dimanche 22 janvier 2017

Si les français veulent que ça change, il faut de nouvelles têtes et tirer un trait sur les vieux partis politiques ringards qui ne représentent plus rien en tout cas, pas pour les français lambda !

Laurent Neumann - Faisons table rase

Cette campagne présidentielle est tellement singulière qu'il faut sans doute partir d'une page blanche. Emmanuel Macron en est le symbole.

Journalistes politiques, sondeurs, politologues ou simples observateurs de la chose publique, oublions tout ce que l'histoire de la Ve République nous a enseigné. Oublions tout ce que nous avons lu, vu et appris. Débarrassons-nous de tous ces invariants structurels de la politique qui obscurcissent le jugement et, surtout, disons bien que nous ne savons pas.
Il était écrit que cette campagne présidentielle ne ressemblerait à aucune autre – c'est même ce qui la rend aussi incertaine et donc passionnante ! Pas seulement parce qu'elle est la première à se dérouler sous état d'urgence et menace terroriste maximale. Pas seulement parce qu'autour de nous, le monde bascule dans l'inconnu : Trump superstar, Poutine super tsar, Brexit, montée des extrémismes sur le Vieux Continent, Union européenne en voie de dislocation… De tout ce que l'on croyait savoir, il faut sans doute faire table rase pour tenter de comprendre pourquoi rien ne se passe comme prévu. Bref, partir d'une page blanche.

Une campagne singulière, une issue imprédictible

L'issue de la présidentielle 2017 est imprédictible. Pire : elle est insondable. Par certains aspects, elle défie même l'entendement. D'aucuns en usent d'ailleurs, en abusent même. Qui avait prévu qu'une palanquée de responsables politiques, et non des moindres – François Hollande, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Cécile Duflot… –, seraient ainsi remerciés, renvoyés, quasiment licenciés ? Qui avait anticipé que, pour la première fois, un chef d'État en exercice ne serait même pas en mesure de briguer un second mandat ? Qui avait parié que François Fillon – que personne n'avait calculé, ni lui ni son programme – porterait les couleurs de la droite ? Qui avait présagé qu'à la primaire de la gauche, l'expérience du pouvoir, la capacité à exercer la fonction de président de la République ne constitueraient même pas un avantage concurrentiel suffisant ? Qui avait imaginé que deux impétrants refusant de se plier à l'exercice de la primaire – Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron – seraient jugés plus légitimes que des candidats désignés par des millions d'électeurs ? Cette campagne est tellement singulière que certains envisagent même que le candidat officiel du PS (et de ses alliés) pourrait finalement se désister, qui au profit de Mélenchon, qui en faveur de Macron !
Qui aurait deviné que, dans l'esprit de certains « hollandais », Manuel Valls, pourtant loyal jusqu'au bout au chef de l'État, passerait pour le traître, tandis qu'Emmanuel Macron, parti en campagne contre le président de la République dès le mois d'avril alors qu'il était encore à Bercy, serait absous ? Que Jean-Luc Bennahmias serait candidat à l'élection présidentielle ? Que Vincent Peillon, après plus de deux ans d'absence, le serait aussi ? Que Benoît Hamon – auquel, l'été dernier, Arnaud Montebourg demandait de renoncer à sa candidature – avait toutes ses chances ? Qui aurait imaginé que, dans la cuisine médiatique, la farine reçue par Manuel Valls compterait plus que les œufs adressés voici quelques mois à Emmanuel Macron ?
À bien des égards, Emmanuel Macron est le symbole même de la singularité de cette élection présidentielle. Là encore, partir d'une page blanche. Il a des idées, certes, mais à deux mois et demi du premier tour, il n'a toujours pas de programme ? Pas grave. Il est bien jeune – quarante ans tout de même – pour affronter les grands leaders de la planète ? Tant mieux, il incarne ainsi le renouveau et l'espoir de changement. Il n'a ni mandat électif ni même l'expérience d'une campagne électorale ? Oui, et c'est un atout. Il n'a pas de parti derrière lui ? C'est une chance, les partis sont démonétisés. Incarnation des élites à la française, il se présente néanmoins en candidat antisystème ? Oui, mais lui, on le croit. Il parle beaucoup d'économie, mais bien peu des questions régaliennes ? Il n'y a pas que la sécurité dans la vie ! Sa vision libérale rebute une grande majorité de Français ? Oui, mais il y ajoute une pincée de social qui fait défaut à Fillon… Voilà, résumés à gros traits, les paradoxes apparents d'une indiscutable percée sondagière et d'un état de grâce médiatique inégalé.

Macron face aux questions

Mais pour Emmanuel Macron, le plus dur commence le 29 janvier, lorsque sera enfin connu le vainqueur de la primaire de la gauche. Pour lui, c'est sûr, mieux vaudrait Benoît Hamon ou Arnaud Montebourg que Manuel Valls. Mais surtout, à partir de cet instant, il devra répondre aux mêmes questions que les autres candidats et, plus encore, débattre avec eux. Que propose-t-il concrètement contre le chômage et pour le pouvoir d'achat ? Quel est son programme précis pour assurer la sécurité des Français ? Quelle politique en matière d'immigration, de santé, de protection sociale ? Quid des impôts, du droit du travail, des 35 heures, de l'école, de l'hôpital, des quartiers difficiles ? Que compte-t-il faire en matière de police, de justice ? Construire des prisons ou pas ? Sortir de l'état d'urgence, ou pas ? Supprimer des postes de fonctionnaires ou pas ? Réduire la dette et les déficits ou pas – et si oui, comment ? Évacuer la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, ou non ? Quelle est sa vision du rôle diplomatique et militaire de la France ? Que dire à Poutine et à Bachar el-Assad ? Que faire avec Erdogan ? Quelle Europe veut-il ? Quelle laïcité ? Quelles institutions ? Quelle démocratie rénovée ? Comment pense-t-il lutter contre le terrorisme et le fondamentalisme islamiste, à l'intérieur comme à l'extérieur de nos frontières ? Que veut-il faire de ces djihadistes français qui s'apprêtent à revenir de Syrie ou d'Irak ? Maintenir nos troupes au Mali et au Sahel, ou pas ? Quel président serait-il, jupitérien ou omniprésent ? Avec quelle majorité gouvernerait-il ? Majorité de gouvernement ou majorités de projets ?
Toutes questions auxquelles les autres candidats sont, chaque jour et depuis des mois, sommés de répondre, mais dont, jusqu'à présent, il est exempté.


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Et cela ne sert à rien de changer les noms de ces partis pour essayer de faire du neuf (comme UMP en LR par exemple) car on retrouve les mêmes encartés au sein de ceux-ci !

Lors des campagnes pour les élections à la présidence de notre pays grâce à N.SARKOZY admiratif de la culture des USA a créé l’idée de ces primaires et a été piégé par mimétisme à son propre jeu car rejeté par une majorité de français pour retrouver comme leader de son parti et candidat à la prochaine présidentielle son ex 1er ministre qu’il avait traité comme un lampiste larbin à son service !

On a donc ajouté encore une couche avec ces primaires pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué !

Car en fait, cela n’empêche pas les candidats libres hors primaires, de se présenter car nous sommes encore un pays libre et démocratique, comme justement cet électron libre E.MACRON qui n’est pas le « messie » mais qui représente la nouveauté et nous change de la kyrielle des candidats médiocres de tous bords que l’on revoit tous les 5 ans avec leurs promesses fumeuses souvent non suivi d’effet !

Et une alternance débile qui sépare les français en deux, alors ils seraient déjà bien que les médias et sondages orientés cessent de juger ou jouer aux faiseurs de rois et laissent voter nos concitoyens sereinement, comme ils le veulent en espérant qu’ils réfléchissent pour une fois et sortent de leur conservatisme qui profite aux nantis et bien sûr à ces politiciens et leurs avantages !

JDECLEF 22/01/2017 10h53 


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