Gennevilliers
: une jeune fille a-t-elle été rouée de coups à cause de sa jupe ?
Lundi soir,
une mineure a été passée à tabac par trois jeunes femmes dans les
Hauts-de-Seine. Selon elle, elles auraient critiqué le port de sa jupe...
Être plongée dans le
coma pour le simple port d'une jupe... C'est ce qui serait arrivé à une
adolescente de 16 ans, lundi soir, à Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine,
selon Le Parisien, qui la surnomme Nadia. Alors
qu'elle attendait son tramway, la jeune femme est approchée par un groupe de
jeunes qui aurait critiqué ouvertement la tenue de l'adolescente. Elle
porte une jupe. Les jeunes s'éloignent, mais trois jeunes femmes, sensiblement
du même âge que l'adolescente, s'approchent à leur tour. Elles aussi auraient
insisté sur le port de sa jupe, indiquera plus tard Nadia. L'enquête révélera
qu'elles ne connaissaient pas du tout l'adolescente.Lorsque le tramway arrive, elles montent pourtant avec elle. Et deviennent très agressives. La chef de bande, âgée de 19 ans, aurait entraîné la jeune femme par les cheveux pour la faire descendre à son arrêt. Selon Nadia, elle se serait mise à la frapper et à l'insulter. Ses deux acolytes se joignent à elle, jusqu'à la rouer de coups de poing et de pied. Selon des témoins, l'adolescente se fera mettre KO, tombant à terre, destabilisée par un ultime coup de genou de la meneuse du groupe, décrite par Le Parisien comme un « véritable colosse ». Les trois assaillantes prennent la fuite lorsque des passants s'approchent de la scène de la bagarre. Ils contactent les pompiers, qui évacuent la victime à l'hôpital. Nadia passe quelques heures dans le coma et se fait prescrire quatre jours d'interruption temporaire de travail.
La
meneuse dément la version de la jupe
Le soir même, la
meneuse du groupe est prise de culpabilité. Le Parisien affirme qu'elle se rend au commissariat avec l'une
de ses acolytes après avoir découvert dans quel état elle et ses copines ont
laissé leur victime. Elle se voit placée en garde à vue et sera jugée le 17 mai
prochain. Lors de son interrogatoire, les enquêteurs écartent tout motif
religieux à cette agression, les assaillantes n'ayant pas invoqué une
quelconque religion pour justifier leur geste.De son côté, le maire de Gennevilliers, Patrice Leclerc, a condamné l'agression vendredi « Rien ne justifie une telle violence, a-t-il réagi. Si aucune motivation, autre que le désaccord avec la tenue vestimentaire, n'a été proférée, nous tenons à réaffirmer qu'aucun motif ne peut limiter la liberté individuelle et collective des femmes à se vêtir comme elles le souhaitent. »
Ce samedi, la meneuse du groupe a pourtant démenti la version de Nadia selon laquelle elle l'avait attaquée en raison de sa jupe. « Moi aussi, je porte des jupes », a-t-elle indiqué face à la caméra de BFM TV. Cette affaire rappelle celle du bikini porté par une jeune femme qui s'était fait frapper dans un parc de Reims. L'affaire avait provoqué un emballement aux relents islamophobes. Le parquet avait finalement écarté « tout motif religieux ».
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Il faudra bien appliquer une sévérité
extrême pour de tels actes pour qu'ils ne se reproduisent pas n'en déplaise aux
bien-pensants cela ne peut plus durer une pareille violence gratuite de la part
d'adolescents ou adultes il faut reprendre en main ce types de comportements
inadmissibles dans notre pays qui se dit de libertés !
Jdeclef 24/04/2016 10h23
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