.

On est donc passé de la Convention citoyenne sur le climat, dont les membres étaient déjà tirés au sort, à un Conseil national. Il faudra revenir sur l'efficacité de cette Convention, hum hum, mais constatons que les grandes voiles ont été hissées, et au son des trompettes du 18 juin. Tous les compagnons sont morts, mais l'esprit de la Résistance vivra, affirme, grave et solennel, le président. Ce n'est plus « Entre ici, Jean Moulin ! » mais « Jean Moulin, sors de ce corps ! ».

Coignard – Comités citoyens : l'inévitable malentendu

Grosses ficelles

À gauche, beaucoup s'étranglent, car Macron veut précisément s'en prendre au système des retraites mis en place par la charte du CNR en mars 1944. Sur la forme, ils ont raison. Mais ils oublient qu'ils ont affaire à un président qui ne se drape cosmétiquement des glorieux oripeaux du passé que pour ondoyer un présent qui n'a plus rien à voir avec ce passé. À gauche, on se croit encore en 1945. Macron, lui, sait bien qu'il n'en est rien. Mais paradoxalement, à gauche, on prend pour argent comptant les paroles d'Emmanuel Macron quand il justifie cette référence en affirmant qu'il « faut changer de modèle » et que « nous sommes dans une situation de guerre ». Il agite le chiffon rouge et ils foncent.

On devine sa jubilation. La jubilation du chenapan qui pille dans la galerie « Je Farfouille », aux rayons de l'Histoire. Puisqu'il s'aventure sur ce terrain, deux précisions. Le changement de modèle sanctionné par la charte du CNR marquait un passage du libéralisme déclaré en faillite à l'État-providence, il ne concernait pas un modèle de gouvernance, comme c'est aujourd'hui la promesse. En d'autres termes, le président procède à un bel enfumage. Et la France est-elle en guerre comme elle l'était en 1944 ? On sait qu'Emmanuel Macron règle parfois mal le curseur d'une thématique militaire qui ne lui avait pas toujours réussi durant le confinement ; là encore, l'argument présidentiel est cousu de grosses ficelles. ll devrait se souvenir de ses cours de philosophie de l'histoire à Sciences Po : en histoire, comparaison n'est pas raison.

Le CNR avait pour mission, notamment, de regrouper tous les mouvements politiques de la Résistance intérieure. Ce fut un moment rare d'union nationale. On comprend – pensée magique – qu'Emmanuel Macron y aspire. Ce fut un moment éphémère. Dès 1945, la politique reprit ses droits et les divisions, leur empire. Par ailleurs, le dirigisme étatique fut vite atténué quand de Gaulle donna raison à René Pleven plutôt qu'à Pierre Mendès France en privilégiant l'inflation, la hausse des salaires, à l'austérité. Là peut-être, il y aura continuité.

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Nouveau bidule « Conseil National de la Refondation » reprenant une idée de là-dernière guerre : « Conseil National de la Résistance » Car il aime ce type d'artifice comme « le grand débat » après le long épisode des gilets jaunes, sans oublier les fameux « Conseils de Défense fumeux », issu de crise sanitaire de la COVID sorte de fourretout qui peut servir à tous problèmes qu'il n'arrive pas à régler tant il tergiverse et est indécis comme d'habitude !

Il se réfère peut-être à notre histoire contemporaine ou même ancienne qu’il copie mal en faisant le professeur je sais tout donneur de leçons qui n’a réussi qu’à diviser encore plus les Français qui l’étaient déjà avant !

Car son gouvernement provisoire de cette 1ere ministre E.BORDE une femme car cela est de bon ton dans notre pays ou l’égalité homme femme est loin d’être acquise !

Avec des ministres issus de son précèdent quinquennat qui a eu déjà quelques ennuis dans ses rangs mais provisoire selon le résultat des élections législatives à venir !?

Mais avec les Français râleurs versatiles craignant le lendemain il devrait quand même obtenir la majorité de députés à l’Assemblée nationale pour gouverner à sa guise avec son nouveau parti RENAISSANCE ex REM sans nouveauté bien que pas tranquille sur les résultats de ces élections législatives !?

À part cela les contaminations aux virus de la COVID augmentent et les menaces du dictateur RUSSE aussi, si les USA continuent à fournir des missiles multiples et armements à l’UKRAINE !

Donc pas de problèmes car les Français lambda ont réélu E.MACRON  alors il nous protégera de tout sans autres commentaires… !?

Sauf qu'on ne gouverne pas avec le passé mais avec l'avenir qui est déjà sombre !?

Notre pays est devenu un peuple de bavards comme nos dirigeants et politiciens de tous bords s'écoutant parler pour ne rien dire d'utile, mais ça ne peut suffire (sans agir!?)

JDECLEF 05/06/2022 11h14


samedi 4 juin 2022

Mais c'est pourtant simple les Français ont réélu MACRON et ne méritent que çà car incurables mauvais électeurs !

 

Guilhem Carayon : « Emmanuel Macron cherche à anesthésier le débat public »

ENTRETIEN. Pour le président des Jeunes Républicains, il est urgent que les électeurs de droite se mobilisent pour empêcher l’effacement de leur famille politique.

UN LONG COMMENTAIRE POUR DEMONTRER LA MEDIOCRITE DE CES PARTIS POLITIQUES RINGARDS DEVENANT INUTILES ?!

Il a le sourire avenant, la poignée de main facile et l'envie de convaincre. Le président des Jeunes Républicains, Guilhem Carayon, élu en 2021, est candidat dans la 3e circonscription du Tarn, sur les terres de son père, lui-même député jusqu'en 2012. Une chronique familiale en même temps qu'un ballon d'essai pour cette jeune pousse de la politique – 23 ans – qui envisage de se hisser jusqu'au second tour. Et pourquoi pas coiffer au poteau son adversaire, le sortant étiqueté Renaissance, Jean Terlier ? L'occasion de clarifier une offre de droite, en espérant sauver la face et peut-être ce qu'il reste de sa famille politique.

Le Point : Quel regard portez-vous sur la récente polémique autour du Stade de France ? Mis en cause, Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, a dû monter au créneau. Simple scandale ou début d'une affaire d'État ?

Guilhem Carayon : C'est un vrai scandale, oui. D'abord, parce que la réaction de Gérald Darmanin relève du mensonge délibéré, d'un déni de la réalité assez délirant alors même que les services avaient alerté sur la présence possible de bande de voyous. Rien n'a été anticipé, rien n'a été fait pour assurer la sécurité des spectateurs. C'est le symptôme d'une impuissance à faire respecter l'ordre public et d'un manque criant de courage qui consiste à chercher toujours des boucs émissaires, en l'occurrence les Anglais. Quitte à humilier la France aux yeux du monde entier. J'ai l'impression que pour Gérald Darmanin, il vaut mieux créer un incident diplomatique avec nos voisins que s'en prendre aux délinquants.

On nous fait croire que la situation dans notre pays est maîtrisée, alors que tout est en train de s’effondrer.

Après avoir échoué à conquérir l'Élysée, les législatives seront-elles l'élection de la dernière chance pour Les Républicains ?

Il faut déjà que nous comprenions, nous, à droite, qu'il s'agit d'une claque historique et d'en tirer les leçons. Le principal enseignement, selon moi, c'est le désenchantement de la politique. Le vote par défaut a complètement supplanté le vote d'adhésion. La perception de la classe politique dans son ensemble est considérablement dégradée. Il suffit d'être sur le terrain tous les jours pour le constater. C'est pour cette raison que j'estime nécessaire qu'une nouvelle génération prenne le pouvoir et tire un trait sur les vieilles combines politiciennes. Ces législatives sont l'occasion de faire valoir qu'une troisième voie est possible.

Coignard – Législatives : en attendant Macron

Vous ne partez pourtant pas favoris… Les sondages vous créditent d'à peine de 30 à 50 députés.

Emmanuel Macron cherche à anesthésier le débat public. Il fait des chèques à tire-larigot alors que ses candidats n'ont aucune réponse à apporter au niveau local, faute d'idées concrètes. On nous fait croire que la situation dans notre pays est maîtrisée, alors que tout est en train de s'effondrer. Le pouvoir d'achat n'a jamais été aussi bas. L'inflation va être durable. La dette, qui a largement augmenté à la faveur du Covid, représente une véritable bombe à retardement et une menace à la fois pour les contribuables et les épargnants. Dans le même temps, nous avons un hôpital public à genoux. L'Éducation nationale a été confiée à un militant politique, Pap Ndiaye, certes talentueux, mais qui défend une vision de la société aux antipodes de l'universalisme républicain.

Reste le problème le plus important : l'insécurité, qui est le produit de la faiblesse de notre réponse pénale et d'une immigration incontrôlée alors même que le pays n'a aucune capacité d'assimilation. C'est pour ça qu'il n'a jamais été aussi important de ne pas donner une majorité à Emmanuel Macron. Cette élection ne peut pas être la répétition de 2017.

Il faut dans ce pays une opposition décente qui permette de corriger ou de sanctionner la politique du gouvernement.

À quel étayage estimez-vous que ces législatives seront un succès ? Vous ferez probablement moins qu'en 2017…

Ce n'est pas tant le nombre qui est important que de savoir si Macron aura une majorité absolue. C'est la porte ouverte au pire pour les électeurs de droite, si la majorité actuelle devait se retrouver sans freins. Au risque de me répéter, la nomination du nouveau ministre de l'Éducation nationale est en soi une provocation. Je crois d'ailleurs que le nombre de députés LR est complètement sous-estimé par les sondages. Partout où nos candidats sont connus, à chaque fois que nous nous retrouverons avec des duels entre LR et LREM, je pense que les citoyens ne seront pas dupes parce qu'ils savent que ce sont des députés godillots. Les électeurs de droite doivent voter utile dès le premier tour.

Votre discours est quelque peu contradictoire. Le pays n'a jamais été aussi à droite – sur la sécurité, les retraites –, mais ne semble pas vouloir voter pour votre famille politique. Ne craignez-vous pas que votre électorat se soit finalement déporté ?

Si c'est le pays à droite, c'est qu'il partage nos constats. Mais pourquoi avoir élu Macron ? Certains de nos électeurs ont estimé que notre incarnation n'était pas assez forte à l'élection présidentielle et ont préféré voter utile dès le premier tour. Ces élections législatives sont très différentes. Il y a 577 élections qui se jouent les 12 et 19 juin prochains. Je le répète, l'enjeu désormais, c'est que le pouvoir n'ait pas de majorité absolue mais une majorité relative. Je le vois sur le terrain, partout chez moi, dans le Tarn, il n'y a aucun enthousiasme pour les députés ex-LREM. C'est un double enjeu pour la droite.

D'une part, il faut dans ce pays une opposition décente qui permette de corriger ou de sanctionner la politique du gouvernement qui sera de toute façon appliquée à la lettre par les députés « Playmobil » de l'actuelle majorité, sans véritable caractère. Deuxièmement, il ne faudrait pas que cette opposition soit celle de La France insoumise transformée en Nupes. C'est symbolique, mais imaginez que la commission des Finances, qui revient généralement au premier groupe d'opposition, soit présidée par un fidèle de Jean-Luc Mélenchon… Si je suis élu député, je me battrai pour porter des mesures fortes, pour remettre de l'ordre dans les comptes, pour remettre de l'ordre dans la rue, pour remettre de l'ordre social. Et je le dis à tous les électeurs qui sont attachés au fonctionnement même de notre vie démocratique : ne donnez pas les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron.

Aujourd’hui, les figures de droite comme de gauche donnent une image pitoyable de la vie politique.

Les candidats LR – pour la plupart des sortants – semblent faire le pari de l'ancrage 

pour effacer l'échec de la présidentielle. C'est la bonne stratégie ? S'agit-il d'une élection locale à portée nationale ou d'une élection nationale à portée locale ?

Les deux, mon général. Les députés servent à la fois à voter la loi au Parlement et à représenter leurs électeurs à Paris. Je crois que c'est aussi pour cela qu'il faut mener une campagne locale parce que le député doit porter la voix d'un territoire. Ceux qui se contentent de se rendre à l'Assemblée nationale pour appuyer sur un bouton sans discuter se trompent lourdement. Au contraire, les députés doivent porter la voix du peuple. C'est pour ça que le vote utile aujourd'hui, c'est un bulletin LR.

Législatives : à droite, le spectre du pillage de 2017

Vous représentez une forme de renouvellement à droite. Est-ce que pour aller de l'avant, il faut savoir rompre avec son passé ?

Ce n'est pas une question partisane. Aujourd'hui, les figures de droite comme de gauche donnent une image pitoyable de la vie politique. Il n'y a qu'à regarder l'entourage de Macron. Prenez Thierry Solère, un ancien de notre famille politique, aujourd'hui en charge des débauchages à l'Élysée : treize fois mis en examen. Le patron des députés LREM Christophe Castaner ? Sûrement le plus pitoyable des ministres de l'Intérieur que la France ait connu. Je suis frappé de voir que nous sommes dans une époque d'inversion totale des valeurs où l'opportunisme est loué, où l'on méprise la loyauté à sa famille politique, finalement perçue comme quelque chose de ringard. Je veux pouvoir me regarder dans un miroir le soir.

Est-ce que ce jugement assez sévère vaut aussi pour l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy ?

Je pense que son absence de soutien à Valérie Pécresse a été largement regrettée à droite.

Aurélien Pradié : « La politique n'a plus besoin de limaces »

Regrettée et regrettable ?

Effectivement. Mais il faut pouvoir tirer un trait sur les figures du passé. La vitalité d'une formation politique se mesure aussi à sa capacité à savoir faire émerger une nouvelle génération. Mon ambition est d'arriver à rebâtir du sol au plafond un vrai mouvement populaire de droite qui soit capable de réconcilier les deux France qui ne se parlent plus, celle des gens qui vont bien et celle des gens qui souffrent, les grands oubliés de nos politiques publiques. Ce que je peux dire, c'est que l'espérance revient à droite. J'ai reçu la visite de plusieurs personnalités importantes des Républicains comme Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand ou David Lisnard, venus m'apporter leur soutien. Même Jean Lassalle a tenu une réunion publique pour m'encourager.

Je sens qu'il est possible de faire émerger une troisième voie entre le parti fourre-tout de Renaissance et le Rassemblement national, qui n'a pas de solutions applicables. Emmanuel Macron rêve d'un grand parti unique. Sa seule ambition, c'est de détruire ce qu'il reste de la droite et de la gauche républicaine pour n'avoir comme meilleurs ennemis que Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

Une élection doit avoir lieu à la rentrée pour désigner un successeur à Christian Jacob, l'actuel président du parti. Vous engagerez-vous ?

Je m'exprimerai plus tard. Il faut d'abord mener ce combat crucial des législatives sans brouiller les messages à l'avance. Ne brûlons pas les étapes et ne loupons pas cette élection.

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Doivent maintenant avaler la pilule amère anesthésiante qu'il leur a donné !

Ils ont voté mal semble-t-il mais certainement pas pour le changement car déjà la teneur du 1er gouvernement en place d'E.BORNE n'a rien de nouveau !

Que de temps perdu dans des situations nationales et internationales qui méritent plus d'urgence d'agir comme dit ce bon petit monarque sans couronne mais qu'il ne sait pas bien faire !?

Le reste n'est que du bla-bla médiatique et sondages habituels ou le président attend le résultat de ces élections législatives et surtout le score de son parti RENAISSANCE nouveau nom de sa REM parti fantôme !

Mais connaissant les Français si niais dans leurs votes versatiles râleurs et mauvais électeurs qui en plus pour certains n'y connaissent rien pour ces élections législatives avec aussi beaucoup qui s'abstiendront !

Confirmant peut être qu’ils se sont fait avoir une fois de plus par ce jeune président opportuniste qui a profité de la situation de 2017 et récidivé en 2022 facilement en fait !?

JDECLEF 04/06/2022 14H18