« Un
président ne devrait pas prendre de vacances » (Ni les ministres qui ne
font que de passer dans une mandature (en moyenne 2 ans 18 mois...)
ENTRETIEN.
Mise en scène, pression médiatique, réunions… Les escapades estivales des
présidents sont loin d’être reposantes, raconte Pierrick Geais.
Qui
imagine le général de Gaulle en maillot de bain ? Faire tomber le costume
est pourtant devenu un incontournable pour les présidents en vacances. Loin du
tumulte de l’Élysée, le chef de l’État a pour habitude de se retirer quelques
semaines au bord de la mer pour souffler un peu, comme un Français normal… ou
presque. C’est que, pour un président, les vacances sont un des moments les
plus médiatisés de l’année. Entre paparazzades et sorties minutieusement mises
en scène, les moments de détente sont rares.
D’autant que les vacances des présidents sont de plus en plus
studieuses. Chaque été depuis 2018, Macron a accueilli des visites officielles
de chefs d’État étrangers à Brégançon. Cet été encore, le président – arrivé à
Brégançon ce vendredi 30 juillet – compte organiser une
visioconférence sur la situation au Liban et devrait continuer de suivre à
distance les conseils de défense sanitaire pour faire un point sur l'épidémie
de Covid-19 qui repart de plus belle. Il est loin le temps où VGE pouvait
disparaître plusieurs jours dans la savane, injoignable. Impensable aujourd’hui
d’imaginer l’hyperprésident lâcher les rênes quelques semaines le temps d’aller
faire trempette. Journaliste à Vanity Fair, Pierrick Geais publie L’Élysée à la
plage, dans l’intimité de nos présidents en vacances, dans lequel
il décrypte l’évolution des étés des présidents, et ce qu’ils disent d’eux.
Le Point : Est-ce qu’on peut prendre des vacances
comme tout le monde quand on dirige un pays ?
Pierrick Geais :
Avant oui, on pouvait partir longtemps. Georges Pompidou prenait un mois et
demi de vacances, du 14 juillet à début septembre, en se calquant sur les
vacances parlementaires. Il ne faisait pas grand-chose à part signer quelques
dossiers. Maintenant, ce n’est plus possible. Emmanuel Macron va à Brégançon,
mais il ne fait que changer de lieu : il a les mêmes journées qu’à
l’Élysée. Il travaille tôt le matin, passe des coups de fil et fait même des
voyages officiels, comme l’an dernier à Beyrouth [après l’explosion du port qui
a ravagé la capitale du Liban, NDLR]. Nicolas Sarkozy faisait pareil, mais
avant ce n’était pas comme ça. En 2003, Jacques Chirac est resté au Canada
malgré la canicule et on ne l’a pas entendu. Il était vraiment déconnecté du
pouvoir, comme lorsque Valéry Giscard d’Estaing partait faire des safaris en
Afrique et qu’il ne voulait aucune nouvelle de l’Élysée.
Les
lieux secrets du pouvoir – Le fort de Brégançon, citadelle estivale
Qu’est-ce qui a changé ?
Le passage au quinquennat a bouleversé la fonction. Aucun
président n’a été réélu après son mandat depuis qu’il a été réduit à cinq ans.
Pour les Français, un président a désormais cinq ans pour appliquer son
programme, il n’a pas le temps de prendre des vacances, alors que lorsque
Mitterrand est au pouvoir pendant 14 ans, on se dit qu’il a le droit de
souffler. À l’inverse, François Hollande est le président qui a pris le moins
de vacances, et pourtant il a été critiqué car on trouvait qu’il en prenait
trop.
On n’accepte plus du tout le moindre frais pour les loisirs du
président. François Hollande avait prévenu Emmanuel Macron là-dessus :
« Les Français veulent que le président parte à Brégançon, mais ils ne
veulent pas qu’il dépense pour redécorer Brégançon. » Ce fort n’est pas du
tout agréable, c’est une vieille caserne militaire qui n’est pas un lieu de
villégiature rêvé. Hollande a eu l’histoire des coussins achetés pour le fort,
c’était presque son Fouquet’s, surtout pour lui qui se voulait un
« président normal » au point de partir en train dans le Sud. Le
moindre petit frais est sujet à scandale, et ça va au-delà des vacances, on le
voit avec la vaisselle de l’Élysée.
Le président peut-il encore se permettre de partir à l’autre bout
du monde, comme Chirac au Canada ou Sarkozy aux États-Unis ?
Dès son premier été, Emmanuel Macron voulait aller à Brégançon.
Mais il n’a pas pu parce que François Hollande l’avait ouvert au public toute
l’année, et avait déjà reconduit l’accord avec les Monuments nationaux pour
l’été. Il y avait alors eu la rumeur qu’il partirait en vacances en Italie, le
scandale a été monumental, les Français voulaient que le président reste en
France. Déjà Hollande demandait à ses ministres de ne pas trop s’éloigner de
Paris. Le dernier à être parti à l’étranger, c’était Sarkozy dans le New Hampshire
(États-Unis) en 2007, mais il avait dû faire l’aller-retour à Paris sur une
journée pour assister aux obsèques du cardinal Lustiger, on voit bien que c’est
compliqué.
On a souvent dit de Nicolas Sarkozy qu’il avait eu un quinquennat
un peu « bling-bling ». Et ça se voit déjà dans ses premières
vacances aux États-Unis, dans une luxueuse villa payée par les amis
milliardaires de Cécilia. Pendant leurs vacances, les présidents ont surtout
essayé de renvoyer l’image du bon père de famille. Valéry Giscard d’Estaing
partait avec ses enfants, en famille, comme si rien n’avait changé après son
élection. Jacques Chirac se montrait avec son petit-fils, et ses rares sorties
étaient pour aller à la messe le dimanche à Bormes-les-Mimosas. C’était le bon
père (ou grand-père) de droite.
Quand Macron est sur son jet-ski,
il contracte le muscle, on voit qu’il savait que les photographes étaient là.
Emmanuel Macron a remis dans le giron de l’Élysée le fort de
Brégançon, où il passe tous ses étés depuis. C’est un symbole important ?
Dans l’esprit des Français, Brégançon, c’est les vacances des
présidents. Pourtant, de Gaulle n’y a passé qu’une seule nuit à se faire
dévorer par les moustiques et a détesté l’endroit. Pompidou et Giscard y
allaient un peu, mais n’y passaient pas la majorité de leurs vacances.
Mitterrand n’y allait pas non plus, Chirac un peu plus. Sarkozy préférait le
cap Nègre, où se trouve la villa de Carla Bruni. Hollande est allé un été
à Brégançon et n’y a plus jamais remis les pieds. Macron est le premier à aller
vraiment au fort, il veut en faire le Camp David français,
l’Élysée-sur-Méditerranée. Le lieu est symbolique, il y a reçu Poutine comme à
Versailles, mais aussi Theresa May, Angela Merkel… Emmanuel Macron a voulu
dépoussiérer ce symbole, et ça fonctionne : dans l’esprit des Français, on
a l’impression que le fort a toujours été sur le devant de la scène.
Les vacances des présidents donnent forcément lieu à des sorties
baignades… et à des photos en maillot de bain, où le physique du chef de l’État
est examiné sous toutes les coutures. Comment gérer cette mise à nu sans
risquer de désacraliser la figure du roi ?
Ça fait partie de la mise en scène. Giscard est le premier à
s’être montré en slip de bain. Il était assez svelte, il voulait montrer qu’il
avait un physique. Il voulait surtout se montrer comme un président jeune, en
bonne santé et sportif, pour rassurer les Français après un Pompidou gonflé par
la cortisone et la maladie. Macron joue un peu là-dessus. Quand il est sur son
jet-ski, il contracte le muscle, on voit qu’il savait que les photographes
étaient là. Il y a une certaine pression sur le président qui doit se montrer
en forme. Après Noël, on avait dit que Macron avait grossi, l’Élysée s’était
carrément exprimé sur le sujet. Hollande a été moqué pour son physique et ses
polos trop larges. Mais ça ne désacralise pas la fonction. Ce n’est pas comme
voir la reine d’Angleterre en maillot de bain !
En fait, un président ne devrait pas prendre de vacances, ce n’est
vraiment pas un moment de repos ! Pour Hollande, c’était presque un moment
de pression. Il a très mal vécu son premier été avec l’affaire des coussins. Il
a aussi eu l’attentat de Nice en 2016, ça aurait été mal vu de s’octroyer un
peu de repos. C’est aussi un moment où une autre presse, notamment la presse
people, qui ne s’intéresse pas forcément au président le reste de l’année,
porte sur lui une attention médiatique. Une frange des Français qui ne
s’intéressent pas forcément à la politique va regarder. Les présidents n’ont
jamais autant de regards braqués sur eux que pendant leurs vacances.
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On
ne peut revenir en arrière sur ces essais de bombes atomiques que d’autres pays
ont fait et poursuive !
Après
ces voyages d'agréments en Polynésie française pour soi-disant essayer de
justifier les essais nucléaires français transposés du désert saharien après
l'indépendance et la fin de la guerre d'Algérie dans ces iles françaises du
pacifique où il avait d'ailleurs encore essayé d'arrondir les angles qui n'ont
pas suffi à l'Algérie qui en fait n'aime pas la France !
Car
ces régions d’outres mer à tendances indépendantistes qui en fait ne sont pas satisfaites
de leur attachement à la France que se soit autonome ou en statut particulier,
car l’indépendance de pays à ex-empires coloniaux est une obsession qui se
confirme et pose des problèmes aux métropoles des pays européens ex
colonisateurs et ce n’est que l’histoire du monde !
Les
fausses pleurnicheries et compassion où promesses d’indemnisations plus conséquences
de ces essais dont on ne connaissait pas exactement les effets retardés sur la
vie des hommes ou femmes et militaires qui ont subi indirectement des graves problèmes
de santé n’étaient pas assez évalués en termes de gravité radioactives !
Notre
président trop jeune n’a pas connu ceux d’Algérie et pour ceux des derniers
dans le pacifique en 1996 n’avait que 19 ans donc ce n‘est pas encore à lui de
faire le donneur de leçon bienpensant hypocrite ça suffit !
Jdeclef
31/07/2021 10h44