Coignard –
Vaccination : en finir avec les atermoiements !
CHRONIQUE.
Il n’est pas trop tard pour éviter une quatrième vague, à condition que la
vaccination devienne, pour chacun, une ardente obligation.
Laccinée pour pouvoir
s'affranchir durablement de toutes les restrictions.
Or, ce n'est
plus la pénurie dee variant Delta affole la planète. Le confinement est de nouveau décrété dans certains pays d'Asie, ainsi que dans une partie de l'Australie, dont la ville de Sydney. Au Royaume-Uni, où ce variant représente plus de 90 % des contaminations, près de 23 000 nouveaux cas ont été rapportés pour la seule journée de lundi. Un chiffre jamais atteint depuis janvier dernier. En France, on n'en est pas là. Mais depuis le début du mois de juin, la part du variant Delta dans le nombre de contaminations a fait plus que doubler en une semaine, même si globalement, le nombre de nouveaux cas n'augmente pas en valeur absolue pour l'instant. Parce que ce variant est notablement plus transmissible que les souches précédentes, l'Institut Pasteur considère que ce n'est plus, comme au début de la crise sanitaire, 60 à 70 %, mais 90 % de la population qui doit être v doses qui freine cette course contre la montre, mais la
désaffection d'une partie de la population envers la vaccination, pourtant la
seule solution pour éviter une nouvelle saturation hospitalière et envisager
une rentrée déconfinée. Au Royaume-Uni, des études montrent en effet que la
vaccination évite les formes graves, donc les hospitalisations, dans plus de
90 % des cas.
Une minorité égoïste
Conscient de
cette urgence, et inquiet de la baisse du rythme quotidien d'injections, faute
de candidats, Olivier Véran exhortait ainsi hier matin, sur France Info, les
hésitants et les récalcitrants : « C'est maintenant, c'est en juin,
c'est le mois des vaccins. »
Mais juin se termine aujourd'hui et
il est à craindre que les rimes du ministre de la Santé ne suffisent pas à
réveiller les consciences. Est-il raisonnable, alors que le variant Delta sonne
une nouvelle alerte dans plusieurs pays, de n'envisager la vaccination
obligatoire des soignants qu'à la rentrée et au conditionnel ? « On a
donné la date de septembre, c'est-à-dire qu'on se donne l'été pour que vraiment
tout le monde ait eu le temps de faire son choix et de se vacciner. Après quoi,
si la vaccination est insuffisante, nous irons vers une vaccination
obligatoire… » Après, c'est-à-dire, si l'on regarde le calendrier, au
moment où une probable reprise épidémique aura déjà démarré.
De même,
l'Académie de médecine préconise de rendre payants les tests « de
confort ». Là encore, le ministre atermoie et considère que la question se
posera « lorsque la vaccination aura été proposée à tous les Français et
qu'il y aura des personnes qui n'auraient pas encore franchi le pas ».
Mais la vaccination est d'ores et déjà proposée à tous les Français !
Le ministre
de la Santé souligne aussi que l'effort de conviction est l'affaire de tous.
Mais c'est avant tout celle des autorités ! On attend encore la grande
campagne d'information pour promouvoir le rôle du vaccin sur la moindre
transmission du virus, campagne qui pourrait convaincre une partie des plus
jeunes.
En vérité,
toutes les stratégies pour rendre la vaccination incontournable, à défaut
d'être décrétée obligatoire, doivent être mises en œuvre dès cet été. Car il
n'est pas admissible que la vie du plus grand nombre risque encore d'être mise
entre parenthèses, non pas à cause de la fatalité d'une épidémie cette fois,
mais par le défaut de civisme élémentaire d'une minorité égoïste.
(Ce
qui se faisait dans les années 50/ 60 pour palier à toutes épidémies qui ont
été efficace comme pour la poliomyélite ou tuberculose, variole, tétanos etc...)
On
n'en serait pas à se préparer à une 4eme vague que l'on ne sait même pas
maitriser correctement !
Car
la mauvaise politique politicienne faite par nos élus de tous bords et
gouvernements et dirigeants ne font que de la mauvaise politique politicienne
qui contamine mieux que les virus eux même pour soi-disant plaire à leurs
électeurs français lambda pour leurs loisirs d’été et pour conserver leurs
postes et avantages car plus de 100000 décès dû à cette covid ne doit pas encore
suffire et en plus qui ont laissé nos services de santé se dégrader depuis plus
de trente ans !
Car
ces vaccins et cette vaccination mal organisée bâclée ne protège pas totalement,
elle permet de ralentir les transmissions de virus en diminuant leur contamination
grave dans la population et loin d’être totale pour la 2eme injection !?
Alors
qu’il était plus simple d’envoyer à chaque français immatriculé à notre sécurité
sociale (des bons de vaccination comme pour les grippes saisonnières) et vacciner
tout le monde dans les pharmacies !
Mais
cela devait être trop simple dans notre état kafkaïen de fonctionnarisme borné,
car nos autorités médicales ou dirigeantes n’en sont toujours qu’à faire des hypothèses
sur les plateaux télé (« et courent tous après leurs queues comme des chiens
perdus » !)
Donc
il faudrait que les français se réveillent dans les urnes en 2022 et ne s’abstiennent
pas de voter ,s'ils veulent vraiment du changement !?
Attaque au
couteau en Allemagne : la piste islamiste se précise
Le
Somalien accusé d’avoir tué 3 femmes à Wurtzbourg aurait crié
« Allah akbar » durant son entreprise criminelle et évoqué le djihad,
d’après l’enquête.
Publié
le
L'enquête
progresse. L'attaque commise vendredi 25 juin 2021 dans la
ville allemande Wurtzbourg par un Somalien qui a tué trois femmes avec un
couteau s'inscrit dans un « probable » contexte
« islamiste », ont indiqué mardi la police et le parquet en charge
de l'enquête. « L'Office central bavarois pour l'extrémisme et le
terrorisme a pris en charge l'enquête, car un motif islamiste est
probable », ont déclaré dans un communiqué conjoint le parquet du Land de
Bavière et le service régional de police criminelle.
Cette thèse est actuellement étayée par les deux cris
d'« Allah akbar » (Allah est le plus grand) entendus par des témoins
lors de l'exécution du crime et par une référence au djihad faite par le
suspect lors de son hospitalisation dans une clinique de Wurtzbourg après son
arrestation. Le parquet fédéral antiterroriste n'est toutefois pas saisi de
l'enquête à ce stade. « Jusqu'à présent, aucune preuve de matériel de
propagande ou d'autres contenus extrémistes n'a été trouvée sur le
suspect », précise encore le communiqué.
Trois morts
L'enquête se concentre actuellement sur l'examen des objets, dont
deux téléphones portables, qui ont été saisis dans l'appartement du Somalien de
24 ans arrivé en Allemagne en 2015. L'état de santé mentale du jeune homme
est également en question. Disposant d'un titre de séjour en Allemagne, il a eu
maille à partir à deux reprises depuis le début de l'année avec la justice, qui
avait ordonné son internement provisoire en hôpital psychiatrique.
Vendredi, l'agresseur, pieds nus et armé d'un long couteau de
cuisine, avait attaqué successivement dix personnes, les touchant pour
certaines à la tête et au cou, dans un grand magasin de Wurtzbourg en fin
d'après-midi. Trois femmes sont décédées sur le coup. Six autres personnes,
dont un enfant, ont été gravement blessées, mais sont désormais hors de danger.
Une septième victime a été légèrement blessée.
Ce
qui est plus important, c'est les victimes innocentes qui sont tombées sous les
coups de couteau (arme habituelle de terroriste islamique isolé) de cet
individu qui crie Allah Akbar pour signer son crime !
Le
reste n’est hélas du bla-bla de médias, ce somalien semble issu de l’immigration
et souligne que le terrorisme islamique est toujours présent en Europe n’en déplaise
aux bien-pensants donneurs de leçon qui nous gouvernent et l’insécurité de ce
fait bien présente !
Et
cesser de faire du politiquement correct en croyant que tout le monde est beau
et gentil dans un monde instable qui nécessite plus de coopération entres les
pays européens démocratiques encore libres pour lutter contre ces illuminés dit
« fou de dieu » dangereux !
Et
la surveillance de ces individus venus du moyen orient ou Afrique sont à
surveiller de plus près surtout s’ils sont des migrants irréguliers, voire
demandeurs d’asile !?
Covid-19 :
la France peut « échapper » au variant Delta, veut croire Olivier
Véran
La
campagne de vaccination couplée à un traçage serré permettrait de
juguler le variant Delta, qui représente déjà 20 % des nouveaux cas.
Le
variant Delta, qui fait actuellement des ravages en Russie, progresse en France.
Cette souche du virus représente déjà « 20 % des nouveaux cas »
de Covid-19, le double de la semaine précédente, mais « on peut y
échapper » avec la vaccination et un traçage serré, a assuré, mardi
29 juin 2021, le ministre de la Santé, Olivier Véran.
« Pour l'instant, le taux d'incidence [nombre de nouveaux cas
pour 100 000 habitants, NDLR] continue de baisser, on est à 18,
soit 20 à 30 fois moins que lors du pic », a expliqué
le ministre sur France Info. « Le variant représente environ 20 % des
nouveaux diagnostics, mais en pourcentage, pas en valeur absolue, puisqu'il y a
une baisse du nombre de cas », a poursuivi le ministre, en rappelant que
Delta (anciennement appelé variant indien) est « plus contagieux et devient
progressivement dominant ».
Ne pas « baisser les bras »
Mercredi dernier, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal,
avait chiffré la présence du variant Delta, entre 9 et 10 % des
nouveaux cas de Covid-19. Olivier Véran a souligné que ce variant devient
majoritaire, voire dominant, dans beaucoup de pays, comme au Royaume-Uni, en Russie,
en Australie ou à Singapour. Pour le ministre, il « ne faut pas baisser
les bras », car ce variant « à l'heure actuelle a plutôt tendance à
décliner, y compris dans les Landes ». Dans ce département où il est
apparu en premier en France, le gouvernement a mené « un plan d'action
très fort, de contact tracing [recherche des cas contacts, NDLR], de vaccination
massive et le taux d'incidence a baissé de 10 % en quelques jours ».
En cas de quatrième vague à l'automne, le ministre a
estimé qu'elle serait sans doute « différente » des précédentes, à
l'image de ce qui se passe au Royaume-Uni, car « la logique voudrait que
si vous êtes vacciné, vous pourrez être contaminé, mais ne ferez pas de formes
graves ». Idéalement, le gouvernement vise « zéro impact sanitaire,
social et éducatif » pour une quatrième vague puisqu'« avec le
vaccin, on a 94-95 % de réduction des hospitalisations et formes
sévères » et une baisse des formes asymptomatiques.
Pour le ministre, le « problème n'est pas là », mais
plutôt « ces gens qui hésitent et qui retardent la vaccination, et ces
gens-là qui ne sont pas vaccinés, sont particulièrement exposés face à un
variant particulièrement contagieux ». « Le taux de vaccination
monte encore, mais pas suffisamment vite », a encore dit Olivier Véran. À
ceux qui ont peur du vaccin, il a rappelé qu'il y a eu 3 milliards
d'injections dans le monde, 53 millions en France avec la moitié de la
population qui devrait être vaccinée avec au moins une dose mardi soir. Le
gouvernement s'est fixé pour objectif 35 millions de Français complètement
vaccinés fin août contre à peine 22 millions actuellement.
Le ministre a déconseillé d'attendre la rentrée, en notant que
« si vous vous vaccinez en septembre, vous ne serez pas protégé avant la
mi-octobre ». Soulignant que la vaccination est même possible sur le Tour
de France ou au supermarché, il a averti que les tests PCR « de
confort » (voyages, concerts) pourraient devenir payants « en
septembre » une fois que « la vaccination aura été proposée à tous
les Français ».
Car quand on voit des pays
nos voisins entre autres et dans le monde qui ont vacciné fortement leur
population subir encore une vague de plus importante de ce variant delta on ne
peut être optimiste car ce variant n’a pas de frontière !
Et quand on va aborder les
premiers flux de vacanciers d’été prochainement et l’indiscipline de certains
individus (jeunes et autres) qui vont se défouler sans retenue on peut s’inquiéter
que le gouvernement pour faire plaisir aux français lambda dans la même optique
du président lors de l’été dernier !
Surtout que les forces de l’ordre
on déjà agit pour disperser des rassemblements dit festifs véritables bouillons
de culture vecteur de contamination en plus d’utilisation de produits illicites !?
Encore de la mauvaise politique
politicienne gouvernementale, car la France ne peut être épargné par miracle
alors que de nombreux pays de par le monde sont touchés fortement par ce variant
dit indien !?
Il faut cesser de se moquer
des français par l’irresponsabilité et laxisme de notre gouvernement et de nos
dirigeants, car la vaccination n’est pas complète et n’empêche pas les contaminations
à la covid qui ne sont que moins graves pour les patients vaccinés (comme pour
le vaccin de la grippe saisonnière) car en automne à la rentrée, on paiera l’addition !
Les libertés dans notre pays
sont importantes, mais mal encadrées sont pernicieuses et en matière de santé,
il faut être plus strict, car les dérapages toucheront tous les français sans
distinctions et si on fait marche arrière pour rétablir les mesures sanitaires,
confinements et autres, ce sera plus dur pour les français lambda et pour l’économie
induite !
Le tacle
de l’Euro – Et les Bleus apprirent l’humilité
CHRONIQUE.
L’équipe de France a été éliminée de l’Euro par la Suisse après une séance de
tirs au but suffocante (3-3, puis 5-4). Elle tombe de très haut.
Disons-le
d'emblée : il serait malhonnête de faire porter à Kylian Mbappé,
22 ans, la responsabilité de l'échec de l'équipe de France. Cinquième et
dernier tireur des Bleus lundi soir face à la Suisse en huitième de finale
de l'Euro, l'attaquant du Paris Saint-Germain a buté face à l'excellent gardien
helvète Yann Sommer. Les tireurs de la Nati, eux, avaient réussi leurs cinq
tirs au but. Après un match assez dingue dans la nuit de Bucarest, ce sont donc
les Suisses qui se qualifient pour les quarts de finale de l'Euro, vendredi
face à l'Espagne.
On pourrait toutefois s'interroger légitimement sur le parcours du
prodige français au cours de cette étrange fin de saison. Comme l'intérêt
de sa prise de parole enregistrée pour le 20 heures de TF1, quelques
minutes seulement après la divulgation de la liste de 26 joueurs
sélectionnés par Didier Deschamps. C'était le 18 mai. Les multiples
couvertures de journaux ont suivi, le natif de Bondy nous a expliqué, page
après page, son envie de gagner et de devenir le meilleur joueur du monde. Et
bon nombre de supporteurs français qui, avec étonnement, l'ont
vu commencer à tirer les coups de pied arrêtés, notamment lors du match de
poule face à la Hongrie, en lieu et place d'Antoine Griezmann qui n'avait plus
rien à prouver à quiconque sur ce geste technique.
Mais on pourrait tout autant s'interroger sur les choix tactiques
du sélectionneur tricolore Didier Deschamps, notamment de cette bouillie de
3-5-2 (ou était-ce un 3-4-3, allez savoir) servie en première mi-temps, avec
sur les côtés Adrien Rabiot et Benjamin Pavard, qui ne sont pas des joueurs de
côté. Résultat immédiat : les Bleus ont commencé le match en livrant les
plus mauvaises quarante-cinq minutes de ces dix dernières années, soldées par
l'ouverture du score roublarde de Seferovic à la 15e minute.
En jetant aux oubliettes cette aberration tactique en
début de seconde mi-temps, Didier Deschamps nous permit presque de rêver.
Comme en 2018. Surtout après l'arrêt du pénalty suisse par Hugo Lloris, sifflé
pour une faute aussi logique que grossière de Benjamin Pavard (mais il semblait
en dehors de la surface). Dans la foulée, Karim Benzema inscrit deux buts (57e
et 59e minutes) avant que Paul Pogba, l'un des rares joueurs à
émerger ce soir-là, nous offre un petit bijou d'enroulé du droit en pleine
lunette helvète. Mais les rêves n'engagent que ceux qui y croient.
Et 2018 nous a, d'un coup, semblé bien loin. Seferovic, d'une tête au
milieu de la défense centrale tricolore bien en peine lundi soir (81e),
et un but plein de sang-froid de Gavranovic (90e) nous ramenèrent
trop rapidement à la réalité.
Car, mis à part entre la 60e et la 75e
minute de ce huitième de finale, jamais la France de Deschamps n'a
semblé maîtriser son sujet lors de cet Euro. Déjà lors des matchs de
poules, la victoire inaugurale face à l'Allemagne (sur un but contre son camp)
a eu l'effet d'un leurre sur le public français. L'équipe avait bien plus
marqué par d'inquiétants signes de fatigue physique, que les blessures
(Hernandez, Coman ou Digne) ou le peu de changement technique (où sont Ben
Yedder, Lemar, Giroud ou Tolisso ?) n'ont jamais vraiment palliés.
La France sort donc de cet Euro qu'elle pensait à sa portée. Après
tout, il a été répété à maintes reprises que l'on avait la meilleure
attaque du monde, celle que les autres pays nous envient tant… Pourtant,
l'impression qu'a dégagée ce groupe de 26 joueurs a semblé à des
années-lumière de celle des champions du monde 2018. Où sont passées les scènes
de joie ? La liesse collective à chaque but marqué et les embrassades dans
les vestiaires ? Autant de réponses auxquelles Didier Deschamps va essayer
de trouver des réponses, lui qui est déjà assuré de disputer la Coupe du monde
au Qatar dans un an et demi, s'il veut retrouver le chemin de la victoire. Mais,
comme on a pu le voir ce soir, attention aux certitudes !
La Suisse n’avait rien à perdre
elle l’a prouvée et comme l’équipe de France était donné favorite, cela ne lui a
pas portée chance !
Le coaching de DESCHAMPS
surtout en 1ere mi-temps n’était pas bon, mais c’est quand même les joueurs
qui jouent dans le stade « auréolé par des titres de champions du monde »
difficiles à porter qui sont tombés de leur piédestal !
D’ailleurs si on regarde
bien les premiers matchs de cette coupe d’Europe des bleus, ils n’étaient pas convaincants,
surtout le premier contre l’Allemagne !
Et
malgré ses joueurs de hauts niveaux, cela n’a pas impressionné ceux de la
petite Suisse qui méritait cette victoire et l’entraineur de cette équipe de France
n’est pas assez ferme envers ses joueurs professionnels et semble-t-il lors de
ces tirs au but mettre MBAPPE en dernier pour tirer était trop de poids sur les
épaules de ce jeune qui ne réussit pas tout on l’a vu lors du match et à qui l’on
demande trop, était une erreur de plus !
Avec
seulement neuf sièges pour la liste LREM, le président de l’Assemblée nationale
et proche d’Emmanuel Macron n'est pas réélu conseiller régional.
La
rumeur bruissait en Bretagne depuis quelques jours et ses adversaires s'en
frottaient déjà les mains : et si Richard Ferrand ne parvenait pas à
sauver son fauteuil de conseiller régional ? Une rumeur devenue réalité au
second tour de l'élection régionale au regard du score de la liste de la
majorité présidentielle – 14,8 %, selon les premières
estimations dans l'Ouest – portée par Thierry Burlot. Un résultat qui
ne laisse espérer qu'entre huit et neuf sièges dans l'hémicycle régional pour
la liste LREM-MoDem-UDI. Le symbole de la défaite cuisante de la macronie dans
les régions.
Troisième sur la liste de la majorité présidentielle
dans le Finistère, Richard Ferrand ne parvient pas à conserver ce poste qu'il
occupait depuis 2010. Seul un désistement du numéro un ou du numéro deux de la
liste pourrait le sauver. Un revers lourd de sens pour ce fidèle d'entre
les fidèles d'Emmanuel Macron, régulièrement cité pour remplacer le Premier
ministre Jean Castex en cas de remaniement.
Pari
C'est surtout un pari politique manqué pour le président de
l'Assemblée nationale. Les tensions entre Richard Ferrand et le président de
région sortant (PS) Loïg Chesnais-Girard – et héritier de Jean-Yves Le
Drian – avaient atteint leur paroxysme et des mois durant il a
tenté de laisser croire à une candidature du ministre des Affaires étrangères,
en vain. Finalement, c'est un autre héritier, Thierry Burlot, qu'il parvient à
convaincre pour mener une liste d'union LREM-MoDem-UDI. Un candidat,
pourtant donné en bonne forme dans les sondages, qui n'aura jamais réussi à
convaincre les Bretons ni à sauvegarder le siège de Richard Ferrand.
Un des multiples mauvais
choix du président ce personnage fat pas net et donneur de leçon !
Car le président a un défaut
parmi d'autres, c’est de s’entourer de collaborateurs, ministres ou
fonctionnaires de haut niveau qui ne sont pas des personnages utiles aux français,
mais qui font de la mauvaise politique en faveur de la REM parti fantôme
présidentiel et bien sur servile au pouvoir !
Car bien sur le président de
l’assemblée nationale est encore désigné par le chef de l’état et issu du parti
présidentiel, les français ne l’élisent pas comme les députés qui siègent à cette
assemblée dans cette V eme république usée qui ne correspond plus à une démocratie
plus ouverte que les français attendent qui ne travaille que pour le pouvoir en
place dirigé par un pseudo roi sans couronne ayant trop de pouvoir...
CHRONIQUE. Pour
dissuader les électeurs, rien de mieux pour un parti de gauche que de s’allier
à LFI, un mouvement désormais plombé par son fondateur.
Il
n'y a pas que Marine Le Pen et Emmanuel Macron pour déplorer les résultats des
élections régionales 2021, dernier scrutin avant la présidentielle. Jean-Luc
Mélenchon, certes jamais à court d'explications et de justifications oiseuses,
ne peut faire que le constat de son échec électoral. Certes, il n'était
candidat à rien dans ces deux scrutins, mais la simple présence de son
mouvement, LFI, sur une liste d'union de la gauche n'a pas engendré une
dynamique, c'est le moins qu'on puisse dire.
La présidente sortante la mieux réélue est la socialiste Carole
Delga en Occitanie, avec plus de 57 % des voix. Elle avait par avance
refusé toute alliance avec les Insoumis : « Mon projet n'est pas
compatible avec les propos de Jean-Luc Mélenchon. » En Île-de-France ou
dans les Pays de la Loire, l'addition des scores réalisés au premier tour par
les différentes listes de gauche – trois dans le premier cas, deux
dans le second – qui accueillaient des Insoumis a plutôt abouti à une
soustraction : moins un point environ dans les deux cas. Quant aux Hauts-de-France,
seule région où le PS, EELV et LFI était rassemblés dès le début, la liste de
gauche gagne à peine trois points en une semaine, pour culminer à 22 %,
quand celle de Xavier Bertrand, avec 52,4 % des suffrages, améliore son
résultat de 11 points…
Est-ce que, désormais, socialistes et écologistes devraient
refuser de s'allier avec les mélenchonistes, comme la droite refuse depuis des
années de s'associer avec les lepénistes ? Cette question, qu'ils éludent,
est pourtant pertinente. Hier soir, elle a été posée à Yannick Jadot et Najat
Vallaud-Belkacem par la députée LREM Aurore Bergé et par Jean-François
Copé : est-ce un problème, pour eux, de s'allier à une extrême gauche
menée par Jean-Luc Mélenchon ? Autrement dit, par un responsable politique
qui a depuis quelques années multiplié les dérapages. « La République,
c'est moi », aboyait-il aux policiers et magistrats venus perquisitionner
ses locaux en octobre 2018. « Allah akbar », scandaient les
manifestants lors d'une marche à laquelle il participait, marche
organisée en novembre 2019 par le CCIF, organisme dissous par le
gouvernement après l'assassinat de Samuel Paty.
« Vous verrez que, dans la dernière semaine de la campagne
présidentielle, nous aurons un grave incident. Ça a été un meurtre, ça a été
Merah en 2012, ça a été l'attentat de la dernière semaine sur les Champs-Élysées »,
dit le député de Marseille début juin 2021 dans une tirade
complotiste qui choque de nombreuses personnalités de gauche. Ces faits d'armes
navrants et quelques autres pèseront sur la gauche républicaine tant qu'elle
refusera de prendre clairement ses distances avec un personnage de plus en plus
ambigu, auquel une partie de ses électeurs de 2017 a de surcroît
d'ores et déjà tourné le dos.
Surtout pour l’élection
présidentielle car ces partis d’extrêmes droite et gauche avec leurs leaders
troublent les élections et surtout au 2eme tour depuis les derniers quinquennats
ou ont les retrouvent en face du candidat à l’élection présidentielle actuellement
E. MACRON, car cette élection à deux tours favorise ce scénario qui s’est déjà produit
en 2002 et de fait l’élection d’un président par défaut et aussi celle de 2017
pour le président actuel !
Car les français et
notamment les plus anciens ont peur des extrêmes, car ont connus le pétainisme
pendant la guerre et l’occupation ne veulent pas des extrémistes à la tête de la
France !
Alors M.LE PEN ne peut
casser ce soi-disant plafond de verre malgré qu’elle ait essayé de faire entrer
son parti dans la catégorie fréquentable ou normal, car son nom LE PEN hérité
de son père ainsi que le sigle FN bien que changé en RN est indélébile et érode
la démocratie de cette Veme république !
Quant à J.L. MELENCHON, et sa LFI il ne
roule que pour lui ex ministre socialiste vieux tribun aboyeur de foire dont
les idées fluctuent au fil des événements politiques entrainant une catégorie
de français divers trublions que l’on retrouve dans diverses manifestations qui
sèment le désordre et insécurité dont les français lambda de cette majorité
silencieuse ne veulent plus !
La colère
d’Isabelle Balkany après le retrait de sa Légion d’honneur
Condamnée
pour fraude fiscale, comme son époux Patrick Balkany, elle dénonce une
« humiliation supplémentaire, évidemment publique et peut-être
inutile ».
Isabelle
Balkany s'est vu retirer sa Légion d'honneur, selon une décision publiée samedi
au Journal officiel. « Cette exclusion entraîne la privation définitive de
l'exercice des droits et prérogatives attachés à la qualité de membre de la
Légion d'honneur », selon un arrêté du grand chancelier de la Légion
d'honneur publié au titre de la présidence de la République.
Cette décision est rétroactive au 4 mars 2020, date de la
condamnation d'Isabelle Balkany et de son mari, Patrick Balkany, en appel à
trois ans de prison ferme et dix ans d'inéligibilité pour une « fraude
fiscale d'une ampleur exceptionnelle ». « J'ai reçu la Légion
d'honneur pour mon action d'élue locale, notamment en faveur des enfants et de
l'éducation. J'ai commis une faute, ça, c'est sûr, en ne déclarant par mon
patrimoine familial, mais ça n'avait strictement rien à voir avec ma fonction
locale », a réagi l'épouse de l'ancien maire de Levallois-Perret.
« Ma condamnation n'avait aucun lien avec ma gestion
locale »
« C'est une humiliation supplémentaire, évidemment publique
et peut-être inutile. (…) Ma condamnation n'avait aucun lien avec ma gestion
locale, pour laquelle j'ai été décorée », a déclaré à l'Agence
France-Presse Isabelle Balkany, qui fut première adjointe de son mari, ancienne
figure de la droite dans les Hauts-de-Seine, et l'a remplacé comme maire à une
époque où il était incarcéré. Le code de la Légion d'honneur prévoit pour les
Français qu'un « comportement contraire à l'honneur » peut conduire à
un blâme, une suspension ou une exclusion de l'ordre. Créée par l'empereur Napoléon
Ier au début du XIXe siècle, la Légion d'honneur est
une distinction qui récompense les civils et les militaires pour leurs actes et
les services rendus à la France.
Quelle ne se plaigne pas
elle devrait être en prison, mais cette punition symbolique est plus efficace
que les sanctions pénales, car elle touche à son égo démesuré !
Quand elle sévissait dans ce
monde politique médiocre de politiciens dont certains douteux qui magouillent,
elle dénigrait et dédaignait ceux qui ne lui plaisait pas sans vergogne et
se moquait de la justice tout comme son mari !
Car se croyait intouchable
comme certains élus qui qu’en ils sont rattrapés par les affaires ne
comprennent pas et crient à l’injustice, mais plutôt que de se faire oublier,
elle a continué à menacer l’institution judiciaire, donc ce petit évènement public
et c’est surtout çà qui la gêne lui est revenu dans la face, cette ex politicienne
vindicative comme un boomerang !
Il y a d’autres politiciens
ou ex élus qui méritent aussi des sanctions, mais ils sont plus malins qu’elle
et font profil bas, les BALKANY ne savaient ou ne voulaient pas faire cela, car
gonflés d’orgueil comme des baudruches que la justice a fait éclater (pour une
fois...) ?
Teknival à
Redon : la police aurait détruit volontairement du matériel
D’après
des collectifs présents à la rave party, les forces de l’ordre auraient été
filmées en train de donner des coups de pioche sur des enceintes.
Comment l'un des participants de la free party de Redon, en
Ille-et-Vilaine, a-t-il pu avoir la main arrachée lors de la dispersion de la
foule par les forces de l'ordre la semaine dernière ? Cette question
reste pour l'instant sans réponse à ce stade de l'enquête, a fait savoir le parquet
de Rennes samedi. « Les conclusions provisoires n'apportent pas
d'explication quant à l'origine de la déflagration ayant emporté la
main », écrit le procureur de Rennes, Philippe Astruc, dans un communiqué.
« Un
examen complémentaire du tee-shirt de la victime viendra compléter et finaliser
cette semaine l'analyse technique des effets de la victime. D'autres examens
devront suivre dans les prochaines semaines », précise-t-il. « Sur la
base des résultats de l'ensemble des examens, l'imputation éventuelle des
blessures sera naturellement recherchée », ajoute le procureur. Le jeune
homme a pu sortir de la clinique mercredi et s'est vu prescrire une incapacité
temporaire de travail (ITT) de 90 jours. Il devrait être entendu par
les enquêteurs la semaine prochaine, selon le parquet.
Sept
plaintes déposées
De violents
affrontements avaient éclaté, dans la nuit du 18 au 19 juin à
Redon, entre les forces de l'ordre et les participants à une rave party
organisée en hommage au jeune Steve, mort à Nantes lors de la Fête de la
musique 2019. Dans le cadre d'une deuxième enquête sur l'organisation et le
déroulement de la free party, sept plaintes ont été déposées émanant de
« personnes s'estimant victimes notamment de dégradations » : la
mairie de Redon, la société des courses de l'hippodrome, quatre propriétaires
de parcelles et un riverain.
« Ils
font état à ce stade d'un préjudice qu'ils estiment à
97 500 euros », selon Philippe Astruc. Le procureur mentionne
également un courrier d'une avocate parisienne du 21 juin sur un
« signalement de faits de destruction de biens » sans
« mentionner de victimes identifiées ». « À ce titre, toute
personne souhaitant apporter son témoignage, document ou déposer une plainte
est invitée à se faire connaître », précise le procureur.
Des
collectifs présents au teknival de Redon reprochent aux forces de l'ordre
d'avoir volontairement détruit du matériel de sonorisation lors de l'évacuation
du site, évaluant le coût du matériel détruit entre 100 000 et
150 000 euros. Après avoir dans un premier temps assuré n'avoir
« donné aucun ordre de destruction de matériel », le préfet
d'Ille-et-Vilaine Emmanuel Berthier a finalement reconnu mardi que « certains
systèmes de son ont pu être saisis, d'autres ont été rendus inopérants »
lors de la dispersion.
Car
ils étaient dans l’illégalité dans cette soi-disant fête interdite par la préfecture
qui drainent des utilisateurs de drogues illicites, voire alcoolisés !
Sans
compter le fait de risque sanitaire en période de pandémie loin d’être terminée,
surtout quand on voit l’exemple de ces jeunes qui ont créé un cluster important
en Espagne (aux iles Baléares) pour justement une soi-disant grande fête !
Parallèlement
l’affrontement avec les forces de l’ordre ont été beaucoup plus ferme car les
participants à cette réunion ont riposté violemment à l'intervention des
gendarmes, à coups de parpaings, de boules de pétanque et de cocktails molotov et
ceux-ci se sont défendus, car en ayant peut être assez de devoir faire de l’ordre
en prenant des coups d’individus qui s’amusent trop souvent à casser du policier
ou gendarmes !
Il
est dommage que ce jeune ait perdu une main dans ces affrontements, mais peut-être
a-t-il ramassé une grenade de désencerclement non éclatée ou autre envoi de fumigène
de gaz lacrymogène qu’il ne faut jamais renvoyer sur les gendarmes en les récupérant
au sol !?
De
plus aller dans de telles manifestations et rassemblement interdit comporte des
risques, il est préférable de ne pas passer outre les interdictions, ce que
certains transgressent de plus en plus, ne respectant rien, car les forces de l’ordre
ne vont plus se laisser taper dessus sans riposter !
Car
trop de libertés mal encadrées sans garde-fou mène à l’anarchie, insécurité et désordre
incontrôlable !
François
Cerbonney, reconnu comme un des meilleurs éleveurs en pré-salé de la baie du
Mont-Saint-Michel, est condamné à démonter sa bergerie. Récit.
Clac ! Criiiic ! Le vieux fourgon
cabossé de François Cerbonney fend le silence religieux qui enveloppe
Saint-Léonard. Comme tous les jours, le frêle berger de 44 ans réveille le
hameau qui borde la baie du Mont-Saint-Michel. Il se gare devant la bergerie,
laisse le moteur allumé et traverse l'allée centrale recouverte de paille. Les
350 brebis bêlent à tue-tête. Il saisit une corde, la noue à un bastaing, y
passe son cou et se pend. Son épouse, arrivée quelques minutes plus tard, lui
sauve la vie in extremis.
Ce 31 mars
2015, on ne verra pas François Cerbonney mener son troupeau dans la grand-rue,
bâton à la main, jusque dans le pré qui fait face à l'îlot rocheux. Dans le
village, le ballet strident des pompiers et gendarmes annonce le pire. Un peu
plus tôt dans la journée, l'éleveur a reçu un courrier recommandé.
L'association écologiste Manche Nature le somme, une nouvelle fois, de détruire
sa bergerie. Les militants l'accusent d'avoir implanté illégalement un bâtiment
de « dimension industrielle » à trop faible distance du rivage, sur un
site classé « espace remarquable ». Six ans plus tard, cette bataille entre un
éleveur et des écologistes n'est toujours pas finie…
Le soutien
des grands chefs. L'étendue sauvage qui fait face au Mont-Saint-Michel est un bijou
de biodiversité que la marée couvre et découvre quatre fois par jour. Moutons
et agneaux y broutent un herbu composé principalement de plantes halophiles qui
confèrent à leur chair un goût iodé unique que les plus grands cuisiniers
français se disputent. D'autant que ces ovins sont de fins gourmets. Ils
n'arrachent pas la végétation mais la rasent pour que les sédiments rapportés
par la marée ne s'y accrochent pas trop. « Les moutons
luttent contre l'ensablement de la baie et entretiennent le caractère insulaire
du Mont », explique
François Cerbonney en connaisseur de ce paysage inscrit au patrimoine mondial
de l'Unesco depuis 1979. Pour pérenniser son activité pastorale d'élevage en
pré-salé qu'il a commencé voilà vingt ans, il édifie en 2009 une bergerie dans
l'illégalité. La bâtisse de 980 m2, aux murs tantôt de bois, tantôt
de paille, contrevient au plan d'occupation des sols et à la loi Littoral. Les
élus locaux de l'époque, dont le maire de Genêts, la commune voisine, voient
une manne touristique inégalable chez ce jeune berger qui vient d'obtenir la
toute nouvelle appellation d'origine protégée (AOP) « prés-salés du
Mont-Saint-Michel ». On lui promet de régulariser sa situation au plus vite et
l'édile lui délivre postérieurement un permis de construire. Le gaucho normand,
attentif au bien-être de son troupeau, se justifie : « J'ai besoin de
ce bâtiment pour que les agneaux aient un temps minimum et nécessaire auprès
des brebis pour se sociabiliser. On ne peut pas les lâcher comme ça en liberté
dans les prés-salés. »
La petite
bergerie n'a rien d'une ferme des mille vaches. Cachée entre deux talus, elle
se fond dans le bocage et reste difficilement visible depuis le sentier des
Douaniers, le GR 223 qui longe la baie. « C'est une
construction légère et démontable, en bois de sapin non traité », précise Christiane Horel, amie
de Cerbonney et fondatrice du collectif de soutien BAD (Bergerie à défendre).
L'association Manche Nature, elle, ne l'entend pas de cette oreille. Elle
accuse le berger d'ouvrir une boîte de Pandore. « Quelle que
soit la construction, cela reste de l'artificialisation d'un milieu naturel
classé remarquable et qui bénéficie dès lors de la plus forte protection […]. Si la
construction de M. Cerbonney devient légale, plus aucun argument ne pourra
empêcher des promoteurs immobiliers de faire des habitations de loisir face à
la baie du Mont-Saint-Michel », expliquent Alain Millien et Delphine
Chevret, le trésorier et la juriste de l'association écologiste.
Depuis 2011,
Manche Nature mène un combat acharné contre la bergerie. Et gagne ses batailles
: le tribunal administratif de Caen, la cour d'appel de Nantes puis le Conseil
d'État en 2015 réclament le démantèlement du bâtiment de bois. Mais Cerbonney
résiste, soutenu par les locaux, les élus normands de tous bords politiques,
mais aussi de grands noms de la cuisine française, dont les célèbres Alain
Passard et Olivier Roellinger.
« En dehors
des clous ». François Cerbonney n'est pas un éleveur comme les autres. On le
dit « libertarien », « paysan bourgeois bohème ». Celui qui vous reçoit clope au
bec et tee-shirt troué expérimente des choses avec les produits de son pays,
étonne avec son « bœuf des prés-salés ». Du jamais-vu, ici. Nous aurons
droit au « rhum arrangé au homard bleu normand ». « Je ne veux
pas être un agriculteur classique. Je m'interroge sur ce que je vends, sur
comment je vais le vendre. Ça me met en dehors des clous. » Avant d'être berger, il a été
guide et cuisinier, et passe en 2017 un BEP boucher. « J'élève, je
découpe et vends ma viande. Je veux maîtriser mon produit du début à la fin », explique celui qui fournit
exclusivement les tables prestigieuses et quelques bouchers du coin triés sur
le volet. Olivier Roellinger, aujourd'hui retiré des fourneaux, ne s'est jamais
fourni en agneau de prés-salés ailleurs que « chez François
». Il ne
tarit pas d'éloges sur un homme « qui a le rythme du temps
». « Il est en
parfaite harmonie avec l'écosystème de la baie du Mont-Saint-Michel. Des
bergers comme lui, ça n'existe quasiment plus. »
Exigeant.
François Cerbonney n’engraisse pas ses
agneaux plus de trois semaines en bergerie, là où les éleveurs de l’AOP
« prés-salés du Mont-Saint-Michel » sont autorisés à le faire pendant
plus d’un mois.
Atypique.
Le berger a passé en 2017 un BEP boucher.
« J’élève, je découpe et vends ma viande. Je veux maîtriser mon produit du
début à la fin », explique celui qui fournit exclusivement les tables
prestigieuses et quelques bouchers du coin triés sur le volet.
Hors
norme. La
bergerie de François Cerbonney se fond dans le bocage. Bâtie illégalement
en 2009, elle a bénéficié a posteriori d’un permis de construire.
L’association Manche Nature craint que ce précédent n’attire
les promoteurs.
En 2010,
l'éleveur-boucher décide pourtant de quitter l'AOP, pas assez contraignante,
dit-il. « Je suis le seul à faire plus que l'AOP », s'enorgueillit, un brin
provocateur, Cerbonney. Lui veut faire paître ses ovins sur les prés-salés bien
plus longtemps que les soixante-dix jours minimum exigés par l'AOP. Lui
n'engraisse pas ses agneaux à l'aliment concentré plus d'une vingtaine de jours
en bergerie, là où les éleveurs de l'appellation, dont les cheptels peuvent
dépasser les mille têtes, sont autorisés à le faire pendant plus d'un mois.
Alors,
forcément, Cerbonney agace. L'AOP le trouve un peu trop fantaisiste à son goût
et refuse de le défendre. Son président, Yannick Frain, ne l'estime guère : « C'est un
grand menteur, il n'est pas issu du monde paysan. Quand on veut rentrer dans
quelque chose d'aussi prestigieux, il faut être clean. » Coupant court à la conversation,
l'homme nous menace : « Je ne veux pas que l'AOP soit citée dans cette
histoire, sinon je vous retrouve et je vous mets mon poing dans la gueule. »«
Il y a beaucoup de jalousies. Il a su convaincre les grands chefs de travailler
avec lui, ce que beaucoup de l'AOP n'ont pas su faire », observe l'ancien sénateur
normand Jean Bizet, lui aussi soutien de la première heure de François
Cerbonney.
Au
commissariat. À Avranches, la grande ville voisine, le berger est connu comme le
loup blanc. On le voit venir pieds nus dans les troquets du centre. On se
souvient d'un enfant intelligent, sympathique, drôle mais turbulent. Fils d'une
famille de notables, un père et un frère chirurgiens-dentistes, François
profite de l'aisance familiale, montre ses fesses aux voisines, fait la fête -
beaucoup - et se retrouve parfois au commissariat. « Il n'est pas
marginal, juste atypique. Il s'est raccroché aux branches. François est un
produit emblématique de la baie », retrace Jean Bizet, qui a aujourd'hui
rejoint un cabinet de conseil américain. L'élu normand EELV François Dufour,
compagnon de route de José Bové et cofondateur d'Attac, renchérit : « À une époque
où les bergeries s'éloignent du rivage et disparaissent, M. Cerbonney a montré
au fil du temps, même s'il était dans l'illégalité, la nécessité de son
activité pastorale pour la biodiversité de la baie. » Lobbyistes, élus de droite ou
écolos… Le berger ne laisse personne indifférent.
Quand il tente
de se suicider en 2015, Bizet se rend à son chevet dès le lendemain. « Occupe
l'infirmière, je dois m'échapper ! » lui intime Cerbonney, les yeux
encore gonflés de sang et le verbe lent tant la corde a abîmé son cou et fait
gonfler sa langue. Le berger voulait retourner à ses bêtes mais devra rester un
mois en hôpital psychiatrique. Bizet appelle les sachems de Manche Nature. « Ça suffit !
Il faut arrêter, maintenant, la vie d'un homme est en jeu. »
Astreinte. Mais l'association ne veut rien
savoir. Face à l'opiniâtreté du pastoureau qui refuse de démonter sa bergerie
malgré une énième décision de justice en 2017, Manche Nature saisit en 2020 le
juge de l'exécution pour condamner Cerbonney à une astreinte provisoire de 150
euros par jour de retard à la démolition ordonnée par la justice, et ce pour
une période de quatre mois, soit 18 000 euros au total à payer à Manche Nature.
Un tiers du budget annuel de l'association.
Dans sa
petite maison à la vue incomparable sur le Mont-Saint-Michel, factures et courriers
de soutien s'amoncellent sur la table parmi les boîtes de Prégabaline, un
puissant anxiolytique. François Cerbonney fume cigarette sur cigarette et
chevrote : « Ça fait des années que je bouffe du fric et de
l'énergie dans cette histoire. Ils veulent ma mort, je ne sais pas pourquoi
mais je ne me coucherai jamais devant eux. Si je dois détruire ma bergerie, ce
sera avec une allumette et moi dedans. »
Si
l'écologie, c'est le sectarisme borné ou l'extrémisme totalitaire, il faut s'en
débarrasser très vite avant de voir nos libertés laminées par ses politiciens
EELV les verts entre autres qui ne veulent qu'un pouvoir arbitraire !
On
a vu avec ce scandale de l’ex aéroport de Notre dame des Landes et ce qu’est
devenue cette région infestée de « sadistes » fauteur de trouble qui
ont par ailleurs développé une délinquance rampante à Nantes ou il faisant bon
vivre avant et ce qui n’est plus le cas subissant de plus en plus des
manifestations diverses voire dangereuses qui se terminent en heurts et
dégradations diverses !
Notre
état et gouvernements et dirigeants bien-pensants donneurs de leçons laissent
tout aller à vau l’eau dans notre pays pas seulement dans des zones de non droits
connues déjà nombreuses qui perdurent, mais aussi dans toutes les provinces
françaises !?
Alors
les citoyens lambda demandent que l’on lutte contre l’insécurité grandissante voire
l’anarchie rampante mais rien ne se passe car nos élus sont bien trop occupés à
conserver leurs postes lucratifs avec leurs avantages !?
Il
faudrait (enfin) que les français apprennent à voter en étant moins versatiles
sans privilégier le chacun pour soi qui ne profite qu’a cette classe politique
de tous bords de nos élus médiocres qui ne pensent qu’à eux !
Mais
faire réfléchir les français, c’est mission impossible comme changer de V eme
république usée et obsolète !?
Covid-19 :
une fête géante aux Baléares provoque un inquiétant cluster en Espagne
Plusieurs
centaines de cas de coronavirus ont été recensés dans le pays après un voyage
d’étudiants espagnols dans l’archipel des Baléares.
Un voyage d'étudiants espagnols dans l'archipel
des Baléares a entraîné un « cluster » géant de plusieurs centaines
de cas de Covid-19 et le placement de plusieurs milliers de jeunes en
quarantaine dans sept régions du pays. Rien que dans la région de Madrid,
320 jeunes ont été testés positifs et plus de 2 000 autres mis à
l'isolement après une semaine de fête dans l'île de Majorque, a indiqué
vendredi 25 juin 2021 la directrice de l'autorité régionale de
santé, Elena Andradas. « Tout indique, d'après les tests PCR, qu'il
s'agit du variant britannique », nommé Alpha, a-t-elle précisé lors d'une
conférence de presse.
Au total, sept régions espagnoles ont
détecté des cas liés à ce foyer de contamination parmi leurs jeunes. Âgés
de 17 à 19 ans, les étudiants madrilènes ayant participé à ce
voyage « confirment le non-respect généralisé du port obligatoire du
masque » durant leur séjour dans huit hôtels de l'île méditerranéenne, a
précisé Elena Andradas. Les employés de ces hôtels sont en train d'être testés
par la région des Baléares.
Amélioration de la situation
sanitaire
Ce « cluster » géant, qui
fait les gros titres en Espagne, intervient alors que la situation sanitaire
s'est nettement améliorée ces dernières semaines dans le pays grâce à l'avancée
de la campagne de vaccination. En raison de cette amélioration, le pays a
décidé de lever l'obligation du port du masque en extérieur à partir de samedi.
Selon les derniers chiffres du gouvernement, un tiers (32,9 %) des quelque
47 millions d'Espagnols sont totalement vaccinés contre le coronavirus,
tandis que la moitié (50,7 %) a reçu au moins une dose d'un vaccin.
Surtout
qu'en France on relâche tout et que nos forces de l'ordre n'arrivent pas à
disperser ce genre de rassemblements (dit festifs) malgré les interdictions préfectorales,
quand elles ont lieu !
Et
les boites de nuit qui vont être réouvertes le 9/7/2021 !?
Le
variant delta se rependant dans le sud-ouest (département de Landes) et ailleurs
dans l’hexagone, la vaccination totale des français loin d’être effectuée car
mal gérée depuis le début !
(Exemple)
je viens de me faire vacciner chez mon médecin (2 eme injection) seulement le
21/6 et recevoir de la CPAM de l’Essonne une lettre me demandant de me faire vacciner,
ayant une maladie avec risque grave car en ALD pris à 100% avec un traitement
médicamenteux lourd !?
Ce
que j’avais signalé dès le début en me battant pour me faire vacciner ayant en
plus 74 ans et bien sûr confiné depuis le début à mon domicile !
De
qui se moque-t-on dans notre pays kafkaïen et ses gouvernements et dirigeants
laxistes dépassés depuis le début de cette pandémie sans compter nos
scientifiques dit émérites qui pérorent sans être vraiment d’accords entre eux !?
Cela
souligne cette mauvaise gestion de cette crise sanitaire et avec l’Espagne touchée
et autres pays comme l’Angleterre par ce variant Delta, la rentrée automnale
semble compromise surtout avec le relâchement des mesures de protections
diminuées voire supprimées en France par pure mauvaise politique hasardeuse récidiviste
du président qui a oublié l’été dernier !
Loups gris
: enquête sur les soldats d'Erdogan en Europe
Le
mouvement ultranationaliste – violent, antisémite, antikurde, antiarménien –,
pilier du régime turc, s’infiltre discrètement au sein des États membres.
Deniz Poyraz avait 20
ans. Elle a été assassinée, le 17 juin, après une attaque armée contre les
locaux du parti prokurde de Turquie (HDP) à Izmir, où elle travaillait.
L'assaillant, Onur Gencer, a fait feu sur la jeune femme qui s'est trouvée sur
son chemin parce qu'il « haïssait le PKK [Parti des travailleurs du
Kurdistan, auquel le HDP est accusé d'être lié, NDLR] depuis son enfance ».
Le terroriste, âgé de 27 ans, a ensuite essayé d'incendier le bâtiment, avant
d'être maîtrisé par la police. Sur les réseaux sociaux, il se présentait comme
un militant nationaliste turc, amateur de slogans patriotiques et de postures
viriles, arme de guerre en main. L'an dernier, il s'affichait « en service
» dans le nord de la Syrie, au côté des soldats turcs et de leurs
supplétifs islamistes. Près de Manbij, dans la région d'Alep sous contrôle
turc, il posait fièrement devant le drapeau rouge orné d'un croissant et d'une
étoile, bras tendu et doigts joints pour former une tête de loup.
« Patriotes » et « idéalistes ». Ce
signe des Loups gris, version turque du salut fasciste, témoigne de
l'appartenance au mouvement « idéaliste » (ülkücü), un courant d'extrême droite
violent, militariste, nationaliste, antisémite, antikurde et antiarménien fondé
dans les années 1960 par le colonel Alparslan Türkes, un admirateur des régimes
fascistes européens. Ses militants sont appelés Loups gris par leurs
adversaires mais eux se définissent comme « patriotes » et «
idéalistes ». L'idéal en question est celui d'une grande Turquie, d'une
union des peuples touraniens, les peuples de sang, de race et de langue turcs.
En France, Ahmet Cetin, le provocateur de Décines, se réclamait de ce
courant idéologique. « En Turquie comme dans la diaspora en Europe, les
"idéalistes" occupent un espace de plus en plus important, y compris
parmi les étudiants de l'université de Strasbourg », juge un
enseignant-chercheur spécialiste de la Turquie, sous couvert d'anonymat. «
C'est un mouvement extrêmement discipliné qui, en 2016, a suivi son chef,
Devlet Bahçeli, lorsque celui-ci a scellé une alliance avec le président Recep
Tayyip Erdogan », poursuit-il. Depuis 2016, la « maison mère » des Loups
gris, le MHP (Parti d'action nationaliste), forme une coalition avec le parti
islamiste présidentiel, l'AKP. Son influence n'a cessé de croître au sommet de
l'État. « On le sait aussi très proche des services secrets turcs et de la
mafia », poursuit le professeur d'université. Cela permet à ce mouvement d'agir,
le plus souvent en toute impunité. La menace est telle qu'elle inquiète de
nombreux pays membres de l'UE, et le Parlement européen réclame son
interdiction.
Idéologie. Le 4 novembre 2020, la
France a été la première à prendre des sanctions. Un décret a prononcé la
dissolution du « groupement de fait dénommé Loups gris ». Le mouvement y est
qualifié de « paramilitaire et ultranationaliste ». Le décret précise
qu'il est « présent dans plusieurs pays européens, s'identifie au travers
de symboles communs, tels que sa dénomination, ses slogans, le drapeau aux
trois croissants ainsi qu'un geste de la main symbolisant le loup, signe de
ralliement des sympathisants de l'extrême droite nationaliste turque ».
Mais le texte reste flou sur les structures associatives et les « foyers » qui
propagent cette idéologie. La Turquie a dénoncé « une décision provocatrice
»« prise à la hâte », enfreignant « la liberté d'expression ». «
Il n'existe pas de groupement appelé Loups gris », se défend le ministère
turc des Affaires étrangères, qui met en cause « les menaces de la diaspora
fanatique arménienne ». Actif depuis un demi-siècle et organisé autour
d'une hiérarchie stricte, souvent camouflé derrière des associations à but
culturel, le mouvement ultranationaliste possède des représentations à travers
le continent. « Mais l'appartenance à cette mouvance est très difficile à
caractériser, juge l'universitaire turcologue. Ils sont très discrets
et leurs idées sont insaisissables pour un observateur extérieur non averti.
»
Victime.
Istanbul, le 19 juin. Des
manifestantes protestent contre l’abandon de la Convention d’Istanbul, le traité
européen contre la violence à l’égard des femmes. Elles dressent un portrait de
Deniz Poyraz, tuée le 17 juin.
L'Euope en alerte. Le débat français
trouve un écho dans d'autres pays de l'UE. En Allemagne, qui compte la plus
forte communauté turque d'Europe (2,7 millions de personnes), le « mouvement
idéaliste » (ülkücü hareketi) est bien décrypté. Implanté depuis 1978,
il chapeaute plus de 170 associations réparties sur tout le territoire. Depuis
2016, il s'est fait le relais de la politique d'Ankara au sein de la diaspora.
Il fait la promotion d'un « nationalisme ethnique incitant à la haine […]
en particulier contre les Kurdes, les Arméniens, les alévis et les juifs »,
souligne un rapport publié en avril par le Comité juif américain (AJC) de
Berlin. Ses militants, souligne le Comité, sont responsables de nombreux
assassinats en Turquie et en Allemagne depuis les années 1970. Le député Cem
Özdemir (Verts), d'origine turque, dénonce leur action néfaste depuis de
longues années. Sous son impulsion, un groupe d'élus a déposé une motion au
Bundestag en novembre pour interdire les extrémistes turcs, au nom de la lutte «
contre le racisme et le nationalisme ». « Les gouvernements ont
longtemps traité les organisations "idéalistes" comme un innocent
mouvement folklorique. Or on peut observer qu'elles diffusent en Allemagne des
opinions radicales qui ne peuvent plus être tolérées », estime la députée
Irene Mihalic (Verts). L'Office fédéral de protection de la Constitution (BfV)
- le service de renseignement intérieur allemand - alerte chaque année dans son
rapport sur la présence de militants turcs radicaux, structurés et regroupés
dans des dizaines d'associations. Selon une estimation prudente, ils seraient
au moins 18 500, ce qui en ferait le mouvement d'extrême droite le plus
puissant d'Allemagne, plus nombreux que les militants néonazis, souligne
l'universitaire Kemal Bozay, auteur du rapport pour l'AJC. La Belgique et les
Pays-Bas aussi s'interrogent après avoir longtemps laissé l'extrême droite
turque peser sur l'échiquier politique local. Un élu du Parti socialiste
francophone belge, Emir Kir, bourgmestre de la municipalité bruxelloise de
Saint-Josse, tenait auprès de ses électeurs turcophones des discours aux
accents identitaires et nationalistes, et il entretenait, au pays, des
relations politiques troubles avec les Loups gris. Il fut exclu de son parti en
2020. L'Autriche, elle, a banni les signes d'appartenance à la nébuleuse
nationaliste, en 2019, sans toucher aux associations. Mais aujourd'hui, le
Parlement européen veut aller plus loin en préconisant aux États membres
d'inscrire les « idéalistes » sur la liste des mouvements terroristes.
Infiltrés. L'organisation
quadrille tout le territoire européen. En France, le mouvement extrémiste s'est
installé sans bruit, à pas de loup. « Je me suis intéressé aux
organisations nationalistes il y a une trentaine d'années, se
souvient l'historien Étienne Copeaux. J'ai assisté, dans une salle
paroissiale de Colmar, à un meeting des Loups gris camouflé en fête de mariage.
Les discours étaient enflammés mais ils arrivaient à dissimuler leurs idées
politiques aux regards extérieurs. » Discrètement, les « foyers idéalistes
» ont essaimé partout où se sont installées des communautés turques : à
Strasbourg, mais aussi à Metz, Lyon, Bordeaux, Grenoble, Nantes… Ou encore dans
de plus petites villes, Brive-la-Gaillarde, Annecy, Montereau-Fault-Yonne…
Malgré l'interdiction des Loups gris l'an dernier, ces
structures n'ont pas été dissoutes. Leur nom français ne laisse rien apparaître
de leur idéologie radicale. Difficile de s'imaginer que l'Association de
l'amitié franco-turque de Gagny, qui vient d'organiser sa kermesse annuelle
avec la bienveillance des autorités municipales, est en réalité l'un des
principaux foyers de Loups gris en région parisienne. Le 19 juin, à l'heure du
déjeuner, quelques familles étaient venues prendre un thé ou déguster un
gözleme (épaisse crêpe salée) dans la cour du pavillon qui sert de siège
associatif et de salle de prière. Des fanions du MHP accrochés à un mur et la
banderole de la Fédération turque étaient les seuls symboles politiques.
Organisation
tentaculaire. Rompus à la dissimulation, les Loups gris sont
organisés comme une armée romaine, avec à leur tête un « guide suprême » (basbug).
À la mort du fondateur révéré Alparslan Türkes, en 1997, c'est Devlet Bahçeli
qui a endossé ce costume. En dessous de lui, des chefs de meutes (reis), des
centurions et des légionnaires. Dévotion et obéissance structurent cette
pyramide. Au sommet de la hiérarchie européenne, l'Avrupa Türk Konfederasyon
(confédération turque d'Europe) a son siège à Francfort, où se trouve aussi
l'imprimerie, chargée de la propagande militante et de l'édition européenne du
journal du mouvement nationaliste, Türkiye (la Turquie), distribué
dans toute la diaspora. À l'échelon inférieur, la Türk Federasyon, ou
Fédération turque, possède une direction dans chaque pays. Localement, elle
gère des dizaines d'associations, des « foyers idéalistes » (ülkü ocaklari)
qui constituent les cellules militantes. Ces associations disposent parfois
d'une salle de prière ou d'une mosquée. Elles organisent les mariages, des
camps de jeunesse, maintiennent un lien étroit avec la mère patrie et avec
l'idéologie nationaliste et panturquiste… Elles font venir les députés turcs du
MHP, relais de l'influence d'Ankara, et organisent des meetings, exclusivement
en turc. Les murs des foyers sont ornés de slogans, de drapeaux ottomans aux
trois croissants de lune, un symbole des ultranationalistes, et des portraits
d'Alparslan Türkes, que les nazis surnommaient « le Führer du panturquisme ».
Ces associations (dernek) ont une double fonction, politique et
sociale, pour les familles sympathisantes.
Façade. Le siège de la Fédération
turque de France (FTF), vitrine en diaspora du MHP, est un bureau discret dans
une tour de verre à Pantin (Seine-Saint-Denis). À sa tête, Orhan Ilhan, 51 ans,
un entrepreneur en maçonnerie venu de Metz. Depuis le décret Darmanin de
novembre, il tient ses troupes pour éviter des mises en accusation. « Nous
exhortons nos associations, nos adhérents et nos citoyens à ne pas répondre aux
provocations et à éviter toute attitude ou tout comportement susceptibles de
troubler la paix et l'ordre social », écrit-il le lendemain dans un
communiqué. Les Loups gris font profil bas. Cela n'a pas empêché des descentes
de gros bras menaçants et des affrontements, parfois violents, à Lyon et en
région parisienne, avec des militants kurdes pro-PKK. Selon son président,
Orhan Ilhan, la Fédération turque agit « en harmonie avec les lois
françaises ». « L'ensemble de nos activités et de nos actions a été
mené dans un environnement démocratique », assure-t-il. Mais dans ses
principes mêmes, l'organisation porte une contradiction majeure. Elle défend
avant tout les intérêts de la Turquie. C'est même une profession de foi pour le
mouvement nationaliste turc : « La patrie d'abord ! »« Cela ne peut que
provoquer les démocraties occidentales », juge Habib Yalçin, écrivain
nationaliste turc et fin connaisseur des réseaux idéalistes de la diaspora. C'est écrit noir sur blanc. « L'article
6 du statut de la Fédération turque d'Allemagne dispose que, "si les
intérêts des États turc et allemand se heurtent, la Fédération turque prend
position en faveur de la Turquie". C'est le même principe dans tous les
pays », écrit Habib Yalçin.
Liaisons dangereuses. En France, les
réseaux nationalistes turcs restent largement méconnus. Avec L'Empire des
loups, titre d'un polar à succès paru en 2003, Jean-Christophe Grangé fut
l'un des premiers à s'intéresser au monde souterrain des mafias turques
d'extrême droite. Dans le quartier du faubourg Saint-Denis, à Paris 10 e,
des policiers enquêtent sur des meurtres commis dans des ateliers clandestins.
La réalité n'est guère éloignée de ce décor de roman. Depuis les années 1970,
les Loups gris naviguent en eaux troubles, entre politique et crime organisé.
Ils forment l'avant-garde de « l'État profond », une nébuleuse
nationaliste liée aux services de sécurité et chargée des opérations clandestines
contre les « ennemis de l'État ». Cette relation sera mise en évidence
par le scandale de Susurluk en 1996. Dans la Mercedes accidentée d'un député,
chef d'un clan féodal lié au trafic d'héroïne et seul rescapé, on retrouve le
corps d'un haut responsable de la police d'Istanbul avec celui d'Abdullah
Catli, membre des Loups gris et parrain de la mafia en cavale. Dans le coffre,
des armes issues de l'arsenal de la police, de la drogue et des faux papiers
signés de la main du ministre de l'Intérieur de l'époque. Catli était en
service commandé, comme le confirmera ensuite une commission d'enquête
parlementaire turque.
Les attentats de Paris. Treize ans plus
tôt, en 1983, Abdullah Catli avait participé à une vague d'attentats à Paris
contre des militants arméniens. « On était dans un contexte hyperviolent »,
se souvient Ara Toranian, l'une des cibles, alors porte-parole d'un groupe
arménien. Les assassinats de diplomates turcs par l'Asala, l'Armée
révolutionnaire arménienne, se multipliaient. Le chef Loup gris fut envoyé en
opération secrète. « Il y a eu deux épisodes en 1983. Le premier, le 21
mars, j'ai senti quelque chose frotter sous la voiture, je suis descendu et
j'ai vu un paquet attaché, c'était une bombe de 2 kilos. Neuf mois plus tard,
c'était en sortant de notre journal, dans le 11 e
arrondissement de Paris. J'ai tourné le contact et le capot a volé.
Heureusement, la bombe n'était pas très puissante », raconte Toranian. À
l'époque, les militants arméniens soupçonnent un règlement de comptes interne à
leur communauté. « C'est pour cela qu'on n'en a pas parlé à l'époque,
explique Henri Papazian, dirigeant du parti rival, lui aussi visé par un
attentat. Ce n'est qu'après le scandale de Susurluk qu'on a su la vérité,
grâce à des documents des services turcs. » La commission parlementaire
sur Susurluk révélera en effet la liste des méfaits commis par Abdullah Catli,
au nom de l'État turc. Il est célébré par les Loups gris comme un « martyr
», un héros patriote. C'est sur sa tombe que le Franco-Turc Ahmet Cetin,
condamné après les incidents de Décines, s'affichait sur les réseaux sociaux.
Ferveur.
Le 9 avril 2017, Erdogan organise
un meeting géant à Istanbul pour présenter son projet de réforme
constitutionnelle. Le public le salue en faisant le signe des Loups gris.
Tueurs à gages. Les activistes
ultranationalistes n'hésitent pas à prendre les armes pour aller défendre «
l'honneur et le sang » nationaux. Ce fut le cas dans les années 1990 puis
en 2020 au Haut-Karabakh contre les Arméniens, en Irak, aux côtés des
Turkmènes, et aussi en Syrie face aux Kurdes. Couverts par les services turcs,
les Loups gris ont largement infiltré la brigade Sultan Murad, branche extrémiste
de la rébellion syrienne qui occupe une position stratégique, proche de la
frontière turque, et qui s'est alliée aux djihadistes d'Idlib. En 2015, l'un de
leurs chefs, Alparslan Celik, un Turc, militant du MHP, fils d'un élu du parti,
avait abattu les deux pilotes d'un avion de chasse russe. On ne compte plus les
crimes et les assassinats politiques auxquels la mouvance « idéaliste » a été
mêlée en Turquie. À plusieurs reprises, les tueurs à gages et les hommes de
main des milices « idéalistes » ont aussi sévi en Europe. L'un d'eux, Mehmet
Ali Agca, déjà inculpé pour l'assassinat du journaliste turc Abdi Ipekçi, tenta
de tuer Jean-Paul II à Rome en 1981, sans qu'on sache vraiment qui étaient les
commanditaires. L'un de ses disciples, Ömer Güney, lié aux services de
renseignement turcs (MIT), assassina trois militantes kurdes en 2013 près de la
gare du Nord, dans le quartier de L'Empire des loups. La piste des
Loups gris fut même avancée par la police thaïlandaise, après un attentat à la
bombe qui fit 20 morts à Bangkok, en 2015.
Courants
divers. Dans la diaspora, les réseaux ultranationalistes se sont
parfois déchirés. « Il y a une branche athée, dont le nationalisme se fonde
sur la race et le sang. Une autre plus religieuse, plus adepte de la synthèse
turco-islamique et donc plus favorable à un soutien à Erdogan », constate
Samim Akgönül, historien et politologue à l'université Marc-Bloch de
Strasbourg. « À Strasbourg et à Lyon, les nationalistes sont assez
visibles. Certains ont même soutenu Sedat Peker », poursuit-il, en
référence au parrain de la mafia nationaliste turque qui multiplie les
accusations compromettantes sur les réseaux sociaux. Les plus laïcs du courant
Loups gris ont fait scission du MHP pour s'associer aux kémalistes, au sein de
l'IYI Parti. Un autre groupe extrémiste, les foyers Alperen, est issu, lui,
d'une scission religieuse du MHP, dans les années 1990, et possède quelques
succursales en Allemagne et dans l'Hexagone, notamment à Mulhouse. L'AKP
d'Erdogan a tenté de monter un réseau sur le même modèle, avec les « foyers
ottomans ». L'ancien Loup gris de Strasbourg Ali Gedikoglu a, lui, fondé le
Conseil pour la justice, l'égalité et la paix (Cojep), avec des militants
islamistes franco-turcs pour devenir une voix de l'AKP en Alsace.
L'organisation a été rattrapée par divers scandales. Ahmet Cetin, le meneur de
la descente raciste de Décines, était le président du Cojep Jeunesse. Mais
aussi Veysel Filiz, son ancien vice-président, attrapé en décembre 2020 à la
frontière bulgare avec 100 kilos d'héroïne dans son coffre. Pour compléter le
tableau, la députée allemande Irene Mihalic souligne l'apparition de gangs et
de clubs de motards nationalistes liés au mouvement ülkücü, qui se sont
développés notamment en Allemagne. L'un de ces groupes violents, Osmanen
Germania, a été dissous en 2018, ses membres reconnus coupables de meurtres,
d'extorsion de fonds et de trafic de drogue. La justice allemande a constaté
que leur leader avait reçu au moins 20 000 euros d'un député proche d'Erdogan.
Bras armé. Les nationalistes turcs ont
longtemps été dans l'opposition face à Erdogan, jugé trop pro-occidental. Le
parti de Devlet Bahçeli était fondamentalement opposé aux négociations
d'adhésion avec l'UE, aux réformes démocratiques pour garantir l'État de droit,
aux négociations de paix avec les « terroristes » sur la question
kurde… Tout a changé après la tentative de putsch en Turquie en juillet 2016.
Une fois que le pouvoir, occupé à lutter pour sa survie, a abandonné ces objectifs,
les nationalistes ont scellé l'union sacrée autour du chef de l'État. Avec
cette alliance, toutes les nuances de Loups gris se sont rangées au service de
Recep Tayyip Erdogan et de ses ambitions. Leur influence n'a jamais été aussi
forte sur les décisions politiques. Erdogan gouverne sur une ligne
ultranationaliste, antikurde et antiarménienne. En 2020, il a accordé à Bahçeli
la libération anticipée du parrain de la mafia Alaattin Cakici, figure des «
idéalistes », responsable de plus de 40 assassinats. Comme dans les années
1980-1990, les « foyers idéalistes » et leurs excroissances redeviennent le
bras armé de la Turquie, jusqu'au sein de la diaspora en Europe occidentale§
Le
jour où les Loups gris ont voulu tuer Jean-Paul II
Pardon.
Jean-Paul II est venu visiter Mehmet Ali
Agca à la prison de Rebibbia, à Rome, le 27 décembre 1983.
Petit voyou et homme de main des Loups gris, Mehmet Ali Agca
assassina, en 1979, Abdi Ipekçi, rédacteur en chef du quotidien Milliyet.
Il est surtout resté célèbre pour avoir tiré sur Jean-Paul II, à
Rome, le 13 mai 1981. Après vingt-neuf années d’emprisonnement, en Italie puis
en Turquie, il est libéré en 2010. Il a aujourd’hui 63 ans.
Leurs
signes distinctifs
La tête de loup avec la main.
Les trois croissants de lune, symbole ottoman devenu
l’emblème du MHP.
Le mot Türk en alphabet de l’Orkhon, ancienne écriture
remontant au VIe siècle.
https://www.lepoint.fr/images/L’emoji loup figure dans les pseudos de nombreux militants
sur les réseaux sociaux.
Il
faudrait déjà se débarrasser de ce pseudo sultan ERDOGAN vindicatif nostalgique
de l’ex empire ottoman !?
On
marche sur la tête et en plus on négocie toujours avec la Turquie le problème d’entrée
des migrants notamment à l’initiative de l’Allemagne de Mme MERKEL qui nous coutent
(encore 3 milliards d’euros) une forme de chantage d’Erdogan!?
L’Europe
est pleutre de par ses dirigeants bien-pensants partisans d’un politiquement
correct hypocrite et donneurs de leçons dont le président turc ERDOGAN pseudo
dictateur totalitaire se fiche et ne se gêne pas de les insulter quand cela le prend
périodiquement !
Car
ses militants turcs inféodé à Erdogan sont dangereux !