mercredi 30 mars 2022

Si on était encore sous l'aire soviétique de l'ex URSS avant la chute du mur et après la fin de la guerre froide peut être mais : Il faut que ce soit plus radical !

 

« Poutine sera certainement mis à la retraite ou tué d’ici à six mois »

ENTRETIEN. Le spécialiste de la Russie et ancien agent du renseignement britannique Christopher Steele détaille les compromissions de l’Occident face à Vladimir Poutine.

Lorsque le « dossier Steele », du nom de son auteur, l'ancien agent du renseignement britannique Christopher Steele, est sorti dans la presse en 2017, il a provoqué de nombreux débats. Sur la véracité des informations qu'il contenait, sur la capacité réelle des Russes à influencer une élection… Mais, aux États-Unis comme en Europe, nous sommes largement passés à côté de ce que signifiait une telle implication du régime de Vladimir Poutine. L'important n'était pas tant de mesurer l'impact réel de ces opérations mais bien de comprendre que nous avions un ennemi. Que nos réactions timorées lors de l'annexion de la Crimée avaient donné à l'État russe un sentiment d'impunité, qui l'incitait à aller toujours plus loin dans ses actions hostiles à notre encontre.

Pour Christopher Steele, il aurait fallu comprendre que l'Ukraine devait être soutenue financièrement et militairement ; que nos institutions étaient paralysées par la corruption et le clientélisme de la Russie. Las, nous avons trop tardé, collectivement, à prendre conscience du danger, et il aura fallu une guerre entre deux États européens, la première depuis 1945, pour que nous daignions réagir à la hauteur des enjeux. Christopher Steele a accepté de répondre à nos questions afin de comprendre comment nous en sommes arrivés là et ce qu'il est encore temps de faire pour cesser d'être pris de court par ce pays, devenu un véritable « État voyou » qui nous considère, depuis maintenant longtemps, comme un ennemi à abattre.

Le Point : Pourquoi l'Ouest a-t-il attendu si longtemps avant d'intervenir pour aider l'Ukraine et pas dès 2014 ?

Christopher Steele : L'Ouest était jusqu'ici dans le déni : la Russie est devenue un État voyou et ce que nous voyons aujourd'hui en Ukraine est choquant mais pas surprenant. Plusieurs événements illustrent le changement de paradigme politique en Russie depuis l'arrivée de Poutine : le démantèlement de la compagnie pétrolière Ioukos ; l'empoisonnement de Litvinenko ; la guerre en Géorgie ; l'invasion du Donbass et de la Crimée ; l'empoisonnement de Skripal ; l'assassinat en 2020 du Georgien-Tchétchène Khangoshvili dans un parc de Berlin par un présumé agent du FSB russe ; l'invasion de l'Ukraine aujourd'hui. Mais aucun d'entre nous, même ceux qui comme moi ont travaillé sur la Russie pendant des décennies, n'aurait pu prédire ces événements. Malgré leur logique interne, ils restaient difficiles à envisager dans le cadre de la diplomatie de l'après-guerre. Pour le comprendre, il faut revenir aux attentats de 1999, dont je suis assez sûr qu'il s'agissait d'une opération sous fausse bannière orchestrée par Poutine et le FSB, destinée à justifier une seconde guerre en Tchétchénie et mener Poutine et sa clique au pouvoir. Cet événement était si abominable que nous aurions dû savoir dès le début que c'était un régime gangster, différent de ce que nous connaissions, y compris pendant l'époque communiste où il existait encore certaines règles et structures et dont je ne crois pas qu'il aurait conduit de telles opérations. Mais nous n'avons pas compris, à l'époque, l'ampleur de cette menace. Jusque-là, Poutine s'en est toujours tiré à bon compte.

Fukuyama : « Il est tout à fait possible que Poutine ait commis une gaffe monumentale »

En 2014, nous en savions tout de même suffisamment pour réagir, non ?

Notre réponse, aujourd'hui, est en effet celle que nous aurions dû avoir en 2014, si ce n'est plus tôt. Mais nous avons souffert du cadre dans lequel nous avons pris l'habitude de conduire la politique étrangère depuis 1945. Adapter celle-ci prend du temps. Cela explique qu'on ait autorisé la Russie à organiser la Coupe du monde de football de 2018 – à la finale de laquelle votre président, je le rappelle, a assisté à côté de Poutine, que nos entreprises aient continué à y faire des affaires, ou qu'on ait laissé des oligarques s'installer chez nous.

J'ajouterais deux facteurs qui à mon sens ont facilité l'inertie occidentale. D'abord le rôle d'Angela Merkel, qui est en réalité partiellement responsable de la situation. La chancelière allemande était considérée comme ce grand chef d'État capable de traiter avec Poutine et de comprendre la Russie. Les événements des derniers mois lui donnent tort en invalidant la conviction allemande selon laquelle la Russie allait devenir un pays civilisé grâce à l'intégration économique. Elle a trop utilisé la carotte et pas assez le bâton. L'héritage de Merkel en la matière est calamiteux. Ensuite, le poids des groupes d'intérêts et lobbys russes, dont l'argent a inondé l'Europe, en particulier le Royaume-Uni, pendant les quinze dernières années. Cela leur a permis de s'immiscer dans notre establishment politique et économique. Trop de personnes avaient trop d'intérêts personnels dans le succès de la Russie de Poutine : des politiciens, des entrepreneurs, des institutions… Rendez-vous compte : les Russes accordaient des prêts à nos partis politiques, et jusqu'à il y a peu, un ancien Premier ministre français et un ancien chancelier allemand siégeaient dans les comités de direction d'entreprises tenues en partie par l'État russe, influençant les opinions publiques de leurs pays respectifs. C'est incroyable que cela soit permis. Dans nos pays, au contraire des États-Unis, vous pouvez travailler pour une compagnie russe, même une compagnie d'État, sans que personne le sache. L'argent russe a corrompu nos sociétés, particulièrement nos élites.

La descente aux enfers de Gerhard Schröder, l'ami de Poutine

Avons-nous été naïfs ?

Oui, mais aussi lâches, et corrompus par ce mur d'argent. De surcroît, nous aurions dû être plus attentifs à ce qui se passait en Syrie, sous nos yeux. Les Russes y détruisaient des hôpitaux et nous n'avons rien fait. Ils ont permis l'usage d'armes chimiques contre des populations civiles et nous n'avons pas cillé. Pour finir, la sortie chaotique d'Afghanistan l'été dernier a accentué l'audace des Russes à continuer l'invasion de l'Ukraine.

Que cherche la Russie ?

Je ne pense pas qu'elle ait une stratégie particulièrement cohérente. Mais elle considère l'Ouest comme une menace, un concurrent, et même un ennemi. La pensée poutinienne est celle du jeu à somme nulle : tout ce qui est bon pour la Russie est mauvais pour l'Ouest et vice-versa. Ils ne peuvent penser en « gagnant-gagnant », y préférant même le « perdant-perdant ». La Russie n'a jamais perdu sa prétention à être une grande puissance et à posséder une zone d'influence « tampon » entre l'Ouest et elle, entretenue par sa victoire en 1945, son siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU, et son acquisition de l'arme nucléaire.

Bien que sa population soit désormais deux fois plus petite que celle de l'URSS, sa mentalité – et sa brutalité – n'a pas changé. L'arrivée de Poutine y a contribué. Le passé de l'autocrate, né à Léningrad, assiégée pendant la guerre, semble l'avoir beaucoup marqué, par exemple dans sa propension à voir des menaces partout. Mais il ne faut pas confondre la peur de Poutine vis-à-vis de l'Ouest et sa crainte que son propre peuple veuille confondre la corruption de son régime et instaurer une démocratie. Même s'il a intelligemment réussi à confondre les deux, sa vraie peur est dirigée vers son peuple. D'où sa propagande : que les Russes ne sont pas des Occidentaux et même que l'Ouest les menace. Pourtant, les seules invasions réussies de la Russie sont venues de l'Est.

Vladimir Poutine, la paranoïa d'une vie

Comment l'Ouest peut-il vivre en bonne intelligence avec un tel pays ?

L'Ouest est en relation, notamment économique, avec de nombreux pays non démocratiques : la Chine, l'Égypte, l'Arabie saoudite… Et parfois même de façon « gagnant-gagnant ». Le problème que pose la Russie est qu'elle n'est pas satisfaite de sa situation actuelle, notamment de la baisse de son influence. Elle n'est pas un pouvoir conservateur mais révisionniste : sa politique étrangère est déstabilisatrice. Elle n'a pas le même intérêt au statu quo que, par exemple, la Chine, car en dehors des matières premières, elle n'est pas un grand pays commercial. C'est pourquoi il est bien plus difficile de traiter avec elle qu'avec les autres.

Nous semblons en même temps sous-estimer et surestimer la Russie. Pourquoi ?

La Russie n'est pas un pays très puissant ou influent. Elle a l'arme nucléaire et elle effraie le monde, mais elle a dans le même temps un plus petit PIB que l'Italie. Poutine est un esprit tactique et non stratégique. Il n'a pas fait avancer son pays depuis son arrivée au pouvoir. Mais il a su lui conserver un impact disproportionné sur les relations internationales en usant des quelques outils dont il dispose et sa propension à ne pas respecter les règles du jeu.

Le pouvoir de Poutine sur la Russie est-il impossible à briser ? Peut-il subir un coup d'État ? Être démocratiquement remplacé ?

La Russie n'a jamais été une démocratie. Elle en a quelques éléments, introduits dans les années 1990, tout comme elle en avait introduit en 1861 quand le servage a été aboli puis après sa défaite contre le Japon en 1905. Mais ce sont des périodes éphémères qui n'ont jamais mené à l'établissement d'un État de droit. Pour établir une société démocratique, civilisée et complexe, l'État de droit doit venir avant le vote. C'est ce qui s'est passé en Corée du Sud ou au Chili. La Russie avait depuis 1991 quelques éléments démocratiques comme une relative liberté de la presse ou le vote, mais pas de droits de propriété bien établis, pas de société civile solide. De surcroît, de nombreux jeunes Russes bien éduqués, au lieu de rester en Russie, quittent le pays pour gagner leur vie à Paris, à Londres ou dans la Silicon Valley. Poutine a provoqué une énorme fuite des cerveaux, ce qui rend plus difficile l'avènement d'une réforme de l'intérieur.

Quelle est l'influence de la Russie à l'Ouest ?

Au-delà de ce que j'ai déjà évoqué, je pense aux déstabilisations des démocraties occidentales via les réseaux sociaux : en 2016, au Royaume-Uni et aux États-Unis ; en 2017, en France ; en 2014, lors du référendum d'indépendance en Écosse. Ces opérations agressives, qui sont maintenant une facette importante de la politique étrangère russe, sont organisées par les services russes pour saper les candidats modérés et le processus électoral, et susciter de la dissension. Nous verrons ce qui se passe lors de votre présidentielle, mais, pour les Russes, tous les coups sont permis.

Ces opérations fonctionnent-elles vraiment ?

Les résultats sont mitigés. Elles ont bien fonctionné pour le Brexit et l'élection de Donald Trump, mais maintenant que nous les connaissons, nous pouvons les dénoncer avant même qu'elles aient lieu. C'est ce qui se produit en ce moment dans le conflit ukrainien : l'Occident est de plus en plus compétent pour contrer la désinformation russe.

Dans le cas du Brexit ou de l'élection présidentielle américaine, les sociétés visées par ces opérations étaient mûres pour le conflit…

Les services russes savent amplifier intelligemment les lignes de faille de nos sociétés. On l'a vu de façon éclatante avec l'opération menée récemment à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, lorsque les Russes ont envoyé des réfugiés vers l'Europe. On l'a aussi vu en Syrie, où des populations ont été bombardées afin de ne pas avoir d'autre choix que de quitter leur pays pour se diriger vers l'Europe. Les divisions qu'ils ont accentuées ont d'ailleurs favorisé les événements du Capitole le 6 janvier 2021.

Phébé – Désinformation : tous les trolls ne se ressemblent pas

Pensez-vous que nous soyons capables de minimiser ces vulnérabilités ? En France, personne ne souligne que nos ennemis profitent de nos divisions.

En même temps, l'invasion de l'Ukraine nous a réveillés. Bien des choses que nous tenions pour acquises dans les 70 dernières années se sont révélées fragiles. Des barrages d'artillerie qui détruisent des villes européennes font plutôt penser à 1945 qu'à 2022.

Les gouvernements occidentaux et leurs services de renseignements doivent-ils chercher à saper des adversaires autocratiques comme la Russie (en temps de paix) dans le but d'affaiblir les régimes ou de les changer ? Dans quelle mesure de telles opérations sont-elles susceptibles d'être efficaces et quels sont les risques et les inconvénients à les mener ?

Essayer de provoquer des changements de régime depuis l'extérieur n'est pas une bonne idée. Il faut répondre aux agressions par des sanctions, mais d'un point de vue éthique et pragmatique, les efforts des services de renseignements pour changer un régime comme celui de Poutine ou de Saddam Hussein ne sont guère couronnés de succès. Si ces régimes se réforment, cela doit venir « naturellement » et de l'intérieur. Cela ne veut pas dire pour autant qu'il faut laisser les populations concernées dans l'ignorance. Ni non plus qu'il faut rester passif dans les cas extrêmes, lorsque ces régimes constituent une menace existentielle – comme aujourd'hui en Russie.

Pour aider les sociétés à changer, il faut les comprendre. C'est là où les services de renseignements occidentaux ont échoué vis-à-vis de la Russie dans les dernières années. Pour comprendre la Russie, il ne suffit pas de connaître l'État, l'armée et le complexe militaro-industriel, mais il faut analyser l'interface entre crime organisé et politique, entre richesse oligarchique et politique, entre proxy hors de Russie et kleptocratie. Il faut comprendre comment ces parties fonctionnent de concert afin de mettre le doigt sur ce qui peut être utilisable. Je pense que nous n'en avons pas été capables par manque d'imagination et de ressources, en particulier parce que celles-ci sont utilisées pour lutter contre le terrorisme. Au Royaume-Uni, ceux qui comprennent le mieux la Russie ne travaillent plus pour le gouvernement.

Faut-il discuter avec les Russes ? La stratégie française n'est pas claire…

Emmanuel Macron voit une opportunité d'étendre son influence via cette crise. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas discuter avec Poutine. Mais il faut le faire en étant en position de force et capable de comprendre ses interlocuteurs. Ma crainte, c'est que nous ne comprenions pas suffisamment en quoi ces gens pensent et agissent différemment de nous. Les gens que Poutine respecte ne sont pas du genre d'Angela Merkel ou Emmanuel Macron. Le président finlandais, Sauli Niinistö, a une relation intéressante avec Poutine, qui n'implique, je crois, aucune compromission. Les leaders finlandais et baltes savent eux aussi à qui ils ont affaire. C'est ce genre d'individus qu'il faut écouter, parce qu'ils ont évolué dans le même environnement que le leader russe.

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Tout c’est dilué par la mollesse des dirigeants occidentaux US et français qui se sont transformés en bavards donneurs de leçons boutiquiers trop occupés à faire du profit avec l’argent roi  en multipliant les mauvais choix stratégiques et économiques!

Croyant que la paix après les deux dernières guerres était enfin acquise définitivement et donc ne se sont pas méfier de la grande Russie impériale amputée de certaines de ses républiques totalitaires et de ce nouveau jeune apprenti dictateur Poutine qui vient de se confirmer dangereux en faisant peur aux européens et occidentaux voire monde entier avec bien sur leur ennemi héréditaire les USA !

Pour le gaz et énergies fossiles l’Allemagne et les 2 derniers chanceliers allemands G.SCHRODER  et surtout A.MERKEL qui pour elle née en RDA ex soviétique avait forcement des rapprochements avec la Russie de par sa culture remontant à son enfance adolescence et ses études et bien sûr jusqu’à la réunification des deux Allemagnes  RFA/RDA jusqu’à construire des pipeline nord stream de gaz avec la Russie et même un 2eme pour l’instant stoppé !

Le fameux couple bidon franco-allemand d’avant la prise de pouvoir de MERKEL ne marchait plus aussi bien loin de là car c’est elle qui tirait les ficelles  !

Conséquences les alliés et leur OTAN épouvantail courent après leurs queues comme des chiens perdus avec cette guerre en UKRAINE qu’ils n’avaient pas prévue comme d’habitude !?

Pendant ce temps-là nous allons probablement réélire notre président sortant qui bavarde avec ce dictateur russe déjanté incontrôlable !

Ce qui confirme qu’on est mal gouverné en Europe et çà c’est préoccupant car mal protégé en 1939 on avait fait la même erreur !

Jdeclef 30/03/2022 10h31LP


mardi 29 mars 2022

Cette pratique est courante dans cette Russie par son KGB devenu FSB pour : se débarrasser des gêneurs du pouvoir russe en place !


 

Roman Abramovitch et des négociateurs ukrainiens empoisonnés ?

Après une réunion à Kiev courant mars, Abramovitch et des négociateurs ukrainiens ont développé des symptômes laissant penser à un empoisonnement.

Roman Abramovitch tente de jouer les médiateurs entre Moscou et Kiev pour faire cesser la guerre en Ukraine, et cela pourrait lui porter préjudice. Le milliardaire ainsi que deux négociateurs ukrainiens ont en effet souffert de symptômes qui font penser à un possible « empoisonnement », a rapporté lundi le Wall Street Journal.

Après une réunion dans la capitale ukrainienne courant mars, le milliardaire propriétaire du club de football anglais Chelsea ainsi qu'au moins deux hauts responsables de l'équipe de négociateurs ukrainiens « ont développé des symptômes », écrit le journal américain en citant des « personnes au courant de cette situation ». Yeux rougis et larmoyants, visage et mains qui pèlent : ces symptômes se sont ensuite améliorés « et leurs vies ne sont pas en danger », ajoute-t-il.

« Malheureusement, ce qu'a rapporté le Wall Street Journal a eu lieu, et (M. Abramovitch) va bien. Il continue d'être actif dans les négociations », a confirmé à l'Agence France-Presse une source proche du dossier à Londres.Les sources du quotidien ont évoqué un possible empoisonnement, et soupçonné les partisans d'une ligne dure à Moscou qui veulent selon elles saboter les pourparlers visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. Un proche de Roman Abramovitch a toutefois dit pour sa part qu'il n'était pas certain de l'identité de ceux qui auraient pris le groupe pour cible, précise le Wall Street Journal, affirmant aussi que des experts occidentaux n'ont pas pu déterminer la cause des symptômes.

Guerre en Ukraine : l'Europe et les États-Unis ont leur part de responsabilité

Abramovitch peut jouer un rôle pour la paix en Ukraine, selon Zelensky

« Il y a beaucoup de spéculation sur les informations dans les médias aujourd'hui. Nous recommandons de ne suivre que les informations officielles », a affirmé de son côté le conseiller présidentiel ukrainien Mykhailo Podolyak, affirmant que les négociations avaient lieu « comme d'habitude ». Selon le site d'investigation Bellingcat, « les trois hommes n'avaient consommé que du chocolat et de l'eau dans les heures qui ont précédé l'apparition des symptômes ». Bellingcat a indiqué sur Twitter que « les experts ont rapporté que le dosage et le type de poison utilisé étaient insuffisants pour mettre en danger des vies, et a été utilisé probablement pour faire peur aux victimes ».

Le journal confirme en tout cas que l'oligarque russe, considéré comme proche du président russe Vladimir Poutine et déjà visé par des sanctions de l'Union européenne et du Royaume-Uni dans la foulée de l'invasion russe de l'Ukraine, a commencé à faire la navette entre Moscou et l'Ukraine dans le cadre d'une médiation pour mettre fin au conflit. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé dimanche 27 mars que plusieurs hommes d'affaires russes, dont Roman Abramovitch, avaient proposé leur aide à l'Ukraine.

Le Wall Street Journal avait révélé dès la semaine dernière que le président ukrainien avait demandé à son homologue américain Joe Biden de ne pas sanctionner Roman Abramovitch, arguant qu'il pourrait jouer un rôle dans les négociations de paix entre l'Ukraine et la Russie. Et de fait, le milliardaire ne figure pas à ce stade sur la liste des oligarques sanctionnés par Washington, pourtant allongée à plusieurs reprises et encore jeudi dernier.

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Éliminer des opposants ou considérés comme traites dans ce pays de la part des dirigeants du pouvoir Russe !

Poutine utilise ce type de moyen moyenâgeux datant de la renaissance italienne très prisé a la cour de nos royaumes de FRANCE et d'ITALIE au treizième et quatorzième siècle ne laissant que peu de trace !

Poutine l'a surement utilisé, d’ailleurs il n'y a pas si longtemps sur des ressortissants russes immigrés en Angleterre !

C'est tout à fait le style faux jeton menteur sans parole de ce dictateur issu de ces services spéciaux sans scrupule !

Donc en fait BIDEN de l’avoir traité de criminel et même plus encore est surement justifié il faut savoir appeler un chat un chat le politiquement correct hypocrite macronien ne rapporte rien (si ce n’est que plier devant sa force !)

Et lui montrer la faiblesse des occidentaux européens voir US ce qui est une erreur !

Jdeclef 25/03/2022 14h28

MACRON est seul et bien content de l'être en fait car son parti fantôme : est inutile car on vote pour un candidat lui en 2017 n'avait aucun parti seules les législatives peuvent conforter sa réélection ou le contraire !?

 

Sébastien Lecornu : « Le macronisme devient un fait politique de la Ve »

ENTRETIEN. Copilote de la campagne d’Emmanuel Macron, le ministre des Outre-Mer décrypte le projet et appelle au vote utile de droite face à la menace Le Pen.

À la manœuvre au cœur de la campagne d'Emmanuel Macron, où il pilote le comité des maires, Sébastien Lecornu, dans ce long entretien, se fait l'exégèse d'un projet présidentiel que d'aucuns jugent pas toujours lisible, et dont lui perçoit la patte d'un libéralisme tocquevillien, à cheval entre social-démocratie et gaullisme, mais empruntant aussi à la droite orléaniste et bonapartiste… Ce trentenaire, qui fait partie du cercle politique le plus proche du chef de l'État, a été ministre durant tout le quinquennat – Transition écologique, Collectivités locales, Outre-Mer –, tout en restant enraciné dans l'Eure, département dont il est aussi le président. Ce transfuge de l'UMP – parti pour lequel il fut militant dès l'âge de 16 ans –, comme ses amis Édouard Philippe, Gérald Darmanin et Thierry Solère, appelle les électeurs de droite au vote utile pour Macron dès le premier tour. Et cible, pour la première fois nettement en macronie, l'ennemi à abattre : « L'extrême droite avec Marine Le Pen n'a jamais été aussi proche de pouvoir l'emporter. » Entretien.

Le Point : Emmanuel Macron mène une campagne a minima, tout occupé qu'il est par son agenda international. Ne craignez-vous pas que votre électorat se démobilise ?

Sébastien Lecornu :Il mène surtout une campagne pour les Français, avec un projet clair, juste et ambitieux. Il est vrai que le candidat est en partie entravé par sa fonction présidentielle, par l'international. Les échanges multilatéraux et bilatéraux sont multiples, d'autant qu'Emmanuel Macron le fait à fond, comme les autres dossiers qu'il traite : un coup de téléphone dure rarement un quart d'heure ! Mais, dans cette dernière ligne droite, le candidat va naturellement accélérer, sauf imprévu majeur, avec notamment plusieurs déplacements au contact des Français, et un grand meeting le 2 avril à la Défense, à Paris. Pendant ce temps, à l'exception de Mme Le Pen et de messieurs Zemmour et Mélenchon, tous les autres candidats semblent commencer à déserter le terrain. Dans mon département, je constate une démobilisation militante chez les socialistes ou chez Les Républicains. Ce sont eux qui ne font pas campagne alors qu'ils nous le reprochent ! Ils semblent avoir déjà jeté l'éponge et ne plus y croire, ce qui ne sera pas sans effet sur la participation. Ils sont pourtant dans les médias depuis septembre ! Nous devons nous mobiliser dès maintenant car, sans présager des résultats, la campagne de second tour s'annonce dense et difficile.

« Il va devoir s'y mettre » : le candidat Macron en zone de turbulences

Le contexte international contribue à maintenir le président en surplomb de la compétition électorale, et donc à distance du débat présidentiel…

On reproche donc au président de présider en cherchant à tout faire pour la paix ? Étrange vision. Si l'on voulait enjamber ce scrutin présidentiel, le président-candidat n'aurait pas choisi de présenter un projet détaillé et chiffré qui prend le risque de cliver, de susciter des interrogations. On aurait dans ce cas préféré un programme impressionniste plutôt que pointilliste et précis. Par ailleurs, le contexte international force à se positionner sur des sujets comme l'Otan, la Défense, l'Europe, la Russie, l'énergie ! Vous pensez sincèrement que ce ne sont pas des thématiques d'élection présidentielle ? Ce n'est quand même pas lors des cantonales que l'on va en discuter ! C'est comme si l'on reprochait au général de Gaulle en 1958 de faire son retour sans parler d'Algérie. Et je vous rappelle que l'élection présidentielle de 1981 s'est jouée sur fond de guerre froide, de l'Otan versus le pacte de Varsovie et de l'impact éventuel que l'élection de François Mitterrand pourrait avoir sur ces questions… Le débat public pêche par l'absence de vision de la France dans le monde par les autres candidats, à l'exception de quelques-uns, et ce n'est pas toujours rassurant…

Comment expliquer que, depuis la présentation du programme, les lieutenants du président doivent se démultiplier pour expliquer que les mesures ne sont pas exactement celles que nous avons comprises ? Faut-il rééquilibrer certaines propositions ?

La conférence de presse était suffisamment longue pour être précise. À nous d'être peut-être meilleurs pour vendre le bilan et le projet, et surtout lutter contre les caricatures de certains. Mme Pécresse, de manière un peu puérile, dit « il a copié mon projet ». La réalité, c'est que le projet d'Emmanuel Macron sur le RSA n'est pas complètement la même proposition que celle de Mme Pécresse. Enfin, parce que nous sommes au pouvoir, on finit peut-être aussi parfois par confondre un projet présidentiel avec un avant-projet de loi ! Or je connais peu de maires qui, dans une campagne municipale, peuvent promettre de revoir le sens de circulation du centre-ville en mettant sur leur tract là où précisément il y aura des sens interdits… Ce projet est bien plus chiffré et précis que beaucoup d'autres. On doit donc se déployer sur cette base pour expliquer que cela forme un tout. La proposition sur le RSA va évidemment avec celle de la « solidarité à la source », qui est quand même une mesure plutôt marquée à gauche, et elle me plaît bien ! Une fois pour toutes, votre fiscalité et vos droits sociaux seront déclenchés en même temps. C'est en quelque sorte le libérer. En complément, cela permet une transformation de l'État. C'est aussi cela, l'ADN du macronisme.

Calendrier, investitures… Macron lance les grandes manœuvres des législatives

Ce libéralisme politique de Tocqueville est pour moi un excellent liant au sein de la majorité présidentielle, comme le jaune d’œuf dans la mayonnaise !

RSA sous conditions, solidarité à la source, retraite à 65 ans… Cet agrégat de mesures dessine-t-il une vision de la France ?

Les différentes mesures qui composent l'ensemble peuvent parfois écraser la vision, je vous le concède. Mais cette vision existe et s'articule autour des notions de progrès humaniste pour les Français, et de souveraineté ou d'autonomie stratégique retrouvée pour la France. Ces notions résonnent tout particulièrement aux oreilles du séguiniste que j'ai été. Le macronisme prend racine progressivement dans les territoires et se nourrit de notre histoire post-Seconde Guerre mondiale. En soutenant l'idée d'un pays qui doit affirmer une plus grande indépendance, Emmanuel Macron clive avec ses concurrents, y compris ceux qui se disent souverainistes et qu'on retrouve au final davantage alignés sur le régime de Poutine. Emmanuel Macron défend aussi un libéralisme politique tocquevillien qui s'appuie sur le progrès pour l'homme via la défense des libertés individuelles et la démocratie populaire. C'est ce qui fut à l'œuvre très concrètement dans notre gestion de la pandémie. Ce libéralisme politique de Tocqueville est pour moi un excellent liant au sein de la majorité présidentielle, comme le jaune d'œuf dans la mayonnaise ! Qu'est-ce qui réunit de Jean-Yves Le Drian, Richard Ferrand à Bruno Le Maire, Gérald Darmanin ou à moi-même ? Nous sommes tous des libéraux politiques. Je dis bien politique, et pas économique, ce qui ne nous empêche pas de croire, selon les sensibilités, à plus ou moins d'intervention de l'État dans l'économie, ce qui est mon cas.

Retraites, RSA, temps de travail… programmes économiques, la grande évaluation

Le balancier ne penche-t-il pas plus à droite qu'à gauche ?

Tous les éléments de la politique que nous souhaitons mettre en œuvre dessinent un équilibre entre la droite républicaine, avec une inspiration gaullienne, et la gauche républicaine. Au fond, pour résumer, ce projet de dépassement n'est pas centriste, mais central. Ensuite, les électeurs se cataloguent-ils de la même manière et aussi facilement que nos grands-parents ? Je ne le crois pas. Il est de plus en plus compliqué de se classer à gauche ou à droite. Nos concitoyens le disent d'eux-mêmes. Les courants d'idées existent : la grille de lecture de René Rémond sur les droites en France est toujours valable entre les orléanistes, les bonapartistes et les contre-révolutionnaires. La gauche se partage encore entre des courants de pensée communistes, révolutionnaires, ou encore radicaux, socialistes et sociaux-démocrates. Notre projet correspond à ce moment contemporain : il est difficilement classable !

Emmanuel Macron est entré à l'Élysée alors qu'il était ancien ministre de gauche, sous François Hollande, et il en ressort cinq ans plus tard de droite…

Emmanuel Macron rentre à l'Élysée avec le diptyque « libérer, protéger ». La première année consacre énormément le « libérer » (avec les ordonnances sur le travail, notamment). Et on finit massivement le quinquennat sur le « protéger », d'autant plus depuis la crise du Covid, avec une intervention massive de l'État dans le soutien à notre économie. Cela relativise une fois de plus le classement « gauche-droite ». Sur ce sujet, les opposants aiment pour le coup à se classer « à gauche » ou « à droite », mais avec derrière des positionnements qui ne sont pas toujours cohérents. Regardez, Valérie Pécresse a d'ailleurs dit tout et son contraire, estimant tantôt que l'on « cramait la caisse » et tantôt qu'il fallait encore plus de « quoi qu'il en coûte ». Les LR auraient pu par exemple se démarquer de notre politique, en revenant à un libéralisme économique affirmé, comme celui défendu par le mouvement d'Alain Madelin. Mais ils l'ont complètement abandonné, car ils veulent plaire à tout le monde, par facilité. Donc, une fois de plus, difficile de distribuer les étiquettes avec clarté…

Programme de Macron : à la recherche du feu sacré de 2017

C'est donc aujourd'hui Emmanuel Macron qui occupe cet espace…

Chez Emmanuel Macron, on retrouve un pan de gauche, notamment la social-démocratie, et un pan de droite, plutôt gaulliste pour résumer, entre des emprunts aux courants bonapartiste et orléaniste, si l'on revient à la classification de Rémond. Donc, Emmanuel Macron, c'est quelque chose de nouveau, tout simplement.

L'objectif que vous aviez de siphonner la droite semble en tout cas en passe d'être atteint…

Ce n'était pas notre objectif ! Notre objectif était de laisser une chance à ce quinquennat en pensant à notre pays plutôt qu'à notre parti. Soyons clairs, en 2017, avec Édouard Philippe, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Thierry Solère et d'autres, nous avons répondu à la main tendue d'Emmanuel Macron. 

Dès lors qu'Édouard Philippe était nommé à Matignon, ce n'était plus une simple ouverture, mais une vraie volonté de recomposition politique en s'adressant à la droite de gouvernement. Tout cela avec des premières réformes dès 2017, qui s'inscrivaient dans un équilibre « central » que j'évoquais précédemment. À ce moment-là, les LR ont commencé à divorcer avec leurs électeurs, en choisissant l'opposition systématique et outrancière plutôt que de participer de manière pragmatique et constructive aux différents chantiers lancés par le président de la République. Cela se poursuit dans cette campagne : Mme Pécresse et ses amis passent plus de temps à cogner violemment sur Emmanuel Macron que sur Marine Le Pen ! Or, en 2017, la recomposition politique permet à une grande partie des électeurs de la droite de nous suivre, car ils ne voulaient pas voir l'extrême droite au pouvoir. À nous de continuer à nous adresser à eux en leur démontrant que le vote utile, désormais, c'est Emmanuel Macron !

Le parti LR est-il en voie de disparition ?

Cela dépendra de l'attitude de ses dirigeants le soir du premier tour, si Mme Pécresse n'est pas qualifiée pour le second. Il ne faudrait pas qu'ils reproduisent la scène détestable du bureau politique de 2017, qui a conduit à ce qu'Édouard Philippe, moi et d'autres prenions la décision de rejoindre Emmanuel Macron parce qu'ils refusaient d'appeler clairement à voter pour lui contre Marine Le Pen. Il n'y a pas de ni-ni dans une élection présidentielle, dans une Europe en guerre. J'espère que le bureau politique des LR saura trancher une ligne claire, comme Nicolas Sarkozy ou Jacques Chirac l'ont toujours fait en leur temps. Ils devront aussi se positionner sur le projet d'Emmanuel Macron : s'enferment-ils définitivement dans une opposition systématique et boutiquière pour conserver des élus et des positions ? Au contraire, ne pourraient-ils pas se dire que, deux quinquennats Macron, cela devient un fait politique historique ?

Vous évoquez une plateforme de rassemblement, notamment pour les élections législatives. Le député Guillaume Larrivé défend dans nos colonnes une coalition. Que lui répondez-vous ?

Que les personnes de bonne volonté aient l'honnêteté de dire qu'ils ont plus de points communs avec le projet d'Emmanuel Macron qu'avec Mme Le Pen ou Mr Zemmour, à la bonne heure ! Enfin même, oserai-je dire… En revanche, comme le dit souvent mon ami Richard Ferrand, ce rapprochement, s'il doit avoir lieu, doit se faire en évitant de reproduire la IVe République dans la Ve.

Vous êtes donc plutôt réservé sur l'idée de coalition…

Que veut dire le mot coalition ? Il faudra le définir. Si la coalition signifie une plateforme claire derrière un homme et un projet, c'est intéressant. Si la coalition correspond à un agrégat partisan et impose des négociations permanentes, je serai plus prudent et, à titre personnel, ce n'est pas mon approche. Je crois à un Parlement fort dans le cadre du plein exercice du mandat présidentiel.

À droite, l'heure du big bang a sonné

Vous semblez anticiper une nouvelle étape de recomposition politique au lendemain de cette élection présidentielle.

Ce sont les électeurs qui font la recomposition politique. Pensons-nous vraiment qu'il n'y a que 2,5 % d'électeurs socialistes dans le pays ? Non. Ils sont bien plus nombreux et ils sont libres dans leur choix. Ce sont aussi les candidats à l'élection présidentielle qui, par leur positionnement politique dès le soir du premier tour, vont accélérer ou non cette recomposition.

Sans structuration d'un parti et d'un courant de pensée, le macronisme peut-il survivre à un homme ?

Il est trop tôt pour le dire. Le macronisme est apparu en 2017 comme un moment d'espérance, en refusant les extrêmes, et en faisant le pari de la nouveauté, de la jeunesse, du dépassement politique, en réponse à des alternances classiques gauche-droite qui ne satisfaisaient plus personne. Cela devient désormais un fait politique de la Ve République qui s'enracine progressivement. Faut-il se structurer différemment désormais pour l'avenir ? J'y suis plutôt favorable, mais chaque chose en son temps. Il faut déjà gagner cette élection présidentielle…

Présidentielle : le big bang territorial que promet Valérie Pécresse

Le faible ancrage local d'Emmanuel Macron n'est-il pas son talon d'Achille ?

Comme toutes les formations politiques nouvelles, l'ancrage local se fait dans la durée. Les gaullistes n'avaient pas remporté beaucoup de victoires lors des élections municipales de 1959 ou même de 1965… Ils n'ont commencé à remporter des mairies que sous Pompidou, en 1971 ! Je note quand même qu'Emmanuel Macron, sans réseau partisan municipal, est le deuxième candidat en nombre d'élus qui le parrainent pour la présidentielle avec plus de 2 000 élus locaux. Il est le premier candidat parrainé en Outre-mer : je trouve que tout cela prend racine. Plus de 500 comités de soutien d'élus locaux ont essaimé naturellement sur tout le territoire. De plus, Marine Le Pen, qui est susceptible, à en croire les sondages, de concourir au second tour, a perdu les dernières élections régionales, départementales et municipales. Ce sujet-là mérite d'être regardé avec prudence. Les étiquettes politiques ont de moins en moins de valeur au niveau local.

Vous pilotez le comité des maires de la campagne. S'il est réélu, le président devra-t-il faire plus de place aux élus locaux ?

Il faut tirer des leçons du non-cumul des mandats. Ce qui revient à laisser davantage de places pour les élus locaux dans les formations politiques, et non pas seulement aux seuls parlementaires. Au sujet des territoires, il y a les paroles et les actes. Je préfère un président qui ne diminue pas les dotations aux collectivités – comme cela a été le cas sous le quinquennat précédent – à des paroles sirupeuses et douces qui ne sont pas suivies d'effets. Une candidate comme Marine Le Pen méprise les élus locaux : elle ne les sollicite que pour les 500 parrainages une fois tous les cinq ans, alors que ceux qu'elle présente pour les élections locales intermédiaires ne sont jamais du territoire concerné où ils se présentent et disparaissent, une fois élus. Dans mon département de l'Eure, je ne vois jamais les représentants RN – députés européens ou conseillers régionaux – aux cérémonies publiques ou dans les temps importants de la vie locale. Enfin, la décentralisation ne doit pas être le procès perpétuel de l'État ! Le chef de l'État aime l'État, c'est certain. Et les crises ont révélé chez nos concitoyens un besoin d'État.

Le quoi qu'il en coûte n'est-il pas la politique la plus emblématique de ce quinquennat ?

Cette politique de soutien sans précédent est due à l'interminable crise sanitaire. Elle ne doit pas écraser tous nos autres chantiers, notamment la baisse massive de la fiscalité, la réforme de la SNCF, les mesures sociales comme le congé paternité ou les pensions alimentaires, le tout au service d'un pouvoir d'achat et d'une compétitivité plus forte. Ou bien encore nos efforts pour réarmer l'État régalien avec, par exemple, la loi de programmation militaire, l'augmentation du nombre de policiers ou de gendarmes, le retour de la justice de proximité. Et puis, pardon, mais comment ne pas parler des résultats économiques et sociaux, sous fond de transition écologique, avec des réformes qui nous ont permis d'obtenir des résultats en matière de croissance et d'emplois sans précédent ! Je suis le premier ministre des Outre-Mer avec un chômage qui n'a jamais été aussi faible dans ces territoires, et c'est une promesse formidable pour l'avenir. Je saurai quoi dire pour illustrer notre bilan outre-mer lors de la passation de pouvoirs !

Vous ne serez donc plus ministre des Outre-Mer ?

Ce n'est pas moi qui décide !

Vous anticipez un second tour « dense et difficile ». En quoi pourrait-il être plus difficile que le premier ?

On sort de plusieurs crises, la question vaccinale a secoué le débat public, la crise des Gilets jaunes est passée par là. Sans présager de qui sera qualifié au second tour, ce sera probablement une confrontation de deux modèles, de deux visions de la société qui vont s'affronter. Je considère que l'extrême droite avec Marine Le Pen n'a jamais été aussi proche de pouvoir l'emporter. Nous devons donc convaincre, convaincre et convaincre que le modèle de société dans lequel nous croyons est le meilleur pour la France, les Français, et en particulier pour nos concitoyens les plus fragiles. Et le faire chaque jour qui reste avant l'échéance avec la plus grande humilité s'impose.

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Cette REM ne lui sert à rien pour son éventuelle réélection presque acquise grâce aux médias et leurs sondages orientés qui faussent l'opinions des Français bien et que ceux-ci disent le contraire n’osant pas exprimer leurs vraies opinions car dire ce que l’on pense vraiment n’est pas toujours bien vue !

Car en cette période ou les médias sont devenus indirectement le deuxième pouvoir en période d’élections surtout présidentielles par les flux télévisuels plateaux télés divers et surtout internet et réseaux sociaux poubelles !

En plus pour les électeurs 48,7 millions appelés aux urnes le 10/04 il y a ceux qui n’iront pas voter par une abstention qui progresse à chaque élection, il y a ceux qui votent au petit bonheur la chance parce qu’ils n’y comprennent rien dans ce lot de politiciens médiocres et qui se disent que le président est là pourquoi en changer ou ceux qui craignent le lendemain qui feront le succès de la réélection tronquée par la crise Ukrainienne !

Enfin ceux qui iront voter contre le président sortant, mais s’il n’est pas opposé à un extrémiste au 1er tour et les autres gogos habituels les plus nombreux qui voteront pour lui s’il est confronté à un des extrémistes de tous bords qui se bousculent pour le trône du monarque !

C’est pourquoi ces mêmes électeurs doivent voter en masse au 1ER tour et ne pas attendre le 2eme pour voter à cette élection dans cette Vème république obsolète qui favorise toujours les mêmes depuis ces derniers quinquennats ce qui prouve qu’il faudrait modifier notre système électoral à un seul tour pour éviter ces scenarios usés et ferait voter plus de français qui ne savent plus le faire depuis 40 ans !

Jdeclef 29/03/2022 12h59

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Cette affaire très couteuse de faire appel à des cabinets de conseils : Confirme en autre chose que ce président n'est pas un assassin simplement un incompétent gonflé d'orgueil comme une baudruche !

 

Coignard – McKinseygate : une nouvelle affaire Benalla ?

CHRONIQUE. Le Sénat fait des révélations. Emmanuel Macron pique une grosse colère. Toute ressemblance avec une précédente affaire est-elle fortuite ?

Emmanuel Macron était en colère dimanche soir sur France 3 : « S'il y a des preuves de manipulation, que ça aille au pénal […]. S'il y a un problème, il y a des juges et une justice indépendante. »

De quoi s'agit-il ? Le 17 mars, le Sénat publie le résultat de quatre mois d'enquête menée par une commission parlementaire. Un rapport a priori des plus ennuyeux. Il concerne l'influence croissante des cabinets de conseil sur les politiques publiques. Ses auteurs ont toutefois choisi un titre accrocheur : « un phénomène tentaculaire ». Le document souligne que plus d'un milliard d'euros a été dépensé en 2021 pour payer des travaux réalisés par des cabinets de conseil privés, dont le plus emblématique est McKinsey. Il présente quelques missions qui n'ont pas abouti, et évoque des documents de travail qui auraient coûté « un pognon de dingue » (expression employée par les sénateurs) pour un résultat inexistant.

La colère du président rappelle celle qui s'était emparée de lui au moment de l'affaire Benalla : « S'ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu'ils viennent le chercher », avait-il déclaré devant des représentants de sa majorité en juillet 2018.

Alexandre Benalla, la grande confession

Cette montée en température du président, dimanche soir, résulte aussi de la transmission par le Sénat d'un signalement au parquet de Paris pour « suspicion de faux témoignage » à l'encontre d'un dirigeant de McKinsey, qui a assuré sous serment lors d'une audition que la branche française du cabinet américain payait bien ses impôts en France. Des documents consultés par les membres de la commission à Bercy prouvent selon eux le contraire. Le Sénat avait saisi pareillement la justice pour faux témoignage dans l'affaire Benalla, à propos de collaborateurs du chef de l'État.

La traduction du coup de sang présidentiel est simple : les 18 sénateurs et sénatrices qui forment la commission d'enquête parlementaire ont un agenda caché, et mènent une croisade partisane en pleine campagne électorale.

Vaccin : McKinsey, une prestation à 2 millions d'euros par mois

Une conduite d'échec

La comparaison avec l'affaire Benalla s'arrête là. Car il n'y a par ailleurs, jusqu'à preuve du contraire, rien d'illégal, les sénateurs le reconnaissent eux-mêmes, dans cet appel accru à des cabinets privés. Il n'y a pas non plus de personnage sulfureux à la Benalla pour incarner le scandale.

Il existe, en revanche, des éléments et des attitudes qui, mis bout à bout, peuvent choquer une partie de l'opinion. Les maladresses ont commencé avant même la publication du rapport. La ministre de la Fonction publique Amélie de Montchalin est ainsi auditionnée le 19 janvier par la commission. Le matin même, elle a annoncé à la radio un changement de doctrine sur le sujet et même une circulaire à venir « dans les prochains jours », pour acter une baisse de 15 % au moins des dépenses de conseil. Autant de mesures qui semblent prises sous la pression des événements, pour ne pas dire dans l'affolement.

Et, depuis le 17 mars, l'exécutif joue en défense, notamment sur la situation fiscale de McKinsey, choquante donc très embarrassante. Il explique que la crise sanitaire, notamment, a justifié des dépenses supplémentaires. Mais selon l'enquête sénatoriale, celles-ci ne représentent que 5 % du total. Il plaide, par la voix du porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, avoir fait preuve de transparence auprès de la commission alors qu'il s'agit d'une obligation légale, et non d'une bonne manière.

Il ne donne aucun exemple concret de l'apport de ces cabinets de conseil, de peur de fâcher les fonctionnaires à quelques jours du scrutin. Comment raconter par exemple que le 24 décembre 2020 au soir, il n'y avait personne à Santé publique France ni dans les couloirs du ministère, à part des consultants privés payés à prix d'or, pour trouver en catastrophe les congélateurs à - 80 degrés qui devaient être livrés depuis des semaines pour conserver les vaccins, mais qui n'étaient toujours arrivés ?

Covid : « la faute aux coupes sombres de Bercy »

Il est trop tôt pour prédire l'avenir de cette polémique montante. Mais les sénateurs ont déjà prévu, pour la rentrée de septembre, de présenter une proposition de loi pour encadrer ces recours aux cabinets privés. Et attendent au tournant ceux qui pourraient s'y opposer. Une manière de se rappeler au bon souvenir d'Emmanuel Macron.

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Indépendants montre l'incompétence de nos dirigeants gouvernements et de ses fonctionnaires et ministres nuls car ne connaissant pas les métiers des administrations qu’ils doivent gérer !

Qui font de la mauvaise politique politicienne qui nécessite évidemment une réforme des institutions parlementaires et de la Veme république devenue monarchique et obsolète !

Rien à voir avec l’affaire BENALLA qui n’était que l’orgueil d’un petit bourgeois parvenu se prenant pour un monarque et qui avait besoin « d’un fou du roi » pour le distraire ou le protéger au plus près en satisfaisant ces caprices divers ce qui fait que ce personnage douteux a été dépassé par trop de pouvoir que le président lui avait accordé et donc a dérapé se croyant intouchable !

Par cette affaire Mac KINSEY bien plus grave il reprend sa réflexion :

« S'ils veulent un responsable, il est devant vous » « S'il y a des preuves de manipulation, que ça aille au pénal […]. S'il y a un problème, il y a des juges et une justice indépendante. »

Car il s’agit de sommes pharaoniques pour des conseils allant jusqu’ au milliard d’euros ce qui donnent du grain à moudre pour ces adversaires qui disent « qu’il a cramé la caisse » :

De toute façon notre petit pseudo monarque peut toujours piquer une grosse colère feinte car étant donné la proximité de sa réélection plébiscitée par des sondages médiatiques orientés et la crise internationale Européenne avec cette guerre en UKRAINE cette affaire de gros sous mal gérée ne sera pas jugée ou éclaircie avant et de toute façon il est protégé par son immunité de chef d’état encore une ineptie de notre constitution !

Cela montre simplement qu’élire un seul homme avec trop de pouvoir fragilise trop notre démocratie et nos institutions, car devenant presque intouchable !

Personnellement je n’ai jamais eu confiance en ce président mais étant donné la qualité médiocre de ses adversaires je m’abstiendrais pour la 1ere fois depuis 1963 que je vote !

Jdeclef 29/03/2022 10h17


lundi 28 mars 2022

MACRON aurait mieux fait d'ignorer ce qualificatif d'assassin qu'une partie de la foule a scandé pendant quelques secondes ! Qu'il cesse de pleurnicher notre tout petit monarque sans couronne !

 

« Macron assassin » : Macron fustige Zemmour, « le candidat malentendant »

Emmanuel Macron n’a pas apprécié qu’Éric Zemmour n’ait pas corrigé la foule qui scandait « Macron assassin » lors de son meeting au Trocadéro dimanche 27 mars

Un goût amer. Emmanuel Macron a vivement dénoncé lundi 28 mars comme « une indignité » le fait qu'Éric Zemmour a laissé la foule scander « Macron assassin » sans réagir lors de son meeting au Trocadéro dimanche 27 mars, en conseillant au « candidat malentendant » de profiter de la réforme permettant le remboursement des prothèses auditives. « Il y a deux hypothèses : la première est l'indignité, c'est celle qui me semble la plus crédible, mais ce n'est pas une surprise », a déclaré le président candidat à son arrivée à Dijon pour une visite dans le cadre de la campagne pour la présidentielle.

« La deuxième, c'est la méconnaissance d'une réforme très importante du quinquennat, c'est le 100 % santé. Maintenant, les prothèses auditives, les lunettes et les prothèses dentaires sont remboursées par la Sécurité sociale », a ajouté Emmanuel Macron. « Dix millions de Françaises et de Français y ont eu accès, cela fait partie de mon bilan et c'est un bilan social dont je suis fier. J'invite le candidat malentendant à pouvoir s'équiper à moindres frais. »

Des déclarations qui n'ont pas manqué de faire réagir Éric Zemmour dans la foulée sur BFM TV : « Il sait très bien ce qu'est un meeting, on n'entend pas tout ce qui se passe quand on est à la tribune. Ce sont des mauvais procès, on ne parle que d'une chose mineure […]. Ce ne sont pas des militants, ne mélangez pas les militants et spectateurs d'un meeting. On ne contrôle pas 100 000 personnes donc arrêtez de vous polariser volontairement sur un point mineur de ce meeting », a-t-il dit.

Pour rappel, le candidat Reconquête ! a indiqué qu'il n'avait « pas entendu » le slogan, qu'« il condamne ce qu'a dit la foule à ce moment-là » et qu'« il ne reprenait pas l'expression à son compte ».

Présidentielle : au Trocadéro, Éric Zemmour à la reconquête de sa campagne

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Il aurait dû à la rigueur mépriser ce type de diatribes irrévérencieuses et insultantes !

Car ce n'est pas ZEMMOUR qui l'a dit, bien qu'il ne soit pas un candidat recommandable, mal élevé extrémiste qui a dit pour se dédouaner ne pas l'avoir entendu ce qui parait faux car tout le monde l'a entendu car 12 secondes c'est long !

Il n'est pas excusable mais dans cette politique de campagne électorale ce type de dérapages sont fréquents ou les insultes diverses fusent de toutes parts !

De toute façon cet incident verbal ne peut que servir au président sortant !

Lors de son prochain meeting prévu le 2 avril (pas le 1er car ce serait un poisson d’avril lol !)

Mr MACRON le grand donneur de leçon bien poli bienpensant partisan du politiquement correct hypocrite pourra le gratifier d’un discours bien tourné habituel en bon français châtié pour lui répondre !

Je n’apprécie pas du tout ZEMMOUR ce trublion extrémiste de trop inutile, mais ce qui sera intéressant c’est de voir combien de spectateurs électeurs MACRON réunira à son meeting car il ne semblait pas très enclin à en faire car trop plébiscité par des sondages médiatiques orientés le donnant vainqueur à cause justement d’une opposition très médiocre de politiciens de tous bords et de la situation internationale tendue de cette guerre en Ukraine et des français pleutres ayant peur du lendemain et votant toujours aussi mal depuis 40 ans !

Jdeclef 28/03/2022 16h01