Aubervilliers
: la communauté chinoise s'organise face aux agressions
La
recrudescence des crimes à caractère raciste oblige les quelque 4 000 Chinois
ou personnes d'origine chinoise que compte la ville à se mobiliser.
Messages d'alerte en
cas d'agression, escortes autour du métro, manifestations... La communauté
chinoise d'Aubervilliers se mobilise après des actes de violence répétés qui
ont coûté la vie à l'un de ses membres vendredi.Lors d'un rassemblement organisé dimanche en mémoire de Zhang Chaolin, plusieurs personnes présentes ont ainsi témoigné leur ras-le-bol face aux violences racistes : « j'ai été agressé deux fois cette année », « je ne sors plus avec un sac à main », « aujourd'hui c'était lui, demain, ça peut être moi »...
Une
hausse du « racisme anti-asiatique »
Zhang
Chaolin, couturier de 49 ans et père de deux enfants, est mort le 12 août,
après avoir été agressé cinq jours plus tôt en pleine rue par trois hommes qui
voulaient voler le sac d'un ami, lui aussi d'origine chinoise. Un drame
« prévisible », qui « aurait pu être évité », estime-t-on
au parmi les 3 000 à 4 000 personnes originaires de Chine qui
vivent dans cette ville de 80 000 habitants.Ils dénoncent une « situation qui se dégrade », avec des agressions « de plus en plus violentes » motivées par des « préjugés » selon lesquels les Chinois seraient porteurs d'importantes sommes d'argent liquide. « C'est ce même type de préjugé qui avait conduit à la mort d'Ilan Halimi », a regretté la Licra mardi dans un communiqué, pointant un « racisme anti-asiatique » qui « a pris une ampleur inédite dans certains quartiers ».
Des
agressions qui se concentrent sur « les petites gens »
À Aubervilliers, les
services de police ont recensé sur les sept premiers mois de l'année 105 vols
avec violence sur les Chinois ou personnes d'origine chinoise sur un total de
666 vols avec violence dans la commune. L'année dernière, la préfecture en
dénombrait 35 sur 466 sur la même période. Sur l'ensemble de la
Seine-Saint-Denis, 3,9 % des victimes de vols avec violences sont des membres
de la communauté chinoise, selon des chiffres établis sur les sept premiers
mois de l'année (2,4 % sur la même période en 2015). « La ville est plus
touchée en raison du grand nombre de résidents et de travailleurs ponctuels
d'origine chinoise qu'elle comporte », explique-t-on à la préfecture.Le sentiment d'insécurité s'accompagne d'un changement de nature des agressions, précise Ling Lenzi, conseillère municipale Les Républicains. Auparavant dirigées contre « le secteur des commerçants », elles se concentrent désormais « sur les habitants, les petites gens ». « Depuis qu'une quarantaine de caméras de surveillance ont été installées devant les commerces, accompagnées de plus de patrouilles policières, les agresseurs se sont retournés vers là où il n'y a pas de dispositif », assure-t-elle.
Les
associations se mobilisent
Depuis le début de
l'année, l'Association de l'amitié chinoise en France se consacre
exclusivement à la prise en charge des victimes d'agressions. Quand certains
habitants s'organisent pour faire à plusieurs le chemin du métro à leur
domicile, l'association a, elle, mis en place des groupes de discussions sur la
messagerie instantanée chinoise WeChat. « Si quelqu'un se fait attaquer,
il peut poster un appel au secours », explique le président Cao Hua
Qin. « Nous nous chargeons de l'amener à l'hôpital et de prévenir la
police ou d'organiser un rendez-vous au commissariat pour déposer une
plainte », ajoute-t-il.Dimanche, le comité de soutien à la famille de M. Zhang a réclamé « au moins 10 caméras supplémentaires dans les rues sensibles » et un renfort de policiers. Une demande également formulée par la maire PCF de la ville, Meriem Derkaoui, qui a écrit en ce sens en juillet au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.
Dénonçant un « crime au ciblage raciste », elle a assuré que le fonctionnement de la police municipale serait « revu » à la rentrée. La préfecture a de son côté annoncé la tenue mercredi d'une réunion de travail « avec les associations qui le souhaitent ». Certaines associations soulignent toutefois que l'insécurité touche toutes les communautés. « La violence, c'est un problème pour tout le quartier », souligne Rui Wang, président de l'Association des Jeunes Chinois de France. Il se félicite d'ailleurs d'avoir vu dans le rassemblement en mémoire de M. Zhang « des militants noirs et arabes venus en solidarité ».
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Le « vivre ensemble » en prend
encore un mauvais coup !
On parle moins des chinois dans notre
pays, mais ils sont en augmentation, mais plus discrets que d’autres, on se
focalise plutôt sur les maghrébins et africains qui tout comme d’autres se
regroupent par communauté !
On les retrouve dans les périphéries des
villes on dans certains quartiers bien déterminés des plus grandes villes sans
compter certains département comme le 93 qui reprend un panel migratoire des
plus varié !
Même si certains s’intègrent dans la
population lambda française, ils restent quand mêmes entre eux, c’est une
erreur de vouloir mélanger les cultures, cela ne marche pas et pas seulement en
France, il faudrait bien en prendre conscience, car il est déjà bien tard pour
inverser ce fait, car les différences de culture, religions, langues etc. sont
difficiles à niveler pour mettre tout le monde sur le même plan et arrêter la
méfiance des français qui se sentent comme envahis par des étrangers qui
donnent l’impression de vouloir les supplanter chez eux, réaction humaine
normale, quand le nombre devient trop important ( ce qui se sent bien sûr plus dans les grandes agglomérations ! )
Jdeclef 17/08/2016 10h42
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