dimanche 19 juin 2016

Attention, logique peut être jusqu’au boutiste, mais un droit de manifester en France !


Loi travail : les syndicats doivent cesser les manifestations, selon Valls

Le Premier ministre affirme que si "les manifestations font peser un danger pour les forces de l'ordre, alors le gouvernement prendra ses responsabilités".

Manuel Valls, qui assume un « désaccord de fond » avec les syndicats contestant le projet de loi travail, estime dans un entretien au Journal du dimanche que, « maintenant, il faut aller vite et faire adopter ce texte », sans répondre sur un nouvel usage du 49. Concernant les prochaines manifestations des opposants à la loi, prévues jeudi, le Premier ministre estime que « les organisateurs devraient annuler eux-mêmes ces rassemblements » compte tenu du contexte actuel de fortes tensions.
Après la rencontre du numéro un de la CGT, Philippe Martinez, avec la ministre du Travail Myriam El Khomri vendredi, Manuel Valls affirme que le gouvernement assume « un désaccord de fond avec les syndicats qui contestent dans la rue : la décentralisation et la place du dialogue social dans l'entreprise ».
S'il dépeint la CGT comme « une grande organisation syndicale » dont l'« histoire se confond avec celle du Front populaire, de la Résistance, de la reconstruction après-guerre », le chef du gouvernement martèle qu'« il n'y aura ni retrait du texte, ni modification de sa philosophie, ni réécriture des articles qui en constituent le coeur ».

« Il faut aller vite et faire adopter ce texte »

Le projet de loi « revient à l'Assemblée le 5 juillet » et « la démocratie sociale, ce n'est pas l'expression permanente de la contestation, c'est le respect des temps démocratiques. Maintenant, il faut aller vite et faire adopter ce texte », lance le locataire de Matignon.
Prié de dire si ce souci de vitesse signifie un deuxième recours à l'arme constitutionnelle du 49.3 pour faire adopter le texte sans vote à l'Assemblée, Manuel Valls se borne à répondre : « Je prends les étapes les unes après les autres. » Après la première lecture en cours au Sénat, « où la droite l'a profondément changé », souligne-t-il, « nous rétablirons la version adoptée à l'Assemblée nationale, qui avait déjà intégré près de 800 amendements » sur ce texte, « fruit d'un compromis bâti avec les syndicats réformistes et avec la majorité socialiste ».
Et de glisser : « Nous verrons comment chacun assume ses responsabilités début juillet. Aujourd'hui, je ne vois guère de modification dans les positions des uns et des autres. »
Interrogé pour savoir si les nouvelles manifestations prévues jeudi contre le projet de loi seront interdites, le Premier ministre juge que, « compte tenu de la situation, des violences qui ont eu lieu, de l'attentat odieux contre le couple de policiers mais aussi de la tenue de l'Euro, les organisateurs devraient annuler eux-mêmes ces rassemblements ». « C'est du bon sens ! » estime Manuel Valls, qui réaffirme que « si les organisateurs ne veulent pas prendre leurs responsabilités, se désolidariser clairement des violences, si nous constatons que ces manifestations font peser de nouveau un danger pour les forces de l'ordre et les biens publics, alors le gouvernement prendra ses responsabilités ».
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Martinez leader d'un des plus grands syndicats professionnel français dans un pays libre de manifester comme autorisé dans notre constitution, n'est pas un personnage qui cédera à une menace du président de la république quel qu’il soit, même F.HOLLANDE, car c'est une atteinte à nos libertés fondamentales c'est logique c'est au gouvernement à régler d'une autre façon le problème avec les casseurs !
 
Le prétexte de l’état d’urgence suite au terrorisme ne tient pas, à moins d’appliquer la loi martiale et on n’en n’est pas là !
Ou alors il aurait fallu interdire toutes les manifestations dès le début et pas seulement celle de la CGT !
Jdeclef 19/6/2016 15h50

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire