vendredi 26 juin 2015

LES TAXIS SONT DES MAL AIMES, CAR ILS L’ONT BIEN CHERCHE, ILS EN PAIENT INDIRECTEMENT LES CONSEQUENCES !

Société

TRANSPORTS L'intersyndicale devrait se décider vendredi matin...

Les syndicats de taxis divisés sur une poursuite de la grève, les chauffeurs mobilisés

Poursuivre le mouvement ou tenter l'apaisement? Après une journée de jeudi émaillée de violences, l'incertitude planait dans la nuit. Mais si certains syndicats hésitent, les chauffeurs de taxis, eux, ne voulaient pas quitter la Porte-Maillot.
L'Union Nationale des Industries du Taxi (UNIT), qui regroupe un nombre important d'organisations professionnelles, à appelé ses adhérents à reprendre le travail «dès vendredi matin», considérant que «le climat de confiance a été rétabli» après l'entrevue avec le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve jeudi soir. «Nous avons obtenu des gages suffisants pour appeler à une reprise de l'activité», a ajouté l'organisation dans un communiqué.
«Nous conseillons aux chauffeurs de lever le camp, pour nous la grève est levée», a déclaré à l'AFP Abdel Ghalfi, de la CFDT. «Mais une partie des taxis veulent rester Porte Maillot», la place de l'ouest parisien qu'ils bloquent depuis jeudi matin, a-t-il ajouté en fin de soirée, sans exclure de nouvelles «actions isolées». «Nous n'appelons pas à de nouveaux blocages demain (vendredi) matin», a aussi dit Karim Asnoun, de la CGT. Ce syndicaliste a confirmé que Porte Maillot, où des incidents ont eu lieu jeudi matin et deux voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) ont été incendiées par des manifestants, «une partie de la base veut rester là, d'autres s'en vont». «Si un grand nombre de taxis veulent continuer, on les soutiendra», a expliqué Karim Asnoun.

« On nous prend pour des jambons »

Nordine Dahmane de FO a aussi dit que de nombreux chauffeurs souhaitaient «rester là», sans exprimer d'appel au nom de son syndicat. Plus radical, Ibrahima Sylla, de l'organisation Taxis de France, a assuré vouloir continuer le mouvement. «Les taxis restent Porte Maillot», a-t-il lancé.
La place était toujours bloquée jeudi soir par plusieurs dizaines de taxis et autant de chauffeurs rassemblés dans une ambiance bien plus calme que dans la matinée. Mais la plupart ont le sentiment de n'avoir rien obtenu.
«Si c'est pas réglé il y aura de nouveau de la violence», prévient Albert Cariot, 56 ans, qui prévoit de rester quelques heures avant de partir. «L'État n'a pas la volonté de régler quoi que ce soit.»Pour Didier, 37 ans «c'est une journée qui a servi à rien», «à chaque fin de grève on n'obtient rien». «Y a des chances que demain ça reparte. On attend que le gouvernement interdise tout de suite l'application. On n'est pas satisfaits, on nous prend pour des jambons», estime de son côté Dany, 29 ans.





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