Cotta – Zemmour met la droite
cul par-dessus tête
CHRONIQUE. À l’approche de la
présidentielle, le polémiste sème la zizanie au sein de la droite. Celle de
Marine Le Pen comme celle des Républicains.
La
droite chamboulée. Éric Zemmour, en moins d’un mois, a enfoncé la
barrière, plus fragile qu’on ne le croyait, entre la droite et l’extrême
droite. Si Marine Le Pen a pris en plein visage les premiers coups portés par
le candidat putatif, devenu omniprésent sur les antennes, l’onde de choc a
rapidement atteint Les Républicains. Voici la droite entière naviguant dans le
triangle des Bermudes.
Première offensive, donc, d’Éric Zemmour contre Marine Le Pen.
Lorsqu’il a dit, comme si cela allait de soi, que Marine Le Pen ne pourrait
jamais être présidente de la République, Éric Zemmour a envoyé sa première
flèche au Rassemblement national. Car c’était, d’une phrase, le toucher au
cœur. Durablement installée dans les sondages en numéro deux derrière Emmanuel
Macron, quelquefois même passant en pole position, Marine Le Pen se donnait,
depuis quelques mois, une apparence rassurante.
Sa certitude reposait sur le fait que, voulant gouverner la France,
elle devait changer. Se changer d’abord elle-même, en adoucissant son image.
Changer le nom de son parti parce qu’il avait été celui de son père. Se
rapprocher des gens, arpenter la France, pour creuser sa différence avec le
président de la République, censé en être éloigné. Adoucir aussi son discours,
en l’élargissant aux relations internationales, tantôt présente dans Les Échos pour parler d’économie, tantôt
dans ses meetings, vêtue de probité candide et d’une veste d’un bleu clair
virginal.
Primaire des
Républicains : qui veut gagner des millions ?
Beaucoup d’efforts pour faire oublier son débat de
l’entre-deux-tours présidentiel de 2017, qu’elle a fini par juger
elle-même de mauvaise qualité, et qui lui colle à la peau depuis quatre ans.
Beaucoup d’efforts, mais peu suivis d’effets, puisque les régionales, où aucune
région, malgré les prédictions, n’a été conquise par son parti, ont marqué pour
elle un échec cuisant. Pourtant, elle gardait sa place dans le peloton de tête,
et l’idée d’un deuxième duel présidentiel Macron-Le Pen s’installait dans
les esprits, pourtant peu désireux d’un remake de 2017.
Retour à la case immigration pour Marine Le Pen
Et puis voilà qu’en un mois, depuis l’entrée en scène d’Éric
Zemmour, sa cote n’en finit plus de descendre. Elle ne devance aujourd’hui
Xavier Bertrand que d’une courte tête, tandis que Zemmour n’en finit pas de
monter. Au début, Marine Le Pen a fait bonne figure, affirmant que son
expérience aurait le dessus sur un débutant ignorant du terrain. Puis elle a
accusé le coup. Aujourd’hui, elle se voit, quoi qu’elle en dise, contrainte de
revenir sur le terrain sur lequel le Front national s’était établi :
l’immigration. Elle ne souhaitait pas, elle, parler du grand remplacement,
jugeant que la présidentialisation de son personnage passait par plus de
prudence et que le spectre de la guerre civile, brandi par Zemmour, était
incompatible avec ses espérances élyséennes.
Le changement de cap a été presque immédiat : en proposant un
référendum sur l’immigration, elle est retournée à son point de départ. Il faut
dire qu’elle croyait, bien d’autres observateurs aussi, que son socle était
immuable. Il ne l’est pas, et tous ceux qui se résignaient, parmi ses
électeurs ou une partie des cadres de son mouvement, à la voir se
banaliser se sont vus ragaillardis par l’analyse d’Éric Zemmour sur le
déclin de la France. Elle a beau affirmer son doute vis-à-vis des sondages et
déclarer qu’elle en a vu d’autres, elle ne peut ignorer que les voix qu’elle
perd sont autant de gagnées par Éric Zemmour.
Hypermind –
Zemmour devance Le Pen et Bertrand
Les Républicains, eux, se sont crus pendant quelques semaines à
l’abri de l’offensive Zemmour. Ils avaient tort, la suite de l’histoire l’a
prouvé, pour deux raisons. La première, l’essentielle, est qu’ils ne sont pas
arrivés, en plus de quatre ans, à dégager de leurs rangs un chef pour les
conduire à la bataille présidentielle. La seconde aggrave la première :
échaudés par la primaire de 2016, ils n’ont pas trouvé la façon aisée de départager
ceux qui, parmi eux, ont fait acte de candidature et ceux qui, ayant
quitté LR, comme Xavier Bertrand ou Valérie Pécresse, souhaitent, malgré cela,
représenter la droite de gouvernement.
LR prend un peu trop son temps
Face aux tirs de canon de Zemmour, dénonçant l’inertie de leurs
chefs, l’affadissement de leurs doctrines et leur aveuglement devant les
dangers qui menacent la France, ils n’ont pas accéléré leur mouvement. Ils sont
restés sur leur tempo, en demandant d’abord une étude de départage à Jean
Leonetti, pendant l’été, tout en lançant une vaste enquête sur les vertus des
candidats possibles dans leur propre parti, puis en décidant la tenue d’un
congrès. Lequel a décidé quoi ? De réunir un autre congrès, en décembre,
dans deux mois et demi, pour trancher entre les prétendants, sans que l’on
sache bien ce que les impétrants auront à faire pour convaincre les militants
de leur supériorité sur les autres. D’ici là, Zemmour gambadera.
« Combattre
Zemmour », la nouvelle obsession de LR
Les Républicains sont-ils paralysés au point qu’à ce stade on peut
parler de suicide collectif ? Car ce sont les militants, justement, qui
renâclent. Tant que le tir sur eux n’était pas nourri, ils pouvaient oublier
que, depuis longtemps, une ligne de partage – on ne parle pas encore de
fracture – traversait leur camp. Aujourd’hui, ils ne le peuvent plus. D’un
côté, ceux des Républicains qui se sentaient attirés, sans le dire, par
l’extrême droite ont trouvé un nouveau héros dont le langage est on ne
peut plus direct sur l’immigration : l’islam est incompatible avec la
République, tous les musulmans, dehors. De l’autre, la plupart des cadres et
des membres du mouvement qui se veulent dans une droite de gouvernement ont
choisi d’attaquer Emmanuel Macron sur sa carence régalienne, tout en évitant,
comme le fait Zemmour, d’appeler à la guerre civile avec l’islam, qu’ils
séparent de l’islamisme. Réconciliées pour le moment dans LR, y a-t-il donc
deux droites, prêtes à faire craquer leur mouvement ?
Dans ce cas, il faudrait presser le pas, opposer un candidat
unique à Zemmour, qui ne l’est pas encore. Et non pas se demander, comme ses
dirigeants le font depuis des jours, s’ils doivent ou pas accepter un débat
avec le polémiste en se divisant sur le sujet, une fois de plus, les uns
réclamant une confrontation, les autres bien décidés à l’éviter. En tout cas,
il faut aller vite. Fût-ce en désignant celui qui a pris le départ en
premier et qui, dans les enquêtes d’opinion, a acquis une avance sur ses
compétiteurs, tandis que les dirigeants du parti essayaient de ne fâcher
personne. Xavier Bertrand candidat ? LR, comme Éric Zemmour l’écrit de la
France, est à la croisée des chemins.
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La droite n'a pas besoin de ce personnage pour
être plus divisée qu'elle n’est par ses candidats archis connus et leurs égos
démesurés plus les uns que les autres !?
Les sondages ne font que refléter les échos de
certains français gogos qui croient encore au changement avec cet épouvantail
polémiste qui explosera en vol comme d'autres avant lui !?
Nous sommes à 7 mois de l'élection, c'est court
et long avec par exemple l'augmentation de l'énergie et la perte de pouvoir
d'achat , car les français vont bien plus souffrir que l'épisode des
gilets jaunes et leur quelques centimes d’augmentation de l'essence et la
suppression de la taxe carbone que certains style écolos renaissant verraient
bien revenir et qui servirait surtout à combler partiellement le trou du « quoi
qu'il en coute » macronien de la période Covid pas encore terminée la
rentrée est là et va être dure jusqu’en avril à l’élection et même après et les
français devraient se réveiller, çà les changeraient !
Alors cette droite ringarde et ses leaders trop
nombreux devraient maintenant choisir leur candidat très vite au lieu de palabrer
sur l’avenir du sieur trublion « Zemmour » si elle veut renaitre de
ces cendres dû à leur divisions débiles politiciennes du chacun pour soi chez les
caciques LR et autres de cette droite ne s’en recommandant pas !
Car E.MACRON est encore président, il ne faut pas
l’enterrer trop tôt, car même si M.LE PEN descend dans les sondages, il peut
agir avec des promesses fumeuses ou réformes à la marge de dernière minute qui
endormiront encore beaucoup de français gogos versatiles, il faut dire qu’avec
une classe politique de tous bords aussi médiocre, il ne faut pas s’étonner que
des personnages du style « Zemmour » se pointent !?
Jdeclef 30/09/2021 16h54
Ces modérateurs du point tristes sires qui ne respectent pas la liberté d'expression et qui pratiquent une censure moyenâgeuse font plus de mal que tous ces politiciens hypocrites qui se battent pour obtenir le pouvoir suprême qu'ils exercent si mal quand ils sont élus par des gogos de français lambda qui se laissent avoir !
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