mercredi 2 novembre 2016

Pour ce conflit des policiers les autorités de l'état jouent le pourrissement :

Manifestation de policiers : un nouveau défilé à Paris


La défiance des fonctionnaires envers le gouvernement et les syndicats ne décroît pas, malgré le déblocage de 250 millions d'euros.

Plusieurs centaines de policiers se sont rassemblés à Paris, mardi 1er novembre, dans la soirée, devant la pyramide du Louvre. Les manifestants entendaient marquer leur défiance envers le gouvernement, mais aussi leurs syndicats, incapables selon eux de porter leurs revendications. En civil, parfois avec un brassard orange « police », ils ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « la police à bout de souffle », « touche pas à ma police » ou « je suis flic et fier ». Des patrouilles de passage ont activé leur sirène en solidarité avec le rassemblement, provoquant les acclamations des manifestants.
Durant la manifestation, une dizaine de policiers ont symboliquement brûlé des feuilles de papier marquées « carte syndicale », avant de partir en cortège dans les rues de Paris. Un geste motivé par leur méfiance vis-à-vis des syndicats qui « ont négocié en notre nom, mais sans nous. On veut être reçus par le gouvernement. On continuera jusqu'à ce que nous soyons entendus, nous, petits policiers de la rue », a ainsi lancé un frondeur au mégaphone lors d'une halte devant la préfecture de police.

Une enveloppe de 250 millions d'euros pour calmer les policiers

Depuis le 17 octobre, des policiers se revendiquant apolitiques et hors syndicats ont manifesté pour réclamer plus de moyens, des peines plus sévères envers leurs agresseurs et une révision des règles de la légitime défense. La fronde est partie de la région parisienne après l'agression du 8 octobre au cocktail Molotov contre des policiers à Viry-Châtillon, mais s'est vite élargie à tout le pays.
Pour tenter de calmer cette mobilisation, le gouvernement a annoncé il y a une semaine une enveloppe de 250 millions d'euros pour un renouvellement du matériel, la fin des « tâches indues » comme les gardes statiques devant les bâtiments, l'alignement des sanctions pour « outrages » à l'encontre des forces de l'ordre avec celles des magistrats qui passera donc de six mois à un an d'emprisonnement et des mesures pour préserver l'anonymat des policiers dans le cadre des procédures ou en intervention. Il doit par ailleurs faire d'ici à la fin novembre des propositions au Parlement sur « les conditions d'évolution de la légitime défense ».

Il faut que le gouvernement « comprenne le malaise profond »

« Le gouvernement a voulu s'acheter la paix en mettant de l'argent, ça avance, mais il faut qu'il comprenne que le malaise est profond. Il faut que tous les policiers soient unis, et les syndicats sont trop souvent du côté du pouvoir. Ils pensent à eux avant l'intérêt général », explique un gardien de la paix du Val-de-Marne qui préfère rester anonyme. Voilà pourquoi les manifestations se poursuivent et continuent de mobiliser. En région parisienne, le précédent rassemblement avait réuni plus de 400 policiers devant le château de Versailles vendredi soir.
À Bordeaux, une trentaine de policiers ont mené mardi une brève action coup-de-poing à la mi-journée. Un cortège d'une dizaine de voitures de service, toutes sirènes hurlantes, se sont garées face au Grand Théâtre, en plein cœur piétonnier. Les fonctionnaires, en uniforme pour la plupart, se sont postés en cordon face à leurs véhicules durant cinq minutes environ avant de repartir en cortège, sirènes actionnées. Lundi soir, environ 500 personnes, dont la moitié environ de policiers, s'étaient également rassemblées à Béziers
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