vendredi 2 décembre 2016

8 minutes qui ont paru longues pour un discours d'autosatisfaction sur son bilan et une larme de méa culpa pour enfin annoncer renoncer à sa réélection !


Coignard - Les 10 minutes de bonheur narcissique de Hollande


VIDÉO. Le président a annoncé tel un roi qu'il renonçait à briguer un second mandat. La rançon non pas du succès, comme il l'assure, mais de l'échec.


François Hollande, jusqu'au bout, ne nous aura rien épargné. Pour annoncer qu'il ne se présente pas à sa succession, une décision toute personnelle, il mobilise des moyens réservés d'ordinaire à des déclarations qui concernent les intérêts supérieurs de la nation : l'allocution officielle, avec drapeaux français et européen, retransmise sur toutes les antennes, est un format plus adapté au « discours d'un roi » qui informe son peuple que le pays entre en guerre qu'à celui d'un président impopulaire qui vient prononcer un interminable plaidoyer pro domo avant de mettre fin au suspense concernant sa petite personne : non, il ne se représente pas.

Comme à l'accoutumée, il s'est félicité de son bilan et a même, lucidité inhabituelle, reconnu quelques erreurs, mais pour mieux se grandir : « Face aux épreuves, j'ai pu avoir une capacité inépuisable de résistance. »

Lire aussi notre Direct : renoncement de Hollande, le jour d'après

J'ai, j'ai, j'ai… François Hollande peut toujours parer sa décision des atours de l'intérêt général. En vérité, c'est parce qu'il s'est retrouvé dans une impasse toute politicienne qu'il a dû se résoudre à renoncer. L'accumulation des maladresses n'a jamais été aussi grande qu'en cette fin de quinquennat. Le président passe des heures à s'épancher devant des journalistes, qui publient ses états d'âme entre guillemets. Il assure à qui veut l'entendre que « ça va mieux », alors que les Français, dans leur majorité, ressentent exactement le contraire. Il a indexé son sort politique à l'inversion de la courbe du chômage, qui s'esquisse timidement, et bien trop tard, après des années de hausse. Il est obsédé par la communication tandis qu'il bat des records d'impopularité.

Rien ne s'est passé comme prévu


Mais c'est surtout sur le front de la tactique politique, qui est normalement sa spécialité, que le président sortant a tout raté. Jean-Christophe Cambadélis façonne spécialement pour lui la primaire de la « belle alliance populaire ». Mais « rien ne se passe comme prévu », comme le dit le titre du livre de l'écrivain Laurent Binet consacré à sa campagne de 2012. Contrairement aux pronostics présidentiels, Emmanuel Macron va jusqu'au bout de sa démarche de candidature, hors primaire. Manuel Valls proteste de sa loyauté mais se sent pousser des ailes. Le piège de la primaire se referme sur le chef de l'État, qui risque tout bonnement d'être éliminé de la course plus de trois mois avant la fin de son mandat. Comment continuer de gouverner, ensuite ?

En lieu et place d'une nouvelle campagne, François Hollande s'est donc offert près de dix minutes de bonheur narcissique, durant lesquelles il a abusé de la première personne du singulier : « j'ai », « j'ai », « j'ai »… Comme une sorte d'écho à son anaphore de l'entre-deux-tours de 2012 sur « moi président ». Sauf que, cette fois, c'est du passé qu'il s'agit, pas de l'avenir.

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Ce vieux politicien n'était pas fait pour la fonction présidentielle, car en fait élu par défaut (suite à la défection de DSK) il s'est trouvé là, parmi des vieux briscards du PS, car les nouveaux pas encore assez rodés à l'exercice !

Ses années de secrétaire du PS n'ont rien à voir avec la fonction de président de la république surtout avec une expérience à peu près inexistante pour gérer un pays le choix de son 1er gouvernement et des ministres le composant y compris le 1er d'entre eux J.M.EYRAULT en a  été la confirmation la difficulté pour se débarrasser des plus mauvais (ou trublions) après par ce manque de décision habituel de sa part, autant de temps perdu à fait perdre un temps précieux au moins 2 ans à la France et aux français !

Et puis il y a eu ses frasques dans sa vie privée avec ses deux compagnes et ce ridicule buzz médiatique indigne d'un chef d'état qui a ridiculisé la France à travers lui-même !

Et enfin la cerise "empoisonné sur les gâteau" ce livre d'interview avec ses deux journalistes, inconcevable relatant tout et n'importe quoi que personne n'a compris ressemblant à un suicide politique ce qui prouve si l'en était besoin, son manque d'amour propre !

Et maintenant cet homme perdu qui abdique comme un monarque de l'ancien régime faisant un peu penser à Louis XVI ce roi dépassé par les événements qui se sont terminés en révolution et qui en a perdu la tête tragiquement (Mais lui heureusement ne risque pas de telle sanction finale!)

Jdeclef 2/12/2016 14h28

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