mercredi 19 décembre 2018

ISF ou n'importe quel sigle pour cet impôt touchant les plus riches était habituel !


ISF : les 4 fautes du président Macron

Le président a fabriqué une bombe à retardement politique, ignoré la psyché française, cédé à la facilité et fait preuve de fétichisme économique.


Il l'a dit et répété. Malgré les demandes pressantes des Gilets jaunes et même d'une partie de sa majorité, pas question de revenir sur la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) : « Pendant près de quarante ans, il a existé ; vivions-nous mieux durant cette période  ? Les plus riches partaient et notre pays s'affaiblissait », a déclaré Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée, lundi 10 décembre.
Il ne pouvait certes pas opter pour une restauration pure et simple, qui aurait sonné le glas de toute sa politique économique. Mais n'a-t-il pas loupé une occasion de corriger le tir en élargissant les contours de l'IFI pour en faire un impôt sur la fortune non plus seulement immobilière mais immobile, autrement dit non investie dans l'économie française  ? N'était-ce pas une solution raisonnable et créative  ?
S'il regarde la France au fond des yeux, comme avait dit en son temps Valéry Giscard d'Estaing, le président a compris que la passion française pour l'égalité trouvait et trouve encore bien des charmes à une taxe qui frappe les riches. 70 % des Français sont favorables à son rétablissement, selon un sondage Ifop pour L'Humanité paru il y a quelques jours. C'est même le cas d'un sympathisant LREM sur deux (49 % exactement). Certes, on ne gouverne pas avec les sondages, ni même en fonction de l'opinion majoritaire, comme l'a montré, en 1981, François Mitterrand avec l'abolition de la peine de mort. Mais, dans ce cas, il fallait expliquer, publiquement et inlassablement, les ravages de l'ISF sur l'intégrité des PME familiales, entre autres.

Totem et tabou

Cela a été l'objet d'un débat qui a duré des dizaines d'heures à l'Assemblée nationale  ? C'est vrai, mais qui l'a suivi en dehors du microcosme  ? Même parmi les parlementaires de la majorité –notamment ceux venus du Parti socialiste –, beaucoup se sont désintéressés du sujet et ont voté cette suppression des deux mains, dans l'euphorie de la victoire et de la popularité, sans être vraiment convaincus. Ce sont les mêmes qui, aujourd'hui, expriment leurs doutes et fragilisent l'exécutif. « Une de nos erreurs a peut-être été de considérer que la suppression de l'ISF était acquise dans les esprits parce qu'annoncée et détaillée durant la campagne présidentielle, reconnaît l'influente députée LREM Olivia Grégoire. Or il s'agissait d'un totem (voire d'un tabou) français. Nous aurions donc dû expliquer plus clairement en quoi cet impôt onéreux ne faisait que desservir le pays depuis des décennies. » Mais la « pédagogie », pour reprendre un des mots-valises du macronisme, n'a pas été faite.

Mesures de Macron pour les Gilets jaunes : gare au boomerang européen

Aujourd'hui démuni pour répondre à la colère, l'exécutif rapproche l'échéance à laquelle sera évaluée la suppression de l'ISF. En marge du comité d'évaluation qui devait remettre un premier bilan d'étape en septembre 2019, c'est dès janvier prochain que des banquiers et des assureurs seront priés de donner les « premières tendances » sur la manière dont l'épargne a (ou non) commencé à s'orienter vers le financement des entreprises. Une initiative dépourvue d'utilité puisque les économistes sérieux assurent qu'il faut plusieurs années pour juger de l'impact d'une telle mesure. On souhaite donc bonne chance à ce nouveau comité Théodule…
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Il fallait le garder, car ceux qui le subissait pouvaient le payer sans difficulté !
Car maintenant avec cette colère des gilets jaunes surtout plutôt de tous les français lambda d'en bas ou du milieu, cet impôt masquait un peu les inégalités flagrantes qui se creusaient de plus en plus !

Parlons plutôt de la dette publique que tous nos gouvernements passés de quelques bords qu’ils soient ont laisser filer quelque soit aussi nos dirigeants de 1979 à 2017 !

La dette publique, « au sens de Maastricht » estimée par l'Insee, s'élevait à 2 299,8 milliards d'euros à la fin du deuxième trimestre 2018 soit 99 % du PIB, contre 55,8 % à la fin de 1995 et 66,8 % à la veille de la crise de 2008 !

Donc 98,6 % du PIB presque 100 % en 2019 !

Car l’état continue sans cesse à emprunter, comme dans un immense crédit révolving ou il ne paie que les intérêts et comme « un chien coure après sa queue » !

De toute façon la France vit à crédit et n’a plus les moyens de rembourser celle-ci qui nous saigne un peu plus chaque jour, car le trou dans le tonneau des Danaïdes est trop important !

E.MACRON nouveau jeune président est loin d’être un économiste de haut niveau, entouré en plus dans son gouvernement de 1er ministre ou ministres qui ne sont que des politiciens médiocres et surtout pas des spécialistes de la finance !

Employant les mêmes recettes éculées qu’ont utilisé ses prédécesseurs pressurer toujours les plus nombreux bien connus de nos citoyens, mais pas égalitairement !

Ce n’est pas mal comme score, en 30 ans pour laisser aller à vau l’eau les dépenses publiques jusqu’à que cela ne devienne ingérable, un peu d’histoire dont le président est féru :

La banqueroute de 1797 et le solde de la dette de l'Ancien Régime : Au moment de la révolution française la dette s'élevait à 4 milliards de livres (plus de 80 % du PIB d'après des estimations)


Les assemblées révolutionnaires décidèrent l'égalité de tous devant l'impôt (rappelons que la dette venait en partie de l'incapacité de l'Ancien Régime à faire payer l'impôt aux privilégiés), la période révolutionnaire ne se prêtant pas à la collecte des impôts, quand la situation politique s'est stabilisée, le Directoire décida une « banqueroute dite des deux tiers » le reste étant effacé !

Jdeclef 19/12/2018 10h00LP

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