mardi 31 mai 2016

Mais bien sur des humanitaires voyons donc !?

Filière djihadiste de Strasbourg : "Ce n'est pas le procès du Bataclan !"


Sept hommes sont jugés pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste. Dont le frère de l'un des kamikazes du Bataclan.

Surtout « pas d'amalgame » avec les attentats du 13 novembre : la défense a bataillé lundi au procès de sept Strasbourgeois, dont le frère d'un kamikaze du Bataclan, jugés pour avoir passé plusieurs mois en Syrie. À première vue, voilà une affaire de djihadisme presque banale, comme le tribunal correctionnel de Paris en examine désormais semaine après semaine.
Ils sont sept hommes, âgés de 24 à 27 ans, partis en Syrie entre décembre 2013 et avril 2014, jugés pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste. Il s'agit d'un délit grave, passible de jusqu'à dix ans de prison, mais non d'un crime, qui enverrait les suspects devant les assises.

Des jeunes « liées par le foot et la chicha »

Pourquoi alors cette cohue de caméras et cette bousculade à l'entrée du tribunal ? À cause d'un nom, Mohamed-Aggad. C'est celui de l'un des sept prévenus, Karim Mohamed-Aggad. C'est aussi celui d'un assaillant du Bataclan, où ont péri 90 personnes, Foued Mohamed-Aggad. Les deux frères étaient partis ensemble en Syrie, dans un groupe de dix jeunes hommes, liés par « le foot et la chicha » qu'ils fumaient dans un bar de l'autre côté de la frontière allemande, explique Mokhlès Dahbi, l'un des prévenus.
Le périple est organisé avec l'aide d'un recruteur bien connu des services de renseignement, Mourad Farès.
Peu après leur arrivée, deux frères, membres du groupe, meurent. Foued Mohamed-Aggad décide de rester, tandis que les autres regagnent progressivement la France, à partir de février 2014, et sont arrêtés en mai suivant. Les voilà assis dans deux box vitrés, donnant parfois l'impression de deux clans rivaux.

« On ne choisit pas sa famille »

D'un côté, quatre hommes portant des barbes fournies, Radouane Taher, Mohamed et Ali Hattay, et Karim Mohamed-Aggad, échangent sourires et plaisanteries. Face à eux, dans l'autre box, Miloud Maalmi, Mokhlès Dahbi et Banoumou Kadiakhe ont le visage glabre, la mine un peu plus sombre et le regard plus souvent baissé. « On ne choisit pas sa famille », dit Karim Mohamed-Aggad, barbe épaisse et cheveux lustrés, demandant la parole dès l'ouverture du procès.
Le 13 novembre, dans sa prison, il regardait le match de foot France-Allemagne. « On n'a aucune part de responsabilité » dans les attentats qui ont ensanglanté Paris ce soir-là, assure le jeune homme, « on ne veut pas être assimilés à ces faits-là ». Le prévenu demande au tribunal de ne pas faire « d'amalgame ».
Avant même que le procès n'entre dans le vif du sujet, la défense doit batailler pour tenter de dissiper l'ombre du 13 novembre. Un échange parfois aigre oppose les avocats des prévenus et celui de l'Association française des victimes du terrorisme (AfVT). Cette dernière a, au début du procès, souhaité se constituer partie civile. Cette démarche permet de demander l'indemnisation d'un préjudice, mais aussi d'intervenir lors d'un procès pénal.

Partis pour « aider » les civils syriens

« Ce n'est pas le procès du Bataclan », s'écrie Me Éric Plouvier, qui représente Miloud Maalmi. « Le fait que le mot terrorisme apparaisse, ça émoustille tout le monde », regrette Me Xavier Nogueras, conseil de Radouane Taher, estimant qu'il n'y a aucune raison d'accepter cette partie civile, puisque, dans ce procès, il n'y a « pas de victimes », ni en France ni ailleurs.
« Vous n'avez pas votre place ici », lance Me Françoise Cotta, l'avocate de Karim Mohamed-Aggad, à son confrère représentant l'AfVT. Elle avait auparavant tempêté contre le traitement médiatique de cette affaire, visant selon elle à « coller » sur son client les actes commis par son frère. Ce n'est qu'après ces vifs échanges que l'audience peut véritablement démarrer.
Les prévenus assurent, chacun à leur tour, qu'ils étaient partis d'abord pour « aider » les civils syriens, tout en reconnaissant qu'ils étaient prêts, à l'époque, à « prendre les armes » contre le régime. Sans brandir outre mesure une motivation « humanitaire », Karim Mohamed-Aggad déclare que, « meurtri » par la souffrance des Syriens, il était parti « dans le but de combattre » Bachar el-Assad. Son interrogatoire de personnalité est prévu mardi en début d'après-midi. Le procès doit durer jusqu'au 7 juin.
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« Tout le monde est beau et gentil » et c'est nous qui ne voulons pas croire à leur bonnes attentions et qui sommes des mécréants ! ?

Qu'ils ne se plaignent pas ils sont jugés en correctionnel, ils écoperont de peines en dessous du tarif et avec des remises de peines habituelles et pourront même retourner en Syrie s'ils se débrouillent bien avec notre justice si compatissante !


Ils ont beaucoup de chance d’Être en France, mais çà, ils ne le comprennent pas !

Ils n'avaient qu'à y rester en Syrie, ils ne seraient pas devant un tribunal en France !
JDECLEF 31/05/2016 12h49

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