Vœux de fin d’année : les
candidats à la présidentielle devancent Macron
Éric Zemmour, Marine Le Pen ou
encore Anne Hidalgo ont adressé leurs vœux aux Français quelques heures avant
la prise de parole du chef de l’État.
Plusieurs
candidats à la présidentielle ont devancé Emmanuel Macron en présentant dès la
fin de la matinée vendredi 31 décembre leurs vœux aux Français. 2022
sera une « année cruciale » pour Marine Le Pen, celle « de la
dernière chance » et d’un « Adieu Emmanuel Macron » pour Éric
Zemmour. À gauche, la candidate socialiste Anne Hidalgo a proposé aux
Français de suivre avec elle « le chemin du courage et de la
justice », « une voie difficile », mais celle « du
salut ».
Lunettes sur les yeux, un buste de Napoléon et quelques livres
derrière lui, Éric Zemmour a assuré, dans une vidéo postée sur Youtube, que
« l’année qui s’annonce sera une année très importante, de celle qui reste
gravée à tout jamais dans l’histoire de France ». « 2022 sera l’année
de la dernière chance, nous ne pouvons pas baisser les bras, nous seuls pouvons
en décider, j’ai besoin de vous », a lancé le candidat d’extrême droite,
sur fond d’images de ses meetings. « Adieu la faiblesse, la démission et
la soumission, adieu Emmanuel Macron, bonjour la France, la reconquête commence
ce soir à minuit », a-t-il assuré.
Pour Marine Le Pen aussi, « l’année 2022, année
d’un grand choix politique, sera pour vous et pour nous, Français, une année
cruciale ». « Je vous invite non pas à regarder ou attendre
l’élection présidentielle, mais à la faire », a ajouté la candidate du RN,
cadrée entre un vase de fleurs et un drapeau français, dans une vidéo diffusée
sur les réseaux sociaux. « Soyons bien tous conscients que le peuple n’a
que la nation pour le défendre et la nation n’a que le peuple pour la
défendre », a souligné Marine Le Pen.
Les appels d’Anne
Hidalgo et Nicolas Dupont-Aignan
Pour Anne Hidalgo, qui veut « une France réconciliée dans la
justice, une France réunie autour des valeurs de la République, une France pour
tous », « il existe une alternative républicaine, sociale, écologique
et de progrès ». « Tel est le but d’une gauche qui doit s’unir, comme
le l’ai proposé, et comme je continuerai à le faire sans jamais me
décourager », a ajouté celle qui a appelé à une primaire à gauche pour
mettre un terme à l’éparpillement des candidatures.
Devant la
réplique de la statue de la Liberté de l’Île aux Cygnes à Paris, le candidat de
Debout la France Nicolas Dupont-Aignan s’est présenté comme le héraut de la
« liberté » et a appelé au « sursaut démocratique pour redonner
le pouvoir au peuple français », dans une vidéo postée également sur
Youtube. D’autres candidats à l’Élysée devaient présenter leurs vœux aux
Français dans la journée, avant ceux d’Emmanuel Macron à 20 heures.
Car les Français aiment bien les voire aboyer contre le
président sortant c'est un spectacle habituel dont ils ne se lassent pas au 1er
tour : M. LE PEN la récidiviste usée J.L. MÉLENCHON le vieux tribun
ringard et maintenant l’outsider ZEMMOUR polémiste pour les choix qui reste de
ces clowns tristes ses extrémistes !
Ce qui est pitoyable de la part des Français lambda qui
font la part belle à ces types de politiciens connus, pour en finir par
précaution conservatrice à élire un président sorti de nulle part qui ne leur
plait pas en fait !
Alors peut être que la droite LR qui renait mieux que
certains des autres partis de gauche PC/PS en mort cérébrale ou verts EELV « empêcheurs
de tourner en rond » qui y croient toujours à cause d’une embellie dû à
ces élections municipales tronquées par le président une erreur de plus à lui attribuer
à cause de la pandémie ou ils ont remporté quelques villes importantes !
Donc la messe est à peu près dite, envers les opposants
possibles contre le président qui si rien ne change la candidate LR semble la
plus fiable pour autant ce n’est pas encore gagné pour elle car le facteur crise
sanitaire peut encore brouiller les cartes si elle se poursuit ou diminue d’ici
avril 2022 !
« Un taliban m’a frappée
si violemment que j’ai perdu mon bébé »
REPORTAGE. À Kaboul ou en
province, la résistance s’organise contre les autorités intégristes et des
écoles clandestines pour filles ouvrent leurs portes.
Des
cris de colère résonnent dans le district de Shar-e Naw à Kaboul :
« Pain ! Travail ! Liberté ! Participation
politique ! » Une trentaine de femmes avancent d’un pas énergique,
avec une détermination qui semble braver toute logique. Arpentant la neige
fraîche de l’hiver kabouliote, elles sont parties du New City Park et prennent
la direction des bureaux des Nations unies. De tels cris de protestation se
font rarement entendre dans la capitale afghane tant il est dangereux pour ces
femmes de défendre leurs droits. Leurs libertés régressent petit à petit depuis
le retour des talibans au pouvoir le 15 août 2021.
Les manifestantes sont lucides. Elles savent que la répression
talibane peut frapper à tout moment. Mais elles n’ont rien à perdre, explique
l’une d’elles, Médina : « Les talibans veulent m’enlever mes droits,
alors je n’ai pas peur de leur faire face ! » Durant la marche qui
dure une heure, elles croisent un groupe de talibans : « L’un d’eux a
pointé son fusil sur moi, s’émeut Médina, je suis sous le choc, mais d’autres
manifestations sont prévues et je descendrai de nouveau dans la
rue ! »
Le
26 décembre, une nouvelle restriction a été imposée : les femmes qui
souhaitent se déplacer à plus de 72 kilomètres de leur domicile n’ont plus
le droit de le faire qu’accompagnées d’un mahram, un homme de leur famille. Après la chute de
Kaboul, le ministère des Femmes a été remplacé par le ministère du Vice et de
la Vertu. Lorsque les talibans ont besoin d’une main-d’œuvre féminine, comme
dans le secteur de la santé, leurs emplois sont préservés mais dans d’autres
domaines, leur travail est menacé.
En novembre, les nouvelles autorités ont interdit par décret le
métier d’actrice. Les sportives ne peuvent plus non plus travailler, car
Ahmadullah Wasiq, le responsable de la commission culturelle talibane, a jugé
que« le sport n’est pas une activité pour les femmes ». Les
restrictions portent aussi sur les tenues vestimentaires. Les journalistes
femmes peuvent encore travailler à la télévision, mais elles ont obligation de
porter le hidjab.
L’étau qui se resserre n’est pas seulement le fruit de décrets
officiels. La régression se fait aussi de manière arbitraire dans une société
qui reste très conservatrice. Si aucune interdiction n’a été clairement
édictée, « les juges femmes, les policières et les responsables politiques
ont été menacées par les talibans et beaucoup ont quitté leur emploi »,
note Yasmine, une militante. Les Afghanes souffrent non seulement des pressions
des autorités, mais aussi des mesures prises par leurs employeurs. De nombreux
chefs d’entreprise ont interdit à leurs employées de revenir au travail,
parfois par adhésion à l’idéologie intégriste des talibans, mais parfois aussi
par peur. Certains anticipent déjà un durcissement du régime dans les prochains
mois.
« Si les talibans nous tuent »
Beaucoup d’Afghans s’autocensurent, car ils gardent en mémoire la
terreur patriarcale des années 1996-2001, lors du premier gouvernement taliban.
Ces vingt dernières années, sous le pouvoir pro-occidental, les femmes avaient
bénéficié d’une amélioration de leur condition, surtout dans les milieux
libéraux principalement concentrés à Kaboul. Sous la pression américaine et grâce
à l’action de la société civile, elles avaient arraché avec difficulté de
nombreux droits. Certaines avaient réussi à faire carrière, à occuper des
postes à responsabilité, à adopter des modes de vie individualistes et à faire
appel à la justice en cas de violences conjugales. Ces acquis s’effondrent
aujourd’hui comme un château de cartes, mais certaines Afghanes refusent d’y
voir une fatalité.
Non loin de Madina bazar, un marché de Kaboul, des
femmes arrivent par petits groupes de deux ou trois, pour ne pas attirer
l’attention. Elles toquent nerveusement à la porte d’une maison en examinant la
rue avec inquiétude. Les talibans ne sont jamais loin. « On ne doit pas
attirer l’attention en montrant qu’on a organisé un regroupement de femmes
libérales », chuchote Zahra, 27 ans. Elle prend place dans un
fauteuil du salon. Les militantes qui la rejoignent la saluent. Habillée
pudiquement d’un pantalon ample et d’un large manteau, elle porte un voile bleu
azur à la mode libérale afghane : une mèche de cheveux dépasse.
Zahra est à la
tête du groupe féministe Unité et solidarité des femmes afghanes, dont une
quinzaine de membres sont rassemblées aujourd’hui. « Nous nous sommes
rencontrées durant la première manifestation, le 3 septembre »,
indique-t-elle. Depuis, à chaque nouvelle mesure contre les droits humains,
elles sont redescendues dans la rue. La répression fut violente :
« J’étais enceinte de trois mois. Un taliban m’a frappée si violemment que
j’ai perdu mon bébé », raconte Khatool, la gorge serrée.
À la suite de ces violences, pendant plus d’un mois, elles se sont
mobilisées dans des lieux privés, à l’intérieur. Elles se filmaient et
publiaient leurs slogans sur les réseaux sociaux : « Nous voulons
l’égalité ! », « N’oubliez pas les femmes afghanes ! ».
À la mi-décembre, la mobilisation de rue a repris. Le mouvement compte
quelque 120 femmes, principalement à Kaboul, mais « la moitié
seulement se rend aux manifestations, note Zahra. Pour une raison simple :
si les talibans nous tuent, il faut que d’autres femmes soient là pour
continuer la lutte. »
Nous devons nous battre
contre les talibans mais aussi contre nos frères et nos pères.Une
militante afghane
Déjà avant l’avènement de l’Émirat islamique, ces femmes avaient
développé une conscience féministe. Car même sous le gouvernement soutenu par
les États-Unis et leurs alliés de l’Otan, qui s’est effondré à la suite du
départ des militaires occidentaux, les inégalités hommes-femmes étaient criantes.
Selon Mélissa Cornet, chercheuse en droits humains à Kaboul, « la loi
afghane condamnait certes les violences liées au genre à travers la loi
EVAW adoptée en 2009. Cependant, le texte adopté l’a été par décret
présidentiel, sous pression de la communauté internationale, et n’a été
appliqué que de manière très limitée. Tout ce qui touche à la femme, ses
libertés, son corps, sa sexualité, reste sous le contrôle de la famille,
c’est-à-dire des hommes de la famille. »
Une réalité confirmée par les féministes : « Nous devons
nous battre contre les talibans mais aussi contre nos frères et nos pères,
affirme une militante, Sakina, car dans chaque maison, un homme partage la même
philosophie que les talibans. » Les femmes sont souvent assignées à
résidence, condamnées aux tâches ménagères et à la procréation, et pas
seulement dans les campagnes. Certaines sont contraintes par leur famille au
mariage dès l’âge de 13 ans, d’autres empêchées d’étudier à l’université.
Dans ce pays où l’honneur et le respect de la figure paternelle sont centraux,
peu de place est laissée aux choix individuels.
« Nous ne resterons pas silencieuses »
Dans la très conservatrice Kandahar, même avant le retour des
talibans, les Afghanes devaient porter la burqa ou le niqab lors de leurs rares
sorties : « Les visages des femmes étaient déjà inexistants »,
assure Abdul, un habitant de la ville. Mais au moins, un cadre légal existait,
ouvrant la voie à l’amélioration de leur condition. Des droits que les talibans
remettent en cause, notamment pour l’accès à l’éducation des filles. Le
15 août, l’ensemble des écoles ont fermé. Dans les semaines suivantes, les
talibans ont autorisé la réouverture du primaire pour tous les enfants, mais du
secondaire seulement pour les garçons. À partir de 12 ans, âge de la
puberté, les filles sont privées d’école dans la plupart des provinces.
« J’ai
connu l’Émirat entre 1996 et 2001, assure Salamya, la doyenne du groupe
féministe kabouliote. J’étais adolescente et je ne pouvais pas me rendre à
l’école. Je refuse que mes filles vivent cela. » Certaines militantes
affirment avoir été victimes de messages d’intimidation pour stopper leurs
actions. La dirigeante, Zahra, dit avoir reçu des menaces de mort. « J’ai
peur d’être tuée, mais je dois continuer. C’est le seul moyen pour que la
communauté internationale fasse pression sur les talibans. »
Je crains le mariage forcé, le
viol. Mais je n’ai pas peur de la mort.Une
activiste d’Unité et solidarité
Début novembre, quatre Afghanes ont été tuées dans le nord du
pays, à Mazar-i-Sharif. Parmi elles, la militante féministe Frozan Sanfi était
bien connue des activistes d’Unité et solidarité. Pour Sarah, une militante du
groupe, cela ne fait aucun doute : « Les meurtriers sont des
talibans. » Malgré le risque, elle pense que le combat doit continuer.
« Nous ne resterons pas silencieuses comme nos mères dans les années 1990.
Je crains le mariage forcé, le viol. Mais je n’ai pas peur de la mort. »
Derrière les rideaux
Leur courage est d’autant plus admirable que le pays est frappé
par une crise économique gravissime. Le chômage a explosé. « Mon mari ne
perçoit plus de salaire, car l’État est en faillite, assure Sarah, et moi,
j’ai dû rentrer à la maison, car je suis une femme. On ne peut plus nourrir la
famille. » Militer contre les talibans, c’est risquer l’isolement social
et une plus grande précarité. Éduquées, dotées d’un réseau à l’international,
ces femmes pourraient demander asile hors d’Afghanistan. Mais elles préfèrent
rester. « Même si nous sommes tuées demain, c’est notre devoir d’être le
porte-voix des femmes afghanes ! » souligne Zahra.
L’accès des filles à l’éducation est leur
priorité. Dans un petit salon, quelque part au cœur de Kaboul, Fatmeh ferme ses
lourds rideaux bruns. « Les étudiantes ne vont pas tarder »,
souffle-t-elle d’un air nerveux. Une quarantaine d’adolescentes débarquent, par
groupes de trois. Les jambes croisées, petits voiles blancs sur la tête, elles
sont assises sur les tapis rouges qui jonchent le sol du salon typique afghan.
« Ouvrez vos cahiers, nous commençons la classe », lance Fatmeh. Avant
le retour des talibans, cette professeure de physique enseignait à des filles
dans le secondaire. Elle a perdu son travail, et à cause des nouvelles règles
de non-mixité entre professeurs et élèves, elle ne peut plus enseigner aux
adolescents garçons. Après la chute de Kaboul le 15 août, elle est restée
en contact avec ses étudiantes : « Avec la fermeture des écoles, les
filles avaient perdu espoir », dit-elle.
Les semaines suivantes, elle met en place des cours secrets à
domicile pour assurer leur éducation. Officiellement, les autorités affirment
qu’elles rouvriront les écoles pour les filles si les lois de la charia
(notamment la non-mixité et la pudeur vestimentaire) sont respectées. Pour
Fatmeh, c’est un leurre destiné à rassurer la communauté internationale :
« Les écoles ne rouvriront pas. Entre 1996 et 2001,
lorsqu’ils étaient au pouvoir, les talibans les avaient fermées pendant cinq
ans ! »
Plusieurs classes clandestines comme celle de Fatmeh ont vu le
jour. La pratique étant illégale, impossible de savoir combien. Mais le
phénomène semble répandu dans les milieux libéraux. L’enseignement est favorisé
par l’accès à Internet. C’est la grande différence avec l’Émirat de
1996-2001 : les Afghanes peuvent s’informer en ligne. Et quand ils le peuvent,
certains professeurs enseignent discrètement à domicile, surtout dans des lieux
sûrs, des quartiers où le voisinage est antitaliban.
C’est principalement le cas dans les quartiers de la minorité
hazara, majoritairement chiite. Les Hazaras sont souvent plus progressistes que
le reste de la société afghane. Dans le quartier Dachte Barchi, les passants
défilent devant des petites échoppes aux airs de souk. Entre deux magasins, un
couloir sombre s’enfonce dans un bâtiment. Une quinzaine d’adolescentes y
pénètrent et s’installent dans une salle au mobilier modeste. Aucune fenêtre
n’ouvre sur la rue, aucun panneau n’indique l’existence de ce cours.
Les filles ont toutes entre 15 et 18 ans :
« Je suis ici pour apprendre la littérature et partager mes idées avec mes
camarades, car notre école a fermé après la chute de Kaboul », déclare
Tahera, une étudiante de 17 ans. Les élèves sont encadrées par trois
enseignants volontaires, deux hommes et une femme, Mones. Cette jeune Afghane
de 20 ans, étudiante en photographie, aide les filles à « garder une
certaine motivation ».
Traumatisme
Mones a tenté de couvrir plusieurs manifestations féministes comme
photographe, « mais les talibans ne laissent pas les journalistes afghans
travailler », dit-elle en baissant les yeux. Elle s’est reportée sur les
écoles clandestines. Les élèves de son cours « ont été victimes d’une
attaque terroriste en mai dernier dans leur école, car elles sont chiites. Une
cinquantaine de filles ont été tuées », indique Mones. L’État islamique
(Daech) ou les talibans ? L’enquête n’a jamais été conclusive.
« Elles ont souffert de ce traumatisme, puis leur école a fermé… Écrire
les rendra plus fortes. Malgré les risques, nous devons les aider. »
Farima, 16 ans, est adossée au mur du bâtiment. Elle voit la
vie kabouliote défiler sous ses yeux. « Ils nous disent : votre place
est dans la cuisine. Mais je suis un être humain, j’ai le droit de
travailler ! » Elle soupire en regardant ses camarades partir :
« Même s’ils maintiennent l’interdiction d’étudier, nous trouverons
toujours un moyen de braver le pouvoir taliban. »
Les AFGHANS hélas pour eux ont toujours été des assistés
par leurs cultures moyenâgeuses !
Les occidentaux bienpensant donneur de leçons ont voulu
leurs inculquer la démocratie occidentale c’était une erreur même partant de
bonnes intentions car les Talibans ces barbares
religieux d’un autres âges étaient implantés depuis longtemps en AFGHANISTAN et
ils ont été repoussé en dehors de ce pays par la force mais pas éliminés et quand
les américains derniers protecteurs de cette démocratie sont partis très vite
sans se retourner ils les ont abandonnés à leur tristes sorts les afghans on
recommencé à baisser la tête comme asservi
comme dans toute société féodale moyenâgeuse et subir ceux qui étaient
fait les maitres de retour !
Alors ces individus religieux illuminés appliquent leurs
dogmes obscurantistes moyenâgeux et extrémistes et martyrisent les femmes et
sont dangereux et utilisent en plus le terrorisme islamique on le voit chez
nous avec ce procès des attentats de 2015 qui traine par suite de
contaminations au Covid de certains accusés !?
On ne dirait pas que nous occidentaux avons fait la guerre dans
ce Moyen-Orient pendant 20 ans car ses islamistes s’infiltrent toujours chez
nous en U.E et partout !?
Mais avec nos bienpensants donneurs de leçon qui nous
gouvernent « tout le monde est beau et gentil » tant pis si on n’est
plus en totale sécurité quotidienne !?
CHRONIQUE. L’éventuelle
candidature de l’ancienne ministre à la présidentielle ne semble pas déclencher
l’enthousiasme à gauche. Un coup pour rien ?
Quand
un problème est compliqué, on peut toujours le compliquer davantage. Ainsi Christiane
Taubira entretient-elle aujourd’hui, autour de sa candidature, un feu constant.
À la mi-décembre, elle laissait entendre qu’elle « envisageait » de
faire acte de candidature à la présidentielle. Avant-hier, elle publiait dans Le Monde, dans le
style à la fois romantique et imagé qui est le sien – que de mots, pour si peu
de nouvelles idées –, une tribune pour évoquer des pistes de rassemblement,
dont naturellement le retour de l’ISF, pour une gauche
éparpillée. Rassemblement autour d’elle, cela va sans dire.
Nous voici donc dans l’attente ardente de la décision que va
prendre l’ancienne garde des Sceaux de François Hollande. Elle avait sauté, il
y a trois semaines, sur la proposition soudaine d’Anne Hidalgo d’une primaire
rapidement organisée pour départager les déjà multiples candidats, que
Christiane Taubira s’apprête à rejoindre dans quelques jours. Une
primaire ? En principe, on aurait dû commencer par cela. Mais finir par
une primaire ? Alors que chacun des leaders de la gauche est déjà lancé
dans sa campagne, que chacun a assez de mal pour déterminer son pré carré, il
faut à Christiane Taubira beaucoup de confiance en elle, ou beaucoup de culot,
pour vouloir se lancer dans l’aventure.
De la confiance en elle, elle n’en manque pas : oratrice née,
elle n’a jamais caché son amour pour les défis politiques, comme lorsqu’elle se
présenta, en numéro 4, sur la liste européenne Énergie
radicale de Bernard Tapie, pour atteindre 12,03 % des suffrages
(juste assez pour faire battre Michel Rocard, alors n° 1 du PS) ou,
plus tard, lorsque, déposant sa candidature au dernier moment à la
présidentielle de 2002 au nom du Parti radical de gauche, elle permit
tout juste, avec 2,32 % des voix, à Jean-Marie Le Pen de dépasser d’un
poil Lionel Jospin. On n’oublie pas, non plus, sa démission, à un moment
difficile, du gouvernement Valls après avoir plus ou moins sciemment mené
François Hollande en bateau.
De culot, elle en a aussi à en revendre, et d’ailleurs non sans un
début de succès, puisque les premiers sondages prenant en compte sa candidature
encore hypothétique lui attribuent plus de suffrages qu’à Yannick Jadot ou à
Anne Hidalgo. Mais enfin, avouons qu’il en faut pour donner un coup de pied
dans la fourmilière de la gauche, en tentant de s’installer elle-même comme la
reine des fourmis. Un instant, elle a semblé envisager, comme Anne Hidalgo
d’ailleurs, de s’en remettre à la « primaire populaire », une
instance auto-proclamée de « citoyens » – ils sont aujourd’hui
300 000 à peu près – pour désigner leur candidat de gauche préféré parmi
tous ceux qui sont déjà en piste. Mais Yannick Jadot a dit non, tout de suite,
à l’idée d’être soumis à un tel jury, et Jean-Luc Mélenchon n’a pas même levé
le sourcil. Dans ces conditions, nous voici retournés au point de départ. Un
trop-plein de candidats de gauche. Et une de plus !
Et qui devrait balayer devant sa porte cette ex militante indépendantiste
qui veux donner des leçons comme ces politiciens élus médiocres qui ont un
pouvoir éphémère, et qui comme elle qui a semé le souk comme ministre de la Justice !?
Et qui a l’impudence de candidater à la présidence de la
république Française parce qu’un président de cette gauche PS moribond a commis
l’erreur de la nommer ministre ce président ex secrétaire du PS pleutre pas fait
pour être chef d’état qui parmi ses erreurs multiples n’a pas osé se représenter
et préférer fuir plutôt que de se battre pour sa réélection une honte pour la France
qui montre le manque de simple amour propre de certains de ces politiciens de
tous bords avec leurs partis et leaders que les français avaient rejetés, mais
qui ont commis l’erreur de croire avoir trouvé un président jeune nouveau qui
en fait est sorti du même moule de cette classe politique sclérosée !
Les Français votent mal depuis 40 ans, mais s’ils n’étaient
pas si versatiles et partisans du chacun pour soi, ils réfléchiraient mieux, ils
doivent être encore trop gâtés et la crise sanitaire ne change rien à l’affaire on
comprend mieux l’abstention en augmentation constante !
La deuxième édition du
baromètre ViaVoice France-Émotions dessine le tableau d’une société française
usée. La présidentielle ne semble même pas les réveiller.
Un
an après, ça ne va pas mieux. Le moral des Français tient à peu près bon,
puisque 53 % des Français le jugent positif, soit un petit point de moins
que l’an dernier. En revanche, leur corps flanche. Interrogés pour la deuxième
fois par l’institut ViaVoice pour son baromètre France-Émotions (1), réalisé
pour Le Point et
la Fondation Jean-Jaurès, plus de la moitié d’entre eux (57 %) se disent
fatigués. La pandémie, les confinements successifs, la dilution des rapports
sociaux, les annonces anxiogènes, tout ça pèse dans leur état physique. Une
majorité d’entre eux se dit d’ailleurs plus fatiguée qu’avant la crise
sanitaire, et près d’un sur deux se sent « plus sensible et plus
émotif » qu’aux premiers jours du Covid.
Le moral, s’il résiste, en prend forcément un coup. Alors que la
rentrée s’annonçait plutôt bien, avec une épidémie en reflux et une reprise des
activités, les semaines suivantes ont plombé les esprits, d’autant que les
vagues de virus se succèdent désormais. On n’espère plus grand-chose, on doute.
Après la fatigue, les émotions les plus couramment ressenties sont
l’incompréhension face à la période, suivie par l’espoir – tout de même –, mais
aussi la colère, la tristesse et la peur… L’état d’esprit est du même
acabit ou presque. Interrogés, les Français mettent en avant, d’abord,
l’incertitude.
Comment retrouver
de l’entrain ? L’idéal est, pour les Français, de se blottir en famille.
Les émotions associées au cercle familial sont largement positives :
sérénité (38 %), joie (29 %), confiance (28 %). Vient ensuite la
fatigue, sans doute liée à quelques enfants turbulents… Malgré tout, la famille
redevient un abri contre les vicissitudes de la vie extérieure, notamment en
période de fêtes. Le couple aussi. La vie amoureuse apporte aux Français, en
cette période inquiétante, confiance (29 %), sérénité (27 %) et joie
(27 %). En revanche, la thérapie par le travail est à écarter. S’il
procure de la confiance, de l’espoir et de la sérénité, il est surtout vecteur,
là encore, de fatigue. Les amis ? Pas mieux. Abîmée par les confinements,
la vie sociale est devenue, en majorité, synonyme d’ennui et de tristesse.
Curieusement, la période présidentielle devrait revigorer la vie
en société. C’est un moment où l’on s’intéresse à la chose publique, donc aussi
à l’autre. En 2021, c’est râpé. Les émotions véhiculées par cette campagne
naissante sont largement négatives : le trio de tête, c’est
« indifférence », « espoir » – ouf ! – puis
« incompréhension » ! Arrivent ensuite la colère, puis l’ennui…
Comment enthousiasmer des foules anémiées ?
Autrement dit, cette campagne n’emballe pas les foules. D’abord,
les thèmes essentiels aux yeux des Français sont anxiogènes. Ce sont, dans
l’ordre, la santé, le pouvoir d’achat et la sécurité. Ensuite, les postulants à
l’Élysée eux-mêmes ne provoquent aucun enthousiasme. Emmanuel Macron (probable
candidat) est associé d’abord à la colère puis au dégoût, Jean-Luc Mélenchon, Marine
Le Pen et Éric Zemmour au dégoût puis à la honte, alors que Yannick Jadot, Anne
Hidalgo et Valérie Pécresse suscitent avant tout de l’indifférence. On notera
toutefois que le deuxième sentiment que provoquent la candidate LR et son
concurrent écologiste, c’est l’espoir… La maire de Paris, elle, ne fait
qu’additionner des sentiments négatifs : indifférence, donc, puis dégoût
et honte !
En croisant les émotions des électeurs avec leur choix électoral,
ViaVoice a dessiné trois grandes familles. Il y a d’abord le camp de la colère,
incarné par Marine Le Pen et Éric Zemmour. Vient ensuite le camp de la
fatigue : curieusement, ces électeurs usés par la crise et emplis
d’incertitudes se retrouvent dans la candidature de Valérie Pécresse. Il y a
enfin le camp plus optimiste, porté sur l’espoir et l’enthousiasme ; ces
électeurs penchent vers Emmanuel Macron.
La réélection de ce dernier ne provoque pourtant rien de très
positif. Les Français interrogés avouent que cette perspective déclencherait,
d’abord, de la colère (18 %), puis du dégoût (15 %) et du désespoir
(15 %). L’élection de Marine Le Pen, sans surprise, est encore plus
rejetée. Les émotions suscitées seraient à égalité le dégoût, la honte et la
peur (22 %).
Le cocktail entre l’usure du pays et l’indifférence face à la
campagne électorale n’est évidemment pas très porteur pour les candidats.
Comment enthousiasmer des foules anémiées ? On notera tout de même un
petit coin de ciel bleu, pour les prétendants à l’Élysée comme pour le pays. Quand
on leur demande leur sentiment pour les prochains mois, les Français répondent
d’abord « espoir ». Mais, puisque le moral est décidément dans les
chaussettes, ce maigre espoir est à égalité avec la peur, et juste suivi par
l’incompréhension, la colère et, encore une fois, la… fatigue.
Car croyant élire un nouveau jeune président dynamique et rénovateur
qui est simplement une copie des prédécesseurs connus qu’ils croyaient ne plus
voir qui se prend comme les autres pour un monarque sans couronne à qui
ils ont donné trop de pouvoir !?
Qui a commis ses erreurs ou mauvais choix depuis 2018 il n’a
pas trainé ce président bienpensant donneurs de leçons en plus moralisateur à
ces heures et qui n’a pas compris les Français lambda qui ne sont pas de son
monde bourgeois !
Et que l’on revoit en rangs serrés pour le remplacer par une
floppée de ces politiciens médiocres habituels dans cette campagne électorale
déplorable, ils sont plutôt dégoutés, voire révoltés pour certains !
Avec bien sur la crise sanitaire et cette lutte contre ses
virus multiples de cette Covid il n’a pas mieux réussi vite dépassé prenant de
mauvaises décisions quand il en a prise pour en modifier certaines trop tôt
pour les pauvres mesures de protections et bien sur la vaccination miracle
bâclée dont on se demande ce que vaut l’efficacité des vaccins si nombreux et
ou on en est maintenant à bien plus des 208000 contaminations et plus de 122000
décès dont le nombre augmente aussi vite que la dette de la France !?
Mr MACRON ne dit rien, il attend peut-être les vœux de fin
d’année tant pis et s’il pouvait se taire cela n’en serait que mieux en se contentant
de faire des paris avec sa boule de cristal sur la fin de cette pandémie « omicronienne »
sans mauvais jeu de mots car coïncidence ou il suffirait de changer de lettre
dans le nom de ce nouveau virus et nous dire peut-être qu’il faudra s’habituer à vivre avec !?
Le porte-parole du
gouvernement, malgré ses faux airs d’enfant sage, est déjà un roué crocodile
avec lequel il faut désormais compter.
« La
première carte, à gauche, symbolise ton énergie »,
dévoile Marlène Schiappa, devant le jeu de tarot étalé en face d'eux. Un
Cavalier d'épée, c'est un heureux présage. En ce dernier mois de juillet du
quinquennat qui voit les ministres trépigner à l'idée d'un hypothétique
remaniement, Gabriel Attal piaffe d'impatience, dans l'attente de savoir s'il
va bénéficier d'une ultime promotion et gravir encore les échelons avant la
présidentielle. En attendant la fumée blanche élyséenne, son amie et collègue
ministre chargée de la Citoyenneté, experte à ses heures perdues en divination,
consent à lui tirer les cartes pour l'aider à éclairer l'avenir.
Sous les yeux du jeune homme s'affichent quatre figurines,
indéchiffrables. «
Celle de droite, c'est ta réponse », poursuit-elle en désignant
l'Étoile, figure bienfaisante, signe de bonne fortune. Au centre, deux femmes
censées représenter les influences extérieures veillant sur sa destinée, dont
la carte de l'Impératrice, annonciatrice de projets prometteurs. « En gros, il
faut que je devienne une femme pour avoir une promo ! » s'esclaffe
Gabriel Attal, lucide sur les effets collatéraux de la parité pour la gent
masculine.
Marlène Schiappa rectifie : « Non, tu as une femme de pouvoir
plus âgée qui est positive pour toi. Ce n'est pas Brigitte, qui sort avec la
carte de la Papesse chez moi. À mon sens c'est une ministre, ancienne ministre
ou future ministre, qui soit va te coopter, soit avec qui tu vas bosser, soit
dont tu vas prendre la place. » Qui est donc cette mystérieuse
intrigante qui doit donner un tour nouveau à sa fulgurante carrière ? Le
porte-parole l'ignore encore à ce jour…
Nuits blanches
La scène dit tout de l'ambition, plus aiguisée qu'il ne veut bien
l'admettre, du plus jeune ministre de la Ve République, nommé à
l'automne 2018 à 29 ans pour piloter le Service national universel (SNU),
promesse d'Emmanuel Macron, avant de devenir, au poste de porte-parole, le
visage du pouvoir macroniste, l'incarnation de ce gouvernement dont nul n'est
capable de citer plus de dix membres, au mieux. Depuis qu'il a gagné la
confiance du président, c'est lui qui annonce aux Français la plupart des mises
en garde et restrictions sanitaires. Jusqu'à avoir été privé cette année de
vacances de Noël, hormis deux jours en famille en Bretagne, pour cause de
menace Omicron.
Depuis un an et demi, il est de toutes les réunions
stratégiques à l'Élysée et Matignon, petite souris qui consigne tout sur de
précieux carnets Moleskine convoités par des éditeurs prêts à lui faire un pont
d'or. À la faveur de la crise du Covid-19, sa parole a pris du poids, de
conférences de presse en journaux télévisés, du plateau de Pascal Praud aux
colonnes de Valeurs
actuelles, avec une aisance qui n'est que feinte, lui qui ne
s'était jamais exprimé devant une caméra avant 2017 et quelques séances de
média training avec Laurent Fontaine, animateur vedette des deuxièmes parties
de soirée de TF1 dans les années 2000. Immense stressé, capable de perdre
brutalement plusieurs kilos à force d'anxiété, la cigarette électronique
toujours à portée de main, il confesse avoir connu des nuits blanches avant ses
passages chez Jean-Jacques Bourdin.
Gabriel
Attal, avec, à sa gauche, Louis Jublin, son conseiller chargé de la
communication et de la presse, et, à sa droite, Fanny Anor, sa directrice de
cabinet. Et, au bout de la table : Maxime Cordier, son chef de cabinet et
conseiller spécial.
Trop pressé, Gabriel Attal ? Il s'en défend, tout en égrenant les
derniers sondages qui le classent parmi les ministres les mieux notés. « Quand on
est jeune et qu'on a des responsabilités, on est vu comme ambitieux. Je ne
serais pas là si je ne l'étais pas, ce n'est pas un gros mot. Ce que je veux
éviter, c'est le côté arrogant. Après, je ne vise rien, je n'ai pas de plan. »
Voire. Il y a peu, son collègue de la Santé, Olivier Véran, qui l'apprécie, lui
a rappelé ces propos de 2017 : « Je nous revois quand on venait d'être élus députés. Tu m'avais
dit : "Je vais être dans la commission parlementaire chargée du SNU, puis
je serai nommé au gouvernement pour m'en occuper." Je m'étais dit :
"Il rêve." »
Rive gauche
Le trentenaire est l'enfant chéri de la macronie. En apparence,
tout fut facile, au point que les mauvaises langues ont parlé à son propos de « promotion
copinage et canapé ». La réalité est plus abrasive. Enfance dorée
sur la Rive gauche de Paris, études à l'École alsacienne, celle de l'élite dans
le 6e arrondissement, famille aimante malgré le divorce : un père,
Yves Attal, avocat et producteur de cinéma à qui l'on doit Talons
aiguilles d'Almodovar et Beauté volée de Bertolucci ; une mère d'origine russe
qui lui a transmis sa foi orthodoxe - édifiant pour celui qui se fait traiter
de « sale juif »
sur les réseaux sociaux ; trois sœurs et un petit frère adoré adopté sur le
tard, qu'une cousine avait eu seule avant de périr dans un accident de voiture
à 16 ans. «
J'ai eu une enfance heureuse, je n'ai jamais manqué de rien »,
raconte-t-il.
Il a toujours des copains d'enfance et sa bande d'élus fidèles,
qu'il reçoit dans la demeure familiale de l'île aux Moines, dans le Morbihan.
Il sourit : «
La blague au lycée, parce que je parlais tout le temps de politique, c'était de
m'appeler "Président". » Dans le « Year Book » réalisé en
fin de terminale, des amis ont créé un photomontage de lui inspiré du portrait
officiel de Georges Pompidou dans la bibliothèque de l'Élysée. En novembre
2015, le bonheur se déchire. Yves Attal est terrassé en quelques jours par un
cancer foudroyant. « Je ne comprenais pas avant, quand on disait de quelqu'un :
"Il a disparu." Je trouvais ça ridicule », souffle-t-il.
C'est son père, électeur du PS et lecteur de Libération,
qui l'a poussé en politique. Il est parti trop tôt pour assister à son
ascension. Pas un jour ne passe sans que Gabriel Attal y songe. Quand il est
devenu secrétaire d'État à la Jeunesse, il a fait venir au ministère le bureau
sur lequel travaillait son père. La violence du job fait depuis toujours frémir
sa mère. Aujourd'hui encore, elle tremble devant les menaces de mort et les
attaques, homophobes et antisémites, qu'il subit. Un jour qu'on le traitait sur
Instagram de «
fils de p… », elle a vertement répondu depuis son compte personnel
: « Je suis la
maman de Gabriel Attal, je ne vous permets pas ! »
La main trop heureuse en politique
En politique aussi, on l'a suspecté d'avoir la main trop heureuse,
ignorant que derrière ce beau jeune homme aux faux airs d'enfant sage se
cachait un roué crocodile. Certes, il a bénéficié d'un stage au Parlement
auprès de Marisol Touraine parce qu'il était un camarade de classe de sa fille
à l'Alsacienne. Mais c'est parce qu'elle appréciait sa vivacité qu'elle l'a
recruté, une fois devenue ministre de la Santé de François Hollande, dans son
cabinet - il détient la palme du plus jeune conseiller ministériel, à 23 ans -
pour seconder un certain Benjamin Griveaux. « Je l'ai connu tout petit », se souvient-elle.
Ils ont en commun d'avoir connu l'école Strauss-Kahn au PS, auquel
Attal a adhéré à l'âge de 17 ans. En 2007, pourtant, il a voté Ségolène Royal.
Un de ses premiers émois politiques est d'avoir assisté au grand meeting de la
candidate socialiste à Villepinte. Il peut réciter de tête, le poing sur le
cœur, sa tirade fameuse sur les mômes de banlieue : « Cette ferme volonté, je l'ai là,
chevillée au corps ! » Clin d'œil de l'histoire, il a
rencontré Royal aux obsèques de Jacques Chirac. L'ex-ministre, attachée aux
valeurs patriotiques et séduite par le SNU, lui avait lancé, en désignant le
cercueil de l'ancien président dans l'église Saint-Sulpice (Paris 6e)
: « C'est
étrange de le dire ici, mais quelle bêtise il a faite de supprimer le service
militaire ! »
Avec
Emmanuel Macron, sur les Champs-Élysées, le 14 juillet 2019.
On a également accusé Attal d'avoir gravi les marches du pouvoir
grâce à son union avec l'ancien conseiller du président Stéphane Séjourné,
devenu chef des eurodéputés centristes. C'est mépriser le fait qu'ils n'ont
jamais joué au « power couple », déclinant les propositions de Paris
Match de leur offrir la couverture. « On a chacun
notre parcours », insiste Attal, si réservé sur sa vie personnelle
qu'il n'existe qu'une photo d'eux lors d'une cérémonie officielle.
Fans de… Morano
Ceux qui le prennent pour un enfant gâté omettent que le « gamin »
a du pif politique. Il y a deux mois, il a parié que la primaire LR se
solderait par un second tour entre Valérie Pécresse et Éric Ciotti, se trompant
simplement sur l'ordre d'arrivée, là où tout LREM misait sur Michel Barnier ou
Xavier Bertrand. En témoignent aussi ses affinités politiques, parfois
improbables. Tout sauf sectaire, il a recruté dans son cabinet des anciens
sarkozystes et copéistes. Et voue une affection particulière à Nadine Morano.
Ils se voient régulièrement et se tiennent en haute estime. « Elle est
loyale et courageuse, ça force l'admiration. Je suis diamétralement opposé à
certaines de ses idées, mais je la trouve sympa, on se marre bien, elle a du
recul sur elle-même et moi aussi », salue-t-il. Cette sarkozyste
historique le lui rend bien : « C'est un garçon qui a un vrai talent, il bosse beaucoup ses
dossiers. C'est un adversaire politique, je le combats mais, d'un point de vue
humain, il est extrêmement chaleureux, il a une vraie force intérieure. Il
n'est pas de ma famille politique, mais il faut savoir reconnaître les gens qui
ont des valeurs. »
De même échange-t-il souvent avec le sénateur centriste Hervé
Marseille, élu des Hauts-de-Seine comme lui. Un « Tonton flingueur » à
l'ancienne, expérimenté et truculent, qui a vite compris que derrière le jeune
geek qui passe ses coups de fil juché sur un hoverboard et dévore des McDo se
cachait un politique avisé, bien éloigné des clones de la « start-up nation »,
qui n'ont jamais croisé un électeur. Nicolas Sarkozy ne s'y est pas trompé. « Il se
débrouille bien », reconnaît l'ancien chef de l'État, rarement
tendre avec les Marcheurs. Il le lui a dit de vive voix début octobre. Alors
qu'ils grimpaient côte à côte l'escalier de la questure de l'Assemblée pour
remettre la Légion d'honneur à l'ex-ministre Nora Berra, il lui a confié : « Le
président Macron dit beaucoup de bien de vous. Et pourtant, il dit beaucoup de
mal des gens ! »
« Bromance »
Gabriel Attal a mis du temps à intégrer le premier cercle présidentiel.
Il n'était pas un intime des Macron, pas plus qu'il ne participait aux dîners
politiques à l'Élysée. Le poste de porte-parole lui a permis d'accéder au
Graal. Depuis, avec son compagnon, il lui arrive de déjeuner avec la première
dame, qu'il tutoie. Parfois, il lui ramène du vin et des friandises de ses
déplacements, comme ces brioches aux pralines de la chocolaterie Pralus de
Roanne, venues agrémenter un matin le petit déjeuner du couple présidentiel.
Délicate attention. Signe qu'il est tout sauf blasé par les dorures du pouvoir,
il arbore au poignet un bracelet brésilien tricolore que seuls reconnaissent
les initiés : un cordon de menu en tissu, souvenir d'un repas de gala au palais
présidentiel. Emmanuel Macron, avec qui il échange plusieurs fois par semaine
désormais, a appris à se reposer sur celui qu'il surnomme « Attalian »
pour le chambrer. Non qu'il ait des origines arméniennes, mais parce que sa «
circo », qui fut celle d'André Santini, abrite une importante communauté.
Peu après sa nomination comme porte-drapeau de l'équipe Castex,
Attal s'est brièvement laissé enivrer, fasciné que sa parole se traduise par
des dépêches inscrites en rouge « urgent » sur le fil AFP. « Une erreur,
un mot de travers, ça peut faire dévisser un cours de Bourse, provoquer une
crise diplomatique », s'étonne-t-il alors. Rapidement, il dégrise.
S'il dit aujourd'hui vivre une « bromance »[contraction de brother, frère
en anglais, et romance, NDLR] avec Jean Castex - « mon pote ! »
ose-t-il -, il feint d'oublier que le Premier ministre lui a fait vivre deux
expériences cuisantes.
Lorsque Castex, d'abord, s'est fait attraper avec ce mot griffonné
de sa main dans le vestibule de l'Élysée : « Finalement, on a trouvé un os supplémentaire à ronger pour le
jeune Gabriel ? » Condescendant. Le rouge lui est monté aux joues
de se voir ainsi traiter en capricieux. Puis lorsque Matignon l'a contredit
sèchement parce qu'il avait annoncé trop tôt un couvre-feu dans la capitale, au
risque de fâcher Castex avec Anne Hidalgo. Avec le recul, il relativise : « C'est ma
cicatrice à moi. Ça fait le cuir. » Il sourit même du glorieux
surnom que certains ont donné à son poste, réputé casse-gueule : « La station
d'épuration. »
Avec
ses frères et sœurs : Nikolaï, Iris et Fanny. Gabriel
Attal quand il n’était encore qu’un petit garçon choyé.
Porte-flingues. Dans
la campagne présidentielle qui se profile, il sera « à fond » aux avant-postes.
Il se verrait bien coordonner la riposte, sniper en chef à la tête d'une armée
de porte-flingues, tout en conservant son poste au gouvernement. Déjà, le
président lui a passé consigne de tirer à vue sur Valérie Pécresse, Éric
Zemmour et Marine Le Pen. Contrairement à certains Marcheurs, il ne croit pas
la victoire acquise. Élu sur une vague « dégagiste », il sait qu'il peut en
être à son tour victime. « Je n'ai jamais considéré que la présidentielle c'était : on se
met sur les skis, sur le tire-fesses et on attend ! » observe-t-il.
Si Emmanuel Macron était reconduit, il aimerait prolonger l'aventure au
gouvernement. Ses amis le rêvent dans un poste régalien ou au Budget. « Un truc de
grande personne », insiste l'un, qui considère qu'il a largement
fait ses preuves. Dans le parc de l'hôtel particulier de Rothelin-Charolais
(Paris, 7e), qu'il occupe, Gabriel Attal regarde « Doudou »
clopiner. Offerte par Édouard Philippe à Christophe Castaner, la poule obèse au
plumage sombre se traîne péniblement. Facétieux, il joue à se faire peur en
imaginant la passation de pouvoirs avec Jordan Bardella, 26 ans, si le RN
accédait au pouvoir : « Je prie pour qu'il ne batte pas mon record d'âge… Je serais
capable de faire des blagues : "La poule est noire, ne lui faites pas de
mal !" » Il le niera mordicus et répétera qu'il peut
travailler dans le privé, monter sa boîte, lui qui a fait de la politique toute
sa vie, mais il n'a qu'une crainte : que tout s'arrête net.
Quand Attal
attaque
« Valérie Pécresse, c’est le
retour de la rente en politique. Elle collectionne les mandats comme une carte
de fidélité. Elle cumule trente-quatre ans de mandats locaux et nationaux superposés… »
« Le Parisien », le
5 décembre
« Zemmour, c’est le triomphe
de l’esprit de défaite, le culte de la nostalgie, le renoncement à toutes les
ambitions pour se concentrer sur la désolation. »
« Le Parisien », le
18 juillet
La vaccination, « un grand pas pour l’immunité ».
Nouvelobs.com, le
8 juillet
« LR est en train de devenir
l’école des fans du RN. »
« Libération », le
11 juin
Marine Le Pen « reste un danger absolu. Lui faire
confiance, c’est jouer à la roulette russe ».
Qui s'accroche au requin qui l'a mis là, où il faut, pour rapporter
la parole de cet autre opportuniste qui lui est arrivé en 2017 à leurrer les Français
ce qui n'est pas si dur en fait !
Et qui répète ce que son maitre lui dit de dire en se
trompant quelque fois, mais qui sait retomber sur ces pattes comme un chat à griffes
acérées !
Bien meilleur que les autres portes paroles passés avant
lui de plus présentant bien et élevant la voix quand il le faut pour que l'on
croit mieux ces contres rendus gouvernementaux macronien !
Il y a tellement de gogos chez les Français lambda qui
gobent tout, il faut seulement que le choix fait par nos dirigeants soit un
collaborateur servile aussi hypocrite qu’eux, cela semble le cas, car il est
toujours là !
Mais comme les Français sont bons publics et aiment les bavards
ça marche, tout en étant les plus mauvais électeurs, niais de l’Union
Européenne c’est dommage de l’admettre quand on est français comme moi attaché
à son pays mais ce confirme depuis au moins 40 ans !?
(Un bonheur pour tous nos politiciens de tous bords sans
amour propre) mais
le malheur pour la France et des Français qui ont perdu tout bon sens !
Les candidats divisés sur
l’application des jauges dans leurs meetings
À quatre mois de la
présidentielle, la majorité appelle à un « esprit de responsabilité »
tandis que plusieurs candidats fustigent les jauges anti-Covid.
Hors
de question pour Éric Zemmour, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, tandis que
la majorité appelle à un « esprit de responsabilité » : les
candidats à la présidentielle sont divisés sur l’application dans leurs
meetings de campagne des nouvelles jauges anti-Covid.
En annonçant lundi 27 décembre des limitations pour les
rassemblements – 2 000 personnes maximum en intérieur et 5 000 en
extérieur – le Premier ministre Jean Castex avait rappelé que la Constitution
française ne permettait pas de fixer des jauges, ni d’imposer de pass
sanitaire, aux réunions politiques et aux lieux de culte.
Cela « a soulevé, et je le comprends, une vague de
contestation assez forte », a reconnu le ministre de la Santé Olivier
Véran mercredi en commission à l’Assemblée nationale. Mais, a-t-il ajouté,
« je redis qu’il n’y a pas de volonté du gouvernement de faire du deux
poids deux mesures ». Pas de grands concerts mais des meetings parfois
tout aussi remplis, cette perspective a ulcéré les artistes. Certains ont
ironisé en se déclarant candidats à l’élection pour pouvoir maintenir leurs
« meetings ».
Olivier Véran espère la présentation du pass vaccinal
lors des meetings
Face au début de polémique, le parti présidentiel LREM s’est
empressé d’annoncer qu’il allait bien, dans un « esprit de
responsabilité », appliquer les jauges dans ses futurs meetings. Mercredi,
Olivier Véran s’est par ailleurs déclaré « favorable », mais
« avec une incertitude sur l’aspect juridique », à un amendement du
député LR Guillaume Larrivé donnant possibilité aux organisateurs de grands
rassemblements politiques d’exiger un pass vaccinal et de fixer une jauge.
À l’issue de vifs échanges, l’amendement a été adopté dans la
soirée, mais sans sa partie sur les jauges, une concertation étant en cours
entre le ministre de l’Intérieur et les formations politiques. Plusieurs
prétendants à l’Élysée n’ont pas l’intention d’en appliquer.
« Nous n’allons rien changer à notre agenda des
quatre prochains mois et nous ferons des meetings de toutes les tailles »,
explique à l’Agence France-Presse Olivier Ubéda, directeur national des
événements du candidat d’extrême droite Éric Zemmour (Reconquête !).
« Le Conseil constitutionnel a été très clair
là-dessus : masque obligatoire et pass sanitaire recommandé. […] Ensuite,
chaque candidat fait comme il veut », rappelle-t-il. « Plus il y a de
monde, mieux ce sera » sur le plan électoral, ajoute Olivier Ubéda,
qui souligne que « pas un cluster n’a été détecté à la suite du meeting de
Villepinte » qui avait réuni 13 000 personnes le 5 décembre.
Les Insoumis et le Rassemblement national également
hostiles aux jauges
Le Rassemblement national suivra cette ligne d’Éric Zemmour en
refusant les jauges gouvernementales. « La question ne se pose pas »,
a évacué mercredi sur Europe 1 le député et porte-parole du RN
Sébastien Chenu. « Cela n’empêche pas de prendre un certain nombre de
dispositions » comme les gestes barrières ou la distanciation sociale,
a-t-il néanmoins précisé alors que Marine Le Pen doit lancer officiellement sa
campagne les 15 et 16 janvier par une « convention
présidentielle » à Reims, dans la Marne.
« Il serait problématique d’instaurer une jauge » pour
les meetings de Jean-Luc Mélenchon, a abondé sur RMC le député LFI Éric Coquerel,
annonçant que le candidat insoumis, qui doit tenir un meeting le
16 janvier au parc-expo de la Beaujoire à Nantes, n’appliquerait pas les
« mesures liberticides » du gouvernement.
La gauche compte limiter les risques de contaminations
À droite, Valérie Pécresse souhaite trouver « le bon
équilibre entre exigences démocratiques et contraintes sanitaires »,
indique à l’Agence France Presse Geoffroy Didier, directeur de la
communication de la candidate LR. Le 11 décembre, quelques jours après son
investiture, Valérie Pécresse avait annulé une grande réunion publique à
la Porte de Versailles au profit d’un rassemblement plus modeste, réunissant
uniquement les cadres des Républicains à la Mutualité, à Paris.
« Nous avons toujours respecté les règles sanitaires et continuerons
de le faire », ajoute Geoffroy Didier tout en rappelant toutefois que
« la crise ne doit pas mettre le débat sous cloche pendant l’élection
présidentielle ». Cette position est aussi tenue par Anne Hidalgo. La
candidate PS, qui demandait déjà le pass sanitaire dans ses précédents
meetings, suivra « les recommandations du gouvernement » et attendra
« l’évolution de la pandémie », d’après une source proche.
De leur côté, les écologistes assurent avoir prévu des
« événements plus petits, en extérieur, plutôt dans des jauges réduites ou
dans des formats numériques », a expliqué mercredi sur RTL Marine
Tondelier, porte-parole du candidat EELV Yannick Jadot. La candidate
« envisagée » Christiane Taubira enfin veut être
« irréprochable », selon une source proche à l’Agence France-Presse,
excluant de tenir des réunions publiques en intérieur avant au moins la
« mi-janvier ».
Leurs comportements de mauvais garnements mal élevés montrent
ce qu’ils valent de pauvres élus (hélas) aboyeurs de foire qui ne respectent pas
les Français en cette période de crise sanitaire et ses nombreuses
contaminations en progression de ces virus de cette Covid !
Et s’ils ne respectent pas ces conditions de mesures de protection
par des jauges et passe outre devrait être interdit de meetings ou
rassemblements quel qu’ils soient !
D’ailleurs le gouvernement pleutre comme notre président incapable
de prendre des décisions fermes aurait dû les interdire tout simplement par précaution
car il leur reste encore leurs plateaux télés et émissions politiques diverses
qui occupe toutes les chaines de télévisions nombreuses voire les réseaux
sociaux poubelles et médias divers pour essayer de convaincre les électeurs !
Car on n’est pas dans un spectacle il vaut mieux prévenir que
guérir ni aux jeux du cirque de l’empire romain « avec du pain et des jeux »
on est au XXI ème siècle qui se dégrade déjà assez, comme ce vieil empire !?
Il faut faire comme pour « ses footeux »
supporters de football qui sèment le désordre interrompre les matchs et faire évacuer
les stades !
Il serait temps chez nos politiciens de tous bords qu’ils
se comportent en adultes et respectent les Français qui les élisent en plus !